Code n° 182 : Voyante extralucide

(cartomancienne)

 

 

 

Voyante dessinée par Philippe

 

 

 

 

Notice explicative :




La voyante extralucide est le personnage chouchou de la communauté homo. Souvent, dans les fictions, le personnage homosexuel va la consulter, ou bien s’identifie à la cartomancienne qui lit les boules de cristal et le tarot. Le meilleur exemple à mes yeux, ce sont les clichés pris par Pierre et Gilles pour sublimer la comédienne Marie-France. La voyante peut prendre la figure la mère, mais elle est plus souvent l’actrice qui joue le rôle de la dangereuse Gitane par qui le scandale arrive, cette femme mystérieuse et étrangère qui trompe par amour parce qu’elle veut justement manipuler l’amour et le futur. La voyante, dans l’iconographie homosexuelle, est source de fantasme, et parle du désir homosexuel à voix basse. C’est pour cela qu’elle mérite d’être écoutée.





Marie-France par Pierre et Gilles





N.B.: Voir également les codes "Carmen", "regard féminin", "mère gay friendly", "reine", "attraction pour la « foi »", "fresques historiques", "Mort = épouse", "femme fellinienne géante et pantin", et la partie « carte » de "inversion", dans le Dictionnaire des Codes homosexuels.





FICTION





a) Le personnage homosexuel va consulter une voyante, ou bien s’y identifie :




On retrouve la voyante dans le film « Jeepers Creepers » (2001) de Victor Salva (avec la voyante noire), la pièce Elvis n’est pas mort (2008) de Benoît Masocco, la pièce Chroniques d’un homo ordinaire (2008) de Yann Galodé, le roman Le Visionnaire (1934) de Julien Green, le roman Un Salon blanc et vieil or (2003) de Catherine Bourassin, le film « Hammam » (1996) de Ferzan Ozpetek (avec la voyante qui lit l’avenir dans le marc de café), le film « Tiresia » (2002) de Bertrand Bonello, le roman Les Julottes (2001) de Françoise Dorin (la mère du héros gay Dominique a ses dons de voyance), la chanson « Noche de Tarot » de Marta Sánchez, la chanson « ExtraTerrestre » (2011) d’Arielle Dombasle en duo avec Philippe Katerine (où Dombasle dit qu'elle « est extralucide »), etc.




Florence Lee en voyante extralucide



 

La voyante sert parfois de substitut au médecin… ou à Dieu. « C’est une voyante ! Elle a une boule de cristal sur une petite table ronde, un hibou empaillé sur une perche. » (la voix narrative à propos de Delphine Audieu dans le roman Le Bal des folles (1977) de Copi, p. 80) Dans le film « L’Homme que j’aime » (1997) de Stéphane Giusti, par exemple, lors d’une discussion à Act Up Marseille, Martin, à qui un autre militant demande depuis combien de temps il n’a plus fait de bilan médical, répond : « Je préfère aller voir une voyante. »



Il n’est pas rare que certains personnages homosexuels se prennent eux-mêmes pour une voyante (c’est une manière pour eux de se croire irrésistibles)… même s’ils tournent de temps en temps leur orgueil mégalomaniaque en dérision. « Tu sais que je suis un peu voyante à mes heures. Je tire toujours les cartes. » (Jean-Luc, un des personnages homos de la pièce Et Dieu créa les folles (2009) de Corinne Natali) Dans la pièce Une Heure à tuer ! (2011) de Adeline Blais et Anne-Lise Prat, Claire, qui a des visions, dit en blaguant : « Je ne suis pas du tout voyante. »



Cette voyante fictionnelle est souvent considérée comme une mère – spirituelle ou de sang – par le héros homosexuel : « Le don de la clairvoyance de votre mère est célèbre aux quatre coins du globe ! » (Monsieur Charlie à Audric, dans la pièce L’Héritage de la femme-araignée (2007) de Christophe et Stéphane Botti) ; « Maman était une extralucide de première ! » (Audric, Idem, p. 17) Le personnage gay serait l’héritier direct de la puissance du devin extralucide asexué. Dans le film « Saisir sa chance » (2006) de Russell P. Marleau, par exemple, Chance, le héros homosexuel, associe sa mère décédée à une voyante. Et quand il rencontre le drag queen « Claire Voyante », celui-ci défend mordicus son titre de médium (« Voyante, je le suis. »), et somme le jeune homme, comme lors d’un lavage de cerveau, de croire en la « réalité » de ses dons paranormaux, de l’homosexualité, et de l’inversion de sexe : « Et n’oublie pas, Chance. C’est une illusion dont tu dois convaincre tout le monde. À commencer par toi-même. » Mais, au grand dam du personnage homo, sa voyante adorée est souvent une mère démissionnaire et distante, qui finit par trahir. « D’une autre voix qui rit, je l’entends dire : ‘Je ne suis pas ta mère. Je suis Hadda. Bientôt voyante. Bientôt sorcière. Je ne suis pas ta mère.’ » (Omar parlant de sa « mère » dans le roman Le Jour du roi (2010) d’Abdellah Taïa, p. 146) ; « Je suis Hadda. Un peu sorcière. Un peu voyante. Malgré moi. » (Idem, p. 189)




Whoopi Goldberg dans le film "Ghost" (1990) de Jerry Zucker



 

Généralement, la voyante est un oiseau de mauvais augure. Par exemple, dans le film « Sancharram » (2004) de Licy J. Pullappally, la gitane rencontrée par le couple de lesbiennes leur pronostique une vie courte. Dans le roman Boquitas Pintadas (Le Plus beau tango du monde, 1972) de Manuel Puig, Juan Carlos va consulter une voyante et celle-ci lui annonce de grands malheurs en amour. La voyante cinématographique des homosexuels fictionnels prédit souvent de terribles catastrophes, des ruptures, des changements soudains, un destin maudit, un succès fulgurant. Elle impose une vie où la liberté n’a plus sa place. Et comme beaucoup de personnages homosexuels rêvent d’un destin d’Iphigénie, se prennent pour des êtres maudits par l’Amour, vivent à l’affût des coups de foudre et des situations où l’instant prédomine, fait sa loi, et prive de désir, ils l’écoutent comme un prophète.






b) La femme-objet idéale du personnage homosexuel est une cartomancienne (souvent lesbienne) :




Concernant la cartomancienne, je vous renvoie au film « Chéri » (2009) de Stephen Frears, au film « Dérive » (1983) d’Amos Gutmann, à la chanson « Mon Rêve » de Christine Bonnard (la femme en jaune) de la comédie musicale Non, je ne danse pas ! (2010) de Lydie Agaesse, à la pièce Les Divas de l’obscur (2011) de Stephan Druet (avec Madame Mime et la Reine de Cœur jouant aux cartes ensemble), au film « Le Testament d’Orphée » (1959) de Jean Cocteau, au film « Ce que je sais d’elle… d’un simple regard » (2000) de Rodrigo Garcia (avec la cartomancienne Lilly), au téléfilm « Marie Besnard, l’empoisonneuse » (2006) de Christian Faure (avec Madame Beaujean), à la pièce Les Fugueuses (2007) de Pierre Palmade et Christophe Duthuron (avec Madame Lefontaine), etc. Dans le roman Les Julottes (2001) de Françoise Dorin, la mère de Dominique excelle dans l’art du tarot. Dans la pièce L’Héritage de la femme-Araignée (précédemment citée) de Christophe et Stéphane Botti, Audric croit au pouvoir des cartomanciennes.



Le lien entre homosexualité et voyance est relativement présent dans les fictions traitant du désir homosexuel aussi parce que la voyante est le symbole de la féminité mystérieuse, inaccessible, toute-puissante, dangereuse (il y a de la misogynie dans l’adoration homosexuelle pour la voyante). Beaucoup de personnages gay et lesbiens s’identifient à cette gitane un peu macho, qui domine en amour, qui représente le summum de la séduction. Dans le spectacle musical Panique à bord (2008) de Stéphane Laporte, par exemple, Kévin, le personnage homosexuel, tire les cartes à Pierre pour le draguer. Dans la pièce L’Ombre de Venceslao (1978) de Copi, Mechita tire aussi les cartes à Venceslao. La cartomancienne est généralement la meneuse d’hommes, celle qui les manipule : je pense notamment au sublime personnage de peste d’Isabelle dans le film « Maverick » (1994) de Richard Donner (personnage joué par l’actrice lesbienne Jodie Foster, comme par hasard…) qui se conduit comme un cow-boy et fait tourner les hommes en bourrique ; on peut se remémorer également la Mylène Farmer androgyne qui joue aux cartes dans le salon de précieuses du clip « Libertine » ; on mentionnera par ailleurs le duo lesbien Chanel/Pierrette dans le film « Huit femmes » (2002) de François Ozon (ces deux femmes se retrouvent pour jouer aux cartes ensemble dans leur chambre).




Jodie Foster en garce dans le film "Maverick" (1994) de Richard Donner




La voyante est l’allégorie de la féminité fatale : celle qui subit le viol à distance, par personne interposée. « Oh mon Dieu ! Je vois une chose terrible !! oh mon Dieu… terrible malheur ! ». Elle s’évanouit, subit les souffrances du monde à distance. C’est une déesse violée, un pantin qui semble prêter son corps et son esprit à la vie des autres, qui n’existe pas pour elle-même. C’est un fétiche. Il n’y a qu’à voir tous les objets et les bijoux scintillants qui l’entourent pour le comprendre. Un déguisement de transgenre à elle toute seule !




Leonora (E. Taylor) dans le film "Reflets dans un oeil d'or" (1967) de John Huston



 

Enfin, la voyante touche aussi le public homosexuel car elle l’introduit dans l’univers des fantômes, de l’invisible, de l’Homme invisible, et donc de l’androgyne. D’ailleurs, cette femme n’est pas réellement une femme : elle est plutôt figure d’inversion. Le fait qu’elle soit très souvent cartomancienne dans les œuvres homos le prouvent : la voyante fait de la carte un miroir d’elle-même, une invertie en quelque sorte. Et puis, dans les œuvres homosexuelles, la voyante est souvent lesbienne. On la voit généralement habillée en violet ou en mauve (la couleur du lesbianisme). Je pense à Élie Kakou jouant la voyante dans ses sketchs (avec son voile en tricot violet de Mme Sarfati) ; à la tante de Sonia (habillée de mauve) dans le film « Días de Boda » (2002) de Juan Pinzás ; à Elisabeth Taylor en Leonora (tout de violet vêtue) jouant au black-jack dans le film « Reflets dans un œil d’or » (1967) de John Huston. Même le personnage de Laurette surnommée « Miss Tarot » dans le film « Camping 2 » (2010) est habillée en violet (et Dieu sait s’il y a des références homo-érotiques dans les films de Fabien Onteniente !). Et pour finir, dans le récent Disney « La Princesse et la grenouille » (2009), je trouve le Dr Facilier, (celui qui joue le rôle du méchant marabou, et qui est d’ailleurs habillé en violet) particulièrement efféminé. La voyante se prend pour un homme : ce n’est pas un hasard si très souvent, les voyantes se font appeler « Madame Soleil ». (symboliquement, le soleil, contrairement à la lune, est figure de paternité)… Ce n’est pas non plus anodin que, dans le dessin animé de Disney « Robin des Bois » la scène de la voyance (où le Prince Jean se ridiculise une énième fois) soit aussi le seul moment où Robin des Bois se travestisse et joue la femme castratrice. Il y a un lien fort entre l’homosexualité et la voyante. Elle est la jumelle narcissique, l’autre moitié androgynique et cérébrale du héros homosexuel. Par exemple, dans le roman La Vie est un tango (1979) de Copi, Jolie lit dans les pensées de Silvano : « Elle le gifla. Il en resta bouche bée. Qu’est-ce que tu es en train de penser de moi, salaud ? demanda-t-elle. » (p. 91)




Le Dr Facilier de Walt Disney dans "La Princesse et la grenouille"




 

-------------------------------------frontière à franchir avec précaution----------------------------------


 



PARFOIS RÉALITÉ




La fiction peut renvoyer à une certaine réalité, même si ce n’est pas automatique :




Certaines personnes homosexuelles se sont exercées à la voyance et à l’astrologie (Didier Derlich, Aleister Crowley, etc.). Il est à ce titre amusant de taper sur les moteurs de recherche Internet l’association de mots « voyance et homosexualité » pour découvrir combien le milieu de la voyance a trouvé son public homosexuel ! Les sites de médiums spécialisés dans la gestion des amours homosexuelles fleurissent ! D’ailleurs, il faut voir, dans les dialogues de chat des sites de rencontres homos, l’importance que prend la mention du signe zodiacal dans les questions posées…




Pour ce qui est des cas connus de rapprochements entre la communauté homosexuelle et les voyants, on sait que Truman Capote, durant son enfance à la Nouvelle-Orléans, est fasciné par Madame Fergunson, une voyante extralucide. La grand-mère de Reinaldo Arenas, Brigida, était voyante, et l’a fortement influencé. Dans l’autobiographie Folies-fantômes (1997) d’Alfredo Arias, il est question de Dolly, une cartomancienne. Jean-Luc Lagarce dans son Journal dit qu’il va consulter une voyante cartomancienne. Paula Dumont, dans sa biographie La Vie dure : Éducation sentimentale d’une lesbienne (2010), décrit les démêlés qu’elle a eus avec une voyante extralucide. Quant à Jean-Claude Brialy, dans son autobiographie Le Ruisseau des singes (2000), il illustre très bien ce lien entre désir homo et voyante : « Un jour, j’osai frapper à sa porte et lui demandai de me dire l’avenir. Elle posa son regard de danseuse orientale sur moi, sa main longue et blanche sur les tarots, et me prédit une carrière artistique et une réussite sans problème. » (p. 34) La voyante dont Abdellah Taïa parle dans son autobiographie Une Mélancolie arabe (2008) semble immatérielle, irréelle : « Elle était petite de taille, sans âge et portait des habits noirs. Elle était sans doute une mendiante et elle avait hérité d’un certain pouvoir. Elle savait faire. Elle savait toucher. […] Elle était entrée en moi, dans mon esprit, mon âme lui appartenait, elle la regardait avec douceur, avec brutalité. […] Et enfin, de sa main droite, elle a bouché mes narines. Plus d’air. Le grand sommeil. Le noir paisible. […] La dame en noir a lâché mon nez et de sa bouche a soufflé sur moi. » (pp. 93-94)




B.D. "Les 7 Boules de Cristal" d'Hergé, avec Mme Yamilah




Personnellement, je ne suis jamais allé voir une voyante (c’est ma religion qui ne me le conseille pas ;-))… preuve que ce que je dis sur les voyantes vis à vis des personnes homosexuelles est à prendre avec des pincettes, prioritairement dans son sens fantasmatique et non littéral (même si, dans mon entourage amical homosexuel, un certain nombre de personnes vont voir des voyantes, ou s’exercent à l’astrologie et au spiritisme, c’est un fait réel que j’ai l’occasion d’observer vraiment). En revanche, quand j’avais 8 ans, j’ai dessiné une B.D. qui s’inspirait énormément des Cigares du pharaon d’Hergé. Et il y avait dans mon histoire un personnage – dont le nom ne me revient pas – qui était quasiment plus important que le personnage masculin que j’avais initialement choisi pour héros, et qui ressemblait d’ailleurs à un bulldog : c’était la voyante extralucide. Je l’avais dessinée spontanément avec une toge mauve. À l’époque, j’avais été aussi très impressionné par le personnage de Mme Yamilah (habillée elle aussi en mauve) dans l’album de Tintin Les Sept boules de cristal : elle incarnait pour moi un fantasme identificatoire puissant. J’adorais la scène du music-hall où cette femme étrangère vit le viol à distance, annonce de manière esthétiquement belle un grand cataclysme en provoquant un scandale pas possible dans le théâtre. Oui, dans mon univers fantasmatique, j’ai aussi eu une aventure avec celle qui prédit la Bonne Aventure.




Pour finir ce chapitre, je proposerai bien une lecture sociale plus large pour expliquer ce curieux attrait des personnes homosexuelles pour ce cliché de la voyante. Il me semble en effet assez symptomatique que dans nos sociétés de plus en plus maternantes et féminisantes, cherchant à mettre à plat les limites du Réel ainsi que les règles de la Loi symbolique du Père, on fasse de plus en plus fait la louange des voyantes et de l’Intuition féminine en général. Ce mythe contemporain misandre de l’exceptionnelle « Intuition des femmes » est la nouvelle trouvaille des hommes et des femmes féministes. Il repose sur la croyance en un pouvoir particulier que possèderaient uniquement les femmes, les mères, et ceux qui, comme les personnes homosexuelles, auraient depuis la naissance une sensibilité « féminine », une finesse de perception, une acuité spéciale, pour déceler la Vérité, lire dans les âmes, avoir des rêves prémonitoires, comprendre avant tout le monde ce qui se passe au cœur de l’Homme (normal : elles ont fait des études en « Psycho » et elles ont naturellement un « cœur de mère »…) Et je peux vous dire que beaucoup de personnes homosexuelles y croient, à cette blague ! « Mon fils était un héros. Moi, je le savais. Il est des dispositions que seule une mère perçoit. » (la psychiatre dans le roman, Pavillon noir (2007) de Thibaut de Saint Pol, p. 220) ; « Quand il y a de l’amour, on peut tout comprendre. » (la mère de Paulo dans le film « Je vois déjà le titre » (1999) de Martial Fougeron) ; « On a sept vies quand on est une femme. » (c. f. la chanson « Sept vies » de Tina Arena) ; « Las mujeres somos las de la intuición. » (cf. la chanson « Las de la Intuición » de Shakira) ; « C’est fou, les mères, on a un sixième sens ! » (Grany dans le one-man-show Comme son nom l’indique (2008) de Laurent Lafitte) ; « Je dois avoir un sixième sens, comme maman ! » (le héros de la pièce L’Héritage de la femme-araignée (2007) de Christophe et Stéphane Botti) ; « Déjà que nous piquez tous les beaux mecs, laissez-moi au moins notre intuition. » (Alice dans la pièce Coloc’ à taire ! (2010) de Grégory Amsis) Dans la pièce À plein régime (2008) de François Rimbau, Maya la lesbienne défend « l’intuition féminine ». Je vous renvoie également à la série française Clara Sheller de Renaud Bertrand (surtout l’épisode 2 de la première saison, en 2005, intitulé « Intuition féminine »). En me baladant au SIGL (Salon International Gay, Lesbien & friendly) organisé au Carrousel du Louvre de Paris, le 3 novembre 2007, je me suis rendu au stand de l’association des « parents d’homos », Contact, pour y croiser une femme que je connais assez bien, Christiane, puisqu’on la voit dans presque tous les plateaux-télé dès qu’il faut qu’une mère-courage témoigne du coming out de son fils. Amusé, je l’entendais jouer inconsciemment la féministe gay friendly : « Ce que femme veut… [Dieu le veut !] » Je n’ai rien dit. Je me disais juste en moi-même qu’à travers la bataille pour la reconnaissance de l’identité homosexuelle, certaines personnes (surtout des mères) en profitent bien pour prendre leur vengeance sur les hommes et s’annoncer en grandes prêtresses extralucides de la « tolérance » et de la « compréhension maternelle symbiotique ».





Écoutez la chronique radio de Philippe Ariño sur le code de la "Voyante extralucide" à l'émission "Homo Micro" (106.3 FM) en cliquant ICI.