Jésus me prend en ce moment par le colbac, ne me lâche pas, et vient de m’offrir un nouveau miracle que, si je suis honnête, je ne peux nier. Et je suis quasi obligé de vous le raconter.
 

J’étais ce midi à la messe de Saint-Roch (Paris). J’ai chialé comme une madeleine du début jusqu’à la fin : à cause de la précision et de la beauté des textes du jour (qui se référaient précisément à ce que j’ai écrit et vécu dans la semaine), à cause de mes combats et de l’état de la France (d’ailleurs l’aveuglement généralisé sur le sacre de l’Empereur Macron, dont beaucoup de catholiques ne perçoivent pas le danger, me sidère : même le « Club des 7 » autour du bellâtre-imposteur, dont j’ai découvert l’existence cette semaine à la télé, renvoyait de manière inversée, mimétique et antéchristique, aux Actes des Apôtres – Actes 6, 1 – d’aujourd’hui), à cause aussi du secouage de cocotier de Jésus à saint Philippe (Jn 14, 1-12). Bref. Un flot de larmes.
 

Certains voisins ont pu s’imaginer que ce débordement d’émotion lacrymal de ma part était sans doute dû à la présence exceptionnelle de la chorale des petits enfants de la paroisse… alors que pas du tout : j’ai trouvé la démarche louable mais franchement kitsch, et puis la pauvre vingtaine de mouflets chantait vraiment comme des casseroles. Non. C’était pour une toute autre raison que je pleurais. Bien plus surnaturelle.
 

Par une parole bien précise, Jésus a voulu me montrer que je Lui appartiens et qu’Il a préparé une chambre spécialement pour moi dans son Royaume. Comment s’y est-Il pris? Il m’a cité à la virgule près, à travers l’homélie du père Philippe Desgens, alors que cette référence était secrète, n’avait rien à voir avec les textes du jour, et que l’expression citée n’est pas courante dans la bouche des prêtres ni des fidèles catholiques. En effet, au début de la messe, en repensant à une discussion téléphonique que j’ai eue la veille avec un ami, et qui m’a perturbé parce qu’elle manquait de Vérité, je me suis dit pendant l’office que j’allais envoyer à cet ami un texto dans lequel je lui exprimerais en une phrase concise mais bien sentie que « Je suis un affamé de Vérité » et que sans Elle je ne me sens pas rassasié.
 

La messe avait déjà bien débuté. L’homélie du père Desgens s’est déroulée sans encombres : lumineuse, comme à l’habitude, mais sans grand scoop non plus. Puis il a terminé par cette phrase (improvisée et non-écrite à l’avance), juste avant de regagner sagement sa place, phrase qui, vous pensez bien, m’a scotché sur place, m’a achevé pour de bon, et a signé la Victoire de Jésus en mon coeur : « Si nous n’obéissons pas à Jésus, nous serons sans cesse affamés de Vérité. » Jeu, set et match. T’as gagné, Seigneur. Le Corps du Christ, je peux vous dire que je l’ai bien savouré, après!^^