Nous sommes pacifiques parce qu'énergiques, parce que forts. Si nous étions mous, nous serions hystériques.
Quand un enfant en vient à être insolent, en général, c'est qu'il exprime un déchirement qui le dépasse, un manque de communication ou une insatisfaction entre ses parents. Il est en colère contre tous de cette injustice qu'il subit. C'est pour ça que sa rébellion est si désagréable à reconnaître, à interpréter, à relationnaliser, à s'approprier.
ARE YOU « BIPOLAIRE » OR « PERVERS NARCISSIQUE » ?
Fini de parler de la maniaco-dépression, de la schizophrénie, de la tristesse, du désespoir, de la fuite du Réel, des envies de suicide, des manques d’amour et d’attention. C’est à la mode en ce moment, parmi les psys de comptoirs, de qualifier quelqu’un de « pervers narcissique » ou de « bipolaire ». Très étonnant… En plus de « faire expert », ces nouvelles étiquettes « psychiatriques » enlèvent à la personne qu’on fige en personnage mythique toute volonté et liberté, l’enferme dans ses souffrances, dans ses actes, dans des mécanismes internes et comportementaux qu’on se refuse de reconnaître et d’approcher puisqu’on leur a mis un nom-écran pratique qui nous dispenserait de comprendre les choses, qui nous donnerait le droit de démissionner et de baisser les bras. « Tu comprends : Je suis tombé sur un mari pervers narcissique qui souffrait de troubles bipolaires. Y’avait plus rien à faire… j’ai pas eu de chance » Et si, au lieu de « jargonner psy » pour se justifier de s’éloigner de quelqu’un qui nous fait peur, nous allions vraiment à sa rencontre, en essayant de s’imaginer un peu plus ou tout autant malade psychiatriquement que lui ?
Il est faux de dire ou de laisser croire que les personnes homosexuelles, actuellement en France, ont peur de la violence qu'elles subiraient des anti-mariage-pour-tous. Car il n'y a pas de violence. La plupart de celles qui ont défendu cette loi ont juste honte de leur caprice, de leur fausse victoire, et font preuve d'une violence sans nom.
Je n'ai jamais été fait pour "gagner ma vie". Je veux juste la recevoir.
Petites bougies comme fumigènes
J’ai de l’admiration pour les Hommen, ce commando non-violent qui prend des risques fous et qui montre que les bourgeois hypocrites se trouvent dans les rangs de la gauche caviar bobo gay friendly ! Mon cœur et ma manière d’agir penchent du côté des Veilleurs – nous ne nous battons pas pour nous montrer, ni pour créer le buzz : nous nous battons pour le retrait de la Loi Taubira –, mais si le gouvernement et les bourgeois-beaufs français nous ignorent, nous avons besoin de toutes les catégories de feux d’artifice : petites bougies comme fumigènes.
Contre le mariage pour tous. Mais pour les personnes homosexuelles !
Nous arrivons à une période sociale tellement hostile aux différences imposées par le Réel, tellement obnubilées par l’égalité des droits, qu’elle cherche à tout neutraliser (dans le double sens du terme : « rendre neutre » et détruire), tout uniformiser, pour éviter les « discriminations » que représenteraient les distinctions entre les personnes.
AMIS VEILLEURS, N’AYEZ PAS PEUR DE DEFENDRE LA VERITE... CAR SACHEZ QUE VOUS MENTIRIEZ, VOUS SERIEZ CRUS !
(cliché pris le 5 mai 2013 aux Invalides à Paris, par le peintre François-Xavier Boissoudy)
Amis Veilleurs, avez-vous déjà fait attention à la naïveté et à la faiblesse irritable des pro-mariage-pour-tous? Avez-vous remarqué que la haine de nos ennemis (Antifas, Femen, anars de gauche, gouvernants socialistes gay friendly, etc.) à l’encontre des Veilleurs et des anti-mariage-pour-tous était tellement infondée qu’elle reposait principalement sur 3 présupposés, 3 identités factices, 3 superstitions qu’ils ne pouvaient pas davantage prouver que nous – le fait que quelqu’un ne soit pas homo, pas de gauche, pas catho – ? Avez-vous mesuré par conséquent qu’il nous serait tout à fait facile d’en jouer et de faire croire que nous sommes homos, de gauche et athées ?
Je le constate dans mon histoire personnelle, depuis que publiquement lors des Veillées j’assume – parce que dans mon cas, c’est vrai, en plus ! – de me présenter comme homo, de gauche, et « malheureusement catho quand même » (pour cette dernière identité, désolé, je n’arrive pas à simuler ^^). Bizarrement, une fois que je joue cartes sur table, je vois très vite que ça désamorce complètement la colère en face et que mes détracteurs ne cherchent même pas à vérifier si je leur raconte des cracks ou pas : ils se transforment en agneaux et me croient sur parole.
J’ai comme ça un autre exemple. Le père d’une de mes amies toulousaines, qui est gendarme, et qui lors de son service avait réussi à faire croire (alors que là, pour le coup, ce n’était pas vrai) qu’il avait voté Hollande, à un groupe de jeunes gauchistes qui s’apprêtait à dénigrer la Manif Pour Tous régionale qui se tenait précisément à Toulouse, parce que dans leur esprit c’était une « sale manif homophobe de droite ». Il les avait complètement pacifiés et retournés comme des crêpes en leur disant qu'il était de gauche et contre la loi Taubira. Sur la base d’un mensonge, c’est vrai. Mais après tout, pour désamorcer la haine et permettre de briser les superstitions personnifiées, il suffirait presque d'user au départ de pieux mensonges... même s'il vaut mieux ne pas mentir et rester soi-même.
Amis Veilleurs, en y pensant bien, très peu de choses - à part la plus importante : notre amour de la Vérité et notre devoir de Vérité - nous empêchent d’endosser des rôles qui n’appartiennent pas plus aux soi-disant « hétéros – de droite – cathos » qu’aux soi-disant « homos – de gauche –athées » ? Existe-t-il un test ou des certificats qui prouveraient que nous mentons quand nous soutenons que nous sommes homos ? Non ! Nos accusateurs ont-ils le pouvoir de savoir quel bulletin de vote nous avons mis dans l’isoloir ? Non ! Les gens peuvent-ils sonder notre cœur pour savoir si nous croyons en Dieu ou pas ? Non ! Rares sont les personnes qui nous forceront, si nous soutenons que nous sommes homos, à rouler un palot à notre voisin ou à notre voisine pour authentifier notre mensonge. Rares sont les personnes qui nous demanderont notre carte PS ou PC. Rares sont les personnes qui nous suivront le dimanche matin pour savoir si nous sommes bien cathos pratiquants, et qui nous réclameront notre médaille de baptême. En tous cas, moi, ça ne m’est jamais arrivé !
Cholet, lundi 10 juin 2013
Quand on est vraiment dans la Vérité, on n'a pas à s'énerver puisque logiquement, on vit de Sa Paix et de Sa Joie.
Mon plus beau souvenir d’enfance : Attendre, entendre et sentir l’odeur du jet d’eau sortant du tuyau d’arrosage du jardin de mes parents et remplissant une énorme bassine bleue contenant une masse aquatique resplendissante de lumière, quasi prête pour la bataille d’eau avec mon frère jumeau. J’avais 7 ans.
PRIÈRE POUR MES FRÈRES HOMOSEXUELS
Mon Seigneur et mon Dieu,
Toi qui a toujours préféré les plus fragiles, les plus blessés, les plus ignorés,
Les plus orgueilleux, les plus mal-aimés, les plus imparfaits,
Je te confie mes frères et mes sœurs homosexuels,
Toi qui m’as appris qu’à ceux qui ont reçu peu d’amour, il sera peu exigé,
Je te demande la clémence et l’indulgence pour mes frères homosexuels et moi,
Surtout ceux dont la vie est marquée par le vice et la débauche,
Ceux qui en ce moment traversent une nuit noire et qui ne trouvent plus de sens à leur vie,
Ceux qui sont insatisfaits en amour et qui doutent de pouvoir être aimés et d’aimer un jour,
Ceux qui angoissent de vieillir et qui se sentent déjà vieux à 20 ans,
Ceux qui sont las et mélancoliques,
Ceux qui cherchent désespérément des amis et qui se sentent très peu compris,
Ceux qui enchaînent les partenaires sexuels, ou ceux qui expérimentent l’isolement même en couple,
Ceux qui sont malades,
Ceux qui sont se trouvent moches, quelconques ou trop beaux,
Ceux qui passent leur temps sur les sites internet,
Ceux qui sont morts du Sida, ou morts sans te connaître vraiment, sans avoir découvert ton amour pour eux parce que personne ne le leur a annoncé ou parce qu’ils n’étaient pas prêts à le recevoir.
Prépare leur cœur, Seigneur, à accueillir ta Lumière. Accueille dans ta douceur toutes les personnes homosexuelles, même celles dont les actes ne méritent pas ton Ciel.
Et à mes frères homosexuels et à moi qui sommes encore vivants, apporte-nous la bonheur de donner notre homosexualité aux autres sans la pratiquer et la justifier sous la forme d’une identité qui n’est pas nous, d’un amour qui ne nous comble pas.
Donne-nous la joie d’être accueillis dans tes bras de Père, de frère, d’ami ; de rire de bon cœur de notre homosexualité, de te l’offrir en cadeau pour la vie éternelle.
Amen.
TRYPTIQUE SEXE-SOUFFRANCE-MORT
Je vous donne mon humble avis. Je ne crois pas que les arguments sur l'écologie, la Nature et l'Humanité auront un quelconque poids sur la conscience de nos contemporains. Ce sont des problématiques qui les barbent. Nous n'arriverons à vraiment toucher les coeurs d'aujourd'hui qu'en parlant de sexe (et surtout d'homosexualité), de souffrance (en particulier tous les mots en lien avec la peur et qui finissent par "-phobie") et de mort (en lien avec le viol, les avortements, les suicides). C'est de cela dont les gens veulent entendre parler. J'insiste ici sur l'importance de la présentation : il n'y a pas à mettre d'abord en avant ce que l'on sait de juste et ce que l'on veut dire ; il y a à être drôles et sexys dans nos propos, corrosifs, à manier les paradoxes, à réveiller et à secouer les autres, à dénoncer sans agressivité les injustices, à acquérir un parfum de scandale (sans être scandaleux), à s'adapter aux besoins et aux intérêts de nos auditeurs ! La thématique Sexe-Souffrance-Mort, ça accroche un peu plus que l'écologie.
Les Veilleurs = les Chieurs internationaux "à la française" (comme on les aime ! ;-))
Bon, à partir de maintenant, dès qu'on me fera un reproche, je répliquerai (mdr) : "J'suis homo : j'ai LE DROIT!" (c'est bien ça, le texte?^^)
DÉNONCER LE GENDER SANS LE DIABOLISER
C'est compliqué. À la fois il reste nécessaire de combattre le Genre, mais sans le diaboliser, car il comporte des choses positives, il exprime des gênes justifiées. J'en parlais avec Élizabeth Montfort, qui est tout à fait d'accord avec moi : la dénonciation de l'hétérosexualité, de l'homophobie, de la pratique homo, de l'étiquetage des personnes selon leur apparence physique, selon leurs désirs sexuels et leurs pratiques sexuelles, impulsée par la théorie du Genre, n'est pas à jeter! Vraiment, la seule chose qui doit nous choquer dans le Gender, c'est la confusion entre l'amour femme-homme et l'hétérosexualité (ou entre le genre-paraître et le genre-sexuation).
LE REFRAIN DES INDIFFÉRENTS "BIEN-PENSANTS", DES BEAUFS INDIVIDUALISTES "TOLÉRANTS", DES DÉSENCHANTÉS DE L'AMOUR, QUE VOUS AVEZ ENTENDU DEPUIS QUELQUES MOIS
« Ça les regarde. Chacun fait ce qu’il veut. Du moment qu'ils sont heureux comme ça. De quel droit vous jugez l’amour ? Qu’est-ce que ça vous change s’ils s’aiment ? Où est le mal ? En quoi ce serait pire que chez les hétéros ? »
LUTTER CONTRE LE GENDER : MAIS QUELLE SEMI-ÂNERIE !
Le Gender est devenu l’ennemi commun facile des anti-Loi Taubira. Or il n'y a pas à lutter contre. Il y a à l'identifier, à savoir qu’il existe, et à reconnaître qu’il s'est choisi les bons ennemis à détruire : l’hétérosexualité en premier lieu, l’homophobie en second. Son seul problème, c'est qu'il attaque ensuite la sexuation humaine et qu'il présente une vision conflictuelle de la différence des sexes ; autrement dit, c'est sa confusion entre l'hétérosexualité et les couples femme-homme aimants. Mais mis à part cet amalgame qui fout tout en l'air, les motivations premières du Gender sont presque justes ! Donc ne tirons pas sur le Gender, ne le diabolisons pas ! Les pro-Gender font de même : ils sont aussi CONTRE le Gender !
NE COMBATTONS PAS COMME DE GROS BOURRINS CONTRE LE GENDER: LUTTONS JUSTE POUR PROMOUVOIR LA DIFFÉRENCE DES SEXES NON-CONFLICTUELLE OU AIMANTE.
Attention, mes amis. Dès qu’un mot inconnu devient à la mode, surtout dans un contexte de violences et de désenchantement croissant vis à vis du gouvernement, surtout en plein combat contre une pieuvre dont les têtes repoussent sous des formes nouvelles, il faut vraiment nous méfier de nous-mêmes… ou bien, dit autrement, ne pas confondre les têtes de la pieuvre avec la pieuvre elle-même ! C’est le risque que je vois dans cette nouvelle croisade de certains anti-mariage-pour-tous excédés contre le « Gender ».
Tenez-le-vous pour dit. Rien ne sert de lutter contre le « Genre » (ou le « Gender »). Car ceux qui appliquent l’idéologie du « Gender » sont eux-mêmes contre le genre (ils confondent genre-image et genre sexué) ! Il faut bien le comprendre. Je lisais tout à l’heure une phrase du document « Éduquer contre l’homophobie dans l’école primaire » qui vient de sortir en mai dernier, et qui illustre tout à fait ce que soutiennent des experts du « Gender » tels qu’Élisabeth Montfort, Michel Boyancé ou moi-même : le « Genre » est une idéologie pour et contre elle-même, qui va se mettre à défendre puis dans le même mouvement à détruire ce « genre » qu’elle substitue à la différence des sexes et qu’elle adore au point de le massacrer à partir du moment où il devient corporel, concret, sexué, défini, singulier, réel, limité, pensé : « Il s’agit de lutter contre les stéréotypes, de promouvoir la diversité. Pas question donc de cultiver le genre à l’école ! Pas question, par exemple, d’écrire les prénoms des filles en rose et ceux des garçons en bleu ! Ni de s’adresser régulièrement de manière collective « aux filles » ou « aux garçons ». Attention aussi à la manière de répartir les tâches et les activités entre les élèves. Différencier, oui, mais pas selon le sexe. » (le « psychologue » Serge Héfez, p. 20)
Donc ne faisons pas comme ces pro-Gender qui nient ce qu’ils défendent. N’aboyons pas dès que nous entendons le mot « Genre » : nous imiterions nos ennemis. Nous avons juste à défendre une conception non-conflictuelle de la différence des sexes, là où les pro-Gender n’associent la différence des sexes qu’à une défense crispée et bourgeoise du rapport de domination de l’homme sur la femme. Le meilleur moyen de lutter contre le « Gender », c’est de ne pas le dénoncer, mais de défendre les couples d’amour homme-femme, la beauté de la différence des sexes. Et malheur à ceux qui défendront l’hétérosexualité !
DÉCRYPTAGE DU PREMIER MARIAGE HOMO FRANÇAIS
(DISCOURS DE VINCENT AUTIN À SON "MARIAGE" : LE COMBLE DU NARCISSISME)
N.B. 3 : « Un grand homme disait – Martin Luther King, pour ne pas le citer - : ‘Si une loi ne peut pas nous obliger à nous aimer, par contre elle peut nous obliger à ne pas se faire lyncher.’ » C’est Martin Luther King qui a dit ça, c’est sûr ? Moi, j’aurais plutôt dit Gandhi, le Dalaï Lama… ou Lorie… mais bon (Et je crois qu’en entendant ces paroles qui lui sont prêtées, le vrai Luther King – qui de son vivant n’aurait jamais accepté le « mariage pour tous » et l’aurait volontiers compris comme un nouvel apartheid de la post-modernité – a dû se retourner dans sa tombe !).
Quand la comédie s’habille de sincérité, ça donne une mise en scène narcissique et adulescente comme celle qu’on a vue au premier « mariage pour tous » de Montpellier (France) le 29 mai 2013.
Je dis narcissique car c’est l’image d’amour plutôt que l’amour incarné qui a primé. Vincent Autain, le « marié » le plus âgé des deux, ne défend pas le mariage en tant que réalité. Il ne défend que ce que son ‘mariage’ SYMBOLISE, que ce que ‘le mariage’ représente, que ce que ‘le mariage’ paraît, que les entités politiques et médiatiques que ‘le mariage’ valorise, que le symbole d’amour que ‘le mariage’ donne à voir. D’ailleurs, il est à court d’arguments pour justifier concrètement l’amour : il le défend par principe (« Aimez-nous. Aimons-nous parce que c’est important. »), et non en référence à sa propre vie, à son couple, à sa société, à sa Nation, à une réalité transcendante qui le dépasse et qu’il servirait. Il fait un pacte avec une abstraction : son idée d’amour, déconnectée du bien commun.
Malgré les apparences (puisque ce monsieur répète sans cesse le mot « amour »), Vincent ne se marie pas par amour vrai, mais essentiellement par peur/haine de la « société » (décrite comme hostile, « suffisamment difficile »), prioritairement pour les intentions (sincérité, sentiments, combattivité, audace, militantisme, dette amicale, remerciements d’acte de présence, etc.), bref, pour l’image. « Le symbole, c’est l’Amour » dit-il. Et comme cet homme comprend inconsciemment que sa promotion d’un « amour universel » désincarné ne suffit pas pour être crédible, il durcit le ton de son discours dans la victimisation politisée et la distribution de diplômes d’amitiés (le chantage aux sentiments, comme entre ados) : l’« amour » dont il parle est figé en slogan politique, en symbole pour la reconnaissance des droits LGBT, pour la « solidarité », pour un ‘progrès civilisationnel’ abstrait, pour le « droit à ne pas être agressé (se faire lyncher) ». Paranoïa et narcissisme complets.
Alors je ne lui souhaite évidemment pas la noyade de son couple. Je ne fais juste que la voir devinée et exprimée par lui-même. (Et par « noyade », je n’entends même pas « divorce » ; j’entends « extinction de l’amour », qui se déclinera en ennui, insatisfaction, frustration, violences, et pas nécessairement rupture officielle). Narcisse ne se réveille en général que trop tard, quand il est au contact de l’eau et que celle-ci déjà le submerge.
N.B. 1 : Mon moment préféré de cette vidéo, c’est quand même le « NON ! » grognon et spontané de la petite enfant qui introduit la violence mensongère et bien intentionnée du discours qui le suit. Les enfants, les premiers, ne se trompent jamais sur les contrefaçons d’amour.
N.B. 2 : Pour ceux qui douteraient du narcissisme de la scène, regardez simplement sur la vidéo la place des appareils photos (téléphones portables, bruit des déclics, flashs, quasi plus de journalistes que d’invités, etc.), l’extériorisation et la sur-politisation du mariage (« Mes premières pensées vont à tous les militants. »), la teinte bleutée (couleur piscine) omniprésente dans ce film de la première à la dernière seconde (Najat Vallaud-Belkacem et Anne Hidalgo ressemblent à de vraies Schtroumpfettes !). Écoutez les phrases de Narcisse enfermé dans sa cage dorée et prêt à plonger avec lui-même dans la fusion-noyade de ses bonnes intentions (« Je ne vais pas m’étendre. » ; « Je ne vais pas m’étendre parce que c’est compliqué… » ; « notre famille » ; « Nous remercions toutes les personnes qui sont à l’extérieur de la mairie. » ; « Je crois qu’il n’y a rien de plus beau que l’amour. »). Jusqu’à l’homophonie du nom de famille de Bruno – « Boileau » = Bois l’eau – et du nom de famille de Vincent – « Autin » = hautain –, indique un orgueil aquatique. Et je relèverai aussi les phrases qui renvoient au viol et à l’incestuel parricide (« Je voudrais remercier ma maman dont j’ai porté le nom fièrement. Donc mon père qui est parti. » ; « Je voudrais remercier mes sœurs. C’est toujours aimer. C’est toujours aimer. » ; dans l’assistance, les invités les plus filmées sont comme par hasard des femmes ; la personne la plus applaudie de tout le discours, c’est la mère de Vincent), à l’orgueil naïf (« Ce serait quand même super si vous pouviez vous marier les premiers ! »), à la prévalence de l’instant désincarné (ou de la fuite en avant dans un avenir abstrait) sur la durée (« Voilà : c’est un moment d’amour » ; « J’ai qu’une peur avec le mariage : c’est que nos vies ne soient pas assez longues pour le consommer. »), à la fuite du réel (« dans cette belle ville » ; Franck Sinatra en musique de fond, pour déréaliser et mythifier encore plus l’événement ; la société et le monde extérieur montrés comme des dangers ; etc.). Même la fusion narcissique s’observe à travers l’amalgame verbal des deux familles en « notre famille » : mensonge anthropologique où les deux familles de sang ne font qu’Une, où la famille de sang se confond avec la supposée « famille amicale » ou la supposée « famille politique » (comme s’il s’agissait des mêmes choses !), où la différence des sexes/la différence des générations/la différence des espaces (cf. la citation approximative de Martin Luther King) ne sont plus reconnues, où la sphère amoureuse et la sphère politique ne sont plus distinguées, où la liberté et la réalité humaines ne sont plus respectées.
LA CHIMÈRE NATURALISÉE
Quand je vous disais que nos modèles d'amour homosexuel solides sont principalement introuvables, télévisuels et fabriqués...
Je vois, pas plus tard que ce soir, l'annonce d'une expo photos du photographe homosexuel Olivier Ciappa (à la Mairie du 12ème à Paris, du 5 juin au 2 juillet 2013) qui porte le nom de "Couples imaginaires", dans laquelle des personnalités du monde politique et artistique français posent et se mettent en scène sous forme de couples homosexuels ordinaires et heureux. Authentifier le naturel par l'artificiel, le vrai par l'imaginaire, n'est-ce pas déjà se tirer une balle dans le pied ? Nos créateurs pro-gay sont en train de démontrer l'inverse de ce qu'ils défendent ! Ils illustrent à leur insu leur naïveté.
Banaliser la différence des sexes en promouvant le « mariage pour tous » et en traitant les manifestants anti-loi Taubira d’« homophobes » pour la simple raison qu'ils défendent la beauté de la différence des sexes, c’est homophobe, car les personnes homosexuelles n'existent que grâce à la différence des sexes et le respect de celle-ci.
Je ne crée pas de frontière franche entre ladite "communauté gay" et ceux qui pratiquent l'homosexualité soi-disant "hors de cette communauté gay". La communauté gay, c'est le désir homosexuel. Et le communautarisme gay, c'est la pratique homosexuelle.
Voilà comment je suis devenu homo ;-)))...
L’amour homosexuel peut satisfaire épisodiquement, mais il ne comble pas durablement.
L’ÉGLISE EN FRANCE : PÂLE FIGURE À CÔTÉ DE SA SŒUR ESPAGNOLE !
Je reviens de trois journées (du 28 au 31 mai 2013) de visite au diocèse de Tolède, avec un ami prêtre toulonnais, pour assister à la grande fête du Corpus Christi. Et j’avoue que je me suis pris une grosse bonne claque très vivifiante dans la gueule. Parce qu’au départ, j’arrivais sincèrement en pensant que l’Église française allait donner l’exemple à une pauvre Église espagnole arriérée, en décrépitude et en perte de vitesse. Et j’ai réalisé que l’Église en crise, avec peu de jeunes, peu de structures, peu de personnel, peu de médias, peu de prêtres, et à l’avenir incertain, c’était NOUS, EN FRANCE ! Un exemple tout bête : dans le diocèse de Tolède, il y a actuellement 350 prêtres pour 700 000 habitants ; dans le diocèse de Fréjus-Toulon, qui est pourtant l’un des diocèses français les mieux lotis (avec 70 séminaristes, un évêque – Monseigneur Rey – qui dépote), on dénombre seulement 215 prêtres pour 1 million d’habitants ! Et si ce n’était que ça… Le diocèse de Tolède possède une télévision diocésaine (RTVD) qui emploie 18 personnes (pas de télé dans le diocèse de Toulon), une équipe de 20 professionnels spécialisée dans la défense de la famille (psychologues, avocats, psychiatres, formateurs, professeurs, Foro Familia ; dans le diocèse de Toulon, on ne compte que 2 psychologues employés par le diocèse…), deux petits séminaires (celui de la ville de Tolède accueille aujourd’hui 60 adolescents, qui sont accueillis dès l’âge de 10 ans ; les petits séminaires n’existent pas en France…). En conversant avec les séminaristes et les prêtres de Tolède, ils me disaient que dans les diocèses espagnols où il n’y avait pas de petits séminaires, une baisse des vocations s’observait. Certes, l’installation de petits séminaires est un coût énorme, un investissement à long terme, un pari risqué. Mais ils sont indéniablement la première marche – et la marche la plus solide – vers le remplissage des grands séminaires. Ce sont ces « séminaires mineurs » qui construisent l’avenir d’une Église dans un pays. Non seulement ils mettent en lien de nombreuses familles entre elles, mais en plus, ils consolident un puissant esprit de camaraderie. C’est fou de voir la bonne ambiance qui règne entre séminaristes dans Tolède !
Bref, je ne veux nullement démoraliser l’Église française en la comparant à l’Église espagnole, alors que chacune à ses richesses, ses traditions culturelles et ses contextes singuliers. En plus, le diocèse de Tolède fait office d’exception dans son propre territoire, car si l’on se base sur des diocèses espagnols classiques, on observe la même configuration, la même crise des vocations et la même situation précaire que dans beaucoup de diocèses français. Et puis le danger qui guette des pays tels que l’Italie ou l’Espagne, dotés de structures et de personnels ecclésiaux solides, c’est de s’endormir dessus. Cependant, il s’agit de rappeler à l’Église de France et aux évêques que sans structures ni personnels (coûteux), sans investissement dans les médias, sans pari sur la jeunesse (notamment avec l’ouverture de petits séminaires), Elle se prépare un avenir particulièrement sombre et ronronnant.
Quand quelqu’un me dit « Tu dois travailler ton humilité », j’acquiesce volontiers ; et je rajoute « Tu dois travailler ton audace » ;-))).
PAR PITIÉ ! LAISSONS TOMBER LA LUTTE CONTRE "LA PMA ET LA GPA POUR TOUS". CONTINUONS UNIQUEMENT LA LUTTE CONTRE LE "MARIAGE POUR TOUS"
NE PERDONS PAS NOTRE TEMPS. CRAINDRE QUE LA PMA ET LA GPA FIGURERONT DANS LE TEXTE DE LOI EST ABSURDE ! LE PLUS GRAVE EST DÉJÀ PASSÉ.
Nous, militants anti-mariage-pour-tous et anti-Union-Civile, nous ne devons pas tomber dans le panneau de penser que la bataille pour demander le retrait de la Loi Taubira est maintenant perdue et doit laisser place à la lutte contre la GPA et la PMA. Ce serait d'une part nier notre seule vraie défaite (celle de la dénaturation du mariage), d'autre part nier le seul but de notre opposition (= le retrait pur et simple de la loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent"), et nier aussi le contexte qui nous attend (à savoir que la PMA et la GPA ne seront jamais promulguées dans la loi Taubira). En effet, il est absurde de croire que, puisque l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe est passée, nous devrions nous résigner à changer de cheval de bataille, et choisir l'étalon de la lutte contre la PMA et la GPA. Je vous le dis tout de suite : nous perdrions notre temps. Car la PMA et la GPA ne seront pas autorisées en France. Notre gouvernement l'a déjà décidé depuis bien longtemps... même s'il se gausse déjà de voir que certains militants anti-mariage-pour-tous sont prêts à bêtement gaspiller leur salive et à se donner de fausses sueurs froides en croyant encore que la PMA et la GPA apparaîtront dans le texte de loi.
Craindre que nos ministres risquent de faire passer la PMA et la GPA, alors que dans les faits ils vont hypocritement faire semblant d'en débattre (lors des États Généraux sur la PMA-GPA prévus en novembre 2013) et faire semblant d'y renoncer (pour se donner à eux-mêmes la preuve qu'ils ne sont pas si excessifs et si inconséquents que nous aurions voulu le croire... et surtout pour déléguer l'acte de la PMA-GPA aux pays étrangers extérieurs à la France ! ; nos ministres se contenteront juste de les dépénaliser sur le territoire français sans pour autant les autoriser ouvertement : oui, nous pouvons le dire, ces dirigeants socialistes sont de beaux salauds !).
La seule chose que nous avons à faire, c'est de continuer à demander le retrait du "mariage pour tous ceux qui le désirent" : point barre. Ça a toujours été notre seule revendication légitime. Et cela doit le rester ! Les revendications parallèles telles que la demande de démission de François Hollande, la demande de référendum, la demande d'amélioration d'Union civile, la demande de rejet de la PMA et de la GPA, sont parasites, inutiles, irréalistes, manquent de discernement.
Croire qu'il y a plus grave que de donner le mariage aux couples de même sexe, à savoir l'accès à la PMA et à la GPA (alors que ces dernières ne sont pas prêtes d'être autorisées dans un pays comme la France ; alors que le plus grave reste d'avoir décerné le titre du mariage - et les droits sur la filiation qu'induit ce titre - aux couples de même sexe), c'est faux. La catastrophe, nous l'avons déjà vécue le 21 mai 2013 ; et elle ne repassera pas deux fois, n'ira pas plus loin. Le plus grave dans ce "mariage pour tous", c'est sa prétention au mariage : non prioritairement ses conséquences sur la filiation. Ça, les militants anti-Loi Taubira mettront énormément de temps à le comprendre. Mais pourtant, c'est la vérité !
Oublier le mariage et passer par défaut/par panique à la lutte contre la PMA-GPA est un gaspillage d'énergies monumental (la revendication d'Union Civile de Frigide Barjot et Xavier Bongibault, n'en parlons même pas...). C'est rentrer dans l'hypocrite jeu de diversion de nos gouvernants qui, in extremis à l'automne prochain, se donneront bonne conscience en ne menant pas leur irréaliste loi Taubira jusqu'à ses ultimes conséquences. "Ha ha ha, on vous a bien eus, hein ? Vous pensiez vraiment, bande de cons, qu'on allait être plus cons que vous ?..."
J'en entends beaucoup dans nos rangs qui pensent vraiment que le futur iceberg vers lequel on se dirige est vraiment la PMA et la GPA. Non. La catastrophe n'est pas à venir. Elle est passée.
Mardi 28 mai 2013
Manif du 26 mai : On a passé un moment « sympa »
(c’est bien ça qu’il fallait dire ?)
Une fois de plus, les porte-parole de la Manif Pour Tous du 26 mai ont prouvé leur homophobie en ne se risquant pas à parler d’amour, et surtout en ne remettant absolument pas en cause l’amour homosexuel, alors que c’est précisément ce dernier que la Loi Taubira justifie, et au nom duquel celle-ci est passée. Ils étaient à nouveau tétanisés à l’idée d’être taxés d’homophobes en prenant à bras le corps le sujet de l’homosexualité sur les podiums, tétanisés à l’idée de poser un jugement sur les actes homosexuels, actes que certains cautionnent même par leur défense de l’Union civile. Ils n’évoquent l’homosexualité que comme un mot abstrait qui ne modifiera rien de leur propre pratique amoureuse. Ils ne se servent des personnes homosexuelles que comme des individus-vitrine, des alibis (cf. Homovox). Ils se sont encore enlisés dans un sempiternel discours centré sur les conséquences du mariage sur la filiation, et non sur le mariage en lui-même, ne répondant pas à l’argumentaire sentimentaliste, anti-homophobie, et pro-gay des pro-mariage-pour-tous. Lamentable, surtout quand on voit que la réputation d’homophobie du mouvement d’opposition au « mariage pour tous » est la plus tenace dans l’inconscient collectif (et pour cause !) ; surtout quand on comprend que les gens n’ont soif que d’une chose : c’est d’entendre définir l’amour vrai et l’homosexualité ! Les responsables de la Manif Pour Tous ont tellement peur de parler d’homosexualité (c’est bien ça, la définition première de l’homophobie = la peur et la haine des personnes homosexuelles ; la peur de poser un regard réaliste sur l’homosexualité) qu’ils affichent à leur insu une contradiction énorme : ils veulent le bien des personnes homosexuelles sans en parler ni reconnaître ce qu’elles vivent ! N'est-ce pas finalement imiter complètement l'homophobie "gay friendly" de ceux qui ont défendu le 'mariage pour tous" ?
Mardi 26 mai 2013 au soir
L’HOMOPHOBIE : CE QU’ELLE EST VRAIMENT ; CE QU’EN ONT FAIT VALLAUD-BELKACEM ET SES SBIRES ADULESCENTS
L’homophobie, c’est ni plus ni moins trois choses :
1 – l’attaque contre une personne homosexuelle, au nom de son orientation homosexuelle, attaque exercée uniquement par une personne homosexuelle (soit homosexuellement refoulée, soit excessivement assumée en tant qu’homo).
2 – la croyance en l’espèce homosexuelle et en l’amour homosexuel
3 – la pratique homosexuelle (d’ailleurs, tous les cas d’homophobie s’observent dans des cadres de pratique homo ou de croyance en la pratique homo)
Qu’est-ce qu’en ont fait et compris ces abrutis d’idéologues pro-Gender et anti-homophobie du gouvernement (Hollande, Vallaud-Belkacem, Binet, Bertinotti & Cie), qui n’y connaissent rien à l’homosexualité ni à l’homophobie ? Exactement l’inverse !
1 – Selon eux, très rares sont les agresseurs de personnes homosexuelles ayant des tendances homosexuelles.
2 – Pour eux, la croyance en l’espèce homosexuelle et en l’amour homosexuel apportera plus de tolérance et d’ouverture envers les personnes homosexuelles.
3 – La pratique homosexuelle, à leurs yeux, est banale et merveilleuse. Elle ferait reculer l’homophobie.
Bref. Totalement à côté de la plaque ! Ils croient défendre les personnes homosexuelles et lutter en faveur du recul de l’homophobie dans les écoles simplement en organisant des campagnes de « déstructuration des clichés », de « sensibilisation à l’homosexualité », en disant que « l’homophobie, c’est crès crès mal : ça provoque les suicides des jeunes »… mais au fond, ils nient ce qu’est l’homophobie : une haine de soi qui, si elle est niée, se mute en haine de l’homosexualité dans une pratique homosexuelle clandestine et exhibée. Par leur discours scolaire et creux sur l’homophobie, ils contribuent à son extension. Ils agrandissent les mal-être en les privant de mots et en les moralisant de manière manichéenne. Car défendre ou banaliser la pratique homosexuelle, qui est une pratique de l’exclusion de la différence, c’est favoriser finalement sa condamnation.
Cette nuit (24 mai 2013), au passage de contrôle de la douane à l'aéroport de Fort-de-France (Martinique), le contrôleur noir me regarde, stoïque et très sérieux. Il me conseille pour une prochaine fois de ne pas glisser ma carte d'identité dans mon passeport, car je risque de la perdre. Je croyais en avoir fini et me préparais à circuler, quand il a rajouté, toujours super sérieusement, avec un ton monocorde (genre "Passez-moi le sel") : "Je vous ai vu à la télé. Bravo pour ce que vous faites." ;-) Promis, ça restera entre nous ^^.
Quand nous agissons mal, la plupart du temps, c’est par ignorance ou par bêtise. Mais quand nous agissons vraiment mal, là, c’est par jalousie.
LA LOI TAUBIRA DIVISE PARCE QU’ELLE EST HOMOPHOBE
Ne nous trompons pas et ne prenons pas les choses à l’envers, comme le font les pro-mariage-pour-tous. Si la loi Taubira divise la France, ce n’est pas parce qu’elle serait juste et que par sa clarté, elle mettrait en lumière une homophobie sociale qui lui serait pré-existante. Elle divise parce qu’elle-même est homophobe et tient un discours totalement contradictoire (« gay friendly » ET discriminant) : à la fois elle stipule qu’il faut respecter les différences ET que les différences n’existent pas.
Ce que j'aime dans la relation amicale entre Jésus et Pierre racontée dans la Bible, c'est qu'elle prouve la grande actualité de la Bible. On y retrouve les débats et les relations que nous vivons avec les autres. Elle nous parle de nous aujourd'hui. Elle est vivante, comme la Bible. Et les disciples avaient les mêmes questions que nous, une vraie psychologie, des cas de conscience, une grande liberté, de l'humour, une relation profonde et vacillante avec Jésus. La Bible est un coeur qui bat : ce n'est pas qu'un livre.
Jééézus, Marwie, Jéosefff...
Quand des gens, en écoutant mon témoignage concernant l’homosexualité, me sortent d’emblée, sans m’avoir véritablement lu ni écouté : « De toutes façons, je ne suis pas d’accord avec vous. », je devine, sans savoir ce qu’il en est exactement sur le moment, qu’ils ont dans leur vie une expérience blessée de la différence des sexes et de la différence entre Créateur et créature. Bref : une expérience blessée en Amour et avec l’Église catholique (Logique puisque le désir homosexuel est la marque individuelle et sociale d’une peur, voire d’un rejet de la différence des sexes et de la différence entre Dieu et les Hommes). Ça ne loupe pas, et ça se vérifie constamment chez tous mes contradicteurs. Encore ce matin, la journaliste-télé qui m’a interviewé pendant une heure sur une chaîne martiniquaise, et qui au départ avait méprisé mon livre sans même l’avoir lu, s’était réfugiée dans un discours « gay friendly » pro-mariage-pour-tous et anti-homophobie, pour finalement m’avouer en fin d’émission qu’elle était athée et qu’elle sortait d’une rupture amoureuse avec un homme qui n’était pas encore guérie. Systématiquement, la foi en l’homosexualité-identité, en l’homosexualité-acte, en l’homosexualité-amour, cache une souffrance mal digérée en amour femme-homme (parfois un viol, un divorce, un adultère) ou bien une rupture avec les catholiques, si ce n’est pas les deux en même temps, car les deux sont liés.
INQUIÉTUDE POUR LE 26 MAI
La Manif Pour Tous du 26 mai à Paris m'inquiète quand je vois l'état d'esprit de beaucoup d'anti-mariage-pour-tous sur les réseaux sociaux actuellement. Car s'il y a la dose de connerie chez les pro-mariage-pour-tous, ils n'ont rien à nous envier de ce côté-là ! Entre les va-t-en-guerre agressifs, complètement bouchés et endoctrinés, qui se croient "hétérosexuels" et qui hurlent à l'"hétérophobie" pour justifier leur insurrection anti-gouvernementale, ET ceux qui ne s'opposent (mollement) au "mariage pour tous" que pour la filiation, et qui ne voient pas le problème de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe en tant que telle..., les premiers se faisant traiter de "fascistes" par les seconds, les seconds se faisant traiter de "Bisounours collabos relativistes" par les premiers... il y a de quoi blêmir ! Je défilerai donc à contre-coeur et avec inquiétude dimanche, en ayant la conviction intérieure que les Veilleurs (et leurs 3 grandes veillées du 24-25-26 mai à Paris ; ou bien la grande "Veillée des Familles" du 25 mai à Fort-de-France) seront bien plus utiles que la Manif de jour.
Jeudi 23 mai, Fort-de-France (1h30 heure locale ; 7h30 heure métropolitaine)
URGENCE DE PAIX dans nos rangs le 26 mai. La preuve : je vous copie le message lu sur un fil de discussion d'une amie, où un pro-mariage-pour-tous souhaite nos dérapages : "Vous savez, Printemps nazi, j'espère que vous créerez des débordements le 26. Allez, brassez les choses, défoulez-vous. Montrez à tout les français, votre vrai visage. Allez, radicalisez-vous, j'attends le spectacle avec impatience."
L'HOMOPHOBIE PARADOXALE DES SOCIÉTÉS JUSTIFIANT L'HOMOSEXUALITÉ
Quand je dis que les sociétés qui justifient la pratique homosexuelle et qui croient en sa beauté sont homophobes et voient avec stupeur les actes homophobes se multiplier en leur sein, c’est qu’elles sont tantôt « pour » tantôt « contre » l’homosexualité sans s’être énoncées pourquoi. D’où la fragilité de leurs prises de position, leur ambivalence, leurs bonnes intentions à double-tranchants. Même si elles ne s'en rendent pas compte, leur soutien gay friendly fait girouette car il n’est pas le fruit d’une réflexion bien mûrie, d'une reconnaissance et d'une véritable prise en compte des réalités homosexuelles. Par rapport à l’homosexualité, elles foncent tête baissée dans l’arbitraire justifiant du « permis » (banalisation/sacralisation) ou du « défendu » (diabolisation), quand en réalité elles devraient juste expliquer ce que sont le désir homosexuel et l’homophobie, avant de les fuir parce qu’elles les jugent « bons » ou « mauvais », voire systématiquement opposés ! Car non seulement ils ne sont pas opposés, mais en plus l'homophobie EST l'homosexualité crue vraie ET la pratique homosexuelle. Tous les cas d'homophobie, c'est-à-dire d'attaques contre les personnes homosexuelles, s'observent dans des cadres (amoureux ou pas) de pratique homo, ou sont liés à la justification/diabolisation de la pratique homosexuelle/de l'identité homo/de l'amour homo.
Femen. Pour nous, les hommes. ;-)
La plus grande force d'opposition, c'est la présence pacifique.
NOUVEAUTÉ DE LA MANIF DU 26 MAI :
ESPRIT RADICALEMENT DIFFÉRENT
À bon entendeur (surtout pour les excités du Printemps Français, qui crient "HOLLANDE, DÉMISSION!").
Réponse du Cardinal A. Vingt-Trois à la question : "Que peut-on attendre de la manifestation du 26 mai ? En quoi est-ce nécessaire et utile que des français se mobilisent à nouveau puisqu’ils n’ont, semble-t-il, pas été entendus ?"
AVT : "On ne peut pas dire qu’ils n’ont pas été entendus, on peut dire qu’ils n’ont pas été suivis. Il peut être important aussi que des citoyens expriment qu’ils ne sont pas en accord avec la loi qui a été votée et promulguée et qu’ils pensent qu’il y a quelque chose à faire encore à partir de là. Il ne s’agit pas simplement de dire : on est contre ! La loi c’est la loi, on peut être d’un avis différent mais on ne va pas entrer dans l’insurrection civile. Donc voilà la question qui se pose désormais : comment toute la générosité qui s’est manifestée à travers les différents rassemblements et les différentes formes d’actions au cours des mois écoulés, et qui va encore se manifester à la fin mai, va-t-elle pouvoir s’investir positivement dans un travail de fond sur la qualité de la vie familiale, sur la réflexion à propos du mariage, sur l’éducation affective des jeunes. Quantités de chantiers sont ouverts et peuvent se développer en investissant cette force magnifique dans ce travail."
VOUS AVEZ DIT "HOMOPHOBIE"???
Nos gouvernants "pro-mariage-pour-tous" confondent leur caricature d'homophobie (= l'opposition à tout désir exprimé par une personne homosexuelle, ou à tout désir qu'on prête à cette dernière soi-disant "pour son bien") avec la véritable homophobie (= l'agression envers une personne homosexuelle)... en faisant passer la première pour la seconde. Confusion "gay friendly" on ne peut plus homophobe !
MARTINIQUE, DONNE-NOUS TA FORCE ET TA DROITURE !
Concernant notre opposition au "mariage pour tous", nous avons tout à apprendre des Martiniquais! Je pense à Bruno-Nestor Azérot qui a fait un des plus beaux discours qui soient contre la loi Taubira à l'Assemblée Nationale. Je pense à la "Veillée des Familles" qui s'organise pour le 25 mai à la Place de la Savane à Fort-de-France (de 20h à 22H). Je pense au désaccord massif de la population de Martinique contre le "mariage pour tous" (population qui avait pourtant voté "haut la main" Hollande, et qui maintenant se rend compte de la tromperie). Je pense à la proximité de cette loi inique avec les Antilles (la loi porte bien le nom d'une femme guyanaise: Mme Taubira). La Martinique a vraiment pris le "mariage pour tous" à bras le corps et dans sa globalité - contrairement à la métropole -, en ne s'opposant pas uniquement aux conséquences de cette loi sur la filiation, mais en parlant déjà de l'importance de l'amour homme-femme dans le mariage. C'est en Martinique-Guadeloupe que nous allons, le 26 mai à Paris, puisez nos forces et le bon sens afin de manifester fermement et pacifiquement !
HURAÑA ARAÑA (Je ne suis pas un homme facile !)
Même si je fais des efforts d'attention, de délicatesse, de patience, de convivialité envers les femmes, je remarque qu'à la longue elles m'exaspèrent et m'étouffent beaucoup plus rapidement que les hommes (surtout celles qui commencent à essayer de me draguer : alors là, c'est terminé). J'ai l'impression que c'est plus fort que moi, cette répulsion que j'ose à peine nommer "misogynie". Je suis tellement sensible aux tentatives de rapprochement, de convoitise, de possession ou de séduction féminines, tellement attaché à ma liberté, qu'il est même arrivé à la seule femme que j'ai aimée de me définir comme un "grand vase en cristal". Et les rares amies qui ont été douces, intuitives et patientes avec moi, sont encore plus désolées de sentir qu'elles me déçoivent très vite, que je ne leur concède aucune fausse note, qu'elles vont parvenir difficilement à me pacifier, à apprivoiser "l'Inflexible" que je suis, à dompter "celui qui ressent tout". Pour blaguer à moitié, je dirais que "je ne suis pas un homme facile" !
HOMMES, Ô PHOBIE !
ACCUSER N’EST PAS AIMER
Rappelons-le : l’accusation de personnes n’est pas un acte juste. L’accusation d’actes injustes, si. Certains ont tendance à l’oublier, car ils sont pris dans leur élan esthétique et intentionnel de 'justiciers' qui crient « J’accuse ! » (à la Zola) pour se dispenser de penser et pour cacher leurs peurs (d’eux-mêmes !), de condamnateurs qui s’imaginent que la fin justifie les moyens, que les gens sont leurs actes et leurs mots. Ils dressent alors des « Murs des cons », des « Murs des homophobes », des « Murs des fachos », comme jadis les « san benito » en temps d’Inquisition (ces vêtements affichés dans les églises et sur lesquels étaient cousus les rumeurs et les accusations délatrices qu’on attribuait à celui ou celle qu’on voulait dénoncer et faire arrêter)… alors que les fascistes qui les ont précédés ont eu exactement la même démarche. L’accusation de personnes n’est pas la justice : elle est fasciste. Et ce n’est pas pour rien que le diable est parfois surnommé « l’Accusateur ».
AUGMENTATION DE L’HOMOPHOBIE À CAUSE DES MANIFS POUR TOUS ?!? NAN MAIS ALLÔ QUOI !
Les pro-mariage-pour-tous souffrent d’amnésie et font preuve d’une sacrée mauvaise foi en affirmant que les problèmes homophobes sont alimentés voire créés par les Manif Pour Tous. Car depuis toujours, l’homophobie réelle, c’est-à-dire l’agression contre les personnes homosexuelles, n’a été exercée que par des personnes homosexuelles – refoulées ou excessivement assumées – qui pratiquent leur homosexualité (dans le "milieu" et surtout "hors milieu", comme elles disent) ou qui tentent d’en justifier la pratique pour mieux la diaboliser/la nier. Ce sont des lois comme la loi Taubira qui augmentent l'homophobie ; pas les réactions d'opposition à ces lois.
Je ne supporterais jamais d'avoir à vie mon nez et ma tête collés à une Bible : voilà pourquoi je ne serai jamais protestant. ;-)
C'est bizarre. À la fois j'ai l'impression que mon existence n'aurait pas de sens sans mes amis, et qu'en même temps, excepté avec Jésus, je n'ai besoin de personne, et personne ne me manque au point que je m'en rendrais malade ou que je voudrais me supprimer. J'aime ma solitude, et pas un être humain, mis à part Jésus et sa Parole, ne m'est indispensable ou vital. Au risque de passer pour un insensible ou un misanthrope, la perspective de la disparition de mes proches ne m'effraie pas, et le deuil de leur présence me paraît surmontable, même si bien sûr je risque de pleurer fortement leur absence. Le sentiment étrange de ne m'attacher à personne, et que personne n'a véritablement de prise sur moi.
Le pouvoir et la politique ne sont pas assez aimés de nos jours. C'est dramatique. Car un pouvoir au service (du Réel et des Hommes) est véritablement utile et essentiel. Et à l'inverse, le manque de confiance au pouvoir ou aux chefs fomente les dictatures, déroute et déboussole beaucoup une société, attire de surcroît les mauvais chefs, c'est-à-dire les despotes mous et rigides qui ne sont au service que d'eux-mêmes et de leur image.
Pour la "Manif Pour Tous" du 26 mai prochain à Paris, je n'ai pas d'autre sein auquel me vouer que celui des Veilleurs (qui feront 3 grosses veillées pacifiques, les 24, 25 et 26 mai au soir). Pour le reste - la Manif Pour Tous officielle et ses chefs imprécis et individualistes, le "Printemps Français" et ses slogans absurdes et violents ("Hollande, DÉMISSION!" ; "Référendum!" ; "Taubira, casse-toi!", etc.), Civitas et ses bondieuseries paranoïaques catastrophiques, Frigide Barjot marraine d'"Homovox" et partenaire de l'Union civile, etc. -, mieux vaut passer sa route. C'est mon for intérieur, l'esprit des Veilleurs, l'honnêteté pacifique et ferme de la très grande majorité des manifestants anti-mariage-pour-tous (qui sont en faveur du retrait de la loi, ni plus ni moins) qui seuls me motivent maintenant pour manifester.
Loi du "mariage pour tous" promulguée. Notre président a fait le sourd et est véritablement un despote bien-intentionné. Il vient d'allumer un incendie pacifique qui ne s'éteindra jamais et qui l'empêchera de dormir jusqu'à la fin de ses jours.
Dans l'avion pour la Martinique, j'ai lu la correspondance entre Jacques Maritain et Julien Green que certains Pascal Sevran m'avaient décrite comme le "fin du fin" de la pensée sur l'homosexualité et sur leur définition de "l'amour d'amitié". J'ai trouvé que ça ne cassait pas des briques.
Lors d'une conférence aujourd'hui, une élève de terminale du Lycée Paul Claudel m'a posé cette question : "Qu'est-ce que vous attire chez un homme et que vous ne trouvez pas chez une femme ?" Elle m'a donné l'occasion de répondre ceci : "Je crois que ce que j'ai recherché au fond dans toutes mes histoires amoureuses homosexuelles, c'était l'amitié (masculine, dont j'ai été si longtemps privé dans ma jeunesse) et la paternité (que j'ai fuie étant petit, par rapport à mon père ; et que je fuis encore, cette fois dans ma vie d'adulte)."
Frigide Barjot se targue de lutter contre l’homophobie. Or elle ne sait même pas ce qu’est l’homophobie : elle est bien incapable de la définir, et en plus, elle la confond avec l’accusation d’homophobie.
Manif de toute à l'heure à la Sorbonne : le contre-exemple qui peut nous faire réussir le 26 mai !
Je reviens juste de la Manif à la Sorbonne (nous sommes le 16 mai 2013). J’y ai vu beaucoup d’amis, et pourtant aussi, tous les ingrédients d’une Manif ratée : ton hargneux des porte-parole, vulgarité (l’arrivée des « Salopards », par exemple), volonté de détruire et de singer une « Révolution » qui n’en était pas une (Mai 68… voire la Prise de la Bastille de 1789), jeunesse provocatrice et incontrôlable, expression stérile d’un ras-le-bol et d’un anti-hollandisme primaire, slogans indigents et violents qui s’éloignent du projet initial de la Manif Pour Tous qui était simplement d’en rester à la demande de retrait de la loi Taubira (exemples : « Hollande Démission ! » ; « Nous sommes tous des enfants d’hétéros ! » ; « Hollande, casse-toi ! » ; le seul slogan potable et qui cadre à peu près avec mes idées, c’était « François, ta loi, on n’en veut pas ! »), fixette sur la filiation ou sur la différence des sexes dénuée d'amour, etc. Bref : Manif nullissime. Cependant, avec ce coup d’essai, nous avons pu vraiment sentir ce qui nous rendrait collectivement très mal à l’aise si nous ne changeons pas d’attitude et d'état d'esprit. Et j’espère que nous comprendrons que seuls le langage pacifique et l’esprit ferme des Veilleurs assureront le succès de la grande Manif du 26 mai prochain à Paris. Je ne vois pas d’autres solutions.
EXIT LES DROITS DE L'HOMME ! PLACE AUX "DROITS DES HOMOS" !
Que le droit français, par l'adoption du "mariage pour tous", ait transformé la défense des Droits de l'Homme en défense des "droits des homos", ça ne semble choquer personne. Or, c'est tout bonnement une atteinte aux vrais Droits de l'Homme (car le "mariage pour tous" instaure que la différence des sexes est annexe dans l'existence, l'amour et la famille humains, ce qui n'est absolument pas vrai et qui est une négation des réalités humaines), et c'est aussi une atteinte homophobe contre les personnes homosexuelles (que l'on prive, par cette loi, de leur humanité, en ne les considérant plus comme des hommes ou des femmes, des pères ou des mères, mais comme des "conjoints", des "parents", des êtres amoureux asexués, des individus réduits à leurs tendances sexuelles et à leur pratique sexuelle). Passer discrètement des "Droits de l'Homme" aux "Droits des homos" est un glissement inhumain et homophobe qui devrait nous inquiéter, car il nous éloigne de l'Humain et s'appuie sur un fantasme pseudo-anthropologique, pseudo-identitaire, pseudo-aimant.
La présence de Dieu dans l'Homme (le fait que Dieu, qui est toute-puissance d'Amour, ait consenti à la Kénose, c'est-à-dire à son Incarnation dans le coeur de tout Homme par Jésus), c'est aussi fou et fort qu'un océan qui serait rentré dans un grain de sable !
C'est à cause de la tolérance, de l'optimisme et de l'espoir (dans le sens existentialiste et donc combattivement désespéré du mot "espoir") que notre société déprime et fait le mal.
Le mouvement des Veilleurs dérange car il révèle à son insu l'amour d'indifférence de toute une frange de la société française bien-pensante, de plein de gens endormis qui pensent naïvement que le respect c'est la tolérance, que l'Espérance c'est l'optimisme, que la foi c'est l'humanisme désincarné, que l'Amour c'est l'indifférence aux autres et l'indifférenciation par le bon sentiment.
(cliché pris le 5 mai 2013 aux Invalides à Paris, par le peintre François-Xavier Boissoudy)
Bon, quand est-ce qu'on se marre ?
Les alliances lesbiennes seraient moins violentes que celles entre hommes ? Non. Ce n’est pas parce que la violence de l’expulsion de la différence des sexes s’exprime différemment selon les sexes qu’elle cesse d’exister entre femmes. Au contraire. Si, avec deux « mecs » ensemble il y a inflation des pulsions, dans le cas des femmes, la possession brutale de l’autre passera par une exacerbation des émotions. Je ne sais pas ce qui est mieux et moins enfermant !
Le grand problème de notre époque, c'est que l'anti-nature est présentée sincèrement comme la Nature (ex : L'homosexualité est dite "naturelle" et indiscutable, alors qu'elle rejette le socle de la Nature qu'est la différence des sexes), et que la vraie Nature est présentée comme anti-naturelle, "culturelle", "relative", "fausse" (ex : Caroline Fourest affirmant que "La Nature est fasciste"...). On nous cache le vrai visage du Réel, en nous faisant croire que le Réel est son propre ennemi... quand c'est nous qui Le méprisons, en fait.
LA CROIX HOMOSEXUELLE EXISTE-T-ELLE ?
On aura beau dire que tout le monde a ses problèmes, que la vie est difficile pour tout être humain, que certains individus sont mieux lotis que beaucoup d’autres, il faut bien reconnaître qu’il existe des combats terrestres spécifiques, que toutes les blessures humaines, même si elles convergent vers un seul et unique péché universel (celui d’Adam), ne se valent pas, ne se comparent pas vraiment, ont leur caractère propre et imposent à celui qui les porte un réel isolement. C’est le cas de la blessure homosexuelle, qui constitue une croix que beaucoup de personnes qui ne ressentent pas le désir homosexuel ne pourront jamais comprendre ni porter à notre place !
Objectivement, nous, personnes homosexuelles, vivons une difficulté existentielle supplémentaire, que « les autres » n’ont pas : en effet, ce qui nous attire sexuellement ne pourra jamais faire pleinement notre bonheur ; et ce, quelle que soit la personne de même sexe que nous aurions décidé d’aimer amoureusement. Alors que, pour les personnes non-homosexuelles, ceci ne sera pas vrai pour au moins une seule personne (du sexe complémentaire) ! Nous, nous en chions davantage en amour !!! Il faut le dire !
Cette « injustice » (= « Ceux qui me plaisent érotiquement ne feront pas vraiment et totalement mon bien. » ; = « Ce vers quoi mon corps est attiré – sans qu’a priori je l’aie choisi – est strictement et universellement mauvais : il vaut mieux s’abstenir de coucher, de toucher, de jouer le jeu de mes pulsions. »), il faut le reconnaître, nous est réservée, à nous personnes homosexuelles. Très jeunes, nous est imposé un rêve amoureux semi raté s’il s’actualise corporellement, un amour difficile, un désir fort ET POURTANT mal orienté, que nous ferions mieux de réprimer. Ce qui nous ferait connaître un plaisir corporel et sentimental immense est tristesse et insatisfaction dès qu’on se force à le rendre concret. Et en plus, le ratage ne nous apparaît pas nécessairement évident dans l’instant et dans l’action, car le plaisir sensuel peut brouiller facilement notre conscience de mal agir, de mal sentir. Si nous voulons vraiment être heureux, nous sommes appelés à renoncer à ce grand trésor humain de la jouissance génitale, sexuelle, sensuelle, affective, amoureuse. Dur ! Dans des pays où la tolérance vis à vis de la pratique homosexuelle est grande, rien ne nous oblige d’ailleurs à porter cette croix homosexuelle, à contourner grâce à l’abstinence le gâchis de l’amitié homophile par les gestes de l’Amour. Pour le coup, le choix de cette croix spécifique est encore plus cruellement arbitraire pour celui qui sent qu’il ferait mieux de vivre la continence plutôt que le laisser-aller à ses tendances et à ses opportunités amoureuses !
Oui, pour les personnes homosexuelles, sans exception, le deuil de la génitalité, de la jouissance sexuelle et de la relation amoureuse commandée par ses fantasmes, même s’il n’est pas la fin du monde ni insurmontable (la preuve : cet « enterrement de vie de jeune homo », chez moi, est une joie, l’expérience concrète d’une force nouvelle, voire même d’un nouvel orgasme : l’amitié homophile désintéressée), est une croix bien réelle, qui les rapproche de l’héroïsme des célibataires consacrés (prêtres, religieuses, moines et moniales) !
POURQUOI ALLER MANIFESTER MASSIVEMENT LE 26 MAI 2013 À PARIS?
CE QUI PRIME DANS LA CONTINENCE, CE N’EST PAS TANT DE LA VIVRE DEPUIS LONGTEMPS QUE DE LA CHOISIR UNE BONNE FOI(S) POUR TOUTES. LE FAIRE DURABLEMENT DÉCOULE DU DIRE ET DU CHOISIR.
Ne croyez pas qu’il faille être un Superman pour être une personne homosexuelle continente (c’est-à-dire abstinente pour Jésus), que de tenir la continence sur la durée est impossible. Il suffit de la décider un jour. Et Dieu porte le gros de votre décision après ! La parole de foi est une parole performante et performative qui n’a pas besoin d’être prouvée. Elle s’éprouve et agit dans l’ombre ou en pleine lumière.
Je parle en connaissance de cause. La continence est plus une affaire de choix ponctuel et de décision libre posée fermement que de durée, plus une affaire de liberté que de performance, de qualité que de quantité, de foi que de réalité humaine palpable et visible. C’est un peu le « Venez et voyez » christique, dans lequel le « Voyez » se déploie du « Venez », et non l’inverse. C’est la confiance en Dieu qui crée, qui est plus vraie que la réalité et les actions humaines.
Je me suis rendu compte de cela dès les premiers temps où j’ai dit ouvertement, en janvier 2011, que j’étais continent. Ce qui comptait, c’était de l’avoir dit plus que de l’avoir fait. « Fais-moi dire seulement une parole, TA Parole, et je serai guéri. » C’est ça, la foi des petits enfants.
Ça ne faisait que 4 mois que je vivais la continence, et pourtant, les prêtres et les cathos m’ont tout de suite fait confiance, sans chercher à savoir si mes paroles étaient avérées. C’ÉTAIT déjà VRAI d’être DIT et CHOISI; pas d’abord d’être vécu, d’être vu et vérifié scientifiquement. « Heureux celui qui croit sans avoir vu ! » Les portes des cœurs, des télés, des médias et de la presse se sont instantanément ouvertes. On remet rarement en doute la parole d’un ancien fumeur qui annonce solennellement qu’il a arrêté de fumer. Pour les personnes homosexuelles continentes, c’est pareil. Mon choix de vie ne s’était pas éprouvé depuis très longtemps que déjà mon entourage savait que c’était juste et bon, savait avant moi que j’étais devenu solide. Or, selon toute logique, les seuls à pouvoir authentifier si je vivais véritablement la continence, ça n’aurait dû être que Jésus et moi ! (Il n’y a pas de caméras ni de micros dans ma chambre !). Cette foi de ceux qui n’ont pas vu me dépasse et m’émerveille complètement. Par exemple, le père Pierre-Hervé Grosjean ne m’a pas demandé de « certificat de continence » pour publier ma « Lettre à Paula » sur son ‘Padreblog’ fin 2010 (cette lettre, c’est un peu le serment ET LA PREUVE de la vérité invisible de la continence dans ma vie). Pareil pour l’émission de télé « Dieu merci ! » de mai 2011 sur ‘Direct 8’. Les programmateurs de ce programme n’ont pas cherché à savoir depuis combien de temps j’étais continent. Ce qui comptait, c’était que je le sois et que je l’aie voulu un jour ! Le fait que je témoigne de ma continence, que je dise que j’avais CHOISI, c’était la preuve suffisante qu’il n’y avait pas de preuves supplémentaires à fournir ! Force et éternité du Seigneur ! Force et éternité de la foi humaine en Dieu ! Ma liberté dans l’engagement, c’était tellement énorme, culoté et rare, que ça ne pouvait être que concret ! La confiance a dépassé la vérification des faits. Cette juste précipitation des catholiques à mon égard ressemble à l’excitation du Père du fils prodigue, qui, sans réfléchir, fait tuer le veau gras, avant de chercher à vérifier si son fiston ex-libertin a donné toutes les preuves concrètes et sérieuses de sa conversion. Il est revenu. Il est donc déjà guéri !
Quand j’ai choisi d’être continent, je me suis rendu compte que ce n’était pas tellement la durée qui faisait la vérité et la force de ma démarche que le fait que j’en parle et que, par la simple action d’oser en parler, les gens avaient déjà la preuve que j’avais CHOISI ET POUR LONGTEMPS. Cela suffisait. Pas besoin de chronomètre. La foi est une réalité et une vérité déjà effective (nous l’oublions trop souvent !). D’ailleurs, les prêtres n’ont pas attendu de savoir si mon récit était vrai ou si ça tenait. Je me donnais verbalement. Le Verbe s’est fait et se fera chair. « Seigneur, me voici ! En tant que personne homosexuelle. Fais de moi ce que tu veux ! ». Ce qui comptait, c’était que je pose un choix, que je me jette à l’eau. Pas qu’ils me voient nager et tenir sur la durée. Il se trouve que je tiens toujours sur la durée, et que depuis 2 ans et demi, ils ont eu raison de faire confiance à l’expression de ma liberté plutôt qu’aux preuves tangibles de mon engagement. Non pas qu’ils se foutent des fruits de ma promesse (bien au contraire). Non pas qu’ils aient hâtivement hurlé au miracle par opportunisme ecclésial. Ils savent que ce qui prime pour Dieu, ce n’est pas tant que nous réussissions que nous souhaitions réussir ; ce n’est pas tant la sainteté prouvée que la sainteté désirée. Dieu a juste besoin de notre « Fiat ! », de notre « Oui », et Il fait le reste. Il a besoin que nous exprimions notre désir d’être guéri. Et c’est Lui qui guérit.
Le grand sujet tabou concernant l'explication de l'homosexualité masculine, c'est la peur de la castration (autrement dit la peur de ses limites humaines et de sa force), et surtout l'angoisse (plus ou moins fondée) de son impuissance sexuelle.
Il n'y a pas lieu de demander au président François Hollande de démissionner ou de partir, surtout dans le cadre d'une manifestation d'opposition à la loi du "mariage pour tous". On ne démet pas un président, même si on n'est pas d'accord avec sa politique ! Ceux qui croient le contraire et qui hurlent pour la Manif du 26 mai "François, casse-toi!", confondent un ministre qui est NOMMÉ (et qui donc peut être congédié) avec un président qui est ÉLU.
Sans la foi en Jésus et en son Église, on devient un légume de la pensée.
Toute ma vie humaine et céleste sera une grande histoire d'amitié.
Ce que beaucoup ont du mal à comprendre, c'est que celui qui tient le discours du "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il a raison" en réalité déprime. Il détruit les gens et se détruit lui-même.
N'oubliez surtout jamais ceci : Les mecs sont BEAUX (et c'est pas de leur faute ^^).
Ceux qui adoptent le discours ambiant de l' "Amour" avec un grand "A", un "Amour" qui serait désincarné, sans limite, homosexuel, avec la différence des sexes juste en option, sont extrêmement dangereux : ils refusent de poser un regard sur le couple homo, ils défendent l'Union civile, ils transforment tout le monde en anges, pour mieux nier la réalité, le corps et la dignité des personnes.
À mon sens, le danger le plus grand vers lequel peuvent nous conduire Facebook et Twitter, c'est de nous faire croire que nous sommes des médias, des objets, tout en nous donnant l'illusion, par la "liberté" qu'ils nous offrent, de révéler notre personne, notre être profond, d'avoir gardé intacte notre humanité. "Vas-y ! Partage tout ce que tu aimes et partage-toi ! Diffuse l'information ! "Like" ! Supprime ! Bloque ! Répands-toi et épanche-toi ! Tu es ton propre instrument de communication ! Tu es un haut-parleur ! Tu es un objet personnifié ! Tu es un journal intime à la portée de tous ! Tu es un médium vivant !"
L'HOMOSEXUALITÉ (masculine ou féminine) : MALGRÉ LES APPARENCES, UN DÉSIR TRÈS MACHISTE
Quand je dis que l’homosexualité est un désir machiste peinturluré de rose (donc un désir homophobe, idolâtre, contre lui-même, et hyper violent), je pèse mes mots! Il est un élan d’identification à l’hyper-virilité du violeur tout-puissant asexué cinématographique (= l’androgyne Superman) ET de l’hyper-féminité de la victime violée cinématographique (= la femme fatale), qui cherche à fuir les limites de la sexuation femme/homme, les limites du Réel, sa condition humaine de créature, et l'existence de Dieu. Inconsciemment, le roi invisible de toute personne homosexuelle est un ange violeur féminisé jouant la victime. Qu’on le veuille ou non, le désir homosexuel est super machiste (ou, si vous préférez, misogyne, misandre, misanthrope). En somme, il nie la fragilité et les limites humaines, l’incarnation de l’Amour. Il veut être Amour sans corps, sans actes, sans identité humaine, sans différences. Il ne chante la différence que dans l'idée. Mais concrètement, il la rejette... en commençant par la différence des sexes.
Pour vous prouver le machisme de l’homosexualité, je vais prendre un exemple tout bête. Regardez, dans la population mondiale, quelle catégorie de populations peut vraiment désirer un groupe comme les Pussycat Dolls, soit dans le but de le posséder sexuellement, soit dans le but de s’y identifier sexuellement : les gros beaufs hétéros ET les personnes homosexuelles.
N.B. : Dans mon livre "Homosexualité sociale" (déc 2008, Éd. L'Harmattan), pour illustrer la phrase de René Girard dans "Mensonge romantique et Vérité romanesque" « La démocratie est une vaste cour bourgeoise dont les courtisans sont partout et le monarque nulle part », j'avais déjà parlé de "Ce monarque féminisé, confortablement installé derrière ses écrans de télévision, que nous ne voyons que de dos tant il/elle est lâche", qui gouverne nos sociétés matérialistes-bisexuelles, et qui est un peu la « Reine anonyme » (1992) de Gonzalo Suárez.
C'est curieux, ces rares petits moments d'abattement que je vis à la veille d'un grand événement, et pourtant, je sais qu'ils sont bons signes. Les signes que je prépare un arrachement de vie. Comme la femme enceinte à l'approche du moment historique ET douloureux de sa vie, j'ai l'impression de connaître les douleurs de l'enfantement dès que je vais passer sur scène, dès que je vais accoucher de quelque chose d'important et de vital (un spectacle, un livre, un discours, un voyage...). Un petit moment de déprime, où mon excitation dit "À quoi bon tout ça... ?" avant de s'entendre justifiée par la joie et les fruits concrets qui l'avaient motivée.
PASSER DE L'OBJET À L'IDÉE, POUR CONCRÈTEMENT NIER LA PERSONNE
Le libertin, pour se justifier de mal agir en appliquant à ses pratiques de consommation sexuelle un vernis de beauté, d'éthique, d'éternité, de spiritualité humaniste et vaguement judéo-chrétienne, qu'elles n'ont pas, aura tendance à passer de l'objet (son amant de passage) à l'idée, pour mieux zapper la personne. À l'instar des dictateurs instrumentalisant leur Peuple au profit de leur "idée de Peuple", pour finalement détruire les Hommes réels. L'enfer est bien pavé de bonnes intentions : il ne sait juste pas reconnaître la dimension humaine des actes d'amour.
CONTRE L'ACCUSATION D'HOMOPHOBIE ET NON CONTRE L'HOMOPHOBIE
Dans cette affaire de "mariage pour tous", que ce soit parmi les pro comme parmi les anti, la très grande majorité n'a pas combattu l'homophobie, mais l'accusation d'homophobie. C'est bien ça le problème. Le mot y était, l'image y était, la réputation y était, la personnification diabolisatrice ou angéliste y était... mais pas la réalité ! Je suis même sûr que les deux camps se sont tacitement mis d'accord pour s'engueuler autour de ce concept d'image d'homophobie, chacun se défendant d'être homophobe ou de lutter contre "les homophobes", pour que la réflexion sur l'homosexualité et sur l'homophobie en tant qu'actes ne puisse pas être menée à terme, avec honnêteté et écoute mutuelle.
Ce qui me fascine le plus dans la vie de Véronique (ma meilleure amie), c’est toutes les marques ostensibles et humainement incontrôlée de la présence de Dieu (Véronique est rarement dans la préméditation : elle est juste dans l’intuition instantanée et pratique, jamais dans le calcul). C’est drôlissime et lumineux, cette présence divine qui l’entoure et qu’elle ne contrôle pas ! Un jour, elle m’a raconté qu’elle s’occupait d’un jeune patient fortement handicapé moteur, dans son centre de kiné pour grands accidentés, et que ce dernier était particulièrement désagréable, inflexible, capricieux et désobéissant à son égard parce qu’il ne souhaitait pas que ce soit une inconnue qui lui « donne des ordres ». Elle l’écoutait maugréer, et pendant qu’il la méprisait ouvertement tout en étant manipulé, elle récitait intérieurement un « Je vous salue Marie » pour adoucir la situation. Le jeune homme, à ce même moment, au lieu de l’appeler « Véronique », s’est planté et s’est mis machinalement à la nommer « Marie », alors qu’il ne se doutait absolument pas qu’elle priait ! Ça, c’est de l’anecdote de la « Véronique’s tranche-de-vie » toute crachée ! Une vie qui est l'écrin du Seigneur 24h/24 !
Quand on vit quelque chose qui contredit notre pensée, on vit moins de notre pensée.
Avant d'avoir envie de réfléchir sur leur futur (un futur livré à la technique et à la conscience individuelle), la plupart des gens ont surtout soif d'entendre parler de SEXE et d'AMOUR (incarné dans la différence des sexes et dans l'Église). Combien me demandent : "C'est quoi l'Amour?" Avant d'être assez honnêtes pour voir les conséquences de leurs actes (sentimentaux et génitaux), ils ont surtout besoin qu'on leur rappelle leurs actes. Ils veulent savoir ce qu'ils font dans leur lit, ce qui se passe dans leur coeur et dans leur tête quand ils couchent, quand ils embrassent, quand ils croient "aimer".
LA CONVERSION DU COEUR, ÇA NE REVIENT PAS À HOLLANDE : C'EST À NOUS D'ABORD !
J'aime vraiment bien sa tête là-dessus. (Rendez-moi mon François! ;-)) Il est maintenant le seul à pouvoir faire quelque chose avec cette loi du "mariage pour tous". Et jusque-là, nous ne lui avons clairement pas fait assez confiance! Reconnaissons-le. Nous l'avons accablé de notre mépris. Il faudrait qu'avant le 26 mai, nous décidions de convertir notre coeur vis à vis de lui , avant de le sommer de changer tout seul sans pour autant lui faire confiance. Malgré les apparences, la balle est dans notre camp. Pas dans la sienne. Il y a du boulot! mais il n'en tient qu'à nous de décider collectivement et individuellement de notre désir de convertir notre coeur. Ce n'est pas à François Hollande de changer : c'est à nous de changer d'avis sur lui, et à l'aider à changer en changeant d'abord nous-mêmes. Le 1er qui le traite de "Flamby" aura affaire à moi !
Mardi 7 mai 2013
On m'a élevé de telle sorte que j'aime tout à table ;-).
Le mariage pour se protéger de quoi, au juste ? De soi-même, de ses propres actes, et de la beauté de la différence, au fond
C’est au nom de la sécurité et de la protection que le « mariage pour tous » et l’Union civile tentent d’être justifiés socialement. Mais sommes-nous si faibles au point de nous laisser intimider par de tels concepts ? Je regrette. L’Amour vrai n’est pas une question de sécurité et de protection, mais de risque et de confiance. Nous pouvons très bien nous protéger d’aimer ! Et les couples homosexuels, avant de se prémunir des risques de l’Amour et de l’altérité (la différence des sexes, la beauté de l’Altérité offerte par les autres et Dieu), devraient plutôt se protéger d’eux-mêmes et de leurs actes « conjugaux », se préserver des contre-coups violents de leur propre exclusion de la différence des sexes, avant de chercher à créer les structures conjugales et législatives qui réparent les conséquences fâcheuses de cette exclusion non-dénoncée.
Je ne suis pas d'accord avec la justification de la pratique homosexuelle (par l'Union civile ou le "mariage pour tous"), car cette pratique éjecte la différence des sexes, et est pour le coup violente. On dit trop peu que l' "amour" homo, l' "identité" identité, le "couple" homo, sont les signes d'une violente exclusion de la différence. Or, sans différence, il n'y a pas d'amour vrai ni d'identité vraie.
HOMOPHOBIE D’ÉTAT FRANÇAIS SOCIALISTE!!
Lundi 6 mai 2013, à 0h20, aux Invalides (Paris). Je suis hyper choqué. C’était il y a à peine une heure. François Hollande et ses ministres soi-disant « pro-gay » lancent sur moi (et mon groupe pacifiste des Veilleurs : quelques-uns homos, en tous cas tous 'gay friendly') une armée de 50 CRS !! Je suis pourtant homosexuel, je le rappelle. Mais qu’est-ce que c’est que ce gouvernement homophobe ?!? C'est juste scandaleux!
La bisexualité n'est pas tant un problème d'homosexualité que de fidélité, ou mieux dit, de difficulté à être fidèle, d'incontrôle de son énergie sexuelle.
« Tu supprimerais même le PaCS ??? »
« Tu supprimerais même le PaCS ??? » me demandent avec angoisse et indignation certains anti-mariage-pour-tous (une majorité?), partisans du ‘moindre mal’ de l’amélioration du PaCS pour éviter les conséquences – désastreuses à long terme – du « mariage pour tous ». Histoire de sauver ce qui peut encore être sauvé. Je réponds : « Évidemment que je le supprimerais ! ». Le PaCS était déjà une justification sociale de la pratique homosexuelle, qui a été créé non pas pour les droits qu’il donnait, mais pour le symbole, pour accorder une équivalence symbolique d’amour universel désincarné et asexué (équivalence que la circulaire Taubira vise aussi). Il n’y a donc pas lieu de s’opposer au « mariage pour tous » sans s’opposer au PaCS. L’un est la passerelle de l’autre, et les deux tendent à justifier une pratique homosexuelle qui est injustifiable. Concernant le PaCS, nous pouvons tout à fait reconnaître que les couples homosexuels existent, les respecter, assurer à chacun de ses membres des droits individuels et des garanties protégeant leur personne, protégeant certains de leurs partenariats relationnels et de leurs projets de vie (tutelles testamentaires, délégation d’autorité parentale, protection de biens communs, etc.) sans pour autant justifier le couple homosexuel en tant qu’acte bénéfique et structurant pour une société. Car en effet, jusqu’à présent, les couples homosexuels ne sont pas assez réels, aimants, unis, stables, exemplaires, paisibles, ouverts sur la vie, pour prétendre à une justification sociale, légale, voire religieuse.
J'AIME UNE PERSONNE HOMOSEXUELLE DE MON ENTOURAGE DONC JE DOIS FORCÉMENT JUSTIFIER L'AMOUR HOMO QU'ELLE VIT?
Tendance fortement incestuelle de notre époque : nos contemporains confondent de plus en plus la relation amicale ou fraternelle qu’ils ont avec une personne homosexuelle (et le partenaire sexuel de celle-ci) et ce qu’elle vit en amour dans son couple… comme si l’amitié pouvait être mise sur le même plan que l’amour, comme si le lien de complicité et de copinage remplaçait ou était le reflet parfait de l’expérience amoureuse interne du couple homosexuel (« Mon meilleur ami est homo, on s’entend très bien et je veux son bien… DONC FORCÉMENT son couple homosexuel est merveilleux, et l’amour est là ! »), comme si on couchait avec ses amis, sa famille, ses collègues de bureau, sa société ! Or, nous pouvons tout à fait aimer une personne homosexuelle, avoir des liens relationnels de qualité avec elle. Pour autant, que savons-nous de ce qu’elle vit en couple ? de la violence de l’acte homo (= le couple) et des relations amoureuses entre personnes de même sexe ? Comment pouvons-nous plaquer l’amitié sur l’"amour" ? De quel droit prenons-nous le social pour le privé, l’interpersonnel pour le personnel, le contact extérieur et frivole que nous avons avec le "milieu homosexuel" pour les drames qui s'y vivent ? Combien de personnes gay friendly je vois qui instrumentalisent leur « amitié » ou leur « fraternité » avec une personne homo pour redorer leur propre blason, se donner une image d'"ouverture", nier la véritable souffrance engendrée par la pratique homosexuelle, et nier finalement leur propre mal-être bisexuel !
J'ai beau le savoir à l'avance, je le redécouvre sans arrêt et sous un visage nouveau : ceux qui s'opposent à mon témoignage justifient la pratique homosexuelle (qu'ils appellent "amour"), et tôt ou tard, révèlent une pratique homosexuelle.
Je crois que le désir homosexuel, étant particulièrement pulsionnel, sied naturellement non pas aux homosexuels (espèce qui n’existe pas) mais aux hommes et à la nature masculine, davantage titillés par les pulsions que les femmes. D’où ma conclusion : l’homosexualité est une étape masculine absolument pas bizarre, pas exceptionnelle, pas révélatrice d’une identité homo éternelle, fondamentale, durable et isolée.
NE PARLONS PAS DU GENDER. ÇA NE SERT À RIEN. OSONS JUSTE PARLER D'AMOUR !
Je sais que maintenant le "Gender" est la nouvelle bête à abattre après le "mariage pour tous". Mais quand même : personne ne nous interdit d'être subtils et intelligents après notre "défaite".
Un conseil. Rien ne sert de s'opposer à la "Théorie du Genre" en l'appelant ainsi. Rien ne sert de s'afficher anti-Gender, d'annoncer ses désastres ou les lobbys qui le promeuvent, de jeter le "Genre" à la vindicte populaire. Car ceux qui croient au Gender, qui le pratiquent et le défendent, n'ont même pas conscience qu'il s'appelle ainsi. Pour eux, c'est l'Amour avec un grand A. Le Gender, c'est l' "être amoureux". Ils aiment cette idéologie à partir du moment où elle ne porte pas de nom officiel, où elle ne peut pas être définie. Donc arrêtons de dire qu'il faut combattre les dangers du Gender. Ça ne sert à rien!
Tant que nous ne leur parlerons pas explicitement d'AMOUR (corporel, biologique, incarné, concret, divin), tant que nous ne les rejoindrons pas dans leur discours affectif et émotionnel des "sentiments", tant que nous resterons centrés sur le mot "Gender", nous ne ferons pas avancer les mentalités. Les gens n'ont soif que d'une chose : un discours sur l'AMOUR et sur les IDENTITÉS INATTENDUES !
PEUT-ON ÊTRE À LA FOIS CONTRE LE MARIAGE HOMO ET POUR UNE AMÉLIORATION DU PaCS, OU EN FAVEUR DE LA JUSTIFICATION SOCIALE DE "L'AMOUR HOMO" ?
(Autrement dit, peut-on - à moins d'être inconséquent - être à la fois pour le mariage homosexuel et contre ses conséquences (adoption, PMA, GPA, etc.)?)
Le fait que la plupart des opposants au "mariage pour tous" avancent qu'ils ne sont QUE contre le mariage pour les couples de même sexe mais absolument pas contre une union civile, non seulement ne blanchit pas leur opposition, ne la rend pas plus fine, plus "ouverte", plus justifiée et plus homos-phile, mais au contraire l'incrimine et l'invalide encore plus, prouve toute leur ignorance du sujet, leur incohérence, leur hypocrisie et leur homophobie 'gay friendly'. Car le "mariage pour tous " pose réellement problème non pas uniquement par rapport à la filiation mais DÉJÀ dans la mesure où il justifie socialement la pratique homosexuelle, autrement dit le couple homo (... ce que faisaient déjà le PaCS et le CUCS), et aussi dans la mesure où DÉJÀ il met en péril l'Amour universel, le bonheur des deux membres du couple homo, l'accueil social de la différence des sexes. S'opposer au mariage homo tout en justifiant le PaCS, c'est presque totalement contradictoire. Je dis "presque", car seul le mariage ouvre effectivement à des droits spécifiques sur les générations et la filiation ; mais concernant strictement le couple, le mariage comme le PaCS sont des tentatives de justification des actes homosexuels, dont on veut, par la loi et le sentiment, édulcorer la violence, en leur conférant un statut d'amour universel équivalent à l'amour vécu dans la différence des sexes. C'est déjà une erreur et un scandale que de faire cela, surtout quand on voit le manque de stabilité des couples homosexuels. Le PaCS n'était que la première marche du mariage : il n'est donc pas mieux que lui. Et les actes homosexuels, de par leur expulsion de la différence des sexes - socle privilégié du Réel et de l'Amour... même si tous les couples femme-homme n'en profitent pas et ne l'honorent pas - sont d'une grande violence. Ils n'ont pas à être présentés comme des modèles de structuration d'une société. Enfant ou pas !
Redorer le blason de son opposition au "mariage pour tous" en ne parlant que des enfants, ou en se montrant favorable à une union civile "améliorée" pour les couples homos, c'est, que vous le mesuriez ou pas, une pirouette 'gay friendly' ET inconsciemment homophobe. Les opposants au "mariage pour tous" n'ont visiblement pas mesuré que bien avant les enfants, les deux dangers principaux de la circulaire Taubira sont 1) la banalisation sociale de la différence des sexes, 2) la justification/banalisation sociale des actes homosexuels. S'ils croient que le seul problème du projet de loi se situe sur les conséquences du "mariage pour tous" sur les enfants, ils n'ont rien compris de l'homosexualité, du mariage, ni du "mariage pour tous" (qu'ils se mettent, par leur ignorance, à justifier à leur insu, finalement).
Leur proposition du PaCS est une excuse-bidon pour ne pas assumer une opposition aux actes homos, quel que soit le nom qui leur est donné ("mariage", "amour", "alliance", "union", "PaCS") ! J'ai envie de demander aux anti-mariage-pour-tous qui défendent une amélioration du PaCS et qui n'ont, selon leurs propres formulations, "rien contre les couples homos" : POURQUOI ET POUR QUI LUTTEZ-VOUS, AU JUSTE? Car non ! l'amalgame entre PaCS et mariage homo, ou la totale séparation entre les deux, ne vient pas que du Gouvernement et des pro-mariage-pour-tous : ils viennent aussi de la très grande majorité des anti-mariage-pour-tous (qui ne parlent que des enfants! et qui affichent maintenant leur bienveillance vis-à-vis des unions amoureuses homosexuelles) !
LES LENDEMAINS DU CAPRICE
Maintenant que les pro-mariage-pour-tous ont obtenu « leur droit », ils ont la victoire amère. Comme des adolescents après un caprice, ils deviennent triomphalement agressifs, jouent encore à ceux qui ont perdu et qu’on doit plaindre (alors que c’est quand même à la majorité des Français de se plaindre de ne pas avoir été écoutée). Ils boudent, même, en nous attribuant la faute de leur insatisfaction ou de leur déception d’avoir reçu une loi inutile et dangereuse.
J'aime l'esprit créatif de ma nièce Romane.
GRÉGORY TU R’PEINS L’ÉGLISE
Grégory Turpin, c’est un nom qui vous dit quelque chose ? (et pas seulement parce que je l’ai cité dans ma chanson « C’est bien gentil ») J’espère bien !! parce que c’est « un peu » le nouveau – futur et déjà présent – Robert Hossein catholique ! Sans rire. Figure de la visibilité médiatique 100 % catholique en ce moment, chanteur émérite (il a notamment collaboré avec Nourith, Grégoire, Natasha st-Pier, fait plusieurs albums, produit des comédies musicales), ancien carme, auteur d’un livre-témoignage intitulé « Clair-Obscur » où il raconte comment il est sorti de l’enfer de la drogue grâce à sainte Thérèse de Lisieux, le jeune Grégory Turpin a le vent en poupe ! Le Saint-Esprit, quoi !
C’est drôlissime, d’ailleurs, de voir ce grand pudique actuellement propulsé sur le devant de la scène – notamment avec la sortie de l’album « Thérèse » (production TF1) qui marche du tonnerre – alors qu’il avait tout de l’ascète qui aurait pu passer toute sa vie à prier dans une cellule de moine, à l’abris des regards et des caméras de télévision !
Suite à notre rencontre fin 2012, nous nous sommes tout de suite très bien entendus, Greg et moi. Comme des frères (du même âge, en plus) qui se connaissaient de longue date, et qui se sont retrouvés, sans se le dire, dans l’humour et dans la continence (même si moi, je suis le seul à vivre celle-ci par rapport à l’homosexualité). Grégory a la timidité, la douceur, la sauvagerie asociale, qui me décomplexent complètement. Et moi, je sais que je le fais rire, que mon grain de folie le bouscule comme il aime, que mon choix de l’abstinence sexuelle l’interpelle et le met en confiance pour m’assumer en tant que frère de Mission. Au fond, sans nous être consultés, nous sommes tous deux très « monastiques » (non-agréés), des fonceurs, des fous de boulot, des passionnés de Dieu et d’art, des doux, des anciens adolescents complexés qui ne faisaient pas partie des « cools » mais qui ont toujours assumé leur exceptionnalité en la reconnaissant « de Dieu », des gars qui peuvent se passer de l’amour d’une femme (ou plutôt, en ce qui me concerne, de l’amour d’un homme hi hi hi) pour tout donner aux autres et au Ciel. Avec lui, j’ai l’impression de rattraper le temps perdu, en vivant à 33 ans l’amitié gratuite et masculine que je n’ai pas connue au collège ou au lycée, une grande fraternité spirituelle. Il me redonne sans le savoir ma masculinité enfouie.
Les femmes lesbiennes entre elles : un modèle de douceur…
Je discutais aujourd’hui avec un ami qui fréquente depuis 27 ans le « milieu homosexuel », et qui me racontait que la seule fois de sa vie où il s’est rendu, avec un autre pote gay, dans un bar lesbien, il avait été témoin d’une baston entre femmes-qui-« aiment »-les-femmes. Même si le constat est nié par les intéressées, parce qu’elles préfèrent cantonner la violence dans les mondes des hommes, et ne pas voir la brutalité de la pratique homosexuelle ou de la croyance en l’amour homosexuel tous sexes confondus, il apparaît que les femmes lesbiennes, entre elles, se crêpent énormément le chignon, se tabassent, s’insultent, sans que jamais personne ne relève cette forte tendance.
Mon ami me parlait par ailleurs d’une gérante de bar – qui connaît très bien le monde de la nuit, car elle a d’abord travaillé plusieurs années dans une boîte gay, puis ensuite dans une boîte lesbienne – et elle lui a assuré que dans le milieu homosexuel masculin, elle n’avait assisté qu’à 3-4 bagarres, alors que dans l’établissement lesbien qu’elle gérait, c’étaient des bagarres tous les jours ! Alors pour le refrain de la douceur lesbienne, nous repasserons ;-).
N.B. : Et faisons toujours gaffe à bien parler de la violence de l'acte homosexuel, et non de la violence des femmes lesbiennes prises individuellement.
Le Christ et sa gueule de connard
« Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Souvent, en entendant cette phrase, nous sommes tentés de l’interpréter comme une icône misérabiliste de la victime innocente, encore belle dans l’humiliation. La gueule d'amour bafoué. Nous avons du mal à prendre toute la mesure de la vérité qui nous est dite : « Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Non seulement le Christ, en revêtant tous nos péchés, a revêtu le masque de la victime, mais aussi (et ça, c'est super dur à comprendre) celui du méchant, du brigand, du délinquant, du pervers, du menteur, du blasphémateur, du fou, de l’orgueilleux qui se prend pour Dieu, du paria, du diable ! Il a l’air de faire le mal, même s’il ne le fait pas. En tous cas, tout porte à le croire ! Et c’est normal que nous, qui souvent ne voulons voir en Lui qu’Amour, gloire, beauté et sacrifice, ayons du mal à penser qu’Il est allé jusqu’à tolérer cette ignoble apparence pour nous offrir la liberté, par amour. Or, c’est le cas. Le Juste porte le péché du monde, et donc l’apparence du mal. Pas seulement la douleur ou la souffrance. Il porte la violence, la méchanceté, la cruauté ! Il nous faut sans arrêt digérer ce mystère, regarder en face la gueule de connard du Christ ! C’est ainsi que j’explique que les prêtres catholiques, dont la plupart sont des justes car ils imitent le Christ et sont carrément – par le sacrement de l’ordre – le Christ, soient affublés de toutes les réputations diaboliques possibles imaginables (pédophiles, libertins, dictateurs, homosexuels, hypocrites, menteurs, frustrés, violeurs, criminels, etc.). À travers le sacerdoce, ils portent le péché du monde. Rien que ça ! Et nous aussi, catholiques, de par notre baptême, nous sommes appelés à porter le péché du monde, à assumer de passer pour les connards et les réactionnaires de service, car nous ne le sommes pas (si nous appliquons vraiment les commandements de Jésus), mais nous en avons l’air (parfois ;-)). Souvent, nous nous insurgeons qu’on nous traite de conservateurs, de fascistes, extrémistes, d’intolérants. Mais nous devrions nous réjouir au contraire, car ces étiquettes prouvent, dans les situations où nous n’avons objectivement pas mal agi, que nous avons revêtus le Christ (et sa gueule de connard) au moment où elles nous sont collées. Joie d’être traité de diables quand c’est pour et par le Christ !
À propos de l'homosexualité au Liban et en France, la plupart des gens rêvent d'une totale contradiction entre les deux pays. Mirages du relativisme culturel et de l'auto-victimisation, pour ne pas se regarder agir ou nier sa réalité nationale. Qu'ils se détrompent. Qu'on soit "contre" ou "pour" ou qu'on s'en foute, qu'on la diabolise et qu'on la cache (comme au Liban), qu'on la banalise ou la sacralise (comme en France), l'homosexualité n'est toujours pas expliquée, et donc est tout autant pratiquée.
UN COMBAT QUASI INFAISABLE DÈS LE DÉPART
Je vous le concède largement : en toute objectivité, dans ce combat contre le « mariage pour tous », nous étions (quels que soient nos efforts, notre calme dans la détermination, notre nombre, notre inventivité, la qualité et l’étonnante rapidité de nos réflexions internes, le courage des organisateurs, etc.) conduits dans une impasse, vers une victoire quasi impossible à remporter, tellement la distribution des cartes a été inégale dès le départ, tellement nous traînions les casseroles du PaCS (l’illusion de paix, le placebo, l’eau dormante, que cette union civile votée en 1999 !), tellement les porte-parole idéaux pour l’opposition au « mariage pour tous » étaient objectivement une espèce rare (il eût fallu qu’ils soient homos et qu’en plus ils dénoncent la pratique homosexuelle : pas facile à trouver, en effet, ce genre d’oiseaux !), tellement le mammouth du déni social de la différence des sexes était gros et à dégraisser depuis bien plus longtemps que le « mariage gay » (l’homosexualité n’est que le climax social le plus saillant de l’expulsion de la différence des sexes ; certainement pas le seul : les dossiers de l’avortement, des divorces, de la pilule, de l’ouverture de l’adoption aux célibataires, de l’autorisation de la PMA aux couples hétéros, etc., avaient préparé l’arrivée du « mariage homo » et auraient déjà mérité notre massive mobilisation d’opposition ! Le « non » que nous avons scandé dans les rues cette année semble s’être cristallisé autour de l’homosexualité et des personnes homosexuelles, mais c’est une illusion d’optique créée par les mass media : car c’est au nom de toutes les atteintes à la dignité de l’être humain que nous avons finalement défilé contre le « mariage pour tous » : non contre cette loi seule) !
J’avais pourtant prévenu dès le départ en septembre dernier à saint Sulpice les 50 « têtes de réseau » de notre mouvement d’opposition qui se sont regroupés pour penser ensemble à un plan d’action (et qui visiblement ne semblaient pas se rendre compte de l’étendue du chantier, et de la vétusté de nos troupes/armes/arguments) que nous avancions en terre hostile, marais-cageuse et ultra select : avec les argumentaires centrés sur la filiation et les conséquences du « mariage homo », nous n’en mènerons pas large, disais-je ; la seule "tare" qui vous sera reprochée, c'est de ne pas être vous-mêmes homos ! ; mesurons que nous nous attaquons, avec l’arrivée de cette nouvelle loi, pas seulement aux droits de l’enfant bafoués, mais à un problème bien plus épineux qu’il n’en a l’air, bref, au sanglier blessé de l’homosexualité, qui est beaucoup plus vaste, complexe, dangereux, que nous ne l’imaginons, car il remet en cause tout un tas de dysfonctionnements sociaux qui dépassent largement le problème de la pratique homosexuelle, mais dont la pratique homosexuelle est seulement le signe le plus invoqué/nié actuellement dans notre société pour cacher ces derniers. Autrement dit, la bête que nous voulons combattre n’est pas à la portée de tous les chasseurs ! Nous ne sommes pas tous égaux à ce niveau-là ! Et de souligner cette inégalité ne remet absolument pas en cause vos compétences d’experts pour d’autres combats. Mais ce combat-ci contre le « mariage homo » nécessite des experts homosexuels, qui mettent en garde contre les 2 dangers principaux de la loi : la banalisation de la différence des sexes, et la justification sociale de la pratique homosexuelle. À mon insu : c’est comme ça ! Les seuls qui seront écoutés et craints sur les plateaux télé, ce sont eux, car pour l’instant, l’opposition au « mariage pour tous » est vue socialement comme « homophobe ». Et les gens se taisent dès qu'ils voient une seule personne homosexuelle opposée à "ses" droits. Alors notre leadership, par la force des choses, est extrêmement réduit ! Comprenons-le, même si c'est pas facile. Acceptons-le avec humilité et cédons pour une fois notre place de chef si c’est nécessaire.
Ce 5 septembre, j'ai été le plus écouté sur le coup, mais je n'ai finalement pas été compris par ceux qui allaient devenir, par opportunisme, les chefs de file de notre mouvement.
Aujourd’hui, je m’en rends compte. Tel que le débat a été posés dans les termes par nos dirigeants (sur un registre uniquement affectif, amoureux et victimiaire ; très peu rationnel), et vu la place extrêmement étroite et inconfortable dans laquelle nous ont maintenus la plupart des médias grâce à la présomption d’homophobie, les seuls porte-parole du mouvement d’opposition qui auraient pu être réellement crédibles et puissants étaient les personnes homosexuelles continentes. Pas uniquement les personnes homosexuelles : je dis bien « les personnes homosexuelles continentes », qui vivent par leur personne et par leur vie l’inverse de ce que défend concrètement la loi (= la pratique homosexuelle), à savoir la non-pratique homosexuelle. Les personnes homosexuelles qui pratiquent leur homosexualité et qui s’opposent à une loi qui pourtant va dans le sens de la justification sociale de leur pratique, sont des pantins, se tirent une balle dans le pieds, affichent leur propre contradiction, restent dans l’image, et desservent notre cause. Seules les personnes homosexuelles continentes pouvaient être les chefs de file de ce mouvement d’opposition au mariage. Autrement dit quasiment personne à l’heure actuelle, mis à part moi (et quelques amis intimes qui ne commencent à se réveiller que maintenant) ! Donc vous voyez, ça vous donne beaucoup de circonstances atténuantes ;-) ! C’était finement joué de la part de nos gouvernants de nous amener sur un ring dans lequel ils savaient que nous avions très peu de combattants par rapport à eux (quand bien même eux avaient le nombre, mais pas la qualité). C’était très rusé et pervers de leur part de nous conduire sur le terrain extrêmement flou, nouveau et tabou de l’homosexualité et de l’homophobie – alors que le mariage n’a rien à voir, en principe, avec celles-ci –, terrain qu’ils ne maîtrisent pas davantage que nous, en plus !, et où seules les personnes homosexuelles avaient le droit de s’exprimer, d’être écoutées, auraient pu parler en connaissance de cause si seulement elles avaient le courage de regarder leur souffrance et leurs mauvaises conduites en face.
Notre combat était donc quasi perdu d’avance. Ça vous enlèvera peut-être pas mal de culpabilité de le savoir ! Ça vous en rajoutera en revanche une nouvelle : la culpabilité au moins de ne pas avoir profité à leur juste valeur des quelques rares personnes homosexuelles continentes (ou du moins opposées à la pratique homosexuelle) qui étaient quand même là, sachant que votre erreur tactique est déjà excusée par la marge de manœuvre extrêmement réduite qui vous était impartie, par le manque de temps, et par le fait que vous n’avez jamais choisi réellement vos représentants médiatiques. Ces derniers vous ont été imposés… et comme on vous a dit qu’il n’y avait personne d’autre, vous leur avez fait à peu près bon accueil… en connaissant leurs limites, en sachant que ce n’est certainement pas pour eux ni pour leurs beaux yeux que vous avez massivement manifesté : vos convictions personnelles vous auraient fait vous lever de toutes façons. J’en veux cependant beaucoup aux quelques chefs de file de notre mouvement qui n’ont pas su, à cause de leur orgueil et de leur soif de paraître, penser aux priorités, s’effacer pour mettre en avant ceux qu’ils savaient pourtant plus compétents qu’eux sur ce combat-ci. Ils portent une responsabilité très grave. Aussi grave que celles de nos dirigeants socialistes gay friendly.
Le grand ennemi des pro-mariage-pour-tous, c’est la différence des sexes
Quand je discute avec les pro-mariage-pour-tous, je constate qu’ils ont quitté le Réel à un détail tout simple : ils ne reconnaissent pas la différence des sexes comme une réalité humaine, et qui plus est, une réalité positive et aimante. Pour eux, dire que dans le monde, il y a des hommes et des femmes, non seulement c’est bête tellement c’est évident, mais ça ne fait pas sens, c’est de la fiction et de l’idéologie. Et à leurs oreilles, l’expression « différence des sexes » résonne comme le mal absolu. C’est le signe qu’ils se trouvent face à un ennemi homophobe. Parce que pour eux, la différence des sexes n’est pas une réalité corporelle que chaque être humain porte sur lui par sa sexuation, n’est pas une réalité psychique et psychologique, n’est pas une réalité d’amour, n’est pas une réalité sociale. Ils la voient comme une nouvelle théorie abstraite faite pour les embêter et les soumettre, comme une invention patriarcale bourgeoise, comme une théorie homophobe, comme un clivage de domination de l’homme sur la femme, comme un destin anatomique, comme l'hétérosexualité voire la bisexualité, comme un conditionnement culturel ou, beaucoup plus « positivement », comme des rôles non-prédéfinis, comme un champ d’exploration et d’auto-détermination artistique, scientifique, techniciste, amoureuse, cinématographique. En les écoutant et en essayant de discuter avec eux sur la différence des sexes, je vois bien que nous n’évoquons pas la même chose, que nous ne sommes pas sur le même registre, même si nous employons a priori la même expression. Moi, je parle de la réalité biologique, concrète et souvent aimante, de la différence des sexes ; et eux me parlent des images – en générale stéréotypées et violentes – de la différence des sexes. Je parle de Réel ; eux me parlent de « regards », d’intentions, de médias, de « rôles », de « clichés » (à déconstruire). Ils sont enfermés dans un cinéma, emprisonnés dans leur monde télévisuel et internétique. Ils nient la réalité de la différence des sexes parce qu’ils voient bien qu’elle n’est ni complètement biologique, ni complètement culturelle. Elle est l’alliance des deux, un cadre d’amour idéal que si le biologique et le culturel s’acceptent mutuellement. Au final, ils lui reprochent de ne pas être une réalité totalitaire, mais d’être seulement un trésor fragile, une promesse d’Amour.
Par la prière, on est partout tout le temps.
Certains hommes homosexuels ont été des océans jusqu'à maintenant ... ils seront un jour continents.
L’HOMOSEXUALITÉ : UNE TENTATION PARTICULIÈREMENT MASCULINE ET CONTEMPORAINE PARCE QUE PARTICULIÈREMENT PORNOGRAPHIQUE
Pourquoi a-t-on à juste titre l’impression que l’homosexualité, il y en a plus qu’avant, et pourquoi constate-t-on de surcroît qu’elle fait des adeptes surtout chez les garçons ? qu'elle n'est pas si universelle, si dévisagée et si angélique qu'on nous le dit ?
Même si l’homosexualité a de tout temps existé, il est difficile de nier qu’elle est un questionnement particulièrement impulsé par notre époque, au moment où l’indétermination bisexuelle se représente médiatiquement comme un idéal de vie. Et je vais vous dire pourquoi. Nous vivons dans une ère d’ultra-érotisation et de pornographie mondialisée que notre Planète n’avait jamais connue jusque-là. Avant la démocratisation du porno, les jeunes ne se posaient pas autant de questions sur leurs sentiments, sur leur sexualité, sur leur génitalité et ses ambiguïtés. Surtout, ils n’étaient pas aidés à sur-interpréter la pulsion ou la jouissance corporelle en identité ou en amour. Ils ne faisaient pas ce travail d’introspection (positif à certains égards ; catastrophique à d’autres) sur leur ressenti, ne se focalisaient pas autant sur leurs réactions physiologiques, ne romançaient pas l'instinct comme maintenant. Ils ne voyaient pas la génitalité sous forme de terrain d’expérimentations fantaisistes. La sexualité n’était pas observée au microscope et les angoissait peu. Ils n’étaient pas soucieux de correspondre à une image de jouissance stéréotypée. La virilité était moins soumise aux diktats iconographiques de la performance, du machisme, moins définie par des normes esthétiques et sensorielles, moins adulée, moins aculée au repli narcissique masturbatoire… et pour le coup, homosexuel.
À présent, je connais beaucoup de jeunes hommes qui m’avouent avoir eu peur d’être homos simplement à cause du porno, et qui n’auraient jamais débusqué un désir homosexuel aux tréfonds d’eux-mêmes sans ce dernier. Ce constat les aide d’ailleurs à relativiser ce qu’ils croyaient être une identité fondamentale, et même parfois à renoncer à l’homosexualité une fois arrivés à l’âge adulte (c’est sûr que si, pour beaucoup de cas, l’homosexualité se réduit surtout à une stimulation génitale d’ordre télévisuel, à une angoisse d’adolescence, elle en perd en poésie et en profondeur !).
Le marché du X incite à l’homosexualité, même quand il s’agit de films « purement » hétéros (surtout quand il s’agit de films hétéros !). Quand on regarde des films pornos (homos mais principalement hétéros), par la force des choses, on est amené à se retrouver nez à nez avec des personnes des deux sexes (dont le sien) nues et en état de jouissance. Également, par la masturbation, on utilise nécessairement quelqu’un du même sexe que soi pour se faire jouir : on s’utilise soi-même ! Il est donc logique que l’homosexualité – baptisée temporairement « bisexualité » ou « amour » – appelle davantage les garçons (qui regardent plus de porno que les filles), et qui plus est, les jeunes adolescents d’aujourd’hui, clairement sur-exposés aux images érotiques. L’homosexualité est une remise en cause, tout comme elle est une surenchère, de masculinité. Pour le coup, celle-ci attire à elle une frange beaucoup plus large que la population homosexuelle : les jeunes ados, les hommes mariés, les mecs non-mariés, les libertins, les voyeurs hétéros...
Tout ça pour dire à tous les mecs qui m’écoutent (et qui comprennent l’anglais) : Don’t worry ! It’s not particularly homosexuality ! It’s just porn sex ! It’s typically a male temptation ! Autrement dit : Pause ! Si vous vous sentez homo, ce n'est pas nécessairement parce que vous le serez à vie, mais d'abord parce que vous êtes un garçon, et ensuite parce que vous êtes nés à une époque pornographique. Donc du calme, et surtout, de la liberté, avant l'étiquetage du "coming out" !
Pourquoi sommes-nous arrivés à être si puissants politiquement ?
Beaucoup me demandent pourquoi ce qu’ils appellent le « lobby gay » a réussi à avoir autant de pouvoir sur notre nation dans cette affaire de « mariage pour tous », alors qu’il est pourtant ultra minoritaire, et que nous étions une majorité (silencieuse) de personnes homosexuelles à être indifférentes voire opposées au mariage il n’y a encore pas plus loin que deux ans. Ils veulent se persuader que la communauté LGBT a une puissance surnaturelle, qu’elle est insidieusement infiltrée dans les sphères du pouvoir et des médias, que c’est une mafia qui corrompt tout le système mondial.
Je sais que cela semble paradoxal, mais contrairement à ce que certains esprits paranoïaques disent, le « lobby gay » n’est pas fort. Il réussit à être influent précisément parce qu’il est faible et divisé. Si les personnes homosexuelles sont portées aux nues et sont devenues avec le temps les dindons de la farce sincère de nos gouvernants gay friendly soucieux de booster leur carrière politique finissante, c’est, je crois, pour deux raisons très simples : d’une part parce qu’elles sont souvent violentes du fait d’avoir été violentées et d’être tenues dans l’ignorance de ces violences (du coup, elles en deviennent socialement impressionnantes, terrorisantes ; elles sont des matraques idéologiques parfaites pour n’importe quel gouvernant sans envergure qui veut masquer sa mauvaise gestion du pays) ; et d’autre part parce qu’elles sont faibles (la grande majorité d’entre elles ne savent pas réfléchir, sont fragiles psychologiquement, réagissent à l’affectif, n’ont pas les moyens intellectuels de se révolter contre le rôle qu’on leur fait jouer, contre leurs chaînes qu’on leur présente comme un cadeau ou une belle parure dont elles peuvent être fières : les instruments de pouvoir idéaux, en somme ! Facilement manipulables). De par le lourd secret de souffrances sociales (viols, divorces, adultères, crises économiques et morales, perte de Réel, etc.) dont notre désir homosexuel est le signe, nous, personnes homosexuelles servons de rideau à fleurs et d’objets de chantage affectif parfaits ! Tant que nous n’ouvrons pas la bouche et que vous ne vous penchez pas sur nos actes et notre existence intime, nous serons le cauchemar de vos nuits, croyez-le ! Et pour des sujets sociaux qui n’ont apparemment rien à voir avec notre homosexualité ! Nos gouvernants nous utiliserons pour imposer au Peuple toutes les lois de bio-éthique qui flattent leur libéralisme et leur libertarisme infantiles !
OPPOSITION FRANÇAISE AU « MARIAGE POUR TOUS » :
HEURE D’UN COURT BILAN
Mardi 23 avril 2013 au petit matin : Nous arrivons à la fin de notre combat (qui ouvre la voie à d’autres). Le moment de se remercier du chemin parcouru, de compter le butin et les pertes, de voir de l’avant malgré tout.
Pour ma part, le bilan sera amer et plein d’Espérance. Je constate que depuis le départ de notre mouvement d’opposition (septembre 2012), nos principaux porte-parole n’ont toujours pas compris le combat qu’ils mènent (avec davantage d’inconséquence que de courage, d’ailleurs), … ce qui est assez hallucinant et préoccupant pour eux. Entre ceux qui continuent de faire de la figuration politisée (il ne suffit pas d’être homo, de s’afficher de gauche ou d’extrême droite, pour avoir quelque chose à dire…), ceux qui ont une courte vue (et qui demandent toujours des conneries, avec un emballage sans cesse différent pour enfumer tout le monde et s’enfumer eux-mêmes : manifs à répétition, CESE, référendum, et maintenant réclamation d’une union civile), ceux qui au contraire ont une trop longue vue (c’est-à-dire qui voient trop de l’avant – ça s’appelle une fuite en avant ? – et qui inventent des nouveaux concepts jargonnants qui certes fonctionnent sur le long terme mais qui ne parlent pas aux Hommes de notre temps, qui ne rejoignent pas le combat de l’instant T, et qui sont « bien gentils » : ‘Humanité durable’, ‘Gender’, ‘Écologie humaine’, ‘transhumanisme’, etc.), entre ceux (les moins pires) qui, au final, font contre mauvaise fortune bon cœur, bon camping convivial, bonne veillée de prière profane, nous n’avons pas été aidés à avoir aujourd’hui de belles têtes de vainqueurs. Il faut l’admettre.
Qui a osé, parmi eux, parler vraiment de la loi du « mariage pour tous », c’est-à-dire concrètement d’amour, du couple, du mariage, de la différence des sexes (en dehors du prisme de la filiation), d’homosexualité (en remettant clairement en cause sa pratique) ? Aucun.
Je vous le dis tout de go : nous avons mérité notre défaite et notre réputation d’homophobie (homophobie dans le sens de refus de parler d'homosexualité, de laisser la place aux personnes homosexuelles continentes, et phobie de passer pour homophobes). Nous avons mérité aussi notre réputation de courageux à l’esprit bon enfant. Je ne célèbre pas notre efficacité, ça c’est clair. Mais je nous remercie tous pour notre incroyable mobilisation. Merci aux veilleurs et aux quelques personnes qui ont vraiment compris les deux dangers de la loi : la banalisation de la différence des sexes et la justification sociale de la pratique homosexuelle. Merci aux vraies consciences en éveil !
Gode blesse you. C'est bien vrai :-).
La continence : le chemin taillé sur mesure pour les chauds lapins !
Ne croyez pas que pour vivre la continence (l'abstinence sexuelle pour Jésus), il faille être de nature spécialement posée, rangée, équilibrée, ou avoir un 'self control' hors du commun, un appel spécial à l'ascétisme. Plutôt le contraire ! Il faut être un chaud lapin qui a une forte libido ! Regardez-moi, par exemple : je me connais assez pour savoir que je suis un grand charnel, un grand tactile, un grand émotif, un grand sensoriel, un grand sexuel, un grand câlin, un grand gourmand au niveau génital, quelqu'un qui adore serrer dans ses bras, qui a adoré embrasser sur la bouche et 'coucher'. Bref : j'ai tout de la bête de sexe romantique. Et voyez ce que je vis aujourd'hui, sans douleur et sans frustration. Je crois même que le fait d'avoir un fort appétit sexuel et sensoriel s'agence encore mieux avec l'abstinence génitale. Car qui peut le plus peut le moins. Qui a l'énergie de l'inutile ou du pire a aussi l'énergie de s'imposer le meilleur. Pourquoi n'envisager la forte énergie que comme un éclatement et une perdition, quand pourtant elle peut être, si elle est canalisée, la 'faiblesse qui devient force', l'écharde d'un saint Paul, LE moteur de la locomotive "CONTINENCE" ?
J'en suis de plus en plus convaincu : le partouzeur est celui qui a vraiment raté sa vocation de moine parce qu'en réalité il a le plus de prédispositions pour être continent (il se venge juste temporairement de lui-même et du gâchis de ses talents dans la débauche). J'en suis la preuve vivante. La continence est accessible à beaucoup plus de personnes qu'on ne croit, a fortiori quand vous n'êtes pas un enfant de choeur, en odeur de sainteté dans vos actes amoureux, et que vous vous dites que jamais vous ne pourriez vous passer du cul.
Quand je repense à certaines discussions qui se sont envenimées entre moi et mes amis sur les réseaux sociaux ou bien le temps d'un débat où l'écoute et l'humour n'ont pas été au rendez-vous, je me dis que j'ai perdu beaucoup de temps à chercher à AVOIR RAISON, ou à insister, par purisme et refus de me montrer faible, sur les détails de désaccord, au lieu d'AIMER... alors qu'en face, mon interlocuteur ne cherchait pas tant (lui non plus) à "avoir raison" qu'à être aimé, il ne critiquait pas tant le fond de mes propos que leur forme agressive ou ma peur de lui, il souhaitait juste (comme moi, et comme toute personne échaudée par la souffrance et l'orgueil) prouver que ma susceptibilité était en elle-même un aveu que je n'étais pas si blanche colombe dans l'histoire, il me reprochait que mon agressivité réponde à la sienne, que je n'aie pas eu avec lui la grâce du pardon qui fait le premier pas et qui pulvérise toutes les divergences de points de vue. Son manque d'écoute, c'était l'expression maladroite et inconsciente chez lui d'une déception me concernant. Et mon rejet de lui, une justification de sa déception. Alors que la déception, même si elle se comprend, est toujours injustifiable.
Demain (22 avril 2013) sort l’album « Thérèse ». C’est une production TF1. Ça hérissera certainement les puristes parmi vous, qui y verront une trahison ou une entorse à l’esprit originel des poèmes de sainte Thérèse de Lisieux (car TF1 verse dans le cucul Cacharel sur certaines chansons, ça saute aux yeux et aux oreilles). Mais il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. C’est déjà un pas inouï qu’une chaîne aussi grand public que TF1 ose proposer un disque avec les textes non-retouchés d’une sainte ! C’est déjà génial que, sur un disque à diffusion nationale, puissent chanter des artistes qui ne sont pour l’instant connus majoritairement que des cathos (Michaël Lonsdale, Mgr Di Falco, etc.). Surtout que parmi les chanteurs qui participent à l’album, il y a des cathos véritablement pratiquants (genre quelqu’un que j’affectionne vraiment pour son talent et son amitié, Grégory Turpin, qui interprète deux chansons, dont une – le duo avec Natasha st Pier – qui est juste une tuerie ! « Ma seule Paix »). Donc pour défendre la couleur de nos artistes cathos et prouver à TF1 qu’à part avec « Les Prêtres », nous, catholiques, nous aimons qu’on ne nous trompe pas sur la marchandise, nous aimons valoriser les choix artistiques cohérents avec notre foi et « nos » artistes vraiment cathos (et pas seulement « cathos » juste pour l’occasion, juste parce qu’ils sont catalogués « World Music » : pardon Anggun et Sonia Lacen…), je vous encourage dès demain à télécharger en masse sur I-Tunes les chansons cathos pur jus telles que « Ma seule Paix ». Merci pour la recherche de Vérité.
C'est le paradoxe de la continence : grande qu'à condition de ne rester qu'elle-même, indépassable parce qu'elle est sa propre force et limite... même si, en se vivant, et par sa grandeur/rareté, elle donne tous les signes encourageants aux deux frères homosexuels qui la décident qu'elle peut être dépassée par l'amour charnel et sentimental. En ce sens, la continence est un véritable trésor fragile, et qui doit rester fragile pour exister. Pas le choix ! :-) Ou plutôt : Pas le choix!... dans le grand choix !
PLUS D'HOMMES QUE DE FEMMES HOMOS ?
Une des raisons pour laquelle j'explique qu'il y a largement plus d'hommes qui se disent homosexuels que de femmes, c'est d'une part le fait que l'homosexualité soit davantage à ranger du côté de la pulsion (le désir homo fuit le Réel dont le socle est la différence des sexes, donc il est plus un fantasme qu'une réalité fondamentale de l'individu ; et si vous voulez persuader un être humain qu'il est homo, il vous sera très facile de l'exciter, les yeux bandés, dans le noir, par un homme ou par une femme : l'homosexualité, c'est l'autre nom de l'excitation sexuelle universelle); et d'autre part, le fait que la sexualité des hommes et les sexualité des femmes sont différentes. Chez nous les gars, c'est davantage la pulsion qui stimulera le sentiment (nous sommes enclins à penser que si nous sommes excités sensuellement, nous "aimons" : en gros, "Je bande donc j'aime"). Alors que chez les filles, c'est davantage le sentiment qui stimulera la pulsion (une femme acceptera difficilement de "coucher" si elle n'aime pas). Donc il est plus logique que nous, les hommes, soyons tentés par l'homosexualité. Nous sommes plus parcellaires et animaux dans notre sexualité/génitalité. Nous avons une sexualité plus compulsive, plus hygiénique, plus fétichiste que les femmes (nous aimerons non pas un corps entier mais d'abord des seins, des fesses, ... et donc pourquoi pas, pour certains, des poils, des bites, des muscles, à la longue?) quand les femmes, à l'inverse, auront davantage tendance à être globales dans leur sexualité (les femmes dans les sex-shop sont une espèce très rare ! ; les femmes qui ont un grand besoin de se masturber ou de se soulager avec un prostitué aussi ; et les femmes réellement enthousiasmées par un film de boules sont très peu nombreuses). L'homosexualité correspond donc bien plus à la sexualité masculine qu'à la sexualité féminine... même si là encore, il y a des ponts entre les deux.
Je ne regrette pas une seule seconde d'avoir pris une année (voire deux) de disponibilité. Mon boulot de prof d'espagnol n'a jamais été une vocation : c'était plutôt un gagne-pain, la solution par défaut, de confort ou de facilité (même si j'ai vraiment aimé mes élèves et mes collègues). A travers toutes les conférences que je fais à présent, je commence à voir un panorama assez conséquent et fidèle des différents visages d'Eglise qui existent en France aujourd'hui, et cette vitalité-diversité m'émerveille, m'enthousiasme, m'apprend énormément, m'encourage à la fois à l'humilité et à la confiance, me redonne l'Espérance en la France et en l'avenir. Il n'y a pas de raison d'avoir peur d'évangéliser. Il n'y a pas de raison de désespérer de l'Eglise française actuelle (et, je crois, mondiale). Si vous saviez toutes les graines de prophètes et d'évangélisateurs que je rencontre, vous ne vous morfondriez pas une seule seconde !
La base et la quintessence du vrai catholicisme, c'est l'amour des ennemis. J'en suis loin et j'y travaille !
Ça y est. Je profite de mon voyage au Liban pour me lancer dans l'écriture d'un nouvel opus, "L'homosexualité en Réalité". Ce ne sera pas une autobiographie, mais plutôt un témoignage personnel - où je parlerai des grands moments et des rencontres marquantes qui ont jalonné mon parcours - ainsi qu'une mini-suite de "L'homosexualité en vérité" (pour répondre à toutes les nombreuses questions que je n'ai pas eu l'espace de traiter dans le précédent ouvrage, et qui sont venues suite aux conférences).
HUIT CLÉS CONCRÈTES POUR ARRÊTER LA MASTURBATION ET LE PORNO (à destination de ceux qui reconnaissent que ces pratiques ne rendent pas pleinement heureux, et qu’au contraire elles nous frustrent plus qu’elles ne nous libèrent de la frustration !)
Concernant mon livre « L’homosexualité en vérité » (2012), plusieurs fois on m’a gentiment reproché d’avoir été trop court et évasif dans ma réponse sur la question de la masturbation. En effet, proposer comme seul moyen d’arrêt de cette pratique « l’amour de l’Église », c’est bien beau, c’est bien gentil (lol), c’est bien pieux, c’est bien vrai (car l’amour de l’Église-institution est tout à fait l’aboutissement et la synthèse de tous les moyens que je vais vous décliner maintenant)… mais pas très concret pour celui qui a de temps en temps du mal à envisager l’Église comme une épouse et une personne concrète pour laquelle se battre sans discuter. Alors, rapidement, je vais essayer de dresser une liste des méthodes pratiques qui m’ont permis d’arrêter mon caprice sensuel/sensoriel.
1 – La méthode trash (lol) : se couper le bras ou s’arracher l’œil (dans le sens figuré, je vous rassure, et pourtant, déjà très littéral et concret de la Bible : « Si ta main t’entraîne au péché, coupe-la ! Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le ! », Marc 9). En gros, cela revient ni plus ni moins à avoir l’audace de fermer les yeux quand la scène chaude d’un film arrive, ou quand le clic de l’icône internet d’un lien érotique nous démange. Détourner le regard. Et comme en général cette scène chaude arrive avec d’énormes sabots, nous risquons très peu d’être pris au dépourvu ! ;-) Donc usons et abusons de la fonction « Switch off » de notre nerf optique ! Cette action est fragile (donc difficile), intime, mais ô combien efficace !
2 – Deuxième proposition : Ne plus négocier avec soi-même. Savoir se dire clairement « NON », sans revenir dessus. C’est une incroyable expérience de sa petite Liberté. Mais il faut le faire ! Je reconnais que c’est cette action qui m’épargne le plus de fatigue et de dilemme, franchement (Quand on me dit que je suis courageux d’avoir arrêté la masturbation depuis janvier 2011, je me marre, car ce qui était coûteux, c’était d’essayer d’arrêter sans s’en donner vraiment les moyens ; arrêter « tout court », ce n’est ni fatigant ni courageux : au contraire, c’est net, sans bavure – ou presque lol – et reposant). Bien souvent, nous tombons et nous faisons le mal de la masturbation simplement parce que nous avons grillé/négligé les étapes préliminaires qui nous ont conduit ensuite à nous retrouver le pantalon baissé devant notre écran, à sortir notre carte bancaire au vendeur du sex-shop, à payer notre place au sauna. Nous avons joué sincèrement les ingénus, en tournant autour du pot, alors que c’était déjà là (au « tournage de pot ») qu’il fallait se prendre en main et se dire clairement « non » à soi-même. Au lieu de s’attaquer au sommet (l’acte ultime du péché) pour mieux justifier notre découragement et notre démobilisation, c’est déjà les premières marches qu’il faut refuser. C’est sur les mini-tentatives de séduction de l’enfant capricieux qui est en nous qu’il faut travailler, et non sur le gros caprice, qui est déjà en soi une suite logique du « mal déjà fait », un après-péché. Au fond, nous savons tous quand nous commençons à faiblir, à être complice de notre mal intérieur. Et comme me le disait un jour un ami prêtre (concernant le fait d’arriver à ne pas coucher avec une personne qui nous attire), il est plus facile de dire « non » en bas de l’immeuble qu’au seuil de la porte de l’appart’. Pareil pour la masturbation : il est plus facile de se dire « non » à soi-même sur les étapes antérieures à la masturbation que juste au moment de passer à l’acte.
3 – L’évangélisation. Le fait que j’aie rendu public l’arrêt de la masturbation m’a énormément responsabilisé et aidé à tenir parole. Je dois le reconnaître. Autant l’exhibitionnisme enchaîne et doit choquer à juste titre (la génitalité, c’est prioritairement de l’ordre de la sphère privée et du secret, même si elle concerne aussi la sphère publique), autant le cadeau de sa génitalité à Dieu et l’explication de son sens universel brisent beaucoup de nos propres chaînes et des chaînes de nos contemporains ! Le don de sa fragilité aux autres et à Dieu, c’est la vraie libération. Et j’ai remarqué que si je retombais dans la masturbation, je n’aurais plus la force de dire que j’ai arrêté, de mentir. Sur le terrain si honteux de la masturbation, sur le terrain si audacieux de l’arrêt de la masturbation, soit on FAIT et la parole est libérée, soit on ne fait pas et la parole est morte. C’est systématique. Sans la masturbation, nous goûtons aux grandes choses.
4 – Arrêter de donner trop d’importance à nos actes mauvais et au mal : ce n’est quand même pas eux qui nous définissent entièrement, qui remettent en cause notre dignité humano-divine. Ce ne sont pas eux qui ont gagné, que je sache !
5 – S’efforcer de pratiquer la prière-oraison (de temps en temps, même si, selon les personnes, ce n’est pas toujours trop notre tasse de thé). C’est elle qui, seule, peut nous faire découvrir que nous avons une Vie intérieure, une vraie liberté, que nous abritons le Prince de la Paix dans notre cœur. Si nous ne prenons pas le temps de nous poser et de mesurer que notre corps est sacré, qu’il est réceptacle de Jésus, qu’il abrite une V.I.P., c’est évident que nous allons le maltraiter dans la jouissance égocentrique, l’auto-consommation.
6 – Admettre d’une part que nous sommes tous sans exception abstinents, qu’on le veuille ou non (même l’homme marié, il ne passe pas son temps à coucher avec sa femme : à un moment donné, il arrête !lol ; après, il y a ceux qui subissent cette abstinence, et qui s’appellent les libertins ET les frustrés, et puis il y a ceux qui la choisissent et qui y mettent de la liberté, et qui s’appellent les continents – s’ils sont religieux ou personnes homos – ou chastes – s’ils sont mariés dans la différence des sexes ; la continence n’est donc pas un exploit surhumain, une bizarrerie, un choix insurmontable et irréalisable : c’est juste notre condition humaine du bonheur en matière de sexualité) ; comprendre d’autre part que l’abstinence n’est pas la mère de la frustration, pas l’ennemi du plaisir mais au contraire LA condition du plaisir (Par exemple, le vrai amateur de chocolat, ce sera celui qui saura ne pas s’en goinfrer à s’en rendre malade). On ne goûtera au vrai plaisir de la génitalité que si nous savons nous en priver de temps en temps et en choisir le meilleur usage.
7 - En général, la tentation de masturbation arrive quand existentiellement on s’emmerde et qu’on n’ose pas s’avouer qu’on souffre de ne pas avoir trouvé son grand projet d’Amour (ou pire, qu’on n’est pas comblé en couple). Alors, je serais tenté de dire : « T’es pas content ? Et bien CHANGE DE VIE ! » Des fois, cette décision peut prendre le chemin de la radicalité, avec les grands moyens. Mais le mieux, c’est quand elle se fait sans grands changements apparents. On a toujours le même boulot, les mêmes activités, la même famille, les mêmes collègues, les mêmes amis. On a juste réussi à se maîtriser dans l’intimité de sa chambre… puis, tout d’un coup, on se rend compte que notre manière de vivre cette même vie d’avant et de regarder les autres a changé du tout au tout. En douceur et en liberté.
8 – Appliquer à soi-même le premier commandement christique « Aime ton prochain COMME TOI-MÊME ». Ce ne sont pas des mots en l’air. Si nous pensons que l’arrêt de la masturbation ne tient qu’aux preuves d’amour verbales que nous formulons à Jésus (prières, chants, sacrifices, confessions, expositions au Saint Sacrement, promesses répétées, supplications, etc.), nous nous foutons le doigt dans l’œil. Jésus semble nous dire : « C’est bien beau de m’aimer en parole. Je ne doute absolument pas de ton amour pour moi. Ce dont je doute, c’est de l’amour que tu te portes à toi-même ! ». J’ai compris, en arrêtant la masturbation, que mon problème d’avant l’arrêt ne venait pas de l’amour apparent que je formulais à Jésus, mais bien de mon manque d’amour de moi-même (qui finalement se reportait, par ricochet, sur la qualité de mon amour pour Jésus). Quand ma voix intérieure m’a dit : « Jésus se fout que tu l’aimes si tu ne t’aimes pas toi-même ! », c’était terminé. Le véritable ami de Jésus, ce n’est pas celui qui connaît par cœur Ses préceptes, qui sait qu’il doit les mettre en pratique, et qui crie (tout en s’enfonçant dans la mer, au moment de pécher) « Seigneur, sauve-moi !!! ». C’est bien celui qui applique sans bruit Ses commandements et qui s’aime concrètement lui-même.
9 – Aimer Vivien Hoch, même quand il vous traite d’« impudique ».
Si jamais les méthodes que je viens de vous exposer fonctionnent, vous verrez que malgré tout, les tentations perdureront (et que vous continuerez de trouver les mecs beaux, si vous êtes un homme à tendance homo). Cependant, alors que votre quotidien n’aura pas radicalement changé, votre horizon (amical, professionnel, artistique, intellectuel, familial, spirituel) va pourtant s’ouvrir considérablement. Un truc de fou ! Vous gagnerez en joie et en liberté. Les gens vous feront inopinément beaucoup plus confiance (alors qu’ils ne sauront rien de ce que vous avez décidé de vivre dans votre intimité sexuelle). Mystère des ponts entre le monde visible et le monde invisible. Et puis si vous devenez un champion de la continence, vous aurez en plus le privilège et la bonne surprise de découvrir que même la vue d’images érotiques ou pornographiques ne vous ébranle plus autant qu’avant, ne vous excite plus au point de vous donner envie de vous masturber. Vous ferez l’expérience d’une vraie libération durable ! d’une vraie joie ! Alors n’attendez plus, et commencez tout de suite. C’est MAINTENANT le moment favorable ;-).
N.B. : Ce petit article vient bien sûr compléter le Phil de l’Araignée n°12 « Éloge de la masturbation ».
On peut souffrir d'être parfois tenté. Consolation : on ne le sera jamais autant que le Christ, qui est la Vérité même.
Assumer son exceptionnalité (donnée par Dieu) : la clé des gagnants !
Pendant mes conférences, les rares fois où j'ai été attaqué, ce n'était pas sur ce que je disais, mais sur ma légitimité à parler. "De quelle autorité tu parles ?" ; "Au nom de qui ?" ; "Qui se cache derrière ton discours ?" ; "Pourquoi employez-vous le 'nous' ou le 'on' ?" ; "Qui vous envoie ?" ; "Quelle est votre secte ? Votre patron caché ?". Derrière ces questions, on peut lire une attente que je parle de Dieu, mais aussi, en filigrane, un piège : mes contradicteurs veulent me prendre en flagrant délit d'audace et/ou de blasphème, car si je réponds "Jésus" ou l'"Église catholique", ils trouveront à leurs yeux la preuve que je me prends pour Dieu, et donc la justification de leur indignation. J'ai quand même toujours pris ce risque de l'audace en ne reniant pas la raison religieuse de ma prise de parole.
Quand les anti-homophobie, au lieu d'arborer des affiches géantes "HOMOPHOBIE = MORT", dérouleront des banderoles marquées "HOMOPHOBIE = VIOL (perpétré uniquement entre personnes homos)" ou "HOMOPHOBIE = PRATIQUE HOMO", je commencerai à les suivre.
L'accusation de personnes est le reflet et la jumelle du libertinage. Les mêmes qui permettent tout ne pardonnent rien. Les mêmes qui jugent les fautes "impardonnables" sont ceux qui, en secret, les pratiquent. Pensons par exemple à la mise au pilori publique des pédophiles, des violeurs, des gens comme DSK, à la traque à l'homophobie. Il n'y a qu'un moyen, finalement, que cet effet miroir ne fonctionne pas : c'est le pardon après la condamnation de l'acte mauvais. C'est la Miséricorde. Pour Elle, rien n'est "impardonnable".
Dimanche de la Miséricorde divine (7 avril 2013). Homélie exceptionnelle de François Gonon à st Nicolas des Champs ce matin. Waou ! « Rien n’est impardonnable pour l’Église. » Génial. Sur ce, je décide de « débloquer » sur Facebook tous les contacts que j’avais bloqués auparavant. Par lâcheté, par sécurité, par orgueil, par jalousie, par auto-défense, par « logique » (humaine), mon cœur s’était fermé, et j’ai utilisé cette odieuse fonction FB. Je demande pardon à tous ceux à qui j’ai fermé mon cœur (même à ceux qui m’ont insulté, même à ceux qui avaient des « profils fake », même aux taupes, même aux psychopathes - tant pis s'ils ne s'en rendent pas compte lol - et à mes agresseurs !^^). J’ai été finalement pas moins con qu’eux (voire même plus qu’eux). Amnistie générale ! ;-)
À quoi sert de parler avec M. Binet qui n'a même pas lu mon livre et qui refuse de voir l'homosexualité en face ? Cet homme est un imposteur, qui se fait passer pour 'gay friendly' alors qu'il ne pense qu'à lui. Les personnes homosexuelles, au-delà de ce qu'elles peuvent lui apporter comme notoriété et belle image de justicier, il s'en moque totalement. Par ailleurs, je dis cela sans justifier le fait que certains militants anti-mariage-pour-tous l'empêchent de s'exprimer : c'est finalement réagir pas mieux que lui.
JE PARS AU LIBAN (Adieux ! ^^ Heureux de vous avoir connus)
À la veille de mon départ au Liban (voyage prévu du 12 au 19 avril), je vois bien les fortes résistances à ma venue, mais aussi des confirmations qu'elle a particulièrement du sens : les Libanais qui diabolisent l'homosexualité sont ceux-là mêmes qui la pratiquent dans le secret. C'est une folie d'aller là-bas, et en même temps, il y a d'énormes besoins et enjeux. Des enjeux de Paix, d'unité, de guérison, d'amitié. Tel que la société libanaise évolue, ma démarche aurait toujours été, de toutes manières, prématurée, risquée, inconsciente. Donc c'est toujours le bon moment pour y aller et jamais le bon ! Si j'attends que le Liban soit prêt à m'accueillir, je n'y vais plus ! ;-)
Je constate que c'est un pays complètement schizo par rapport au sujet : ils pratiquent à donf l'homosexualité, les cas d'inceste, de viols et de double vie homosexuelle pullulent... mais NON, ça n'existe pas ! Faut pas en parler ! Le Liban n'est pas prêt ! En toute logique, un chirurgien de l'homosexualité comme moi, même s'il vient de France, ne peut pas être ovationné ni être 'persona grata'. Il peut même être perçu comme dangereux. Je m'en moque. Moi, je pense aux gens libanais qui portent la blessure secrète de l'homosexualité, et qui la pratiquent d'autant plus douloureusement que personne ne les aide à la nommer. La perspective de l'opération chirurgicale n'a jamais été, à première vue, une partie de plaisir... même si, sur le long terme, on la sait nécessaire, libérante et positive. Mon voyage sera donc de toutes façons utile, au moins pour faire reculer cette schizophrénie nationale autour de l'homosexualité, schizophrénie dont le contexte géo-politique explosif libanais est le signe le plus latent. Au moins pour les rencontres d'amitié vraies que j'y ferai. Yallah !
Les flammes des bougies sont belles parce que fragiles. Il ne peut pas en être autrement. Alors tu ne dois pas craindre d'être parfois fragile, d'être tenté par des personnes du même sexe, d'être balloté par le vent. C'est cette fragilité qui te rend beau et qui peut te permettre d'aimer vraiment. Tu as le droit de sentir tes forces et ton courage te quitter. Ça ne fait pas de toi un lâche ou un pécheur. En revanche, ce qui serait dommage, c'est que tu joues au tout-puissant, que tu nies ta blessure, que tu t'énerves contre elle, et que pour le coup tu t'y adonnes. Être tenté n'est rien : il n'y a que l'entrée en tentation qui est grave. "C'est pas gagné!" dis-tu. C'est pas gagné si tu le veux. De même, c'est gagné si toi et Jésus le voulez et le faites. Courage, petite flamme ! Tu es beau. L'interdit du passage à l'acte homosexuel n'est que l'écrin un peu rebutant et glacial qui protège le trésor inestimable de ta fragilité, de ton amour, de ta flamme.
IL N'Y A PAS QUE LES PERSONNES HOMOS OU GAY FRIENDLY QUI N'AURAIENT PAS COMPRIS LES DÉBATS SUR LE "MARIAGE POUR TOUS"... LES ANTI NE FONT EN GÉNÉRAL PAS MIEUX.
Vendredi 5 avril 2013. Je lis sur Twitter le message d'un prêtre : "L'argument unique à propos du mariage: RT@Yagg 'Refuser l'égalité homos/hétéros, c'est de l'HOMOPHOBIE'. Toujours la même chose. Comprendront-ils 1 jour ?" Et j'aurais envie de défendre (pour une fois!) Yagg et de répondre à cet ecclésiastique : "Comprendrez-vous un jour, mon père, combien cette phrase dite par Yagg est d'une incroyable justesse ? (même s'il y a de fortes chances pour que cette justesse ait échappée à celui qui l'a écrite, car je doute que celui-ci ait fait la différence entre l'hétérosexualité et l'amour dans certains couples femme-homme, ou bien qu'il ait conscience de l'exacte gémellité de violence entre l'hétérosexualité et l'homosexualité) Il n'y a pas que les pro-mariage-pour-tous qui doivent être éduqués à la compréhension et à la dénonciation de l'hétérosexualité. Il n'y a pas que les personnes homosexuelles ou gay friendly qui n'ont pas compris les débats sur le "mariage pour tous"! Comme la route est longue pour s'enlever la poutre de l'oeil et cesser d'accuser son interlocuteur... surtout quand ce dernier nous révèle une vérité qui nous dépasse et qui le dépasse !
LE TAUREAU PAR LES CORNES
Avec les débats sur le « mariage pour tous » en France, j’ai mesuré combien l’immense majorité des opposants à cette loi sous-estimait à tort le sujet de l’homosexualité. Ils pensent que c’est ma petite lubie personnelle, que c’est une mode passagère, un faux débat, ou en tous cas un débat ponctuel et annexe qui ouvrira à d’autres dossiers beaucoup plus inquiétants. C’est faux et archi-faux. Je vous le dis. L’homosexualité est LE sujet le plus central et le plus grave que l’Humanité ait compté. Bien plus grave encore que la pauvreté, que les crises, que les meurtres, que les guerres, que les viols… puisque l’homosexualité, c’est le viol (ou le fantasme de viol) justifié par le sentiment, c’est la guerre habillée en « Amour » ou en « coming out », c’est l’enfer pavé de bonnes intentions. Tant que nous nous refuserons à identifier et à dénoncer collectivement le phénomène, ce mot – et les actes et identités qui lui sont associés, c’est-à-dire « les » homos et « les hétéros » –, continuera à hanter et à parasiter les débats de bio-étique, d’anthropologie, de sociologie, de morale sexuelle, que nous mènerons sur le plan politique, économique, législatif et religieux, dans le futur. Il servira de fer de lance et de prétexte pour faire valider toutes les étapes les plus invraisemblables du transhumanisme (euthanasie, manipulations génétiques, encouragement aux avortements, modification du statut de l’embryon, trafic d’organes, mères porteuses, clonage, l’homme-machine congelé et immortel...). Il sera utilisé, comme c’est déjà le cas, comme matraque idéologique pour faire plier et pour diaboliser n’importe quel intellectuel, tout en se donnant bonne conscience. Voyez. L’homosexualité est une réalité puissante qui a été capable à elle toute seule de renverser l’institution du mariage, alors qu’en théorie, elle n’avait rien à voir avec ce dernier ! Combien plus ce mot, qui renvoie à une semi-identité ou à un amour forcé, annulera tous nos jolis argumentaires scolaires et jargonnants sur les dangers du « Gender », sur la défense de l’« Écologie humaine », sur l’« Humanité durable », etc. ! Tant que nous ne prendrons pas le taureau de l’homosexualité par les cornes, tant que nous ne ferons pas du désir homosexuel (et de l’Amour, incarné exclusivement dans la différence des sexes) une priorité discursive internationale, vous allez voir que sur des terrains totalement périphériques à l’homosexualité, le rouleau compresseur facile de « l’amour asexué universel » (et donc, entre autres et surtout homosexuel) sera, impunément et en toute bonne foi, utilisé. Vous avez peur de juger l’Amour et d’identifier Ses règles ? Vous êtes tétanisés à l’idée de condamner la souffrance, la mort, et le viol, parce que socialement ils sont appelés « identités » ou « amours » ? Votre lâcheté vous reviendra à la figure puissance 1000 ! L’Histoire me donne malheureusement déjà raison.
Signe très révélateur et encourageant pour notre société française : beaucoup d'anciens élèves que j'ai eus au lycée (lycée public, général comme professionnel, je précise ; a priori pas beaucoup de cathos, ni "de droite") m'écrivent en ce moment pour me féliciter pour mon combat contre le "mariage pour tous" (ou "mariage homo"). C'est dire si nos jeunes adultes ont une conscience citoyenne réelle et du bon sens. Nous n'avons pas à nous décourager pour la jeunesse en France. La relève arrive !
Caroline Mecary dit qu' "être homo et ne pas être en faveur du 'mariage pour tous' est une preuve de haine de soi". Alors qu'en réalité, la haine de soi, quand on se sent homo, c'est justement de s'étiqueter caricaturalement "homo" et de pratiquer l'homosexualité.
Aux gens qui me disent que la lutte contre la circulaire Taubira n'est qu'une "perte de temps", qu'elle n'est pas une priorité nationale, et qu'il vaudrait mieux que les opposants au "mariage pour tous" s'occupent des "enfants malheureux qui meurent de faim ou qui sont malheureux avec des parents hétéros dans le monde entier", je réponds ceci : Non seulement notre opposition n'est pas inutile, mais en plus, nous nous occupons de tous les enfants dans la mesure de nos moyens : des enfants malheureux que les pro-mariage-pour-tous décrivent, et aussi de ceux qui vont être tués à cause de la PMA, de ceux qui vont être volés et achetés à cause de la GPA, et de ceux qui vont être privés de la différence des sexes à cause de l'adoption ouverte aux couples de même sexe. Ce ne sont pas des situations moins graves que les enfants "qui meurent de faim et qui sont malheureux avec des parents hétéros". Les pro-mariage-pour-tous veulent défendre les enfants? Et bien qu'ils les défendent TOUS, y compris les nombreuses victimes que cette loi du "mariage pour tous" va engendrer.
"Et je peux savoir pourquoi tu veux l'égalité?" Réponse de Ducon : "Ben... pour l'avoir." (Oui, bonne réponse de l'individualiste capricieux, qui ne pense pas à "l'être" mais uniquement à "l'avoir" - c'est pour ça qu'il s'appelle Ducon, d'ailleurs ^^)
Sommes-nous en train de couler notre propre barque ?
Désolé les amis si cette fois-ci j'utilise beaucoup trop de conditionnels et de "si" à votre goût. Mes observations semblent alors confiner au défaitisme et à la désespérance... et pourtant, je vous assure que je suis plein d'Espérance ! Mais là, je ne peux pas cacher mes intuitions et mes peurs pour l'avenir par rapport au contexte politique français actuel et au projet de loi Taubira.
Si nous avions voulu éviter le pire, c’est-à-dire l’adoption du « mariage pour tous », il aurait fallu démontrer à François Hollande que retirer son projet ne retirait absolument rien aux personnes homosexuelles. Autrement dit, il eût fallu que nous parlâmes calmement avec lui de l’homosexualité, et que les responsables de la Manif Pour Tous ainsi que les manifestants le traitent avec respect, et surtout qu’ils reconnaissent sa sincérité (à défaut de la vérité) de sa démarche. Or pour l’instant, ça n'a toujours pas été le cas, et les occasions s'amenuisent sérieusement de jour en jour, voire sont nulles. Malgré les mutineries-insurrections impressionnantes que l’on voit exploser çà et là cette semaine (M. Montebourg coincé en Gare de Lyon, Mme Taubira cernée à la sortie de l'Opéra à Lyon, prochaine intervention télévisuelle de M. Hollande boycottée demain soir, etc.), le cheminement intérieur - je parle du coeur - de nos ministres et de notre gouvernant n’a pas été fait, n’est pas respecté et n’est que très peu accompagné. Au contraire. Nous brusquons les choses par notre mépris et constatons que les porte-parole de notre mouvement d'opposition, en plus d'être incapables de fédérer, ne comprennent pas qu'ils ne sont pas les plus crédibles et les plus qualifiés pour parler d'homosexualité.
Il y a donc peu de chances pour que notre Président fasse encore machine arrière. Il est même probable qu’il reprenne inconsciemment à son compte le slogan préféré des anti-mariage-pour-tous « On ne lâche rien ! » tellement sa crispation du moment le pousserait à la tétanie mimétique. Sa radicalisation probable n'arriverait pas s’il savait pour quelles raisons valables il doit retirer la loi. Maintenant, l'orgueil risque de prendre le dessus et peut le mener à un durcissement encore plus incohérent et inattendu que prévu.
Et les anti-mariage-pour-tous seraient responsables de cet entêtement. Car ils n’expliquent rien : ils s’opposent maintenant frontalement, et sont même prêts à terroriser ("pacifiquement"). En zappant la phase de négociation et d'explication par des opérations « coup de poing », ils sont en train de griller toutes nos cartouches, et d’encourager notre Président à tout casser avant de se casser (ou d'être délogé). Il va vouloir faire passer au moins la loi avant de capituler et de sortir par les coulisses. C’est le seul acte d’autoritarisme qu’il lui reste. Je suis donc très inquiet.
27 mars 2013
Ce qui m'attriste le plus dans notre société mondialisée actuelle, c'est notre rapport idolâtre aux médias. C'est la haine complice vis à vis de ceux-ci ou du pouvoir, comme s'ils étaient le diable en personne. Vraiment, je le crois : les médias ne sont pas assez aimés/sont trop aimés. C'est pour cela que la majorité de nos contemporains en sont esclaves, et que le monde se virtualise, perd la boule. C'est là le scandale, la cause principale de beaucoup de nos maux individuels et sociétaux. Il n'y a jamais eu autant de moyens de communication, ni paradoxalement de censure de la liberté de la presse et de journalistes assassinés qu'aujourd'hui. Alors je suggère ceci : si nous cessions de diaboliser les moyens de communication ou de les sacraliser ? Et si nous essayions de les aimer un peu plus, pour mieux les laisser à l'état d'instruments, et non plus les transformer en but ou en personnes ? C'est la raison pour laquelle je me force le plus possible, dans mes écrits et dans mon discours, à ne plus dire "LES médias" mais plutôt "beaucoup de médias" ou "les mass media". À ne pas généraliser. Employer dans l'anathème l'expression "LES médias", ça ne veut rien dire ! C'est comme le mot "société". De par notre humanité et notre place sur Terre en tant que lien social, nous sommes tous un maillon des médias et de la société. Les médias, c'est nous ! La société, c'est nous ! Alors arrêtons de nous mépriser et de nous nier à travers eux !
Pour 1000 méchancetés que je me prends dans la figure pour "C'est bien gentil!", un seul remerciement spontané d'un fan inconnu suffit à faire ma joie ! J'ai eu des mères de famille qui sont venues me voir juste pour me dire que leurs jeunes ados connaissaient la chanson par coeur et l'avaient chorégraphiée puis filmée en soirée scout. J'ai eu des curés qui m'ont dit que des paroissiennes étaient venues exprès avec leur carré Hermès à la messe, et que leur évêque avait adoré "C'est bien gentil". J'ai entendu des prêtres qui ont cité ma chanson en pleine homélie. Je suis allé dans des villes pour des conférences où mon public vantait davantage "C'est bien gentil" que mon livre (c'est dire si les sensibilités varient selon les régions!)! J'ai eu des jeunes ados qui avaient réussi, grâce à l'envoi du clip par mail, à remotiver des potes qui n'avaient plus envie de retourner à la messe. J'ai eu une ancienne amie du Capès d'espagnol qui m'a écrit qu'elle connaissait des copines à elle qui, en soirée, prenaient beaucoup de plaisir à passer "C'est bien gentil!". J'ai vu Jean-Baptiste Hibon et sa femme se filmer en train de s'éclater sur une piste de danse, en fin de soirée d'anniversaire, sur ma chanson. J'ai entendu dire que mes propres nièces connaissaient les paroles de "C'est bien gentil!" sur le bout des doigts (surtout "Viens bouger tes fesses", évidemment ^^. Comment se priver d'avoir exceptionnellement l'autorisation de dire devant les parents ce qui ressemble presque à des gros mots ? lol) et qu'elles s'étaient essayées à la scénographie. Tout ça me fait dire que cette chanson porte bien son nom.
Sans Jésus et Marie, je me sentirais complètement orphelin sur cette Terre. Car même mes proches les plus fidèles et la chaleur de leur amour ne tiennent pas toujours ni longtemps la route.
Il nous faut essayer de toujours dire des choses de sorte qu'elles remettent au maximum en cause notre propre pratique.
ROTOTO SORTI : LIBÉRATION !
Un rototo me gênait depuis que les Manif Pour Tous (17 novembre 2012, 13 janvier 2013 et le 24 mars) existaient en France. Ce rototo venait d’une part du décalage que je ressentais entre le but visé (un but juste : le retrait d’une loi inique et grave pour notre Humanité) et les moyens mis en œuvre/les personnes mises en avant pour atteindre ce but. Et d’autre part, mon malaise venait du fait que je pressentais mon utilité objective et primordiale dans ces événements, pressentiment qui me dépassait et avait peu à voir avec mon orgueil ou mon désir de briller (car les défenseurs de la loi ne reprochent à leurs interlocuteurs anti-mariage-pour-tous qu’une seule chose : de ne pas être homosexuels !… en plus d’être homophobes)… et en même temps, je la voyais niée ou inexploitée, cette utilité. J’avais alors l’impression d’un immense gâchis. Et ceux qui croyaient en moi parmi les manifestants aussi, d’ailleurs ! Enfin, je constatais qu’il ne suffisait pas, pour être un leader crédible de ces Manifs Pour Tous, d’être homosexuel et de l’afficher : il fallait aussi coupler l’affichage de son homosexualité avec la remise en cause, pour soi-même et pour les autres, de la pratique de celle-ci, pratique que la loi du « mariage pour tous » justifie tacitement. Sinon, les personnes homosexuelles qui se mettent en avant juste parce qu’elles s’annoncent homos et qu’elles demandent de ne pas être assimilées à l’homosexualité médiatique (parce qu’en toile de fond elles se défendent de pratiquer leur homosexualité dans le privé), ou juste pour les mêmes raisons que des personnes non-homosexuelles (à savoir les conséquences du « mariage pour tous » sur les enfants), prennent finalement des rôles de caniche et de potiche inutile et opportuniste. Les pro-mariage-pour-tous ont tout à fait raison de les assimiler à des « animaux de compagnie ».
Puis le rototo est sorti aujourd’hui ! Et me voilà super soulagé ! Heureux ! Je n’avais jamais osé décider de rompre avec la Manif Pour Tous explicitement, de continuer mon chemin sur une autre route. J’en devinais la nécessité, mais je n’avais pas posé librement le choix. Je le subissais depuis novembre dernier. Maintenant, c’est décidé, et je crois, c’est irrévocable : même si, en théorie, j’aurais eu carrément ma place dans les MPT, en pratique je ne l’ai pas eue, je ne l’ai toujours pas et tel que c’est parti, je ne l’aurai pas. Donc je n’ai plus à m’en faire ou à pleurer. Ma place est ailleurs, aux affaires de l’Église plutôt qu’aux affaires de César. Choix libérant : je décide officiellement de ne plus faire partie du Collectif de la Manif Pour Tous. Contrairement à ce qui a pu être dit, cette décision n’est pas vieille ; je n’avais pas quitté de moi-même le Collectif depuis le 13 janvier, comme l’ont laissé croire avec mépris certains chefs de file de la MPT, soucieux de me présenter comme un diviseur ou un agitateur faisant sa crise d’égo. Ce n’est qu’aujourd’hui que je prends cette décision. Avant, je faisais encore partie du Collectif de la MPT (via Homovox), mais je ne comptais m’y engager pleinement et y revenir qu’à la condition d’être en accord avec la majorité des slogans des Manifs et avec les figures du leadership choisies pour les porter, et à la condition d’y avoir une place primordiale, non par orgueil mais par observation du poids objectif qu’avaient mes propos et ma personne (homosexuelle) dans les différentes manifestations publiques sur le « mariage pour tous » (poids que je ne vois porté et représenté aujourd’hui que par mon frère Jean-Marc Veyron Lacroix). Ces conditions, dès le 17 novembre 2012, n’ont pas été réunies. Je quitte donc désormais officiellement la Manif Pour Tous qui, malgré les chiffres encourageants et impressionnants de la dernière d’il y a deux jours (1,7 millions, quand même !... pardon, 300 000…), malgré la bonne foi et le courage des manifestants (que je salue avec joie et fierté pour leur bienveillance à mon égard), prend un tournant inquiétant et peu souhaitable : je ne me reconnaissais déjà pas du tout dans les slogans et le choix des porte-parole des Manifs du 17 novembre et du 13 janvier, qui ne remettaient pas en cause les deux dangers principaux de la loi, à savoir la banalisation sociale de la différence des sexes et la justification sociale de la pratique homosexuelle ; je me reconnais encore moins dans la tournure durcie et politicienne du 24 mars et dans le « Printemps français », où la demande de retrait du projet de loi se mute en putsch politique, en ordre de démission et en règlement de comptes gauche/droite.
Depuis le 13 janvier 2013, ne voyant pas de changement notable dans les slogans et le leadership de la Manif (nous sommes juste passés du rose au noir, mais ni l’une ni l’autre n’est la bonne couleur du Réel et de l’Amour), et n’ayant pas eu ma juste place, à la fois parce que je me suis tenu à distance tant que les chefs de file de la Manif n’étaient pas les plus légitimes et les plus crédibles (même si les leaders choisis ou auto-désignés ont des qualités indéniables, et leur place dans d’autres combats que celui du « mariage pour tous »), à la fois parce qu’on m’a tenu à distance délibérément, je tire maintenant ma révérence. Sans théâtralité. Sans amertume. Avec joie et librement. Si je restais encore solidaire des futures MPT, je sentirais le gaspillage de ma personne et de mon message, et c’est ça qui me rendrait malheureux. Je préfère quitter le Collectif en y mettant de la liberté, et en reconnaissant que son combat n’est pas le mien, et ne l’a jamais été dans les termes/moyens humains. Même si j’ai aimé la mobilisation des gens qui ont soutenu ses organisateurs.
Au bout du compte, c’est un faux point final que j’écris par cet article, car moi, je ne suis pas venu à vous par le biais de la Manif Pour Tous. Je n’ai pas eu besoin d’elle pour exister, pour faire mes conférences, pour parler d’homosexualité partout en France et ailleurs, pour écrire et faire connaître mon livre, pour me donner une légitimité, pour m’offrir une carrière ou une réputation. Et d’ailleurs, la Manif m’a très peu utilisé… donc ça tombe finalement bien !;-) J’avais décidé de ne pas me rendre à la Manif du 24 mars (d’avant-hier), car j’avais déjà senti la rupture entre elle et moi se consumer. J’irai encore moins maintenant aux prochaines. Mon truc, c’est de parler d’homosexualité en lien avec la foi et l’Église. C’est de défendre Jésus. Il faut rendre à César ce qui est à César, à Jésus ce qui est à Jésus. Je préfère assumer mon rôle de serviteur (défaillant) de Dieu, plutôt que de vivre écartelé entre César et Jésus. J’ai choisi aujourd’hui mon camp, et maintenant, ça me remplit de joie, même si j’ai conscience du gâchis. Que les organisateurs de la MPT, qui ont pris la place des « hommes de la situation » (comme moi ou Jean-Marc Veyron Lacroix, qui n’a toujours pas la place qu’il mérite car il est toujours considéré comme un porte-parole « aussi important que les autres » : ce n’est pas vrai : contextuellement, il est plus important que les autres) pour se mettre en avant alors que telle n’était pas objectivement leur place et qu’ils n’étaient pas les plus qualifiés pour être porte-parole, s’en mordent les doigts : s’ils ne le font pas, d’autres les leur mordront à leur place. Et ce ne sera pas moi.
À partir d'aujourd'hui, ne me parlez plus de la Manif Pour Tous. Je ne m’y suis jamais reconnu, et vu le chemin sucré-dynamité qu’elle prend, encore moins. Je continuerai, s’il le faut, à parler du projet de loi et à m’y opposer. Je continuerai à parler d’homosexualité et à faire des conférences sur mon livre. Mais tous ceux qui, sur les réseaux sociaux, me parleront de la MPT verront leurs propos supprimer. Merci.
Comme me l'a fait remarqué un ami, depuis le 24 mars, les manifestants et leurs opposants ne parlent plus d'homosexualité, de mariage ou même des enfants ! (... mais de comptage, de CRS, de gaz lacrymos, de "cé ki les méchants? cé vous !"). Le cœur de mon témoignage est ailleurs, à présent.
Philippe Ariño (un homme libre), 26 mars 2013
Ce matin (25 mars, au lendemain de la Manif des Champs), sur Radio Notre Dame, le sénateur Jean-Pierre Michel refusait d'écouter et d'entendre raison car en face de lui, même s'il avait des gens compétents, il n'était pas en face d'une personne homosexuelle. Il s'est bêtement recroquevillé dans son soutien "gay friendly" pour faire la sourde oreille. Quand est-ce que vous, amis journalistes et organisateurs de la Manif pour Tous, allez admettre que nous, les personnes homosexuelles opposées au "mariage pour tous", nous sommes les interlocuteurs les plus crédibles et les plus puissants dans ce débat ? Musulmans de France, adoptés, Frigide Barjot, hommes politiques de droite, etc., les pro-mariage-pour-tous s'en contre-fichent ! Nous, les personnes homos, sommes leur dernier pare-feu, leur ultime caution morale, leur cache-crise !
Ce qui est génial, c'est que, pendant l'année où j'évangélisais avec Frigide Barjot (avant ma prise de distance avec elle en mai 2012), j'étais - selon son propre aveu aussi à elle - beaucoup plus écouté qu'elle. Donc mon soi-disant "discours intellectualisé" voulu inaccessible pour mes détracteurs, ça me fait plutôt marrer. Comme il est facile pour certains de se trouver toutes les excuses pour cacher leur lâcheté, ou leur mépris du bon sens des autres. Une pensée, même simple et audible comme la mienne, devient fatalement inaudible à partir du moment où on la bâillonne et où on ne l'a dit pas! Mais moi qui l'ai dit ouvertement, je me rends compte qu'elle est comprise par beaucoup de monde, même des gens très simples. Et je ne me fais jamais taxer d'homophobie ou de garçon "compliqué".
Beaucoup de socialistes n'ont rien compris à l'homosexualité et à l'homophobie. Ils en parlent, mais ils ne savent pas ce qu'elles sont. C'est juste affolant...
HONTE À NOS DIRIGEANTS SOCIALISTES HOMOPHOBES !
L’homophobie insoupçonnée et redoutable de Binet, de Taubira, de Jean-Pierre Michel, des gay friendly et des pro-mariage-pour-tous ! Ça m'écoeure ! En toute bonne foi, ils se servent de nous, personnes homos, comme pare-feu, pour cacher leur carriérisme et pour ne pas révéler ce que nous vivons vraiment en termes de violences, de souffrances, alors que c'est leur censure la véritable discrimination homophobe ! Ils détournent le mot « discrimination » pour laisser entendre qu'elle serait le refus de reconnaître la toute-puissance de nos désirs (qu'ils appellent "droits"), mais ils ne dénoncent pas les vraies discriminations que nous vivons, et qui sont surtout dues à notre pratique sexuelle. C’est honteux, leur sincérité et leur dénégation de souffrances (au nom, paradoxalement, du soulagement de celles-ci) ! Honte à nos dirigeants socialistes homophobes ! Ils nous instrumentalisent, nous, homosexuels ! Ils veulent notre bien mais sans nous ! sans nous regarder et dénoncer ce que nous vivons à l'intérieur du milieu homosexuel, dans nos couples, à cause de leur indifférence matinée de solidarité. C'est honteux, cette homophobie bienveillante et intéressée !
J’écoutais M. Assouline et M. Binet hier, en train de présenter le mouvement anti-mariage-pour-tous comme « discriminant » parce qu’il refuse de donner des droits supplémentaires aux personnes homosexuelles. Leur raisonnement est puéril, et surtout montre une conception erronée du droit et de la discrimination. Un droit ne devient positif et ne rend libre que s’il s’adapte à la personne à qui il se destine (or ici, la réalité du mariage est ontologiquement étrangère et incompatible à la réalité du couple homosexuel). Et la réelle discrimination – celle qu’ils exercent, au final ! et pas seulement sur les enfants, mais déjà sur les personnes homosexuelles –, c’est de nier la personne à qui ils veulent donner ce droit. C’est de nier la réalité de celle-ci, la singularité de sa situation, et lui faire jouer un sketch anthropologique, même si c’est « pour son bien ». Les véritables oppresseurs sexistes et homophobes, ce sont ces ministres bien-intentionnés !
Lundi 25 mars 2013
Les enfants aussi ont le droit de défendre la famille. Ils sont citoyens également, et savent déjà reconnaître les bienfaits de l'amour entre leur père et leur mère biologiques. Contrairement à ce que disent les pro-mariage-pour-tous qui accusent les vraies familles d'instrumentaliser leurs marmots, les enfants ne sont pas des objets : même avant dix-huit ans, ils savent penser, être libres et avoir des avis. Si si.
Sarkozy, il est moins pire qu'Hollande, mais il n'est pas mieux pour la France.
Les deux dangers de la loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent" - à savoir la banalisation sociale de la différence des sexes, ainsi que la justification sociale de la pratique homosexuelle - ne sont pas dénoncés par les anti-mariage-pour-tous. Je ne dis pas que c'est facile de le faire (car la différence des sexes est un trésor fragile, qui n'est pas beau en soi, mais uniquement s'il est couronné par l'Amour, qui n'est beau que de ne pas s'imposer en évidence ; et pour parler de la violence des actes homosexuels, il faut avoir la subtilité et la délicatesse de les dissocier des personnes qui les posent). Je dis juste que c'est quand même une erreur, et notre talon d'Achille. Ne parler que de l'enfant (conséquence de ces deux dangers) ou de la spoliation de notre liberté d'expression (droit démocratique fondamental), sans aborder préalablement les deux points qui posent véritablement problème, cela revient à botter en touche, à s'éloigner de la conception post-moderne du mariage, de la revendication populaire du "mariage pour tous". C'est être à côté du débat. Donc ne nous étonnons pas de ne pas être entendus. Nous sommes en grande partie responsables de ce qui nous arrive.
Ce qui est fou, c’est que les pro-mariage-pour-tous, dans l’histoire, ont réussi à passer pour les gentils parce qu’ils ont su garder le titre positif de « pro », contrairement aux anti-mariage-pour-tous qui passent pour les opposants, les « anti », les non-proposants. Or, ce que les mass médias oublient de dire, c’est que les pro-mariage-pour-tous pourraient tout aussi bien être appelés les « anti-mariage » (vu leur haine ou leur indifférence au mariage), et les anti-mariage-pour-tous les « pro-mariage » !
Certaines personnes indifférentes au projet de loi du « mariage pour tous » ou carrément « gay friendly » le sont parce qu’elles confondent à tort l’amitié bienveillante ou l’empathie de principe, bien légitimes, qu’elle ont vis à vis les personnes homosexuelles, et ce que vivent ces mêmes personnes homosexuelles en amour et en actes homos, qui là ne peut pas être justifié car c’est insatisfaisant et souvent violent.
UN RÉFÉRENDUM POUR LE MARIAGE ?
Demander un référendum pour le « mariage pour tous » est un non-sens. Non seulement nous ne l'obtiendrons pas, mais en plus, les spécialistes en droit nous confirment qu'il n'a pas lieu d'être. Car tel que le projet de loi a été posé dans les termes, il concerne le mariage dans son ensemble, et non spécifiquement le « mariage homosexuel ». Or la réalité de cette institution ne se discute pas. Le mariage existe de toute éternité depuis que l'homme et la femme sont sur Terre et qu'ils ont décidé de s'unir. Il est ontologique. Il est fondé par la différence des sexes, et il fonde la différence des sexes, dans un double mouvement. On peut tout à fait débattre sur le mariage, sur ses modalités de pratique, qui varient selon les époques, les cultures, les religions et les individus. Mais un référendum n'est pas un débat. Ne l’oublions pas. Le référendum décide de l'existence ou non d'une réalité. Or le mariage EST. Il n'y a pas à être "pour" ou "contre", y compris dans une démarche universaliste et populiste de consultation du Peuple dit « souverain ». Des États généraux du mariage (et pas uniquement de la famille), ça, OUI ! Mais la demande de référendum, en plus d'être techniquement compromise, est inadaptée à la réalité du mariage, et inadaptée à la loi du « mariage pour tous » telle qu’elle a été formulée (c’est-à-dire non comme un « mariage gay » mais comme un « mariage tout court »). Alors que nous reste-t-il à faire pour faire barrage au projet de loi Taubira ? S’adresser au pouvoir législatif et à nos députés. Ce sont eux qui ont les clés du débat.
On ne peut légitimer le couple homo et refuser le mariage pour tous. Il y a une incohérence chez beaucoup d'anti-mariage-pour-tous!
Attention... Un François peut en cacher un autre...
Ça me fait sourire même si ce n'est pas très drôle : depuis 2-3 semaines, tous les cathos peu enthousiasmés à l'idée de refaire une grosse manif d'envergure contre le "mariage pour tous" se taisent sur les réseaux sociaux par rapport au 24 mars, et ne parlent que du nouveau Pape. Pour exorciser leur gêne et leur indécision. Merci François ! ( Lequel? ^^).
LES PRO-MARIAGE-POUR-TOUS SONT-ILS CONTRE NOS SLOGANS D'OPPOSITION À LA LOI TAUBIRA? ABSOLUMENT PAS! DE NOMBREUX ANTI-MARIAGE-POUR-TOUS SE PLAISENT À CROIRE LE CONTRAIRE POUR SE RASSURER ET SE VICTIMER, MAIS C'EST UNE ÂNERIE QUI NOUS FOUT DEDANS, UNE POSTURE QUI NOUS COÛTE CHER! CAR C'EST JUSTEMENT À CAUSE DE CETTE CROYANCE FAUSSE EN UNE OPPOSITION RADICALE QUE LES PRO-LOI-TAUBIRA SE METTENT À DÉFENDRE LA NOUVELLE LOI DU MARIAGE LES YEUX FERMÉS AVEC UNE OPINIÂTRETÉ DIFFICILE À RAISONNER: ILS SONT PERSUADÉS QUE LE MARIAGE POUR TOUS NE CONTREDIT EN RIEN NOS REVENDICATIONS, QU'IL EST UNE VALEUR AJOUTÉE DONT NOUS FINIRONS PAR PROFITER NOUS AUSSI, OU AU PIRE QUI NE NOUS CHANGERA RIEN ET NE NOUS DÉRANGERA PAS DANS 50 ANS!
"Tous nés d'un père et d'une mère!", "Tous issus d'un homme et d'une femme" disent les panneaux des anti-mariage-pour-tous... pfff... Comme si les pro-mariage-pour-tous le niaient, ignoraient ces constats, voulaient les contredire, et cherchaient sciemment à détruire la famille traditionnelle! Alors que pas du tout! Ils savent tout cela, et prétendent au contraire ajouter à ces faits anthropologiques incontestables d'autres formes de "familles" et de modèles éducatifs. Ils ne voient pas en quoi le "mariage pour tous" s'oppose aux revendications et aux rappels des anti-mariage-pour-tous sur l'arrivée humaine au monde, puisqu'il prend la forme de la proposition, et pas du tout de la destruction. La loi d'ouverture du mariage aux couples de même sexe, même si elle dénature le mariage dans les faits et travestit concrètement la famille (pour des conséquences irrémédiables), n'est pas SCIEMMENT destructrice, ne se veut pas EN INTENTIONS et EN SINCÉRITÉ une antithèse de la "Manif Pour Tous". C'est pour cela que les pro-mariage-pour-tous ne peuvent pas envisager les slogans de la Manif du 24 mars comme une contradiction à leurs propres raisons de faire adopter la loi, pas plus que comme une raison valable pour changer d'avis. La majorité des anti-mariage-pour-tous oublient de considérer la bonne foi et la sincérité des pro-mariage-pour-tous. Ils les veulent absolument opposés à eux. Absolument méchants, tyranniques et ignobles. Et c'est ce qui finit par arriver. Cyniquement. La posture victimiaire et paranoïaque des anti-mariage-pour-tous, qui hurlent à la destruction de la famille et à la décadence civilisationnelle, quand en face les pro-mariage-pour-tous se trouvent juste dans la proposition et sont persuadés qu'ils mènent le même combat pour la famille, pour l'enfant, que les premiers, est dramatique. Ce n'est pas en rappelant des ÉVIDENCES ("Un père, une mère, c'est élémentaire!"), évidences que personne ne contredit, qu'on convainc les autres ; c'est précisément en travaillant ensemble sur les NUANCES, les détails. Les anti-mariage-pour-tous ont préféré choisir le confort de l'évidence et du slogan court et incontestable. Mais qui leur a fait croire que la Vérité était confortable? Ils risquent de payer cher leur caricature manichéenne des pro-mariage-pour-tous. Malheureusement.
Lundi 18 mars 2013
Après le rose des premières Manifs pour Tous, le noir? Le "non" de l'indigné qui se victimise? À quoi ça rime? À la radicalisation de l'opposition et à l'affichage d'un durcissement de ton, qui ne mènent à rien. La combattivité n'est ni un objectif ni un message de fond. Ceux qui scandent "On ne lâche rien!" sont précisément ceux qui ont lâché les vrais enjeux du débat sur le "mariage pour tous" depuis longtemps.
Au fond, le drame que constitue le "mariage pour tous", c'est la tyrannie du désir individuel. Un désir qui peut être bien-intentionné, universaliste, porté à deux, mais qui finalement met l'individu au centre et non les autres, l'irréel avant les personnes.
J'aimerais bien me retrouver au coin du feu, avec toi et Jésus.
Je l'ai dit et je le répète. L'opposition ("François, ta loi, on n'en veut pas!" ; "Non à la loi Taubira !" ; "Le mariage pour tous ne passera pas !" ; "Non à la pensée unique !" ; "Tous aux Champs le 24 mars pour que la loi ne passe pas!"; etc.) n'est pas un message de fond et n'a pas à être un objectif en soi (sinon, on a de quoi s'inquiéter sur notre durcissement). Si nous n'expliquons pas pourquoi nous voulons cette issue et nous souhaitons le retrait de la loi, si nous ne nous énonçons pas à nous-mêmes les raisons de notre refus, si nous pensons que le but commun c'est uniquement "le retrait de la loi", l'expression du NON restera puérile et stérile. Un petit nombre d'opposants au projet de loi, qui fait malheureusement la pluie et le beau temps car ils font beaucoup de bruit, sont des bourrins d'une bêtise crasse (même si en théorie et en intentions ils ont raison de s'opposer à cette loi injuste). Des obsédés de l' "unité", qui pensent que la fin justifie les moyens.
Pas plus en faveur des dirigeants de la Manif pour tous que de la bêtise paranoïaque de Civitas.
NON! LES CAROTTES NE SONT PAS CUITES ! VIVE LE PRINTEMPS DES CAROTTES PAS CUITES!
Quand je disais que le mouvement d'opposition au "mariage pour tous" avait besoin à sa tête de personnes homosexuelles, je n'ai pas été assez précis. Car il ne suffit pas, en effet, d'être homosexuel et opposé au projet de loi pour avoir des choses intelligentes à dire, être juste et s'opposer pour les bonnes raisons. Ce dont la 'Manif pour tous' aurait eu besoin, c'est de personnes homosexuelles qui dénoncent les deux vrais enjeux de la loi (hormis, ensuite, le troisième enjeu des conséquences de la loi sur la filiation) : la justification sociale de la pratique homosexuelle (justification qui pose véritablement problème car la pratique homosexuelle est violente), et la banalisation sociale de la différence des sexes (banalisation qui est gravissime car la différence des sexes, quand elle est accueillie et respectée, est l'essence-même de la vie humaine et de l'amour). Or, parmi les personnes homosexuelles opposées au projet de loi, aucune (mis à part moi ; et timidement Jean-Marc Veyron La Croix) ne s'oppose au "mariage pour tous" au nom de la pratique homosexuelle, car implicitement, elles pratiquent ou souhaitent pratiquer homosexuellement. Si elles s'opposent au "mariage pour tous", ce sont pour des raisons qui pourraient tout à fait être exprimées par des personnes non-homosexuelles (on les entend dire : "Tous les homos ne sont pas des 'homos Gay Pride' prêts à rentrer dans le moule du lobby LGBT médiatique et du ghetto marchand gay! Tous les homos ne sont pas pour le mariage homo! Tous les homos ne pensent pas pareil!") et qui sont en réalité des raisons périphériques liées à l'image, à l'arrivisme et au goût du paraître : elles ne remettent pas en cause véritablement le "mariage pour tous" en lui-même (comme par hasard, elles se centrent d'une part sur l'enfant et d'autre part sur leur mépris de la communauté homosexuelle médiatique), parce qu'en toile de fond, elles justifient au mieux l' "union" homosexuelle "discrète" (donc la pratique homosexuelle à partir du moment où elle est invisible), au pire le PaCS. Ceci est très clair dans le discours des témoins homosexuels du site HOMOVOX. Ces personnes homosexuelles là, même si elles rassurent les anti-mariage-pour-tous parce que, pour l'image du mouvement d'opposition, elles sont des signes de contradiction et de marginalité de leur propre camp (LGBT), soulagent mais ne guérissent pas le problème. Elles servent de pantins dont on se demande ce qu'ils ont à dire excepté l'apparente contradiction (non-expliquée!) qu'ils représentent. Mes amis, les carottes sont cuites !
Samedi 16 mars 2013
POURQUOI JE NE MANIFESTERAI PAS LE 24 MARS (2013) À PARIS
Ça scandalise et attriste certains. On me demande confirmation. Et je confirme : Non, je ne me déplacerai pas à la « Manif pour tous » du 24 mars à Paris. Crime de lèse-majesté contre le « Combat contre le mariage homo et pour le salut des enfants » ? Caprice de mon soi-disant « égo surdimensionné et diviseur » ? Inconscience ? Trahison ? Défaitisme de ma part ? Désir capricieux de punir certaines personnes qui ne constituent pas le gros de la mobilisation nationale ? Réductionnisme de la Manif à leurs organisateurs ? Volonté de me faire désirer ou de prendre du galon ? Oubli des enfants et du bien commun ? Focalisation mono-maniaque excessive sur mon domaine de spécialité (= l’homosexualité) ?
Absolument rien de tout ça. Juste, réalisme ! Juste un refus de jouer la comédie, de me faire manipuler et de gaspiller les énergies à nourrir des chimères collectives, surtout quand les messages défendus et les trajectoires prises ne sont pas les meilleurs et que leur inefficacité est manifeste. Même pour le « panache », même pour dire que je me serai battu jusqu’au bout, je ne vois pas le sens de continuer les défilés de rue contre le « mariage pour tous », aussi conviviaux, émouvants, bon esprit, sincères et impressionnants soient-ils.
C’est au nom des personnes homosexuelles que la loi du « mariage pour tous » passe : il eût été logique et indispensable que les principaux porte-parole de la « Manif pour Tous » soient majoritairement homosexuels, et ce, dès le départ. Sans ce contre poids essentiel, pas de victoire possible. Qu’on le veuille ou non. Qu’on me vante les qualités indéniables des figures de proue du mouvement qui les ont arbitrairement remplacées. Reconnaissons-le : nous nous sommes trompés de chefs. Nous avons installé à la tête de la « Manif pour Tous » des gens certes compétents pour d’autres combats, certes sympathiques et tchatcheurs dans les mass media, mais incompétents pour ce combat-ci. Et nous avons cédé à leurs appétits de visibilité. Nous n’avons pas compris, et nous n’avons pas voulu comprendre le vrai enjeu du débat (= la justification de l’amour homosexuel), la place prépondérante que devaient occuper les personnes homosexuelles (dans ce processus de justification de l’amour homo dans le cadre de la justification de l’amour universel désincarné), et notamment celles du site HOMOVOX, qui ont pris des risques monumentaux pour s’exprimer librement et publiquement contre le « mariage pour tous ». C’est au nom de l’amour homo et de la reconnaissance de l’identité homosexuelle que la loi Taubira est en train d’être validée socialement. Et personne n’ose le reconnaître, et n’a laissé la place à celles qui ont la principale légitimité pour en parler : les personnes homos. Pour prendre un exemple parlant : Frigide Barjot, le grand leader de la « Manif pour Tous », refuse purement et simplement de poser un jugement de valeur sur « l’amour homosexuel » et de laisser parler les personnes homosexuelles à sa place (Xavier Bongibault ne risquait pas, par sa transparence, de lui faire de l’ombre !). Elle trouve le débat sur l’amour homo trop glissant, trop radical, trop dangereux, voire hors-sujet. Elle dit que l’amour homosexuel existe et qu’il ne pose pas de problème, qu’il est à la fois équivalent ET différent à l’amour femme-homme, et que de ce fait, il n’a pas à être questionné ni jugé ni débattu. Comment voulez-vous qu’avec un discours évasif et contradictoire pareil nos gouvernants et l’opinion publique comprennent alors son opposition à la loi et comprennent pourquoi l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe pose problème ? C’est sa lâcheté, son relativisme et son manque de légitimité à parler de ce sujet qui décrédibilisent complètement notre opposition au projet de loi, et qui nous réduit à ne parler du mariage qu’en tant que structure familiale, mais non déjà en tant que structure d’amour et de couple. Et Frigide barjot n’est pas la seule. Extrêmement peu d’anti-mariage-pour-tous s’opposent à la loi Taubira sur la base de la remise en cause de l’amour homosexuel et de la pratique homosexuelle (alors que c’est précisément la justification sociale du couple homosexuel comme « amour universel comme un autre » qui motive cette proposition de loi ! et qui suffirait déjà à motiver aussi notre opposition au mariage entre personnes du même sexe ! Bien avant la question de l’adoption et de la procréation !) ; ils s’y opposent uniquement pour les conséquences du « mariage pour tous », c’est-à-dire au nom des enfants. Donc ils sont à côté du véritable débat sur le mariage !
Au lieu que la foule des anti-mariage-pour-tous assume qui elle est vraiment (catho en majorité, en couple parfois sans enfant, célibataire en grande partie, parfois homo, en grande partie de droite), et pourquoi elle défile (pas seulement au nom de la famille et des enfants, mais aussi au nom de l’amour, au nom de la défense du Réel, au nom de sa foi religieuse, au nom de ses valeurs, au nom de ses idées politiques, au nom de son opposition à la pratique homosexuelle, au nom de son amour pour les personnes homosexuelles, au nom parfois de son homosexualité, au nom de l’amour incarné dans la différence des sexes), au lieu que cette foule s’adapte à la situation, elle reste encore campée sur ses positions et ses sécurités idéologiques. Interdiction de parler d’amour, d’homosexualité, de mariage hors du cadre de la famille et des enfants, d’homophobie, d’amour homosexuel, de foi ! Manque de bol : c’est pour toutes ces raisons que le « mariage pour tous » est défendu et est en train de passer ! Les anti-mariage-pour-tous n’ont pas su rejoindre le faible argumentaire affectif des pro-mariage-pour-tous (pourtant basé sur 5 mots qu’ils sont bien incapables d’expliquer : « droit » - « Égalité » - « progrès » - « homosexualité » - « homophobie »). Ils ont préféré partir de ce qu’ils savaient (et qui est juste sur le papier) plutôt que de ce que croient les défenseurs du projet de loi. Ils ont finalement mis la Vérité avant les personnes et la Charité.
Ils savent par exemple que le mariage civil n’est, à proprement parler, pas une question d’orientation sexuelle (et en effet, c’est a priori juste : le mariage concerne la différence des sexes, pas l’orientation sexuelle des individus ; certains vont jusqu’à oser dire que même les personnes homosexuelles ont le droit de se marier… avec une personne du sexe complémentaire !). Mais ont-ils rejoint les pro-mariage-pour-tous qui partent du principe que le mariage est une question d’orientation sexuelle (hétérosexuelle, en l’occurrence) ? Visiblement, non !
Les manifestants opposés au « mariage pour tous » savent aussi que l’amour n’est pas une simple question de présence de différence des sexes (il y a des couples homosexuels qui s’aiment plus que des couples intégrant la différence des sexes : la différence des sexes, en soi, ne suffit pas pour aimer), mais que la différence des sexes est le meilleur cadre d’expérience de l’amour quand même. Alors pourquoi ont-il fait de la seule différence des sexes (sans le désir) une marotte, un absolu, une évidence, leur unique slogan de manif ? Pourquoi n’ont-ils pas parlé de la différence des sexes couronnée par l’amour ? Par ailleurs, ont-ils mesuré qu’en face, les pro-mariage-pour-tous ne nient absolument pas que la différence des sexes soit incontournable dans certains cas, qu’ils ne sont pas contre les enfants « conçus à l’ancienne », les familles « à l’ancienne », le mariage « à l’ancienne » ? Absolument pas, puisque les anti-mariage-pour-tous continuent de croire que les pro-mariage-pour-tous veulent détruire la différence des sexes, le mariage et la famille. Or ces derniers ne nient pas que la différence des sexes existe et ils ne cherchent même pas à l’interdire. Ils prétendent juste qu’elle est annexe, qu’elle n’est pas la condition exclusive à la fondation d’une famille, à l’expérience de l’amour vrai !
Les anti-mariage-pour-tous savent que le mariage est une institution dont découlent la fécondité et la procréation. Mais ont-ils compris que l’existence de l’amour ne se limite pas à la seule présence de l’enfant ? (il y a des couples femme-homme qui s’aiment vraiment, et qui pourtant se révèleront stériles ; il existe des couples homos qui, sans pouvoir engendrer, seront de bons éducateurs quand même, capables de donner de l’amour ; et puis il y a des couples femme-homme qui peuvent techniquement engendrer, et qui pour autant n’aimeront pas leur enfant et l’élèveront mal) Ont-ils compris que les pro-mariage-pour-tous dissocient mariage et fécondité, ou couple d’amour et différence des sexes, et que c'est ça qui déconne vraiment ? Visiblement, non ! Puisqu’eux-mêmes, en abordant le mariage, ne parlent que de l’enfant, sans traiter déjà du couple et de ce qu’est le mariage. Puisqu'eux-mêmes parlent de la différence des sexes sans l'associer à l'amour.
Ils savent qu’il existe une différence entre l’éducation (savoir élever un enfant, jouer le rôle de parent) et la génération (engendrer un enfant, être un parent de sang). Mais ont-ils réalisé que les pro-mariage-pour-tous ne l’ont pas compris et qu’ils prennent encore l’éducateur pour le géniteur ? Visiblement, non ! Puisque beaucoup d’anti-mariage-pour-tous ont peur d’affirmer qu’un enfant peut tout à fait être correctement élevé par un couple de même sexe.
Ils savent que le mariage civil induit déjà socialement l’amour et les sentiments, et que rares sont les couples qui passent à la mairie sans s’aimer, sans déjà être dans une démarche symbolique de monstration sociale d’amour. Mais pourtant, non ! Ils font comme s’ils ne savaient pas ! Comme si le mariage civil ne concernait surtout pas l’amour (ce qui, stricto sensu, sur la table de la loi, est vrai, puisqu’il n’est pas fait une seule fois mention du mot « amour » dans le mariage civil). Ils se cachent derrière une vérité froide pour ne pas avoir à s’adapter à leur temps et à leurs contemporains. Tout ça pour ne pas à avoir à parler d’amour ! Pour ne pas avoir à juger des actes d’amour, à les hiérarchiser selon leur valeur, et à apparaître comme homophobes ! Pour ne pas être obligé de s’afficher catho (trop la honte…), de parler du mariage religieux, ou bien de la supériorité du mariage religieux sur le mariage civil ! Dans les débats sur le « mariage gay », les anti-mariage-pour-tous se valent en général de la fracture entre mariage civil et mariage religieux (en disant que le mariage civil n’est pas la reconnaissance de sentiments) pour ne pas être obligés d’aborder la question épineuse de la non-équivalence entre l’amour entre un homme et une femme, et l’amour entre deux personnes de même sexe. Mais ont-ils oublié que la conception post-moderne du mariage est essentiellement télévisuelle, individualiste, désirante et sentimentaliste, et que ce dernier ne se dit plus qu’en des termes amoureux ? Se sont-ils adaptés à la nouvelle compréhension faussée du mariage civil, qui est demandé socialement en des intentions religieuses (puisque seul le mariage religieux est un mariage d’amour, en tous cas dans les termes, et souvent dans les faits) ? Visiblement pas ! Ont-ils compris que les pro-mariage-pour-tous demandent le mariage civil pour des raisons inconsciemment religieuses, et qu’ils réclament au fond un « mariage religieux sécularisé » (où le maire prendra symboliquement la place du prêtre) ? Visiblement non ! Ont-ils assumé que l’amour entre un homme et une femme sera toujours plus beau et plus fort qu’un amour entre deux hommes ou entre deux femmes, aussi sincère soit le second, et aussi peu généralisable à tous les couples femme-homme soit le premier ? Visiblement non !
Les anti-mariage-pour-tous savent que la gêne par rapport à la pratique homosexuelle et à l’amour homosexuel n’est pas de l’homophobie, mais au contraire de l’humanité, et une juste opposition à une insatisfaction/une violence en amour. Et pourtant, pourquoi ont-ils donné raison, par leur silence, à la présomption d’homophobie qui planait sur leur réticence comme une censure ?
Quasiment tous les anti-mariage-pour-tous, dans leur argumentaire contre le « mariage pour tous », se sont scolairement planqués derrière l’enfant, se sont alignés à l’argumentaire sur les conséquences du mariage (en parlant PMA, GPA), pour ne pas avoir à parler d’amour, de couple, de foi, d’homosexualité, d’homophobie. Ils sont partis de ce qu’ils savaient (la différence entre homoparenté et homoparentalité, la différence entre les droits de l’enfant et les droits à l’enfant, la différence entre mariage civil et mariage religieux, les études menées sur les « familles » homoparentales, etc. etc.), et n’ont pas adopté le langage de ceux qu’ils cherchaient à convaincre, et qui pour le coup n’en font maintenant qu’à leur tête, en n’ayant que les mots « lutte contre les discriminations », « progrès », « amour » et « mariage civil laïc » en bouche !
Quelques rares personnes qui ont compris que nous nous sommes véritablement plantés d’arguments et de porte-parole voudraient artificiellement, avant la Manif du 24 mars prochain, nous parachuter brutalement, mes compagnons homos et moi, dans le rôle des porte-parole… alors que l’opinion publique est déjà habituée à Frigide Barjot, que les responsables de la « Manif pour Tous » n’imaginent pas quelqu’un d’autre sur les plateaux-télé, ni créer un autre staff d’intervention médiatique ; alors que la loi est passée à l’Assemblée dans une majorité quasi écrasante, et qu’elle est en train de se finaliser. Désolé d’éteindre leur enthousiasme (ou leur panique, au fond), mais il fallait se réveiller avant ! Il n’est plus la peine de venir nous chercher maintenant. C’était en novembre/décembre 2012, lorsque Mme Barjot s’est ruée sur les commandes, qu’il aurait fallu intervenir pour l’empêcher d’être à la tête, elles et d’autres porte-parole que personne n’entend, n’identifie, ne croit ou n’écoute, tout simplement parce qu’ils ne sont pas homos. C’était à ce moment-là qu’il fallait mettre les personnes homosexuelles opposées au « mariage pour tous » à la proue de bateau. À présent, objectivement, il est trop tard… et je vois surtout que la grande majorité des manifestants est encore à tort convaincue que ce n’est pas en parlant d’amour et d’homosexualité qu’on va récolter le plus d’adhésions, que ce n’est pas en érigeant les personnes homosexuelles en interlocuteurs principaux qu’on va être les plus crédibles médiatiquement… Ils se trompent en beauté !
Pour ce qui me concerne, quand j’ai essayé de prendre la place qui me revenait dans la Manif du 13 janvier, on m’a conseillé de me calmer car j’aurais chopé la grosse tête. On m’a dit que je devais rester un « humble serviteur ». Et on m’a littéralement mis de côté, en me demandant de faire la potiche, ou carrément en me mettant à l’écart des plateaux-télé, des journalistes, des chars et des podiums. « Reste sur le banc de touche : ton discours est trop compliqué, trop radical, trop étiqueté catho, trop inaudible, trop argumenté. Va jouer, et continue tes conférences pour les cathos, entre cathos : ça, tu sais bien faire. Le reste n’est que de l’orgueil de ta part. Le sujet de l’homosexualité n’est pas celui du mariage. Les manifestants anti-mariage-pour-tous comprennent mieux quand on leur parle de l’enfant ! Fous le camp et ne brise pas l’unité ! » On ne m’a pas sollicité au moment opportun. Donc ce n’est plus le temps de le faire. Le 24 mars prochain, je n’aurai pas le cœur à faire à nouveau tapisserie comme ça a été le cas le 13 janvier dernier, de scander que « Nous sommes tous des enfants d’hétéros ! » et qu’« un père et une mère, c’est élémentaire ! ». Je n’aurai pas la patience de porter un tee-shirt rose marqué « PME : papa + maman = enfant ». Ni assez d’enthousiasme pour seconder des figures désormais médiatiques de la MPT, mais qui n’ont aucun poids mis à part auprès de leurs convaincus.
Personnellement, je n’aurais eu l’énergie de me déplacer que si on m’avait laissé dire plus tôt et tout haut la phrase interdite (ci-dessous) qui est notre talon d’Achille à tous si on s’obstine à ne pas l’assumer, et qui aurait pourtant suffi à elle seule à flinguer le projet de loi : « Au-delà des questions de filiation et d’engendrement, l’amour homosexuel n’est pas un amour comme un autre, aussi solide, complémentaire, paisible, porteur de vie, que l’amour fondé sur la différence des sexes… même s’il existe des couples qui intègrent la différence des sexes et qui n’en profitent pas. Il n’empêche que la différence des sexes, quand elle est accueillie et respectée, est le cadre privilégié et incontournable de l’amour vrai et concret. Les couples homosexuels, en ayant expulsé la différence des sexes qui leur aurait donné une consistance, sont moins comblants, satisfaisants, complémentaires, réels et incarnés, que les couples ou les célibataires qui ont accueilli la différence des sexes. Pour cette raison, on peut reconnaître que les couples homosexuels existent, on se doit de les respecter, et d’assurer socialement/légalement la protection de chacun des deux membres qui le composent, ainsi que parfois des enfants qu’ils éduquent… sans pour autant les justifier socialement/légalement comme un modèle d’amour structurant pour une société, ni leur faire croire qu’ils composeront un couple marié ou une famille. Il n’y a pas lieu de donner aux couples homosexuels le mariage (ils ne correspondent pas à la réalité du mariage, qui est définie par la différence des sexes ouverte à la génération, étant donné qu’ils n’intègrent pas la différence des sexes et qu’ils ne sont pas procréatifs), ni l’adoption (un enfant, pour exister et pour grandir au mieux, a besoin universellement que ses deux parents biologiques père et mère s’aiment), ni le PaCS (qui, en plus de garantir des droits individuels nouveaux à des couples de sexes différents ou de même sexe, était la première marche de justification sociale du couple homo en tant que modèle équilibré de civilisation). » Tant qu’on ne laisse pas les personnes homosexuelles énoncer publiquement cela, la « Manif pour Tous » ne sera pas efficace et n’a pas de raison d’être. Je resterai chez moi le 24 ! L’enjeu premier du mariage n’est pas l’enfant : c’est prioritairement le couple, l’amour et le Réel fondés par la différence des sexes !
Lundi 25 février 2013
Les obsédés de l' "unité" ne font pas et ne disent pas mieux que les obsédés de l' "égalité". Ni l'une ni l'autre ne sont positives en soi. Cela dépend de qui nous unit et pour quoi nous nous unissons ; cela dépend aussi de ce qui nous rend égaux et de ce qui nous différencie.
C'est drôle comme les FEMEN sont devenus le "doudou-à-mordiller" préféré du berger allemand Civitas.
Dénoncer les actes et les propos mauvais ; proposer les bonnes personnes.
Nous ne pouvons pas nous permettre d'être durablement insatisfait et malheureux en matière d'amour ou de couple!
Un de mes plus anciens et premiers souvenirs (je devais avoir deux-trois ans : c'était en 1983). Dans le salon familial choletais de la maison, ma grande soeur Maïté, pour me faire danser, avait réussi à me faire croire que mes applaudissements en rythme avaient été enregistrés et reproduits sur la chanson "Can't take my eyes of you" de Gloria Gaynor que nous écoutions (ça marchait aussi avec "Reggae Night" de Jimmy Cliff! ^^). Je m'approchais des baffles, fasciné, persuadé que c'étaient mes propres battements de mains que j'entendais. Et mon esprit d'enfant, tout excité, ne comprenait rien à cette énigme de transposition!!! Comment une chanson qui avait été pré-enregistrée pouvait s'adapter à moi?? Était-elle vivante???
TOP 10 DES SLOGANS QUE JE PROPOSERAIS
POUR LA MANIF DU 24 MARS 2013
(Vous voulez un slogan un peu moins tarte que "Liberté de conscience! Égalité devant la naissance! Fraternité dans la croissance!" ? Voici ce Top 10. Bon, en fait, il y a 17 propositions dans ma boîte à idées… sachant que la première a ma préférence, que toutes ne sont pas faciles à assumer, et que certaines peuvent être davantage portées par des personnes homosexuelles, force est de le reconnaître... Je les affiche car des gens anti-mariage-pour-tous, sachant ma décision de ne pas venir le 24, m'ont dit : "Tu fais le malin, mais qu'est-ce que tu nous proposes? Au moins, si tu ne viens pas, donne-nous quand même tes idées de slogans! C'est un minimum!" ;-))
1 - « Monsieur Hollande, devenez ENFIN notre président ! Tenez bon et retirez cette loi ! »
2 - « Un enfant n’a pas besoin d’un papa et d’une maman. Il n’a besoin que d’un papa et d’une maman qui s’aiment. »
3 – « La différence des sexes, seule, ne suffit pas. Mais liée à l’amour, elle est le meilleur pour tout être humain. »
4 – « Ne laissons pas dire par une loi que la différence des sexes serait « annexe » dans l’existence d’une personne, dans la composition d’un couple et parfois d’une famille. Car c’est faux. Même si tous les couples femme-homme n’en profitent pas, elle reste fondamentale et indispensable pour vivre l’amour. »
5 – « Le couple homo peut exister et doit être respecté. Mais il ne peut pas être justifié socialement comme un modèle d’amour structurant pour un individu et une société, car tel n’est pas le cas. »
6 – « De l’amour, OUI! mais de l’amour incarné dans la différence des sexes ! Sinon, c’est moins beau, moins réel, moins complémentaire et moins comblant. Nous avons besoin de la différence pour aimer vraiment ! »
7 – « Faire de l’égalité un absolu, c’est nier la spécificité des personnes homos qu’on prétend reconnaître par cette loi. Nous ne sommes pas égaux car nous sommes différents : et tant mieux ! »
8 – « À inégalité de situations de vie, inégalité de droits. C’est ça, la vraie fraternité et la reconnaissance de chacun tel qu’il est ! »
9 – « C’est parce que je suis catho que je suis citoyen, et que j’ai mon mot à dire ! »
10 – « Personnes homos, nous vous aimons. Et c’est pour ça que nous prenons le risque de ne pas être toujours d’accord avec vous. »
11 – « Je suis homo et contre le mariage pour tous, parce que l’essence du mariage ne correspond pas à ma réalité de couple. Reconnaissez-nous mais pas tels que vous voulez : seulement tels que nous sommes ! »
12 – « Quelle est la différence entre le couple Coluche-Le Luron et les quelques couples homos demandant le mariage ? Les 1ers avaient conscience de jouer un sketch. »
13 - « Cette loi qui va instaurer qu’un enfant puisse avoir minimum 3 parents, vous allez la laisser passer ??? »
14 – « S’opposer au mariage pour les couples de même sexe, ce n’est pas de l’homophobie. C’est rappeler aux quelques personnes homos pro-mariage-pour-tous qu’elles ne veulent pas du mariage mais du droit à l’avoir. C’est les ramener à leur liberté et à leur désir profond. »
15 – « Personne ne se demande pourquoi ce sont ceux qui méprisent le plus le mariage qui veulent maintenant le donner à tous ceux qui le désireraient ? »
16 – « Donner le mariage aux couples homos qui le demandent ne leur donnera pas plus l’expérience de celui-ci. »
17 – « Nous ne sommes pas anti-mariage. C'est parce que nous sommes pro-mariage que nous sommes contre le 'mariage pour tous'! »
Samedi 9 mars 2013.
Un enfant n'a pas besoin d'un papa et d'une maman. Il n'a besoin que d'un papa et d'une maman qui s'aiment.
La plus grande perversité tactique du mal, c'est qu'il crée lui-même les problèmes qu'il prétend résoudre (je dis bien "prétendre", car en effet, il ne passe pas à l'acte bon).
Je suis autant HOMOSEXUEL que GAY. Hypocrisie si je soutenais le contraire! Le désir homosexuel existe en moi ; et je fais partie d'une communauté humaine de par l'existence de ce désir, communauté qui s'appelle la communauté homosexuelle. J'assume les deux ! Les personnes homosexuelles qui se disent "homosexuelles et surtout pas gay" (c'est-à-dire la grande majorité des personnes homosexuelles puisque quasiment toutes se définissent "hors-milieu"... même si à de rares moments, leur snobisme "dark & camp" leur fera dire, porte-cigarette à la main, qu'elles sont quand même fières d'être "des pédés") se servent de leur mépris de l'homosexualité visible pour se justifier de pratiquer l'homosexualité de manière invisible, discrète, pudique et soi-disant "plus chaste" que dans le "ghetto marchand et stéréotypé du Marais". Ainsi, ils ne remettent pas en cause pour eux-mêmes la pratique homosexuelle, mais au contraire, ils l'altérisent, l'extériorisent avec agacement, ils en font hypocritement une question d'image déconnectée du réel et totalement distancée d'eux-mêmes... alors que bien entendu, leurs actes homosexuels existent et sont bien concrets (ce ne sont pas les autres qui les posent à leur place!)! En somme, ils font de l'amour et de la sexualité une affaire strictement privée, alors que bien entendu, ce n'est pas ça. Ils construisent une citadelle (avec digi-codes et caméras partout) autour de l'homosexualité, démarche d'autant plus homophobe qu'elle prend la forme invisible du respect-indifférence/du respect indifférencié, du confort bourgeois.
Quand quelqu'un s'acharne contre moi, je découvre tôt ou tard qu'il me traite d'homophobe (qui se haïrait lui-même) ou d'égocentrique (qui s'adorerait lui-même) parce qu'il ne veut pas remettre en cause sa propre pratique homosexuelle ou sa foi en l'amour homo. Or ces deux dernières SONT l'homophobie.
Si nous devions vraiment nommer les choses et les prendre courageusement à bras le corps, le noeud du problème que pose le "mariage pour tous" est double : c'est d'une part la justification sociale de la pratique homosexuelle (autrement dit le désir homosexuel actualisé sous forme de couple et/ou d'identité soi-disant fondamentale de l'individu qui le ressent), et d'autre part la banalisation de la différence des sexes (cette différence étant le socle fondamental et prioritaire de l'amour le plus réel, le plus incarné, le plus fécond et le plus beau qui existe sur Terre si elle est couronnée par le désir et la liberté). Ce sont les deux ennemis que nous devrions, à mon sens, dénoncer. Les conséquences de cette loi sur la filiation sont aussi à dénoncer... mais si nous ne décrivons pas leurs deux racines, parler de l'adoption et de l'enfant ne sera pas compris par l'opinion et ne nous servira de rien.
En ce moment, j'ai l'impression de faire le grand écart entre les cathos "light" ou carrément rigides qui accueillent trop ou pas assez les personnes homos, et puis les nombreuses personnes homosexuelles qui ne veulent pas remettre en cause leur pratique de l'homosexualité et ne veulent pas renoncer à leur foi en l'amour homo en tant qu'équivalent d'amour femme-homme.
C'est si drôle et convivial, la différence des sexes ! Pourquoi chercher socialement à la gommer, à dire qu'elle est accessoire ou qu'elle ne devrait pas exister ?
Aux pro-mariage-pour-tous qui osent imputer aux anti-mariage-pour-tous la hausse "manifeste" des actes homophobes recensés par toutes les assos et structures LGBT depuis la montée en puissance médiatique du sujet du mariage, je ne répondrai qu'une chose : que les personnes homosexuelles et 'gay friendly', par leur silence sur ce qu'est vraiment l'homophobie (c'est-à-dire le viol) et sur qui posent les actes homophobes (à savoir elles-mêmes), sont les seules responsables de cette recrudescence et de cette croissance d'homophobie dans la société.
Je ne dis pas seulement que l'amour femme-homme aimant et l'amour entre deux personnes de même sexe est différent. Il y a une différence de valeur entre les deux, au nom de l'incarnation de l'amour. Et ce message devient inaudible si évidemment on ne le dit pas. Mais l'est-il en soi? Je ne crois pas. Moi, je le dis tous les jours et à toutes mes conférences, et même à des personnes homos en couple, qui ne le contredisent pas. L'argument de la "com" et de "l'efficacité" ou de la "brièveté" ne tient pas. Il cache une peur de dire cette non-équivalence de valeurs d'amours.
Arrêtez de me casser les couilles avec votre focalisation sur les enfants et l'adoption! Ils ne sont pas le noyau du problème du "mariage pour tous", ni la raison pour laquelle cette loi va passer en France. Ceux qui veulent que le mariage soit donné aux couples homos n'avancent que l'argument de l'AMOUR (l'amour des personnes homos d'une part, et l'amour vécu dans le couple homo d'autre part). Très rares sont ceux qui demandent le "mariage pour tous" au nom des enfants. Tant que nous n'aurons pas conscience que l'enjeu du débat se situe principalement dans le jugement de l'amour homosexuel en tant qu'acte (c'est-à-dire le jugement sur les couples homos), indépendamment du jugement des personnes homosexuelles, et que ce jugement n'est majoritairement accueilli dans la société que s'il est exprimé par des personnes homosexuelles, nous répondrons à côté. Certes, les conséquences de la loi sur les enfants et la filiation sont déjà une raison suffisante pour s'opposer au "mariage pour tous", mais certainement pas la raison principale ni celle qui doit être mise en avant dans les discussions. Par pitié, cessez de nous parler de la famille et des enfants! La question du mariage telle qu'elle est comprise par l'ensemble des Français se joue sur la réflexion sur l'amour, sur le couple, et au fond sur la reconnaissance de la différence des sexes comme socle d'amour (socle jugé indispensable ou annexe selon les avis).
C'est difficile d'avoir un dialogue constructif avec des ministres tels que Najat Vallaud-Belkacem, qui croit encore que l'homophobie se limite à l'opposition aux désirs exprimés par toute personne homosexuelle.
Monsieur Erwann Binet fait partie de ces gens qui ont du sang sur les mains (et accessoirement de la merde dans les oreilles...).
Les pro-mariage-pour-tous prennent les désirs sincères pour des réalités, des droits universels, des libertés, des ordres. Avec eux, c’est le totalitarisme de la sincérité, de la subjectivité, c'est le règne de l’individualisme à deux.
Vous connaissez la différence fondamentale entre le couple burlesque Coluche/Le Luron et les couples homos actuels qui demandent le mariage? C'est que le premier avait conscience de jouer un sketch.
L'AMOUR VRAI C'EST DANS LA DIFFÉRENCE DES SEXES, ET PAS AILLEURS! (... même si beaucoup de couples femme-homme ne savent plus en profiter!)
J'aimerais que nos gouvernants arrêtent de se servir de nous, les personnes homos, pour cacher leur manque de foi au mariage!
Au nom de l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, j'exige que l'État français offre à tous les mecs des soutien-gorge, car y'en a marre des discriminations SEXISTES!!!! ^^
On nous fait croire, et la majorité des personnes homosexuelles se font croire à elles-mêmes, que la sainteté n'est pas à leur portée, est super compliquée ou inaccessible. Or, la sainteté pour elles, je le pense vraiment, est très simple, voire même plus simple que pour les autres. Elle consiste surtout à refuser la croyance en l'amour homo et l'acte charnel homosexuel, autrement dit elle se limiterait presque qu'à la continence. Je m'en rends compte en me remémorant un simple épisode de ma vie, qui peut paraître tout bête et insignifiant, mais qui pourtant prouve ce que je dis. Je me trouvais en soirée dans la boîte-bar gay "Le Cargo" à Angers, dans les premières années où je fréquentais le "milieu". J'avais 22 ans. C'était en 2002. Et alors que je me trouvais assis sur les marches d'un recoin de la piste de danse aux côtés d'un homme d'une trentaine d'années, Olivier, qui entamait la discussion avec moi pour essayer de me draguer, il s'est passé une drôle de réaction chez lui, réaction dont je n'y suis (presque) pour rien. Olivier, sans que je m'y attende (et pourtant, il n'était pas du tout saoul) a essayé de m'embrasser sur la bouche par surprise. Et moi, je me suis dérobé, sans agressivité. Et simplement parce que je lui avais offert une opposition fraternelle, il n'en revenait pas. Je le voyais répéter frénétiquement, comme s'il venait d'être touché par la Grâce ou qu'il avait vu la Vierge à Lourdes : "C'est pas vrai. T'es un saint?!... T'es un saint?! C'est ça? J'en reviens pas... J'ai affaire à un saint... ?!" Tout ce que je vous raconte est vrai. Alors si ça ne tient qu'à ça, la sainteté des personnes homosexuelles (et je la crois réelle, bien vivante et bien forte), je peux vous dire que nous sommes particulièrement gâtées !
Ce qui est quand même extrêmement embêtant, c'est que les militants anti-homophobie font preuve en général d'une homophobie manifeste et inconsciente : ils refusent d'entendre parler de souffrance et de violence en lien avec l'homosexualté et l'homophobie (et traitent agressivement d' "homophobe" celui qui fait ce lien), alors que l'homophobie n'est pas autre chose qu'une violence et une souffrance! Pour le dire autrement, elle est un acte violent contre les personnes homosexuelles, au nom de leur orientation sexuelle, exercé qui plus est uniquement par des personnes homosexuelles (soit refoulées, soit excessivement assumées). Or les croisés anti-homophobie occulten cela et ont transformée l'homophobie en insulte, en accusation de personnes, en individus diabolisés 100% non-homosexuels, en combat abstrait et qui "fait bien". Ce mensonge et ce détournement de la réalité de l'homophobie est particulièrement homophobe. Ils crient à l'homophobie pour mieux occulter la réalité à laquelle elle renvoie par le mot qui la nomme. Prodigieuse contraidction et perversité des bonnes intention désincarnées.
Mon frère jumeau n'a jamais accepté de n'être que lui-même.
Seigneur, fais en sorte que chaque personne que je rencontre se sente de moi préférée.
Punaise... avec mon "Dictionnaire des Codes homosexuels", j'ai démasqué le diable.
Si je pouvais comparer le mariage à une image, je dirais qu'il est comme la jolie flamme d'une bougie. Il ne reste beau et réchauffant que si on ne s'y approche pas trop. Et la juste distance qui fait qu'on ne s'y brûle pas, c'est précisément la différence des sexes. Ayez la logique insensée de dire que la différence des sexes est annexe dans le mariage et que tous méritent le feu, au nom de l' "égalité" ou du "droit à ne pas avoir froid", et vous ferez de la bougie un instrument de brûlures graves. C'est la différence qui crée la juste distance, la séparation de vie, la relation, les avantages du feu. Sans elle, la bougie du mariage crame et cramera les mains de ceux qui veulent la posséder coûte que coûte alors qu'elle ne correspond pas à leur réalité de couples.
Le Réel humain est fondé sur la différence des sexes et fonde la différence des sexes. L’Amour incarné est fondé sur la différence des sexes et fonde la différence des sexes (les célibataires consacrés n’échappent pas à l’expérience de cet Amour puisque l’Amour de Dieu pour son Église est à l’image de la différence des sexes). Le mariage est par nature fondé sur la différence des sexes et fonde la différence. Les couples les plus solides et aimants sont fondés sur la différence des sexes et PARFOIS, dans un second temps, si ça leur est donné, fondent la différence des sexes et son fruit, l’enfant. Dire que la différence des sexes est annexe dans un couple et dans le mariage, c’est finalement attaquer le Réel, l’Humanité et l'Amour. Ni plus ni moins. Et dire que le sujet de l'homosexualité ou de l'Amour n'a rien à voir dans les débats sur le 'mariage pour tous', c'est très grave car c'est nier l'importance de la différence des sexes, et l'importance des raisons pour lesquelles est demandé le mariage (la première de ces raisons, qu'on le veuille ou non, c'est l'amour homosexuel). Suite à la 'Manif pour tous' du 13 janvier, nos détracteurs et nos hommes politiques pro-mariage-pour-tous sortent l'artillerie lourde, et parlent déjà d' "amour" et d' "homosexualité" à tout bout de champs. C'est bien plus vendeur que l'enfant et la famille (et même, que le mariage) !
C’est Caroline Fourest qui sauve ma chanson du ridicule. Remerciements éternels.
"De quoi ont-ils peur, les opposants au "mariage pour tous"?" me demandent les sceptiques, sur le point de signer les yeux fermés au projet de loi. Pas que le Réel et l'Amour incarné (dans la différence des sexes) disparaissent. Ils ont tout simplement peur qu'Ils ne soient plus reconnus. Et cette peur est vraiment justifiée. Car quand on ne reconnaît plus le Réel, on se déshumanise et on fait beaucoup de mal... et en plus, sans même s'en rendre compte puisqu'on ne se regarde plus agir!
En refusant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, vous ne nous privez absolument de rien. Par exemple, même si on me donne le "droit de voler" (avec certificat et tout), on ne me privera concrètement de rien : je ne pourrai toujours pas voler dans les airs !
JEAN-BAPTISTE HIBON : LE GOGOL DE/AU SERVICE
Jean-Baptiste Hibon, catholique pratiquant, homme marié de quarante ans, père de deux enfants, fortement handicapé suite à une erreur médicale à la naissance, s’exprimant avec grande difficulté et lenteur, mais qui a toute sa tête (et plutôt deux fois qu’une ! Son caractère bien trempé et son amour de la Vérité – qui m’ont fait craqué ! – contrastent complètement avec l’image de Quasimodo-débile-mental-boîtant qu’on peut avoir de lui à première vue), me l’a appris : Pas de pitié pour les victimes, car ce sont avant tout des PERSONNES LIBRES.
Je veux vous raconter un fait réel, que j’ai vécu avec lui il n’y a pas si longtemps. C’était à Lyon, en novembre dernier (2012). Nous étions en voiture. Jean-Baptiste au volant. Nous attendions au feu rouge. Et un homme estropié, sale, court vêtu, boitant avec sa béquille, faisait la manche, de voiture en voiture, en affichant une mine défaite pour apitoyer son monde. N’importe qui de normalement constitué se serait au pire réfugié dans une indifférence méprisante et banale, au mieux ému, en sentant la honte monter en lui d’« envoyer bouler » un infirme. Personne ne serait venu remettre en cause l’acte de cet homme, de peur de passer pour un raciste et un monstre d’insensibilité. Et là s’est produit un coup de théâtre que je n’attendais pas, qui m’a estomaqué. Jean-Baptiste a descendu manuellement la vitre de sa porte pour aller à la rencontre de ce mendiant qui faisait de ses moignons et de son handicap un fond de commerce et d’exhibition. Il lui a dit d’une voix forte, toujours avec son grand problème d’élocution : « Toi et moi, on est pareils ! ON EST PAREILS ! Tu donnes une mauvaise image. Tu donnes une mauvaise image de nous ! ». Il a remonté sa vitre et nous avons tracé notre chemin.
J’aurais pu mourir de honte sur place, liquéfié. J’aurais pu m’enfoncer dans mon siège et attendre que la gêne passe. J’aurais pu trouver que Jean-Baptiste y était allé un peu fort, qu’il avait manqué d’humanité, qu’il avait fait preuve du comble de la grossièreté. Mais au contraire. Je suis resté un moment coi. Puis je n’ai pas pu m’empêcher de sourire avec émerveillement. Intérieurement, j’étais convaincu que mon ami avait été juste et humain. Il n’avait pas succombé à une mauvaise compassion, celle qui encourage la personne qui se victimise à rentrer dans le paraître, et qui nivelle par le bas. En gros, Jean-Baptiste venait de dénoncer non pas le handicap de ce monsieur, mais ce qu’il en faisait : une caricature misérabiliste, un prétexte pour ne pas s’en sortir, un business où la relation humaine était complètement délaissée au profit du fric, de l’image et de la haine de soi. De l’extérieur, seul Jean-Baptiste aurait pu se permettre d’engueuler ainsi son semblable sans passer pour un ignoble personnage. C’est sa force et son privilège. Et inconsciemment, j’ai reconnu en lui la force, le culot, l’improbabilité, l’humour et la légitimité de ma position de « paradoxe vivant » et fragile parmi les personnes homosexuelles dont je passe mon temps à critiquer les actes, parce que, dans l’exigence, je les aime vraiment. Jean-Baptiste et moi, chacun à notre manière, sommes bipatrides. Ce sont notre handicap assumé et donné, notre écartèlement pour tendre à la Vérité dans la cohérence et le service, qui sont notre force de médiateurs-serviteurs, qui font de nous des signes de contradiction puissants et culottés.
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Réponse de Jean-Baptiste Hibon (janvier 2013) :
"Le Système H.
J'ai rencontré Philippe Ariño cet automne, après avoir vu une vidéo où il analysait l'homosexualité, appuyé sur son expérience personnelle, qu'il livre avec une simplicité bouleversante. J'ai repéré aussitôt la convergence de nos pensées alors qu'il décrivait une situation apparemment éloignée de la mienne. Ainsi j'ai découvert que l'homosexualité éclaire la sexualité de tout être humain, tout comme le handicap éclaire la réalité de chacune de nos vies ! Ces deux réalités objectives, subies, peuvent paraître inimaginables à bien des gens... Pourtant, quand une différence est vécue dans l'exigence de la vérité, elle éclaire toutes les dimensions de la personne humaine. Je cite Philippe Ariño: «Reconnaître que la structure identitaire et amoureuse homosexuelle est lacunaire ne réduit en rien les personnes qui le portent en « espèce » ni en « malades ». Simplement, le désir homosexuel est une blessure qui, si on s'y adonne (...) peut (...) créer ou agrandir ce handicap. Il est possible (...) de s'installer ou non dans son handicap : tout individu humain, même très limité, reste libre d'assumer ce que la vie et les événements lui ont imposé. Personne n'est totalement victime des handicaps qu'il porte à plus ou moins long terme. » Cette rencontre m'a émerveillé, car c'est le désir de reconnaître la personne dans sa réalité et sa liberté, sans illusions ni victimisation, qui nous réunit. En frères du système H."
UNE 'MANIF POUR TOUS' HOMOPHOBE, FINALEMENT
Que ça ne fasse pas plaisir aux organisateurs de la « Manif pour Tous » du 13 janvier 2013 de l’apprendre, que ça les attriste et les vexe, qu’ils s’en mordent les doigts, on peut bien le comprendre ! Constat amer d’homophobie, d’homophobie d’indifférence et de trouillardise : concrètement, à cette « Manif pour Tous », il a été fait extrêmement peu de place aux personnes homosexuelles opposées au « mariage pour tous », alors qu’elles auraient dû avoir en toute logique la première place, le plus de poids. Elles n’ont pas eu la parole. Je peux vous l’assurer. Ni sur les chars, ni devant les caméras (ce n’est pas avec Xavier Bongibault qu’on entend parler d’homosexualité), ni sur les podiums. La Famille a occupé le haut du pavé, alors que nous savons très bien que c’est au nom de l’« amour » homosexuel, au nom de la reconnaissance de l’homosexualité, et par les personnes homosexuelles, que cette loi du « mariage pour tous » risque de passer comme une lettre à la Poste.
La foule d’un million de personnes n’a même pas entendu parler des couples homos, d’homosexualité, n’a pas eu l’occasion de voir les quelques témoins homosexuels qui étaient pourtant disponibles pour se rendre visibles. Il n’a pas été fait mention une seule fois, au micro, des manifestants homosexuels qui pouvaient se trouver présents dans les cortèges de rue. Rien ! D’ailleurs, en off, ça a été une consigne donnée aux organisateurs et aux chefs de chars de ne pas prononcer publiquement le mot « homosexualité », de ne pas donner le micro aux témoins homosexuels les plus adéquates pour faire contrepoids à la Manif des pro-mariage-pour-tous prévue fin janvier. Sous prétexte que c’était « trop compliqué » pour la foule d’entendre parler d’homosexualité, « trop polémique » ; que parler d’amour ce n’était pas la question du mariage (civil) et qu’il fallait mieux mettre un couvercle sur l’homosexualité et le couple pour se concentrer uniquement sur la famille. « Ce n’est pas le lieu ni le moment ! Donnons au Peuple le foin le plus efficace et le plus simplificateur qui soit : la filiation, l’enfant, la différence des sexes en tant que famille ! Pas la différence des sexes en tant que couple ! Les conséquences du ‘mariage pour tous’, tournées autour de l’enfant, c’est ça qui fout le plus les boules aux Français de base. » Logique inconsciemment infantilisante et intimidatrice. Nous, personnes homosexuelles, avons dû mendier dix minutes de micro au podium du Champs de Mars parce que nous étions écartées. Je l'ai vu de mes propres yeux. Si nous n’avions pas fait de passage en force, jamais la parole ne nous aurait été accordée. « Homovox », le seul mouvement de personnes homosexuelles opposées au projet de loi, a été considéré comme une « association comme une autre », alors que ce n’est pas du tout vrai. C’est nous qui avions le plus de poids, et qui aurions dû avoir le plus de poids. Je ne dis pas cela pour des raisons d’image et d’égo, ou parce que je serais vexé de ne pas avoir été mis en avant (d’ailleurs, si ce n’était que ça, je l’ai eu, mon petit quart d’heure de gloire, en parlant 5 minutes devant une foule immense au podium du Champs de Mars…). Je dis cela parce que c’est vrai et que tous le savent. Nous, les personnes homosexuelles, avons été mis de côté alors que nous étions objectivement les plus importantes, les plus courageuses, et les plus adéquates pour faire contre-poids à la manif du 27 janvier.
On nous a muselées sous prétexte qu’il fallait respecter l’« unité » autour du poncif idéologique du sacro-saint Enfant (… autour de Frigide Barjot, en fait), que l’opposition au « mariage pour tous » se fondait principalement sur la famille. Moi, je peux vous assurer qu’on n’a eu quasiment aucune place. L’unité invoquée, il faut savoir ici que c’est en réalité l’autre nom de la peur : peur de parler frontalement des sujets qui fâchent, peur des personnes homosexuelles et de poser un regard vrai sur les limites objectives de leurs couples. Peur de parler d’Amour, du mariage en tant que tel. Que les organisateurs de la « Manif pour tous » ne s’étonnent pas après que cette dernière apparaisse comme homophobe. Qu’ils ne viennent pas pleurer. Car dans les faits, elle l’a (involontairement ?) été. À présent, je ne me reconnais ni dans la « Manif pour tous » du 13 janvier, ni dans la « Manif pour l’Égalité » de fin janvier qui va nous bouffer tout cru. Même si j'aime les 1, 3 millions de manifestants "anti-mariage-pour-tous" et leur énergie !
(N.B. : Hier, lundi 14, une amie lesbienne m’a appelé par téléphone pour me raconter ce qui s’était passé lors de mon bref discours sur le podium du Champs de Mars. Pendant que les écrans géants me montraient et qu’elle se trouvait perdue dans la foule, elle a entendu un de ses voisins maugréer : « Qu’est-ce qu’il vient faire là, ce mec ? Pourquoi il parle d’homosexualité ? Qu’est-ce ça vient faire dans notre Manif ? » CQFD.)
LA MANIF POUR TOUS : UN SUCCÈS? VOUS ÊTES SÛRS?
Manif du 13 janvier 2013 pour s’opposer au « mariage pour tous » : un succès au niveau du nombre; un désastre au niveau argumentaire et au niveau du contenu. Si nous voulions enterrer notre mouvement mieux que ça, je crois que nous n’aurions pas réussi ! Beaucoup de nos détracteurs ne nient pas qu’il faut un homme et une femme pour venir au monde, pas plus qu’ils ne veulent empêcher aux couples femme-homme de se marier et d’avoir des enfants, ou empêcher que les familles traditionnelles vivent leur vie : là où ils coincent et où nous ne les avons pas du tout rejoint, parce que nous avons délibérément refusé de parler du couple, d’amour et d’homosexualité, c’est sur le fait que le couple homosexuel vit un amour moins incarné et moins aimant parce qu’il a, sans exception, viré la différence des sexes. Pour eux, il suffit d’aimer, et la différence des sexes est annexe dans la faisabilité et l’expérience de cet amour. Qui, dans les porte-parole de la « Manif pour tous », a osé sortir des conséquences du mariage, pour parler véritablement du mariage, à savoir d’abord du COUPLE et de l’AMOUR, avant même de parler des fruits humains de ce couple ? Personne. J’ai été affligé de voir que nous nous sommes unanimement planqués, dans nos slogans, derrière l’enfant, la filiation et la famille. Alors que le mariage ne repose pas uniquement sur la filiation, et que la différence des sexes n’est pas en soi un gage de succès ni de formation d’une famille (féconde biologiquement, aimante et heureuse). Enfant ou pas, il repose aussi et avant tout sur l’amour, un amour INCARNÉ. Et ce qui incarne le mieux et le plus durablement cet amour, c’est la différence des sexes. Ce discours sur le couple sans enfant, il n’a absolument pas été tenu. Or ce sont majoritairement des couples homosexuels sans enfant qui réclament le mariage ! Nous nous sommes repliés sur la sécurité, la peur de passer pour homophobes si nous parlions du couple et de l’amour homosexuels. Nous n’avons parlé que de la filiation (comme si toutes les unions femme-homme, même hors mariage, n’étaient pas procréatives ; comme si tout mariage femme-homme donnait forcément naissance à un enfant ! Le monde des Bisounours. Vachement crédible…). Il faut le reconnaître : nous n’avons pas prononcé les mots « couples », « amour », et encore moins « amour incarné », ni même abordé le sens de l’homosexualité. Or tout se joue sur cette définition de l’amour et du couple. Pas d’abord sur la définition de la famille. Nous avons joué exactement le jeu des pro-mariage-pour-tous qui, fort de dissocier mariage et fécondité, vont faire passer cette loi au nom de l’« amour » et des « couples », et ont l’hypocrisie de couper en deux le « mariage pour tous », en séparant mariage et famille, mariage et adoption/PMA/GPA, couple et différence des sexes, pour adopter le premier en faisant mine de négocier uniquement les secondes. Bravo ! Continuons ainsi ! Nous signons l’arrêt de mort de notre action… en plus de donner les clés aux fossoyeurs de la gratuité et de la crédibilité du mouvement : Frigide Barjot et Xavier Bongibault. Poursuivons avec nos jolis refrains scolaires, d’une violence inconsciemment incroyables (« Papa, maman, c’est évident ! » ; « Nous sommes tous des enfants d’hétéros ! » ; « Respectons la filiation ! », etc.). Répétons des évidences que nos détracteurs ne veulent pas récuser ou empêcher (ils veulent juste les « ouvrir » ou les ignorer : c’est pas pareil !). Focalisons-nous lâchement sur la famille, les enfants, les manières traditionnelles de venir au monde, pile sur ce dont les pro-mariage-pour-tous ne veulent pas entendre parler, car eux n’invoquent que l’amour, le couple, l’homosexualité et l’homophobie pour faire passer la loi. Nous n’avons pas du tout parlé leur langage, ni cherché à démonter l’argumentaire sucré de nos gouvernants, argumentaire basé sur le couple et non sur le couple+enfant. Pas une de nos pancartes, pas un de nos mots orientés vers le mariage tel qu’il est compris de nos jours : une union individualiste qui récompenserait l’authenticité des sentiments, ou simplement l’engagement sincère d’un couple, en dehors de toutes considérations corporelles, sexuées et filiatives. En n’abordant pas le mariage mais uniquement les conséquences du mariage, nos législateurs feront passer le mariage : vous pouvez en être sûrs ! Donc non, cette Manifestation du 13 est malheureusement, malgré les énergies déployées, un échec argumentatif. Cuisant parce qu’il n’est ni reconnu ni dénoncé.
Se voir attribuer un droit, ou bien chercher à en avoir un maximum, n’est pas nécessairement positif et ne doit pas être érigé socialement en absolu de bonheur. Par exemple, l’État peut me donner le « droit de voler » : ce n’est pas pour ça que je planerai dans les airs, et que le législateur m’aura respecté. Pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, c’est pareil.
Nos contemporains croient en l'amour. Ça, c'est une certitude. Mais pas en l'amour incarné. Ils jugent la différence des sexes "annexe"... alors que pourtant, celle-ci est la condition non-négociable de notre présence réelle et humaine sur Terre ; elle favorise la solidité aimante de tout couple, même si, en soi, elle ne se suffit pas à elle-même ; et elle ouvre souvent à la vie et à la filiation.
Le problème de la loi du "mariage pour tous" n'est pas qu'elle touche à la filiation (Sinon, on pourrait tout à fait donner le "mariage" aux couples homosexuels, en déconnectant ce dernier de l'adoption, de la PMA, de la GPA). Le problème, c'est surtout qu'elle nie l'incontournable présence de la différence des sexes dans toute vie humaine et dans tout amour incarné, puisqu'elle déclare noir sur blanc que la différence des sexes est annexe dans le mariage et dans l'amour. Elle s'attaque au Réel et à l'amour incarné, corporel, sexué, humain. Ce n'est pas au nom de l'enfant que le projet de loi est grave : c'est au nom du déni de l'amour incarné, et donc aimant. L'amour platonique n'existe pas.
UN GRAND SERVICE À VOUS DEMANDER ^^ : Pour cette veille de Manif historique, je vous demande, si vous pouvez, de faire tourner un maximum sur vos murs les vidéos des personnes homos qui expriment courageusement et pertinemment leur opposition au « mariage pour tous » sur HOMOVOX (www.homovox.com). Le site rame un peu, je trouve (lol), donc le mieux, c’est que vous postiez les liens Youtube à différents moments de la journée, au compte-gouttes, en prenant le portrait qui vous parle le plus. Un grand MERCI ! 1 - Jacky (http://www.youtube.com/watch?v=UootngKmdio); 2 – Benoît (http://www.youtube.com/watch?v=moM5ungoloA); 3 – Emmanuel (http://www.youtube.com/watch?v=KVdObj2WDZE); 4 – Jean-Marc (http://www.youtube.com/watch?v=4cWfL74hyJQ); 5 – Jean-Pier (http://www.youtube.com/watch?v=UET6BspG2mM) ; 6 – Raphaël (http://www.youtube.com/watch?v=yc4zaaJF3wc); 7 – Xavier Bongibault (http://www.youtube.com/watch?v=QOAm-qW394s); 8 – Hervé Jourdan (http://www.youtube.com/watch?v=iNFvRaAOowU); 9 – moi (http://www.youtube.com/watch?v=Pl1W9xlc1k4 ; en anglais : http://www.youtube.com/watch?v=pQDuYZN7z34). Vous avez aussi un condensé : http://www.youtube.com/watch?v=Ipqwo9iOXoU
Le mariage n'est absolument pas, comme certains semblent le penser (même dans les rangs des anti-mariage-pour-tous), "le cadre social normatif de la filiation". Des couples femme-homme aimants (qui se révèleront stériles) correspondent aussi au mariage. Le mariage, en réalité, est le cadre social de la différence des sexes.
Encore un (Erwann Binet) qui n'a pas compris ce qu'a dit Aristote: "L'égalité ne signifie pas la justice", puisque le député PS "Cause toujours tu m'intéresses" vient d'écrire sur son mur Facebook : "Soyez assurés de la détermination de la majorité dans ce combat pour l'égalité et la justice." (11 janvier 2013) Que peut-on faire pour rendre la vue et la raison aux aveugles et aux lobotomisés de "l'Égalité"?
Certains militants "pro-mariage-pour-tous", pour obtenir le mariage, invoquent un argument qui ne tient absolument pas : celui de la "sécurité" de l'enfant élevé par un couple homo, en cas de décès de l'un de ses deux "pères" ou de l'une de ses deux "mères" (Les régimes totalitaires ont coutume d'user aussi abondamment de l'argument de la "sécurité", de la "prévention", et notamment celui de la "Sécurité nationale", pour asseoir leur terreur, voire déclarer des guerres). Car s'il s'agit de régler par la loi des scénari-catastrophe qu'ils ont en grande partie orchestrés, il existe dans le Code Civil (n°377) ce qui s'appelle la "DÉLÉGATION D'AUTORITÉ PARENTALE", qui permet à l'enfant perdant son père ou sa mère biologique d'être élevé et reconnu socialement par le partenaire de celui-ci/de celle-ci. Le passage par la "case MARIAGE" n'est donc absolument pas obligatoire.
Soyons clairs : il n'y a pas eu de véritable débat équitable sur le "mariage pour tous" en France, malgré l'illusion d'écoute qu'ont simulée nos ministres. Rien que le temps de parole laissé aux Français auditionnés par le rapporteur officiel du projet de loi, le député PS Erwann Binet, fait frémir : 399 minutes pour les intervenants favorables au l' "ouverture du mariage" ; 212 minutes (quasi moitié moins!) pour les intervenants défavorables au projet de loi. Pouvons-nous accepter cette confiscation pure et simple du débat ?
La chanson "C'est bien gentil", je l'ai écrite et pensée dans une salle de bain, entre une cabine de douche et une cuvette de W.C.! Véridique.
Ce n’est pas parce que certains de mes amis homosexuels et moi nous positionnons apparemment contre le projet de loi du « mariage pour tous » que nous le faisons pour les mêmes raisons (je pense à mes compagnons d’« Homovox », notamment). À les entendre, je vois qu’ils sont « contre » pour des raisons d’images (Ils ne critiquent pas du tout la pratique homosexuelle mais uniquement la visibilité de celle-ci, comme s’il y avait une « bonne pratique homosexuelle » et une « pratique marchande, débauchée et maraisienne » de l’homosexualité ; ils ne critiquent pas le mariage en tant qu’il remettrait en cause leur croyance en l’amour homosexuel et au couple homosexuel, mais uniquement les conséquences anthropologiques du « mariage pour tous » par rapport à la filiation). Pour ma part, si je m’oppose au « mariage pour tous », ce n’est pas pour des raisons d’image, ni pour soutenir un « droit à l’indifférence », ni pour défendre une pratique homosexuelle à partir du moment où elle resterait discrète, marginale, subversive, asociale et singulière dans l’invisibilité. Je m’oppose au « mariage gay » parce que déjà en actes, le couple homosexuel n’est pas à justifier, ni socialement ni à titre privé, et que l’enjeu du projet de loi se trouve non seulement dans la filiation, mais d’abord dans la survie de la différence des sexes et de l’amour incarné. C’est le couple homosexuel, bien avant le « couple homosexuel + enfant », que questionne et justifie le « mariage pour tous ». C’est la pratique homosexuelle et un « amour » où la différence des sexes est jugée « annexe » socialement, qui sont en jeu et qui constituent toute la gravité de cette loi.
Nous en arrivons civilisationnellement à une triste étape où c'est le Réel Lui-même, du fait d'être incontournable, qui est traîné en procès de "totalitarisme" et de "discrimination" par nos contemporains.
Ce que les militants pro-mariage-pour-tous ont un mal fou à comprendre, c'est que la loi de l' "ouverture du mariage aux couples de même sexe" ne porte pas sur l'ÉDUCATION : elle porte sur la CRÉATION et la GÉNÉRATION. Sous prétexte de penser une chose juste ("Les personnes homosexuelles, individuellement/conjointement, peuvent avoir des talents pédagogiques et éducationnels indéniables"), nos législateurs vont, par voie légale, énoncer une chose totalement fausse ("Un enfant peut venir au monde par deux hommes ou par deux femmes ou par un homme et une femme : peu importe!").
Plus ça va et plus je mesure combien la présence des manifestants opposés au « mariage pour tous » aura vraiment du prix, ce 13 janvier à Paris ! Au moins pour toutes les insultes qu’ils se sont pris dans la figure avant de défiler, uniquement parce qu’ils osaient se dire « contre ». Au moins pour tous les brouillages amicaux/professionnels et les « clash » familiaux que leurs prises de position ont déjà générés. Au moins pour leur courage et leur persévérance à résister au rouleau compresseur idéologique (et surtout insensé) de l’« Égalité » ! Oui, venir à cette « Manif pour Tous » a tout, pour certains, du parcours du combattant, de la présence héroïque et révolutionnaire. Et c’est pour ça qu’elle sera belle… même si le contexte est grave, les échanges passionnés (et d'une violence souvent disproportionnée, surtout de la part des "pro-mariage-pour-tous", prompts à injurier et à juger les personnes qui ne pensent pas comme eux) et que la loi du « mariage pour tous » a de quoi nous attrister profondément sur l’avenir de notre pays, un pays qui perd peu à peu le sens de l’amour incarné et sexué, le sens du Réel, et qui s’enfonce dans une crise morale sans précédent.
JE M'ADRESSE AUX CATHOLIQUES DE LA MANIF POUR TOUS...
Concernant cette « Manif pour tous » du 13 janvier 2013 à Paris, j’aimerais m’adresser aux catholiques qui m’écoutent sur les réseaux sociaux, et qui me voient en ce moment tirer à boulet rouge sur Civitas et les lefebvristes. Certains parmi eux, qui cautionnaient auparavant mon message et mes prises de position, parce qu’ils tiennent à se dire traditionnalistes ou catholiques, se sentent à tort visés par mes critiques, alors que je n’ai absolument rien contre les catholiques traditionnalistes (plutôt le contraire!) : je n’ai de sérieux problèmes et résistances qu’avec les actes et les propos des traditionnalistes lefebvristes et de la Fraternité saint Pie X qui, il est vrai, composent le gros des troupes de Civitas.
Que certains catholiques ne se reconnaissent pas dans le discours et la personne de Frigide Barjot, je le conçois complètement (c’est aussi mon cas ; et cependant, elle parlera à d’autres et elle a sa place en tant que porte-parole parmi d’autres de la Manif pour Tous). Que certains catholiques veuillent que leur foi soit reconnue visiblement comme la raison majeure de leur présence dans cette Manif, même s’il est de notre intérêt à tous que la foule du 13 ne s’annonce pas ouvertement « catho » (non par peur de l’image ou de ce que nous sommes, mais bien parce que l’opposition à cette loi n’est pas spécifiquement catholique, et est portée par de nombreuses personnes non-catholiques), je le conçois aussi parfaitement. Mais que les traditionnalistes lefebvristes, qui je le rappelle, ne sont pas cathos, quoi qu’ils en disent (non pas parce que moi je l’aurais décidé, ni parce que j’aurais la présomption de dire qui mériterait le titre de « catho » ou pas, mais bien parce que ce sont eux qui, en 1988, ont décidé de leur propre chef de quitter Rome, le Pape, l’Église catholique, et de ne plus être catholiques), enrôlent le 13 janvier les catholiques sincères et traditionnalistes qui ne savent plus à quel mouvement un minimum religieux s’identifier à la « Manif pour tous », là, je dis ouvertement NON ! Je demande aux catholiques de ne pas se laisser berner par le discours soudainement pro-catholiques de l’Institut Civitas, et de ne pas défiler sous sa bannière. Vous ferez selon votre conscience et votre liberté. Mais si vous êtes catholiques, même traditionnalistes, vous avez le devoir de ne pas cautionner les propos et les agissements des lefebvristes et de la FSSPX. Cela s'appelle le devoir d'Unité dans la Vérité-Charité. Et ne vous inquiétez pas : le 13, hors de Civitas, vous saurez trouver parmi les porte-parole de la Manif des représentants de votre foi et de votre attachement à l’Église de Rome. J’en fais le serment !
La dictature et l'utopie de "l'Égalité" ! Les Français d'aujourd'hui sont-ils devenus à ce point bêtes à manger du foin pour désirer "être tous pareils", "être tous traités pareil" ? Pour croire que le respect, c'est l'indifférence, l'uniformité et le non-jugement ? Pour penser que la liberté se limite à "avoir le choix", alors qu'elle n'est pas autre chose que le choix posé du meilleur et du Réel ?
Certains militants pro-mariage-pour-tous ont encore le culot de faire croire que la manif d’opposition à « leur » projet de loi, qui aura lieu le 13 janvier prochain à Paris, est une manif « minoritaire et homophobe » ??? Surtout quand on sait que ce rassemblement national va réunir plus d’un million de personnes, de gauche, de droite, de toutes confessions religieuses et a-religieuses, des 4 coins de la France ? Des gens qui ne sont absolument pas homophobes, tout simplement parce qu’ils sont homosexuels eux-mêmes, ou bien parce qu'ils ont des amis et des frères très proches qui le sont ! Croient-ils que l'homophobie suffirait à faire déplacer une telle masse ? Comment peuvent-ils encore penser que c'est par gaieté de coeur et par méchanceté gratuite que les manifestants du 13 vont défiler, en sachant tous les sacrifices amicaux, les ruptures de dialogue, les dissensions et les querelles familiales/amicales que les débats "pour ou contre le mariage homo" ont déjà engendrés ??? Mais dans quelle bulle d'irréalité, de révolutions d'opérette, de haine (ou, ce qui revient au même, de bien-pensance!) vivent les pro-mariage-pour-tous ???
Moi qui maintenant suis amené à côtoyer de près, sur les plateaux-télé et lors des débats, les militants pro-mariage-pour-tous, je peux vous assurer, sans trop exagérer, que le spectacle vaut le détour ! L'attitude de ceux qui se présentent comme les défenseurs des opprimés, de la liberté, de l'Égalité, de la tolérance et de la lutte contre les discriminations, est fascinante à observer en coulisses. Ils se comportent au mieux comme des robots ou des individus froids, qui n'adressent la parole à personne, qui ne te regardent même pas dans les yeux, qui ne te posent aucune question, qui ne sourient jamais (il n'y a que nos ministres socialistes pour avoir encore l'énergie du faux-cul), au pire comme des tueurs à gage, limite qui te foutent les boules par leur mutisme et leurs yeux qui t'ont déjà diabolisé avant même de te connaître (parce qu'on leur a dit que tu ne pensais pas comme eux, donc que tu étais forcément un "méchant homophobe" à éliminer et à mépriser). D'ailleurs, le jour où je suis passé, fin décembre 2012, sur la chaîne MCE, une des invités du plateau qui avait été parachutée dans le camp des "pro-mariage-pour-tous" parce qu'elle n'y connaissait rien au thème, et qu'a priori, son environnement social l'avait prédisposé à jouer innocemment le rôle "sympatoche" de la nana "ouverte et gay friendly", m'avait trouvé tellement convivial et affable lors du maquillage qu'il lui a fallu un temps pour capter que je n'étais pas pour le projet de loi mais contre. Elle a halluciné. Pour elle, seuls les pro-mariage-pour-tous pouvaient être "sympas et cools"... Elle a doublement halluciné quand, à l'antenne, elle s'est rendue compte combien les défenseurs du "mariage pour tous" étaient agressifs, de mauvaise foi ou carrément vidés d'humanité. Je crois que cette petite expérience télévisuelle l'a poussé, sinon à changer d'avis, au moins à revoir ses clichés sur la gentillesse et l'ouverture des "progressistes"... qui en actes et en attitudes, ont tout des pires réactionnaires.
QUI SONT LES VRAIES PERSONNES HOMOPHOBES DANS L'HISTOIRE ?
Scandale qui ne choque visiblement personne, mais qui est pourtant une réalité qui saute aux yeux : les quelques militants pro-mariage-pour-tous (homosexuels ou "gay friendly") traînent tous leurs opposants en procès d' "homophobie"... alors qu'en menaçant et en attaquant avec une violence inouïe la grande majorité des personnes homosexuelles (qui ne veulent pas vraiment du mariage), ils sont d'une homophobie manifeste. Ils hurlent sur tous les toits le mot "homophobie" pour ne pas qu'on les suspecte. Mais ne nous y trompons pas : l'homophobie vient principalement d'eux.
Prier, c'est laisser le Réel se connecter en nous. Et ensuite, le seul boulot qu'il nous reste à faire, c'est d'en avoir conscience. La prière, c'est vraiment la conscience du Réel. C'est pour cela qu'elle est donnée à tout le monde.
Du plus loin que je me souvienne, et si je suis vraiment honnête avec moi-même, mon désir homosexuel est apparu au moment de mon enfance où j'ai eu peur : peur de mon corps, de mon unicité, de ma liberté, de ma singularité, du Réel, du monde, des autres, des groupes. J'étais certes un enfant sage, souriant, prévenant... mais je cachais bien mon jeu. Je cherchais à être quelqu'un d'autre parce que mon image de moi-même et des autres était négative, me faisait souffrir. Parce que je ne me supportais pas. Dès l'âge de 5 ans, j'ai joué à la mauviette. À la boule d'hyper-sensibilité, fragile, qu'un rien ne casse, qui fuyait les autres et l'amitié car elle les voyait comme des menaces. Je sais que l'homosexualité est une blessure d'orgueil, qui donne raison à la peur, et qui, pour se justifier de le faire sans que ça se voit, use de l'excuse des goûts ou de l'esthétisme. Pendant toute mon adolescence, j'ai manqué de simplicité. J'étais une personne à l'orgueil blessé. Un adolescent trouillard, effrayé par l'effort et la nouveauté, choisissant des rôles de planqué. Un être paresseux en même temps que craintif, mal à l'aise avec le collectif, misanthrope, paranoïaque, mal dans ses baskets, orgueilleux. Toute personne homosexuelle, je crois, connaît tacitement le contexte peu glorieux de l'émergence de son désir homosexuel. Sa genèse boueuse.
Amitié sainte
Certaines personnes non-croyantes me disent qu'elles ne voient pas pourquoi croire en Dieu étant donné qu'elles "n'en ressentent pas le besoin". Elles ont raison, quelque part : on peut très bien aimer les autres et résider sur Terre sans avoir conscience de Dieu et sans croire en Lui. On vit juste moins bien, moins plein, moins fort, et moins heureux... mais on vit quand même! L'existence avec la foi, après LA Rencontre avec Jésus, ça me fait penser aux couples femme-homme qui, depuis l'accueil d'un petit d'homme dans leur espace, se rendent compte qu'avant cette naissance, ils vivaient un peu sur eux-mêmes, en vase clos. La découverte de Dieu, c'est exactement pareil. Avant de L'avoir accueilli dans son coeur, on ne mesure pas qu'on vit en égoïste, sans boussole. Et ce n'est qu'après avoir goûté à Son amitié que notre vie prend un sens nouveau, s'éclaire, et que notre existence d'avant nous apparaît comme une hibernation.
Ce qui est dramatique, c'est que des hommes et des femmes politiques "pro-mariage-pour-tous" tels que Cécile Duflot, Najat Vallaud Belkacem ou Erwann Binet, emploient à tout bout de champ le mot "homophobie" (sans comprendre ce qu'elle est vraiment!) pour imposer leur point de vue et ne pas avoir à argumenter leurs bonnes intentions déconnectées du réel et des personnes qu'ils défendent. Exactement comme jadis la matraque verbale du mot "racisme". Ils détournent de manière honteuse - et finalement très homophobe ! même si cette homophobie prend le visage souriant de la lutte 'gay friendly' contre les "discriminations" - la réalité de l'homophobie, homophobie qui n'a pas à être une ACCUSATION DE PERSONNES, mais qui n'est autre qu'un ACTE VIOLENT contre les personnes personnes homosexuelles, au nom de leur orientation sexuelle, et dont les personnes homosexuelles sont prioritairement responsables puisque ce ne sont qu'elles qui le perpétuent, en réalité. Ils personnifient l'acte brutal pour ne pas avoir à l'analyser et à le dénoncer. Cette personnification du mal, injustifiable, c'est typique de la violence, et donc de l'homophobie ou du racisme.
L'acte homophobe a lieu dans le cadre d'une RELATION. En aucun cas il faut le transformer en accusation de PERSONNES ou en espèce humaine fictive, y compris pour prendre la défense de cette dernière. La victimisation ne sert pas les personnes qu'on défend et sur lesquelles on pleure. L'important est de ne pas ôter à la victime sa liberté de ne pas reproduire le viol qu'elle a subi.
POUR LES INDÉCIS : POURQUOI S’OPPOSER À CETTE « LOI DU MARIAGE POUR TOUS » ? EST-CE HOMOPHOBE ?
(Cet article est rédigé par Philippe Ariño, français, homosexuel, prof d’espagnol de 32 ans, bloggeur du site l’Araignée du Désert et auteur de "L’homosexualité en vérité" paru à la mi-octobre 2012.)
Paradoxe. Les grands oubliés du « mariage pour tous » sont les deux bénéficiaires officiels de celui-ci ! : les personnes homosexuelles d’une part, et les enfants d’autre part. Les personnes homosexuelles parce qu’on ne les écoute pas vraiment (sans doute parce qu’elles-mêmes ne s’écoutent pas assez non plus…), on ne les accepte qu’à partir du moment où elles jouent pendant 5 minutes leur rôle de militants révoltés, bafoués et émus : le sens de leur désir homosexuel, ce qu’elles vivent au quotidien, leur difficulté à trouver l’amour en couple et à le vivre sereinement sur la durée, n’intéressent pas nos législateurs gay friendly ! Idem pour les enfants. En tant que personnes, ils ne sont pas reconnus. Les pro-mariage-pour-tous les considèrent principalement comme un droit, une preuve d’amour entre partenaires de même sexe, un certificat de bonne aptitude à bien élever. Leur conception biologique dans l’amour, leur existence, les conséquences dramatiques de cette nouvelle loi gommant la différence des sexes (au moins au départ dans le Code Civil, ensuite à long terme dans leur psychisme), concrètement, nos hommes politiques s’en contre-fichent ! Comment se fait-il que notre société française laisse faire un tel irrespect des personnes homosexuelles et des enfants ? Sûrement parce qu’elle veut continuer à ne pas s’aimer, sans s’en donner les preuves, en se berçant d’illusions identitaires/amoureuses/légalistes pour faire diversion.
Mais ne nous fions pas aux bons sentiments, et regardons le Réel : l’homophobie du « mariage pour tous », matinée de sincérité, de victimisation et de lutte contre les « discriminations », est criante ! Cette loi est homophobe pour deux raisons majeures. D’une part, la société bisexuelle donne le mariage aux personnes homosexuelles pile au moment où il n’a plus de sens ni de valeur à ses yeux, où elle divorce à gogo, où l’adultère bat son plein. Elle refourgue ce qu’elle ne veut plus. Merci du cadeau ! D’autre part, cette loi ne reconnaît pas la spécificité, la singularité et la différence du couple homosexuel. Elle donne à croire qu’il pourra singer le couple femme-homme+enfant grâce à un droit législatif, ce qui est purement et simplement faux ! Elle ne respecte donc ni la réalité du mariage (qui structure par définition la différence des sexes et, si c’est donné, la procréation), ni la réalité conjugale du couple homosexuel (qui, par nature, n’intègre pas la différence des sexes, et n’est pas procréatif). C’est comme si, au nom de l’égalité, on m’offrait un pull « taille 6 ans » ! Je n’ai rien contre les enfants de 6 ans, mais ce pull ne sera pas pour autant un cadeau, car il ne s’ajustera pas à ma réalité ! Pour les couples homosexuels, c’est pareil. Ce n’est pas parce qu’une loi veut apparemment leur bien qu’elle le fait concrètement, et qu’elle les reconnaît tels qu’ils sont… même si elle prend l’apparence d’un présent joliment enrubanné. Certes, on ne leur impose rien (il s’agit uniquement du « mariage pour tous ceux qui le désirent » !). C’est plus hypocrite que ça : on leur « permet » juste de croire qu’une fiction anthropologique et amoureuse est possible, alors qu’elle est, pour le coup, un pur sketch. D’une sincérité confondante.
Malheureusement, beaucoup de personnes homosexuelles se laissent embobiner par cette propagande démagogique « pro-choix » qui les instrumentalise. Car concrètement, elles ne veulent pas du mariage. Faites un sondage ! Interrogez-les sur leurs réelles motivations à vouloir se marier : celles-ci n’émanent pas d’une paix et d’un amour profonds. Elles demandent le mariage uniquement parce qu’elles suivent quatre mots d’ordre (« Égalité », « Droit », « Sincérité » et « Progrès ») auxquels elles obéissent aveuglément sans les questionner (l’égalité n’a pas à être le conformisme ou l’uniformité ; le droit n’est pas là pour justifier tous nos désirs, surtout les plus irréalistes ; la sincérité n’équivaut pas à la vérité, et d’aucuns savent que l’enfer est pavé de bons sentiments ; enfin, pas une dictature humaine ne s’est pas avancée sous la bannière de la liberté et du progrès pour s’imposer avec une violence incroyable). Les couples homosexuels les plus solides de mon entourage sont justement ceux qui ne veulent pas du mariage. Et les rares qui le réclament aujourd’hui le voyaient il y a encore quelques années de cela comme le carcan bourgeois hétéro-patriarcal par définition, à ne surtout pas reproduire ! Ils ne suivent pas un chemin de raison et de vraie liberté en retournant leur veste aujourd’hui !
Au fond, les quelques militants pro-mariage-pour-tous et gay friendly ne désirent pas le mariage en lui-même. Ils s’engluent dans l’image, l’orgueil, la peur et le terrorisme, sur fond d’« homophobie », afin de cacher qu’ils sont instrumentalisés par le lobby social (inconsciemment) bisexuel, celui qui ne croit plus en l’amour incarné et qui chante un amour planant parce qu’il déprime : en général, ils veulent du « droit au mariage » pour avoir le droit et la liberté de le refuser ! ; ils veulent du mariage pour les autres mais pas pour eux-mêmes ; ils veulent du mariage, non en soi, mais en tant que symbole patriotique de l’évolution des « droits LGBT » d’une part et en tant que symbole d’équivalence d’amour universel d’autre part. Mais au final, ils restent dans l’image et la fuite d’eux-mêmes. Et le pire, c’est que celui qui dénonce à juste titre leur aveuglement subit leur rafale d’insultes et de procès d’ « homophobie » ! Marchent-ils sur la tête ?
Quand les personnes homosexuelles comprendront que la loi du « mariage pour tous » est un alibi pour ne pas traiter des vrais problèmes de la société (crise, pauvreté, perte des repères moraux, chômage, etc.) et pour ne pas les écouter ELLES, elles se réveilleront et mesureront qu’elles ont servi de cache-misère social (des viols, des divorces, des familles décomposées, des adultères, etc.). Elles verront que l’opposition populaire et citoyenne à cette loi inique et surréaliste du « mariage pour tous » n’a rien d’homophobe. Espérons que ce réveil arrivera avant qu’il ne soit trop tard ! Qu’elles viennent défiler le 13 janvier 2013 pour défendre leur BELLE différence !
Philippe Ariño
Quand allons-nous comprendre que derrière la revendication du "mariage pour tous ceux qui le désirent" est prôné le droit de ne pas user du droit qu'on demande (voire même le droit de s'y opposer!), bref, qu'est justifiée la liberté de ne pas être libre ?
C'est fou comme 3 petits mots de rien du tout - "Égalité", "Droits" et "Progrès" - auront réussi à lobotomiser les cerveaux des défenseurs du "mariage pour tous" et à leur ôter toute capacité de jugement... Pas un pour les remettre en cause et pour exercer son esprit critique (car je rappelle qu'il y a des égalités catastrophiques qui s'appellent "uniformité", "conformisme" et "déni des différences" ; je rappelle que le mot "droit" n'est pas synonyme de "désir" - même s'il commence par la même lettre -, d' "ordre", ni toujours de "Réel" malheureusement ; et qu'il n'y a pas de dictature humaine qui ne se soit pas revendiquée du "progrès", du "changement", de la "sincérité", de la "liberté" et de la lutte contre les "discriminations", pour asseoir son hégémonie avec une violence et un irréalisme incroyables.)
Je ne connais toujours pas de couples homosexuels qui veuillent vraiment du mariage, librement et sans contrainte. Les rares personnes homosexuelles ou gay friendly qui se battent pour en obtenir le "droit" le veulent finalement par mollesse ET par agressivité : pas par conviction ni discernement serein.
L'homosexualité n'a jamais été un problème : seule la croyance en celle-ci ou sa mise en pratique en sont un. Mais en soi (et je m'en rends très bien compte aujourd'hui à travers mon choix de vie), elle ne dérange absolument personne !
À situations de vie inégales et différentes, inégalité de droits.
Qui pour se soucier de la survie de la différence des sexes ? A-t-on compris le tournant historique grave que constitue la loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent", loi qui ne concernera pas qu'une minorité de personnes mais l'ensemble de notre société, puisqu'elle se propose de passer la différence des sexes - celle dont nous sommes tous issus et qui permet la vie et l'amour incarné - à la moulinette des bonnes intentions, au karcher de l'égalité et du légalisme le plus désincarné ? Dans le Code Civil, il n'y aura plus de père ou de mère, mais des "parents" ; il n'y aura plus de mari et de femme, mais des "conjoints". Le Code Civil sera tout bonnement déshumanisé, asexualisé. C'est très grave, ce qui est en train de se passer en France. Et je dis cela sans alarmisme. La loi ne gommera pas la différence des sexes ni ne l'interdira : elle ne fera "juste" que la banaliser et dire qu'elle est "annexe", ce qui est non seulement irrespectueux de tout être humain mais aussi un blanchissement anthropologique : sans la différence des sexes, nous n'existerions même pas ! ; sans la différence des sexes couronnée par l'Amour, moins d'identité, moins d'Amour incarné, moins de Nature, moins de Réel, moins de complémentarité sociale. Réveillons-nous ! N'oublions pas notre humanité, d'où nous venons et comment nous aimons !
FRANÇOIS, J'AI CONFIANCE EN TOI !
François (Hollande), j'ai confiance en toi (pour supprimer cette loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent" avant qu'il ne soit trop tard) ! Tu as encore le choix de te rétracter. Tu as aussi le droit et la liberté de te contredire parfois. Ne l'oublie pas ! Vraiment, rappelle-toi ta liberté et ton libre arbitre. Si tu te permets d'en user, tu seras un grand président aux yeux de beaucoup de Français qui jusqu'à présent t'ont méprisé. Tu seras un homme libre, pragmatique, fort et doux à la fois, capable de tenir tête aux chantages sentimentaux et aux sirènes de l'image. Car tu sais comme moi que tu n'es pas plus aimé par ceux qui te pressionnent de faire passer la nouvelle loi sur le mariage. J'ai donc la folie et l'humilité de croire en toi ! Mon opposition à "ton" projet n'est pas une affaire d'homophobie (je suis homosexuel ; et je n'ai jamais insulté ni attaqué mes amis homos) ni de clivage manichéen gauche/droite, mais une affaire d'humanité, de bon sens et de respect des plus fragiles. François, j'ai confiance en toi !
Les personnes homosexuelles ne sont pas les seules personnes blessées dans leur sexualité. Tout être humain est marqué par la coupure de la différence des sexes, par cette blessure du manque. D’ailleurs, le mot sexualité vient du verbe latin « secare », qui signifie « couper ». Mais au lieu, comme les personnes non-homosexuelles, de faire de la déchirure universelle une porte ouverte à l’altérité sexuelle, à la complémentarité, les personnes homosexuelles ont voulu la nier ou au contraire l’agrandir, en l’élargissant et en prétendant l’incarner à elles seules. Finalement, l’homosexualité n’est pas une blessure spécifique aux personnes homosexuelles : elle est l’autre nom de la sexualité, ou plus précisément d’une mauvaise gestion de celle-ci.
La continence, c'est la potion magique d'Astérix!
En humanité, la séparation ou la résistance à la fusion n'est pas division, mais Vie.
Nous sommes tous abstinents. Plus ou moins sans le savoir. Mais nous sommes tous abstinents. Quand on me fait remarquer agressivement que mon statut d’abstinent est ultra-minoritaire, ne parle à personne, qu’aucun ne pourra s’y identifier et croire que ça rend pleinement heureux, c’est qu’on veut finalement nier la beauté de la liberté humaine. Car tout être humain est amené plusieurs fois dans sa vie à être abstinent génitalement (bébés, enfants, adolescents, célibataires, personnes handicapées, veufs, prêtres, vieillards, et même les hommes mariés ou en concubinage qui ne font pas l’amour 24h/24 à leur compagne)… sauf que certains l’assument et le donnent aux autres (ils s’appellent les continents) et que les autres ne l’assument pas et sont prisonniers de ne pas le savoir (ils s’appellent les frustrés libertins).
Peu de nos larmes sont de vraies larmes. Peu de nos tristesses sont de vraies tristesses. Peu de nos déceptions sont de vraies déceptions. Peu de nos cris sont de vrais cris. Peu de nos colères sont de vraies colères. Peu de nos révoltes sont de vraies révoltes. Car ils célèbrent bien plus souvent la destruction que la vie.
Quand tu sais ce que tu vis, tu n'as plus rien à craindre.
Entendons-nous bien. L'homophobie est un ACTE violent à l'encontre de tout individu homosexuel au nom de son orientation sexuelle. Point barre. Nous ne devons pas perdre cela de vue. Elle n'a pas à être détournée, réduite ou niée en ACCUSATION DE PERSONNES, en bout de scotch qu'on met sur la bouche de n'importe quel opposant à nos volontés. Ceux qui, au nom de la lutte contre l'homophobie, créent cette transformation sémantique et alimentent l'amalgame entre acte et personnes sont particulièrement homophobes car ils nient les faits à dénoncer pour privilégier leurs fantasmes diabolisants.
CIVITAS, ils ne sont pas cathos. Non parce que nous les cathos le voudrions, mais bien parce qu'eux le veulent et s'écartent eux-mêmes de l'Église. Comme de parfaits pharisiens, ils se désignent d'ailleurs "laïcs" et nous trouvent trop "mous" et "gentils".
L’homosexualité, c’est exactement comme l’obésité : il y en a certains qui ne l’ont absolument pas choisie et qui n’y sont pour rien ; il y en a qui à la fois l’ont subie et qui s’y installent ; d’autres qui en sont totalement responsables par leurs comportements. Et avec tous ces degrés différents de liberté, on voit bien qu’on ne peut socialement ni l’applaudir, ni la proposer comme norme d’identité et de bonheur.
Quand je dis que la loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent" est homophobe, étant donné qu'elle force les couples homos à singer le couple femme-homme+enfant, ce n'est pas dans le sens où elle imposerait ouvertement et violemment un modèle conjugal/familial unique. C'est plus hypocrite et sincère que ça. Elle ne matraque pas ce modèle: elle le permet, elle le propose. Elle impose mollement, avec des étoiles dans les yeux, en pensant promouvoir l' "ouverture à l'universel". Mais qui a dit que l'omission, l'indifférence ou la bonne intention ne faisaient pas partie de l'oppression, du mépris et de la tyrannie?
Me dire que je n’ai pas le droit à la parole du fait que je sois catho et que la foi c’est de l’ordre du privé, c’est comme me soutenir que l’amour de ma vie (= l’Église) est une conne et qu’il faut que je la garde enfermée à double tours à la maison. C’est aussi violent que ça.
Fait surprenant : mon parcours de vie rejoint mystérieusement, intimement, plus particulièrement les personnes divorcées, veuves et consacrées.
On me demande parfois comment ma famille réagit face mon homosexualité. Je réponds souvent qu'il n'y a de brouille qu'avec ceux qui l'ont applaudie. Ça prouve bien que l'homophobie est très "gay friendly".
C'est dramatique et criminel de retirer à un enfant UN PÈRE ET UNE MÈRE QUI S'AIMENT.
Certains ont peur de moi et de mes écrits sur l'homosexualité... un peu comme ce passant paranoïaque qui culpabiliserait rien qu'à la vue d'une voiture de police alors qu'il n'aurait rien fait... ou comme le passager d'un transport en commun qui saurait pertinemment qu'il est en règle mais qui se sentirait tout de même fautif rien que de voir s'approcher les contrôleurs. Et finalement, sont-ils si justes en actes que cela pour interpréter l'examen de conscience en sentence, en condamnation ? Nul ne se sent coupable si sa conscience ne le condamne pas quelque part pour une autre action mauvaise que celle que la situation semble logiquement appeler.
Le fantasme de viol, ce n'est pas que le désir de posséder/d'être possédé sexuellement. C'est déjà le désir de ne pas être libre.
Pas de Vérité sans Service. (... et pas de Vérité sans majuscules ;-))
On est son pire ennemi. Vraiment, le mal intérieur est plus anéantissant que le mal extérieur. Quand on est capable de se dominer, de s’imposer des contraintes tout seul, qu’on ne fait plus de caprice avec soi-même, qu’on ne négocie plus avec son mal intérieur, Dieu nous permet de dominer tous les maux extérieurs, même les plus violents. On devient un exemple de liberté et de force pour tous. Y compris et d’abord pour soi.
Le bonheur, c’est faire l’expérience de son grandissement.
Je peux le dire : je n'ai plus peur ni envie du porno.
J'ai jamais pu garder de liens avec mes "ex". La promesse des corps, quand elle n'est pas faite dans l'Amour vrai, est indélébile, même si les gestes n'ont a priori pas été violents. Les gestes de l'Amour sans l'Amour, ce n'est pas rien! Je m'en rends compte à mon insu : le mal n'est pas seulement dans la violence objective et perçue, mais aussi dans l'absence de bien.
Sofia Aram, ou la ringarde qui se croit progressiste
30 octobre 2012. Sur France Inter, l' "humoriste" Sofia Aram, en détournant de son contexte une phrase du Happening de l'Alliance VITA qui a eu lieu une semaine auparavant ("Papa, maman, on ment pas aux enfants"), entend ringardiser ce qu'elle considère comme une manifestation bourgeoise et homophobe. Le pire, c'est qu'elle se croit drôle et ultra-subversive, alors que son imitation de la bourgeoise prouve précisément qu'elle est encore plus ringarde que les soi-disant "ringards cathos" qu'elle attaque. Car qui, sinon les vrais "has been", peuvent encore s'imaginer que les bourgeoises d'aujourd'hui sont les répliques exactes de la parodie éculée des années 1990 des "Visiteurs"? Si cette journaliste veut vraiment être à la page et "casser du bourgeois des années 2010", elle n'a qu'à se retourner contre elle-même, car les bourgeoises "nouvelle génération", ce sont précisément les bobos anti-cléricales, anti-traditions, gauche caviar, tyranniques dans leur révolte, faussement décontractées et déconneuses, qui ont jeté leur collier de perles pour le remplacer par les attributs mondains et conformistes de l'anti-politiquement correct... et elle les représente à merveille !
C’est avec plaisir que je serai des vôtres le samedi 17 novembre 2012 à Paris à la manif régionale contre le projet de loi du "mariage pour tous", et qui prépare la grande manif nationale du 20 janvier 2013. Vous pouvez compter sur moi en tant que parrain (parmi tant d’autres), en tant que personne homosexuelle déclarée, et aussi en tant qu’opposant à cette loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent », loi surréaliste et inappropriée aux unions homosexuelles, qui va à la longue les desservir. J’essaierai de vous rappeler dans quel esprit doit, me semble-t-il, se vivre cet événement : non comme une croisade CONTRE les personnes homosexuelles ou un soi-disant « lobby gay » qui voudrait détruire volontairement la famille, les enfants, et le mariage ; mais bien comme une marche pacifiste POUR et AVEC les personnes homosexuelles qui, loin d’être à l’initiative du « mariage pour tous » ni ses bénéficiaires, sont en réalité les marionnettes d’une société gay friendly bisexuelle qui ne croit plus en l’Amour, qui a quitté le Réel, et qui veut embarquer la communauté homosexuelle dans sa rêverie amoureuse et existentielle désenchantée. Alors homosexuels ou pas, épargnez-nous, à nous personnes homosexuelles qui n’avons jamais voulu le mariage, ce cadeau empoisonné qui risque de nous attirer les pires foudres homophobes à l’avenir ! Venez défiler le 17 novembre !
Dire "Je suis choqué", c'est une dérogation de justification et de compréhension de son indignation? Je savais pas... ^^
N'ayons pas peur des ricanements du monde. S'ils viennent à cause de notre défense pacifique du Réel et des plus fragiles de la société, le bonnet d'âne de la honte homophobe qu'on nous fait porter se transformera en couronne de gloire et d'humilité. L'image médiatique n'est pas plus forte que le Réel qu'elle est censée cerner. Ne l'oublions pas.
La loi du "mariage pour tous ceux qui le désirent" est un alibi collectif lamentable, qui cache les véritables drames que vivent les personnes homosexuelles, les violences que certaines s'infligent entre elles et infligent à la société. Une négation de l'amour concret, incarné.
Certains me disent que, parce que je suis catholique pratiquant, toutes mes prises de position et mes opinions procèdent de ma foi, sont teintées de catholicité (que je m'en rende compte ou pas, ça serait plus fort que moi), et sont réductibles à un discours religieux. À cela, au lieu de répondre de manière épidermique : "Mais pas du tout!! Ce sont des points de vue que pourraient soutenir beaucoup de personnes athées, car avant d'être catholiques, ils relèvent du bon sens !", je reconnais en effet que mon opinion est très religieuse, non pas de s'exprimer en des termes explicitement théologiques, mais dans le sens où la religion catholique occupe une place primordiale dans ma vie, et qu'elle est au plus proche du bon sens et de ce que vivent les êtres humains en général. C'est au nom de l'incarnation de Jésus que je peux dire que mon observation du Réel me conduit au religieux, au sacré. Plus notre discours est humain, basique, proche de l'Humanité, plus il est religieux, proche de Dieu, et touche au divin. Alors j'assume d'avoir un discours religieux, même quand j'exprime un avis sur une personne ou un fait de société sans prononcer le mot "Dieu" ! ;-)
Le mariage, c’est une relation humaine à deux, qui cerne le Réel et qui se nourrit de l’accueil du mystère d’amour de la différence des sexes et de la fécondité de celle-ci (fécondité procréative ou pas, ce n’est pas sa condition de validité : les couples stériles femme-homme ne rejettent pas l’accueil de la différence des sexes ; les couples homosexuels, si). Le mariage est avant tout un service, un ajustement à la Nature, un engagement ; pas un droit, un ressenti, une construction uniquement humaine, un contrat.
On dit qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Mais on oublie de dire qu'il n'y a aussi que les cons qui changent par principe systématiquement d'avis.
La pratique fidèle de la continence : mon meilleur rempart contre les médisances et la diffamation.
Je mesure de plus en plus combien il n’est pas juste de trop s’épancher publiquement sur ses souffrances et ses combats intérieurs, de laver son linge sale en famille, de demander aux autres qu’ils comprennent/résolvent toutes nos mélancolies, qu’ils gèrent nos tempêtes personnelles, qu’ils partagent nos nuits les plus sombres. Seul Jésus peut vraiment porter et soulager tout ça. Le mal, toujours temporaire, ne mérite pas mieux que notre discrétion.
Éloge de l’infidélité conjugale homosexuelle
L'infidélité amoureuse au sein de la communauté homosexuelle, c'est toujours le diable sur qui tout le monde crache pour mieux la pratiquer et la banaliser dans les faits. Mais en gros, personne n'en parle...
Cela va peut-être vous surprendre, mais j'ai une grande envie de la dédiaboliser et de la désacraliser, cette déesse, pour lui rendre ses lettres de noblesse une fois qu'elle se sera convertie et canalisée en Christ.
Parmi mes frères homosexuels qui sont en couple, j'ai une empathie et, étrangement, une proximité et une admiration particulière pour ceux qui sont soit super possessifs, soit super infidèles (généralement, les deux vont ensemble : ces gens deviennent infidèles et imbuvables avec leur compagnon parce que précisément leur sonnette d’alarme, leur insatisfaction en amour, et leur soif de grandeur ne sont pas entendues !). Je préfère de loin l'entièreté des garçons et des filles infidèles à la mollesse de leur partenaire dévoué et consommateur, passivement fidèle, parce que dans leur écart de conduite, on peut encore trouver un soubresaut d’énergie recyclable, une emprise ou une intelligence (l’intelligence du désespoir), y lire un appel fort à la sainteté, un cri prometteur, un possible réveil, une future décision d’arrêter les conneries et de se prendre au sérieux. Quelqu’un de très infidèle est capable, dans un autre cadre conjugal, de tout plaquer pour être « fidèle à plein temps ». Quand les personnes homosexuelles vont « voir ailleurs », elles puisent au moins une énergie qui les aident à assumer d’être les salauds de l’histoire, les excessifs, les incompris, les révolutionnaires qu’elles ont toujours rêvées d’être. Et cette intention, j’aime ! Elles s’élèvent contre le confort ronflant et généralisé des couples homosexuels (même si, par l’infidélité, elles le résolvent et le problématisent mal). Elles ont le courage de dire tout haut (et pour deux !) l’insatisfaction d'un état de vie amoureux peu comblant dont leur partenaire se serait facilement accommodé. Les hommes homosexuels infidèles et libertins sont de grands idéalistes au fond (sinon, ils n'en seraient jamais venus à tordre le cou à leur romantisme avec une telle désinvolture et un tel cynisme !). J’exècre l’infidélité, mais j’aime la promesse de force dont elle peut être témoin si sa radicalité est retournée vers le Seigneur.
J'ai la preuve que les anges et les messagers divins existent vraiment! Car, comment se fait-il que les gens me croient d'office dès que je dis que je vis la continence (et ils ont bien raison, puisque je l'expérimente vraiment !) sans même avoir pu vérifier mon intimité (moi seul peut la connaître et sais ce que je vis, quand même ! moi seul devrait être au courant que je ne regarde plus de porno, que je ne drague plus, que je ne me masturbe plus, logiquement!). D'où vient leur foi et leur assurance à me donner d'office crédit ? Il n'y a pourtant pas de caméras et de micros dans ma chambre ! Je ne vois qu'une seule explication au fait que je n'ai pas à prouver la correspondance entre mon privé et mon public, et plus généralement au fait que l'être humain n'a pas d'effort à faire pour attester de la cohérence entre ce qu'il fait intimement et ce qu'il dit extérieurement: les anges de Dieu parlent de notre vie à tout le monde, jusqu'aux extrémités de la Terre ;-). Tout est et sera dévoilé. Personne ne peut tricher et tromper son monde, ni vivre longtemps une double vie. Jésus se charge d'afficher notre unité si nous le suivons, ou de révéler socialement un mensonge et un manque d'unité si nous ne le suivons pas, ou si nous ne le suivons que pour l'image sociale valorisante qu'Il nous donne. Obéir à Jésus, c'est d'abord un mystère d'intimité, de pudeur, de secret, de fragilité, de discrétion, d'actes de foi posés à l'abri des regards. C'est le mystère du commandement "Aime ton prochain comme toi-même", le 11e commandement de Jésus, que j'ai longtemps eu du mal à comprendre. La Réalité est incontournable, et autrement plus forte que la visibilité et la subjectivité humaine.
Aimer l’Église catholique Institution ou ne pas l’aimer, telle est la vraie question ! Tel est ce qui décidera de la justesse de nos actes et de nos mots !
Certains individus gay ou lesbiens, de plus en plus nombreux (et de plus en plus bobos aussi…) tentent de sauvegarder leur utopie d’amour homosexuel et leur croyance en la beauté de l’homosexualité en valorisant les « exceptions d’amour » que leurs couples seraient, en n’attribuant les travers du désir homosexuel qu’aux êtres soi-disant débauchés du « ghetto gay », qu’à Internet, qu’au « milieu », en diabolisant la génitalité et « le sexe homo » (comme ils disent) au profit de la beauté de « l’homophilie » et de « l’homo-sensibilité » (ils n’aiment pas, d’ailleurs, le terme « homosexuel », car il y a « sexuel » dedans, ni le terme « gay » parce qu'il y a l'idée de « foire aux bestiaux contemporaine » derrière : ils tiennent à se définir comme « homo-sensibles », « homophiles »), en fustigeant toutes les manifestations de visibilité homosexuelle (Gay Pride, médiatisation, lois sociales sur l’homosexualité, tout type de débat collectif sur le désir homosexuel, etc.). Selon eux, l’invisibilité, la pudeur, la gratuité, la discrétion, la sincérité, l’intimité, l’amitié amoureuse, le spirituel, rachèteraient in extremis le désir homosexuel et lui redonneraient ses lettres de noblesse. La mise en pratique des actes homosexuels et du couple homosexuel se justifierait dans la poésie angéliste, dans la mise en scène de désintéressement et d’amour platonique, limite religieux (« Si j’aime mon copain, c’est pas que pour le cul : c’est pour sa personne, c’est parce que c’est lui. On ne couche pas nécessairement ensemble, vous savez ? Le sexe prend une part mineure dans notre relation. Nous sommes homo-sensibles, mais nous ne nous réduisons pas à notre tendance sexuelle ni à nos ébats sexuels, sensuels. C’est bien plus chaste que ça… C’est bien plus silencieux, plus sobre, plus sacré… »). Ça semble beau, dit comme ça. Mais quelle bande d’hypocrites !
Je le répète. L’opposition à la loi sur le « mariage pour tous ceux qui le désirent » doit se centrer sur les personnes homosexuelles et le sens de leur désir homosexuel ; non sur leurs droits, ni même sur le mariage ou sur l’enfant. L’argumentaire reposant sur les conséquences du désir homosexuel, sur la promotion de la famille et la sauvegarde de la filiation, aussi construit et fondé soit-il, ne pèse pas lourd si on n'étudie pas le désir homosexuel en lui-même. Ce n’est pas d’abord l’avenir de l’enfant le problème de l’histoire : ce sont les liens non-causaux (mais réels !) entre l’homosexualité et le viol, liens complètement ignorés et diabolisés par le grand public. Alors arrêtons deux secondes de parler de l'Enfant ou du Mariage, s'il vous plaît, et parlons de l'homosexualité, nom d'une pipe ! Sinon, personne ne comprendra pourquoi il est juste de s'opposer fermement au projet de loi du gouvernement !
Ce qui est génial, c'est que dans sa grande intuition et inspiration, l'Eglise catholique n'a jamais employé dans ses textes officiels le terme "hétérosexuel" ou "hétérosexualité".
Allo la Terre, ici Tintin ! On se réveille ou quoi? Dans les débats actuels sur le "mariage pour tous ceux qui le désirent", les grands oubliés sont les personnes homosexuelles. Plus encore que les enfants sur lesquels se centrent tous les argumentaires d'opposition au projet de loi ! À bien y réfléchir, c'est une connerie monumentale que nous faisons parce que, contrairement aux marmots qui sont les témoins muets de l'histoire et les objets des multiples projections des adultes, les personnes homosexuelles, quant à elles, ont de la voix et parfois une cervelle pour parler d'elles. Nous a-t-on vraiment écoutées (mis à part les rares parmi nous qui ont répété par coeur comme des perroquets leur rôle de militants pour faire plaisir à leurs bienfaiteurs législateurs) ? Tant que les opposants au "mariage pour tous" se centreront uniquement sur l'enfant, ils pisseront dans un violon. Leur discours tombera à côté. La problématique du nouveau projet de loi sur le mariage, bien avant d'être celle de la conjugalité et de la filiation, est celle de l'homosexualité. Nous n'osons pas nous l'avouer, par peur de nous frotter à ce sujet épineux, mais pourtant c'est le passage obligé. Alors nous nous réfugions dans un argumentaire scolaire qui ne parle plus du tout à notre société méprisant le mariage et la famille (mais qui, paradoxalement les idéalise au moment d'en faire autre chose, de les dénaturer). Mais nous n'avons rien compris! Les personnes homosexuelles, leur désir et ce qu'elles vivent, devraient être la pierre d'angle de nos "jolis" discours sur la beauté de la sexualité, du mariage, de la famille, sur le "bien-être supérieur de l'enfant"! Sans elles, nous ne pourrons rien faire. Si nous nous obstinons à tenir les personnes homosexuelles à l'écart (parce qu'au fond, nous ne leur faisons pas confiance et que nous en avons une frousse terrible), l'enfant ne constituera qu'un piètre bouclier en carton, qui s'envolera au premier coup de vent. N'oublions pas qu'elles sont les bénéficiaires officiels du projet de loi sur le mariage ! Dans notre argumentaire, nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion profonde sur le désir homosexuel, sur les couples homosexuels. Et ça, les lobby familialistes ne l'ont toujours pas compris. Ma main à couper que ces derniers ne pèseront pas lourd avec leurs manifs urbaines et leurs banderoles de carnaval "à la CIVITAS". Quand va-t-on nous considérer NOUS, personnes homosexuelles???
C'est facile d'aimer tout le monde. C'est moins facile et plus beau d'aimer son prochain.
J'ai remarqué qu'en général, on gère plus facilement le mal quand il vient de l'extérieur et qu'on a maîtrisé/dépassé de manière relativement durable le stade de la lutte contre ses propres démons, que lorsqu'on se rendait encore complice de ses maux intérieurs. Une fois donnée à Jésus et aux autres, la souffrance atteint alors une autre dimension ; notre gestion du mal accède à une nouvelle étape, à une vraie maturité. On supporte mieux le mal car il n'est plus chargé de honte, de volonté propre et de collaboration personnelle. C'est le mal intérieur auquel on se livre dans le secret de notre intimité et de nos actes qui est le plus attristant et le plus pénible à porter, au final ; c'est lui qui nous ronge. Pas le mal extérieur. Quand le mal s'extériorise et vient des autres plus que de nous-même, on se rend compte qu'une force incroyable nous est conférée. On est capable d'encaisser les coups comme jamais auparavant. On peut subir les pires outrages, des attaques concrètement plus fortes et plus dangereuses que lorsque nous étions en guerre contre nous-même... mais au final, paradoxalement, celles-ci seront, je crois, toujours plus faciles à supporter. La plaie de notre vie, c'est vraiment le mal intérieur. Quand on s'en libère de manière quasi définitive, la souffrance ne nous atteint plus pareil et aussi efficacement. On devient capable de déplacer des montagnes, d'endurer énormément, et de faire de notre expérience de la violence reçue une action de grâce.
L'homosexualité est un condensé/symbole de toutes les souffrances/violences humaines possibles et imaginables. C'est pour cela que, lorsqu'on l'aborde en société, on s'expose au déferlement de révolte d'un sanglier blessé.
Si la parenté et la filiation sont réduites à une question de volonté, de sincérité, de capacités éducatives individuelles, en effet, n'importe qui peut se déclarer le père ou la mère d'une personne qu'il prétend aimer : cela ouvre la porte à l'incestuel et à l'inceste. Si le mariage est réduit à une question de consentement mutuel et de sentiments, n'importe qui peut se déclarer amant, mari, femme, époux, épouse d'autrui : cela ouvre la porte au multipartenariat, au "poly-amour" et à une forme nouvelle de polygamie. Ce sont des risques concrètement soulevés par la loi sur le mariage et l'adoption. Qu'on le veuille ou non. Même si les liens entre polygamie, inceste et homosexualité ne sont pas causaux, et qu'ils ne deviennent réels que pour le cas où l'homosexualité est pratiquée. Pas pour l'homosexualité en elle-même, à l'état de désir ressenti mais non-actualisé sous forme de couple.
Et ils ont peur d’une petite araignée de rien du tout… ?
Ce n’est pas le mariage civil que les militants pour le « mariage pour tous », qui n’ont que le mot « reconnaissance de l’amour » en bouche, demandent : c’est un mariage religieux athée, en réalité. Car dans le mariage civil ne figure pas une seule fois le mot « amour » ; il n’y a que l’Église qui pose la liberté, la différence des sexes, la filiation biologique et aimante, comme conditions du mariage. Si les couples homosexuels sont vraiment logiques avec leur demande, ce n’est ni vers la Justice ni l’État qu’ils doivent se diriger, mais uniquement vers l’Église. Et comme ils La rejettent et ne remplissent pas ses clauses, leur demande du mariage n’a plus lieu d’être.
Ayant étudié de manière fouillée et approfondie les nombreux liens non-causaux entre homosexualité et inceste, ou bien entre homosexualité et multi-partenariat/adultère/infidélité (cf. mon "Dictionnaire des Codes homosexuels"), je suis scandalisé par le mauvais accueil social qui a été réservé récemment au Cardinal Barbarin. Manipulés par certains médias, un grand nombre de gens (homosexuels, certes, mais aussi beaucoup d'individus "gay friendly" et de Messieurs Tout-le-monde) se sont indignés que Monseigneur ait osé dénoncer explicitement quelques-unes des violences que cache, illustre et annonce concrètement la pratique et la justification du désir homosexuel. Ils n'y connaissent rien à l'homosexualité, ne savent pas de quoi ils parlent, s'improvisent défenseurs de leurs brebis immaculées homosexuelles (sans reconnaître pour autant les drames et les réalités qu'elles vivent vraiment, sans s'intéresser à elles), s'offusquent de simplement entendre qu'il puisse y avoir une relation entre homosexualité et violence, entre homosexualité et souffrance. Et l'un des seuls à mettre les pieds dans le plat pour dénoncer à juste titre leur hypocrisie (ignorante d'elle-même), ils se permettent de le faire passer pour le Grand Méchant Loup?!? Alors que ce sont eux, les Méchants Loups déguisés en grand-mère compatissante !!! On nage en plein délire ! Si un jour j'ai la chance que Monseigneur Barbarin lise ces lignes, j'ai envie de lui demander pardon pour la bêtise et la violence de mes frangins (très barbares, hein?), de l'encourager à poursuivre son combat pour la Vérité et la défense lucide des plus fragiles de notre société, de lui dire bravo pour avoir nommé les choses (...avant que ce ne soit les pierres qui le fassent). Il n'a pas à avoir honte de ce qu'il a dit. Je n'ai vu aucun dérapage. L'Amour, ce n'est ni mou ni cucul. On peut très bien être dans l'Amour vrai par la dénonciation de certains désirs et de certains actes, et par la crainte justifiée de leurs conséquences. Il y a des peurs saintes : elles s'appellent la crainte.
Ce que j'aime dans l'Islam, c'est ce qui l'a motivé au départ : sa dénonciation des idolâtries humaines (adoration de l'argent, soumission à la chair et au sexe, sacralisation des médias et des images déréalisantes, enchaînement aux drogues, pratique de la débauche, du vol, du viol et de l'adultère, etc.). Car en effet, cette dénonciation me semble juste ; et les idolâtries sont des esclavages plus que jamais à combattre. L'Islam exprime un ras le bol des instrumentalisations de Dieu/Allah, un désir sincère et entier d'obéissance au plan de Dieu. C'est aux musulmans d'aujourd'hui de garder leur cap (personne ne leur demande de changer de direction ou de renoncer à leur foi ; c'est plus sur les moyens et les chemins choisis qu'on peut discuter). C'est aux musulmans d'aujourd'hui d'être à contre-courant, de continuer à suivre la bonne intuition/révélation de Mahomed et son juste combat contre les conduites idolâtres. C'est aux musulmans d'aujourd'hui de ne pas renoncer à leur recherche de pureté, en faisant toujours bien attention à ne pas tomber dans le purisme déshumanisé et désincarné, à ne pas reproduire, par impatience, par réaction épidermique, par iconoclastie, par instrumentalisation de Dieu/Allah, les iconodules (= adorateurs d'images) qu'ils voient en beaucoup d'Occidentaux. Leur guerre ne sera sainte que s'ils n'imitent pas le mal de leurs ennemis en cherchant à le détruire.
La Réalité, c'est l'Amour.
Comment ça, "l'Amour n'a pas de prix" ? Et la Croix de Jésus, c'est quoi ?
Un de mes grands plaisirs, c'est de chanter à tue-tête des chansons populaires de Daniel Balavoine, Marc Lavoine ou France Gall, à la radio, et de danser, mes écouteurs sur les oreilles, dans les rues de Paris !
Quand j'écoute la ministre actuelle de la famille, Madame Bertinotti, s'exprimer à la télé, je suis atterré et inquiet pour la France.
« Mêmes conditions d’adoption pour homosexuels et hétérosexuels » dit la ministre Christiane Taubira, le 10 septembre 2012 dans la revue La Croix. Et je réponds très sérieusement : « Oui. Tout à fait. Exactement les mêmes. » Les conditions qui soient les plus restrictives possible, car quand il y a si peu d’amour et de stabilité dans un couple (comme c’est le cas dans les couples homosexuels et les couples hétéros), il vaut mieux qu’ils soient logés à la même enseigne : pain sec et eau ! En revanche, je ne veux pas des mêmes conditions d’adoption pour les couples femme-homme aimants (qui ne ressemblent en rien aux couples déstructurés hétéros), car eux seuls méritent les pleins droits pour l’adoption.
« Faut-il reconnaître l'homoparentalité? » Oui. La justifier en tant qu'homoparenté, à mon avis, non, car l'homoparenté n'existe pas. Le couple homosexuel ne sera jamais, à lui seul, procréatif (désolé de rappeler cette évidence que certains arrivent encore à récuser énergiquement!). La parentalité adoptive existe, qu'elle soit appliquée par une personne homosexuelle ou une personne non-homosexuelle; et elle mérite d'être reconnue, même si elle est plus limitée et plus complexe que la paternité biologique (les parents qui ont adopté le reconnaissent parfaitement). Mais le problème du nouveau projet de loi sur l'adoption pour les couples de même sexe, c'est que concrètement, il y a un amalgame grossier qui est fait entre le terme "homoparentalité" (autrement dit la paternité adoptive) et "homoparenté" (paternité biologique fictionnelle). En jouant sur la confusion des mots et des réalités auxquelles ces mots renvoient, cette loi justifie un mensonge anthropologique, nous engage à entériner socialement une irréalité sentimentalisée. La parenté dans le couple homosexuel, que certains baptisent "homoparentalité", n'existera jamais. On aura beau la nommer comme on veut, faire intervenir les amis ou les techniques scientifiques, ça ne changera rien. C'est pour cette raison que je ne suis pas "contre" l'homoparentalité, mais bien contre le "


































