Sortie de la 1ère partie du documentaire « Les Folles de Dieu » en français (+ quelques anecdotes de tournage)


 

TADAM ! Chers amis, voilà ENFIN la première partie (sur 25 parties en tout !) en français de notre documentaire « Les Folles de Dieu » (Foi et Homosexualité) !
 

Réalisé par Philippe Ariño (moi-même), tourné par l’excellentissime photographe Jean-Yves Morvan, et monté par le vidéaste péruvien Gerson Gonzales.
 

– Avec Perrine Coulombel (France) : la touche « douceur » de l’équipe ! #ForceBleue

– Avec Christian Mercado (Pérou) : la touche « empathie » de l’équipe ! #ForceRouge

– Avec Santiago Mejía (Colombie) : la touche « intello (Gaston Lagaffe) » de l’équipe ! #ForceVerte

– Avec Guillaume Gourinat (Allemagne) : la touche « sensualité » de l’équipe ! #ForceViolette

– Avec Gerson Gonzales (Pérou) : la touche « combativité » de l’équipe ! #ForceJaune

– Avec Éric Chevillard (France) : la touche « clown » de l’épique !

– Avec Philippe Ariño (Espagne-France) : la touche « sensibilité » de l’équipe ! #ForceOrange
 

Avec aussi les voix exceptionnelles de la chanteuse Steph Bach et du doubleur pro Quentin Espitalier. Avec la collaboration musicale d’artistes prestigieux : Rahan, Athenas, Thierry Jamard, Santiago Benavides…
 

Un sacré boulot (de 2 ans) qu’on met en libre accès sur YouTube pour vous ! Profitez-en tant qu’on peut encore exprimer sur l’homosexualité une pensée différente de l’« homosexuellement correct ». Car nous sommes constamment censurés par les homophobes gays friendly.
 

Et si vous voulez voir la suite (car le travail de montage est colossal : sans compter que le film sort en 5 langues différentes : français/espagnol/anglais/allemand/italien), il n’en tient qu’à vous ! Pour faire un don : c’est ce lien de la cagnotte. Sans argent, nous ne pouvons ni avancer, ni rembourser nos dettes, ni vivre (tout simplement). Par conséquent, nous comptons sur chacun d’entre vous pour diffuser cette vidéo, en public comme dans vos cercles privés. Vous êtes notre unique publicité. Merci d’avance !
 

#LGBT #Queer #LesFollesDeDieu #FollesDeDieu #Foi #Catholicisme #Pape #Cathos #homos #Gays #LasLocasDeDios #TheHolyGays #lePazzeDiDio #DieTuntenGottes #Instagay #Église #Catholiques #Courage #Documentaire
 

N.B. : Vous pouvez vous abonner à la chaîne YouTube des « Folles de Dieu », pour voir les versions dans d’autres langues (déjà en espagnol : « Las Locas de Dios »).
 
 

PETITES ANECDOTES DU TOURNAGE
 

Pour les petites anecdotes de tournage (car il y en a plein !^^), le gamin qui joue au foot est un gars que Gerson et moi avons rencontré dans les Arènes de Lutèce (5e arrondissement, donc mon quartier). Je l’avais vu, mais je n’avais pas osé lui demander qu’on le filme. Et c’est Gerson qui m’a encouragé à le rappeler alors qu’il quittait l’arène. Et il a rejoué au ballon avec plaisir pour nous. Ce fut notre tout premier figurant volontaire ! (Après, nous avons osé demander à d’autres badauds, et même à des couples homos!).
 

Autre anecdote : Santiago, pour son exposé sur les figures de l’enfance et de l’adolescence dans les films pro-gays, était à proximité d’un pré avec des vaches, en pleine montagne. Et on ne le voit pas, mais les mouches étaient nombreuses (haha) et ont parfois dérangé 😂. Mais Santi est resté imperturbable.
 

Autre anecdote croustillante : Perrine Cbl a dû faire plusieurs fois les prises avec les pissenlits car leur boule duveteuse était parfois rebelles🤣.
 

Et concernant la présentation de Gerson Gonzales lors de son portrait, la chorégraphie qu’il fait devant la Tour Eiffel était initialement prévue devant l’Arc de Triomphe… mais comme – pour une raison inconnue – l’Arc de Triomphe était éteint ce soir-là, on s’est rabattu sur la Tour Eiffel. Et finalement, c’était mieux ainsi ! Et c’est une idée que j’ai de nous filmer en train de danser en choisissant une chanson qu’on aimait bien, avec les écouteurs branchés sur les oreilles. Gerson dansait sur « Poker Face » de Lady Gaga (hihi). Et moi, je me suis choisi « Partie pour zouker » de Lorie 🤣. Comme ça, vous connaissez les dessous de l’histoire!^^
 

Autre anecdote marrante : dans la scène où on voit Gerson Gonzales sur le Quai Henri IV (Paris) bordant la Seine, il y a un grand-père prenant en photo son petit-fils prenant la pose. Ils sont tout les deux immobiles, comme un arrêt sur image scénarisé. Et comme si c’étaient deux figurants qu’on aurait contractés… alors que pas du tout! Ils se sont trouvés là « par hasard ». Et moi, je filmais pour la première fois avec la caméra 4K (et son stabilisateur) que je ne maîtrisais pas du tout ! haha ! Ce fut un « loupé réussi ». Et tout le monde était à sa juste place ! 🥳
 

Autre anecdote rigolote de tournage : Dans la scène de présentation de Guillaume, quand il court dans la montagne (les Pyrénées) et qu’il finit par nous tirer dessus 💅, vous parviendrez peut-être à me voir, si vous regardez bien entre les herbes (haha!). Comme un imbécile, je me trouve légèrement dans le champ de vision de la caméra de Jean-Yves, en tout petit, car je m’étais placé en bas de la prairie (une prairie absolument magnifique, immense : quand nous l’avons découverte, nous n’avions pas envie d’en partir ; un vrai petit coin de paradis) pour donner le top départ à chacun des membres du groupe (qui devait courir successivement vers la caméra en guise de présentation)… mais je n’étais pas descendu encore assez bas 😝😂 ! Et au bout du compte, la seule séquence de qualité qu’on a pu garder, le seul qui courait dans la colline montante de manière stable et réussie, ce fut Guillaume (les autres, on a l’air de Laura Ingalls pas du tout sportives, à bout de souffle et faisant pitié mdr!).
 

Autre anecdote : Dans la présentation des protagonistes, ma marche en travelling à la Bibliothèque François Mitterrand (Paris) a été super galère à tourner pour Gerson et moi ! 😂 On a dû faire une vingtaine de prises pour avoir la bonne. Car il fallait que l’esplanade soit vide, sans badauds ; il fallait trouver le bon angle, la bonne attitude (et Gerson ne devait pas perdre l’équilibre en marchant avec la caméra le long des escaliers : c’était casse-gueule pour lui) ; et j’étais en petite chemise noire alors qu’on était en octobre, avec le froid automnal… donc j’étais un peu frigorifié (haha). Mais ça l’a fait !
 

Autre anecdote du tournage : le confessionnal où a été filmé Christian Mercado (le témoin mexicain) se trouve à l’église Notre-Dame de Cholet. Et il était surmonté d’un bas-relief représentant l’épisode de Jésus défendant la femme adultère.
 

Scoop : Arnaud Lemasle (celui dont je parle dans l’épisode 1) est vivant !
 

Autre petite anecdote rigolote du tournage des « Folles de Dieu » : La chute de Guillaume (témoin trans) – que vous voyez au début du documentaire et qui a été filmée par Jean-Yves Morvan – était bel et bien accidentelle ! 😂😱 Nous devions marcher sur une corniche pierreuse naturelle située sous un pont d’un village des Pyrénées appelé Bétharram, pour ne pas tomber dans l’eau du Gave (le cours d’eau qui passe aussi par Lourdes). Et Guillaume, pourtant le plus agile de nous tous, a malencontreusement glissé, en nous faisant tous hurler d’effroi (haha) ! Mais il s’est repris. Et l’image est belle. Cerise sur le gâteau: Gerson Gonzales a su en plus l’exploiter au mieux en jouant avec la cymbale de chute de la chanson « Deep Blue Sea » de Rahan ! 🤩
 

Autre anecdote : Gerson Gonzales, en choisissant d’illustrer le récit de mon « passage à tabac » soft au collège par la chanson « Mon Dernier Voyage » de Thierry Jamard, ignore combien il est tombé juste dans son montage, puisque Thierry Jamard était précisément mon prof de musique du collège à l’époque ! Et d’ailleurs, pile après l’encerclement par les garçons de ma classe de 5e, juste après la récré, j’avais cours de musique justement avec lui. Et les gars de ma classe (j’étais débarqué en retard en cours, tout tremblant à cause de ce qu’ils m’avaient fait subir) m’avaient préparé une place au milieu de la salle pour continuer de m’encercler et de m’emmerder pendant le cours. Manque de bol pour eux, leur plan d’humiliation a raté car il restait une place dans le fond de la classe. Et je m’y suis assis. Voilà « toute » l’histoire. En tout cas, ça a tout son sens que Thierry chante sur cette séquence.
 

Autre « anecdote » des « Folles de Dieu » : À trois semaines du tournage, mon équipe et moi devions être hébergés à la Cité Saint Pierre (de Lourdes). Là-bas ils accueillent vraiment tout le monde. Et quand je dis tout le monde, c’est tout le monde : y compris les plus marginalisés (personnes handicapées, prostituées, transsexuelles, toxicos, gens du voyage, etc.). Eh bien il faut croire qu’il y a des exceptions… puisque les responsables de la Cité Saint Pierre (Claire Ozoux, le journaliste Mathias Terrier) nous ont dit inexplicablement « non », en avançant des arguments complètement vaseux : « Nous ne pouvons pas vous accueillir… Votre projet n’est pas assez mature… » ; « Et puis votre groupe n’est parrainé par aucun évêque… »; « Mais ne le prenez pas mal. Ce n’est pas contre vous… D’ailleurs, la Cité Saint Pierre a déjà accueilli plusieurs fois le groupe DUECDevenir Un En Christ – chapeauté par l’évêque de Carcassonne… » Face à cette mauvaise foi manifeste – disons-le « cette homophobie » (Mathias Terrier m’avait pourtant interviewé sur Radio Présence Lourdes il y a quelques années, et l’interview avait été cordiale) – j’ai commencé à argumenter : « Si notre projet est ‘immature’, voulez-vous que je vous envoie les 53 pages de notre script? » (c.f. Voici d’ailleurs la liste complète des 246 questions) ; « L’évêque de Carcassonne appuie DUEC? Pourtant, ce groupe n’obéit pas à l’Église et valide la pratique homosexuelle… » (Au téléphone, Claire Ozoux ne savait plus où se mettre ; elle a même écorché le nom de DUEC tellement elle n’y connaît rien au sujet…). Et puis j’ai cessé d’argumenter, car je voyais bien que la résistance venait d’ailleurs, et que ce n’était pas mon film ni mon groupe, mais ce que nous représentions ainsi que la peur, qui avait guidé le rejet de la Cité. J’ai compris qu’en amont, c’était aussi la journaliste Nathalie Cardon qui avait fait peur et pression à tous ces responsables catholiques lourdais.Ce fut un mal pour un mal pour un bien, puisqu’on a trouvé un hébergement et un lieu de tournage beaucoup plus beaux que Lourdes : Bétharram ! (un sanctuaire moins connu que Lourdes, et où pourtant il y a aussi eu des apparitions mariales). La Vierge Marie a donc veillé sur notre projet de bout en bout. Et le plus drôle, c’est que 3 jours avant le tournage, j’ai été logé à Lourdes avec une couverture de « bénévole volontaire du sanctuaire » (haha) : badge, polo, chambrette, voiture, tickets resto, etc. J’avais vraiment l’impression d’incarner le rôle surréaliste du réalisateur de film sans le sou, INFILTRÉ et sur place INCOGNITO pour un tournage sous haute surveillance et controversé… 🤣 Le grotesque dans lequel l’homophobie de la majorité des catholiques nous a mis… Cela dit, les ennemis du documentaire n’ont pas réussi à nous faire taire et n’ont pas pu empêcher ce tournage. Eh oui : les Folles de Dieu, on ne s’en débarrasse pas comme ça ! 😉💄🏳️‍🌈 J’ai aussi demandé à pas mal de prêtres présents à Lourdes au moment du tournage s’ils voulaient intervenir à l’une ou l’autre des journées pour donner leur avis sur l’homosexualité et montrer que le clergé nous accueille, écoute et nous aime nous personnes homos. J’ai même supplié un super frère capucin que j’avais rencontré lors d’une confession au sanctuaire de Lourdes et avec qui on avait bien accroché (il m’avait gardé 1 heure dans son confessionnal !). Mais rien à faire. La dizaine de prêtres/évêques sollicités se sont tous défilés, en s’inventant des excuses-bidon, en se réfugiant derrière leur réputation ou l’image de leur communauté. Après, qu’ils ne s’étonnent pas que l’opinion publique pense que le clergé catholique est majoritairement homophobe. Car c’est la stricte réalité, malheureusement.
 

Autre anecdote croustillante de la première partie des « Folles de Dieu » : Les premières interviews personnelles, que vous voyez tournées en salle, ont une particularité. Nous avons tous été embellis par Christian Mercado, le maquilleur des stars et des Miss, et aussi le témoin mexicain du film. Ce sont ses crayons, ses poudres, ses masques de beauté, ses talents de coiffeur et d’arrangeur, qui nous ont mis en valeur. C’est particulièrement visible avec l’interview de Perrine Coulombel, très en beauté, et coiffée par Christian. Par ailleurs, deux jours avant le démarrage officiel du tournage, comme nous étions sur place à Bétharram mais que nous attendions Gerson Gonzales (le témoin péruvien) qui a eu des problèmes d’avion, nous avons eu le temps de mieux former et consolider notre équipe avec deux jours de balade, de photographies, de prises d’images avec Jean-Yves Morvan notre photographe. Un soir, dans la chambre à 4 où dormaient Christian, Santiago, Jean-Yves et Guillaume, on a joué à un jeu compréhensible par tous les participants, sans que le décalage des langues pose problème : le Codenames que j’avais apporté. Et puis Christian nous a proposé de nous faire des masques de beauté aux volontaires (Il avait dans ses bagages tout le nécessaire du parfait make-up Artist ! 💄💅🧖‍♂️). Je crois que j’ai eu cette soirée-là un de mes plus gros fous-rires du tournage. En effet, Christian nous a fait un masque de beauté à Santiago Mejía (témoin colombien) et à moi. Et nous devions rester chacun allongés sur un lit, sans bouger, pour que le masque sur notre visage fasse effet. Et à un moment, nous avons imaginé le responsable de notre lieu d’hébergement ouvrant brutalement la porte de la chambre et découvrant horrifié la position gênante et incongrue dans laquelle notre groupe de folles « ingérables » et « imprévisibles » se trouvait. Et le fou-rire est venu quand Christian – qui en plus d’être hyper drôle parce qu’il a le sens du calembour à propos, concis et efficace, énoncé avec le ton pince-sans-rire qui le caractérise, a un talent inné de l’imitation – a imité en une phrase la possible réaction furibonde de notre hôte : « ¡¡ Aquí no es un Salón de Belleza !! » (traduction : « Ici c’est pas un Salon de Beauté!! »). Évidemment, moi qui ne devais surtout pas bouger, rien qu’en imaginant la scène et l’embarras qu’elle aurait pu causer, j’étais juste plié !! 🤣 Et Santi aussi !!
 

Autre anecdote inédite (et, ici, des signes du Ciel irrationnels, donc à mes yeux, des miracles) : Pour moi, le documentaire devait absolument avoir lieu à Lourdes, chez la Vierge Marie, et pas ailleurs. Puisque c’est elle la Virginité par excellence. Et notre film parle de la virginité homosexuelle. Certaines personnes ont cherché à me décourager (« Pourquoi si loin ? Pourquoi pas à Paris ? Y’a rien à Lourdes… Ce serait plus simple à la capitale. Tu serais sur place… »). Mais j’ai tenu bon. Et Lourdes-Bétharram, c’était le lieu idéal. Autre bâton dans les roues qui nous a été miraculeusement ôté : le tournage s’est tenu pendant 10 jours, fin septembre 2019-début octobre 2019… c’est-à-dire juste avant la pandémie mondiale du Coronavirus. Autant vous dire, sur le fil du rasoir ! On aurait attendu encore 3 mois, on l’aurait eu dans le baba ! C’était fichu. Et j’ai bloqué cette date de manière un peu militaire et autoritaire, sans céder aux pressions. Par exemple, dans le casting des témoins homos qui avaient inespérément accepté de participer, nous avions un gars canadien, droit dans ses bottes et dans sa Foi catholique, très mignon et très sympathique au demeurant, François, qui était chaud patate pour le projet, qui m’assurait vouloir venir témoigner… mais à la condition qu’on décale le tournage à janvier/février 2020 (ce serait tombé pile pendant la fermeture des frontières internationales…). Je ne saurais pas vous dire pourquoi je lui ai dit un « non » catégorique, et me suis accroché au calendrier que j’avais décidé, surtout compte tenu de la rareté des témoins homos cathos… mais je l’ai fait. Et bien m’en a pris ! Je l’ai congédié, en pensant en moi-même : « C’est maintenant ou jamais. Tu veux pas venir à ces dates-là ? Eh bien tant pis pour toi ! Ciao ! ». Pareil, il y a eu des journalistes catholiques qui m’ont dit que le tournage « avait lieu trop tôt, était un peu prématuré », que nous « n’étions pas prêts », qu’il « fallait reporter pour nous laisser encore un peu de temps », pour « fignoler » et « vraiment proposer un produit de qualité ». Et effectivement, le tournage s’est fait un peu « à l’arrache », avec les moyens du bord, des achats un peu « fous » et hâtifs (cagnotte en ligne ; achat des billets d’avion de la Colombie ; du Mexique et du Pérou ; commande des fauteuils aux 6 couleurs du Rainbow Flag surtout ; logement trouvé 3 semaines avant le tournage…). Mais, à un moment donné, il faut bien se jeter à l’eau, arrêter les atermoiements, ne pas s’attarder en chemin, et ne pas écouter les « conseils » qui sont en réalité des lâchetés déguisées, voire des attaques du démon. Et heureusement que nous avons tourné à Lourdes précisément dans les jours choisis ! Il était moins une !
 

Autre petit miracle : Gerson Gonzales, le témoin péruvien, a dû, pour les besoins du film (montage, script, prise d’images…), rester un mois supplémentaire à Paris, et est reparti pour Lima le 6 novembre 2019. Et le dernier jour, la Vierge Marie nous a fait deux cadeaux somptueux. Le premier, c’est que juste avant qu’il ne prenne son avion, nous avons décidé d’aller prendre les dernières images du documentaire plutôt que de travailler à l’appart. Dans l’idée, j’avais envie de retourner au Marais (le quartier gay de Paris) car nous ne l’avions filmé que de nuit, et il nous manquait des images diurnes. Et puis en chemin, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’ai changé d’avis, pris une autre direction : la pointe du square du Vert Galant ! (vous savez, là où la Seine se sépare en deux bras, avec le Louvre et le Pont des Arts en vis-à-vis, et un saule pleureur planté en bout ?). Eh bien là-bas, nous n’y avons trouvé absolument personne… sauf, assis sur ce « Bout du Monde », un couple gay de deux gars mexicains, se tenant par la main !! Gerson et moi avons pris notre courage à deux mains. Nous leur avons dit que nous réalisions un documentaire sur l’homosexualité, en leur déclinant le contenu, et leur avons demandé s’ils acceptaient que nous les filmions. Ils ont accepté avec joie (De tout le tournage, c’est le deuxième couple homo qui nous a donné sa permission de figurer dans le film). Gerson et moi étions très émus de leur amitié, et surtout pour Christian Mercado (le témoin mexicain de notre documentaire). Enfin, le deuxième cadeau incroyable de ce dernier jour de tournage est venu de Gerson. En effet, en faisant ses valises, il a insisté pour me laisser le micro et l’enregistreuse, en m’expliquant rapidement comment ils fonctionnaient. Sur le moment, je n’ai pas compris pourquoi il me les confiait. C’était lui, l’ingénieur-son en chef ! Pourquoi me laisser un outil que je ne maîtrisais pas bien ? Ça n’avait aucun sens… pas même celui de faire baisser le poids de ses bagages. Je pense que la raison a échappé à Gerson lui-même ! haha. Et, avec le recul, comme ce choix fut inspiré ! D’une part, parce que l’essentiel de mon travail actuel sur le film se joue sur les traductions et surtout sur l’enregistrement des voix-off avec l’enregistreuse ! ; et d’autre part, parce que cet outil n’aurait été d’aucune utilité pour Gerson au Pérou, étant donné que là-bas, c’est peine perdue pour trouver des volontaires pour faire le doublage en français/anglais/allemand/italien et même espagnol (ils sont 100 fois plus frileux et homophobes par rapport à l’homosexualité qu’en France… ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas non plus galéré en France, faut pas croire : ça a même parfois été la croix et la bannière pour gagner la confiance des doubleurs, qu’ils soient cathos ou athées. Certains gays friendly m’ont même sorti sérieusement qu’ils préféraient prêter leur voix à Hitler qu’accepter de doubler Guillaume le témoin transsexuel du film… Véridique ! Et effrayant de stupidité cathophobe-homophobe…). Bref, tout ça pour dire que le don de Gerson n’est pas explicable autrement que par la Grâce divine.
 

Autre anecdote de cette première partie des « Folles de Dieu » : le fou-rire que Éric et moi avons eu juste à côté de la grotte des apparitions de la Vierge Marie (la grotte de Massabielle) s’est produit le dernier jour du tournage à Lourdes. Il faisait nuit. Il y avait un petit crachin. Comme Perrine et Éric ne pouvaient pas venir à Cholet pour le tournage de la dernière des 8 journées du film (sur la dimension sainte de l’homosexualité), j’ai décidé, pour notre dernière soirée tous ensemble (on a loupé la veillée aux flambeaux car je me suis planté d’horaire, et nous nous étions éternisés dans une pizzeria miteuse…), de prendre Perrine et Éric à part, et de les enregistrer sur quelques questions de la fin qui les inspiraient, mais uniquement avec le micro et sans la caméra. Nous nous étions abrités sous un parapluie. Le fou-rire avec Éric est survenu de manière totalement inattendue, vous vous doutez bien. Et je trouve ce dernier tellement vrai et tellement à l’image de notre groupe, de notre documentaire (À lui seul, ce fou-rire illustre la bonne ambiance entre nous, également tout le message du film – nous abordons le lien entre homosexualité et Foi MAIS dans l’Amour/humour – et désamorce tout procès que nos détracteurs pourraient nous faire de « tristesse » ou de « dissimulation » ou de « présomption » : l’humour désarme le diable) que j’ai souhaité qu’il serve d’incipit au documentaire. Pour montrer dès l’entrée que nous allions aborder des sujets certes graves et lourds… mais de manière légère et grave à la fois. Et le plus drôle dans l’histoire, c’est que lors de l’enregistrement de ce son, Éric s’est laissé décontenancer par le démarrage impromptu d’une messe en italien célébrée à la grotte… d’où son lapsus « homosexualité = déficience », puis son éclat de rire. Et ce que je trouve extraordinaire, c’est qu’Éric a osé lier homosexualité et péché (cette corrélation est le Tabou maximal aux yeux de nos contemporains, est scandale pour notre Monde !), et qu’en plus, cette messe a débuté par un chant cucul et kitsch vraisemblablement entonné par un choeur de bonnes soeurs ou de grenouilles de bénitier… mais dont les paroles sont prophétiques (même eschatologiques) et annoncent la libération des malades, des opprimés, des rejetés, bref, la promesse des Béatitudes et du Salut/sainteté qui concernent pile poil les personnes homosexuelles et notre documentaire : « La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres : le Seigneur sauve son Peuple, Alléluia ! » On n’aurait pas pu rêver mieux comme coïncidence… et donc comme entrée-choc ! Notre documentaire veut annoncer le Salut et la libération des personnes homos par Jésus.

Homélie magistrale sur la Résurrection par le père Thierry Avalle (le 18 avril 2021, à l’église saint Nicolas des Champs, à Paris)


 

Voici l’homélie que j’ai eu le privilège d’écouter en direct à la messe de 11h de saint Nicolas des Champs, par le père Thierry Avalle, à propos du texte du jour (Luc 24, 37-48) que je vous mets juste en-dessous. Elle nous montre combien nous sommes encore loin de comprendre ce qu’est la Résurrection de Jésus.
 

Ça nous change des 3/4 des homélies creuses des prêtres qu’on entend habituellement, et qui parlent pour ne rien dire. Là, en 9 minutes, pas une phrase de trop. J’étais sidéré. Je me prenais des claques d’Amour à chaque seconde. Merci père Thierry ! (Il y a juste sur la fin que j’ai un petit point de désaccord : je crois qu’à la Fin des Temps, comme le dit l’Apocalypse en 1, 7 : « Voici Il vient avec les nuées et tout œil le verra, et ceux mêmes qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la Terre se frapperont la poitrine à cause de lui. » : la Résurrection se fera manifeste pour tous, et vraiment tous!).
 

« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : ‘La paix soit avec vous !’ Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai.’ Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : ‘Avez-vous ici quelque chose à manger ?’ Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : ‘Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.”’ Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : ‘Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.’ »

Plaidoyer personnel en faveur de Fabien Lecœuvre (N’en déplaise au chœur braillant et hystérisé des indignés de la chanteuse Hoshi)


 

Je réécoute les propos du journaliste Fabien Lecœuvre concernant la chanteuse Hoshi. J’essaie de comprendre pourquoi ils ont déclenché une telle levée de boucliers, une telle vague d’offuscation… car objectivement, ils n’ont rien de choquant ni de faux. Un chroniqueur musical a quand même le droit de donner son avis et ses goûts, a aussi le droit de parler de sexualité et de beauté à l’antenne, sans déclencher une Intifada contre lui, sans se faire insulter de tous les mots, sans se faire traîner en procès d’ignominie, d’attaque de personne, et de sexisme (D’ailleurs, quand on y réfléchit de plus près, qui sont les sexistes dans cette controverse ? On est en droit de se le demander, quand on voit comment les féministes gays friendly et misandres se sont emparées du débat pour hyper-viriliser/patriarcaliser/hétérosexualiser l’affaire… alors que Lecœuvre, avant d’être un mâle, est et s’est exprimé en tant qu’être humain).
 

Ce qui me frappe dans ce buzz victimisant – dont Hoshi et ses producteurs se frottent secrètement les mains car il n’y a pas meilleur campagne de pub que d’apparaître comme une victime qu’on aurait attaquée injustement sur son physique ou son handicap -, c’est d’une part la démission intellectuelle et l’irrationnalité de beaucoup de nos contemporains (car si vous réécoutez la séquence de la chronique de Fabien Lecœuvre, il n’a jamais – contrairement à ce que prétend malhonnêtement Hoshi pour manipuler son auditoire – attaqué Hoshi sur son physique : il a parlé de beauté, de canons de beauté universels, d’attitudes, de séduction, de manière de se présenter et d’attirer, de grâce, d’élégance ; jamais du corps ni des personnes en tant qu’êtres), et d’autre part du pouvoir aveuglant de l’indignation collective (Comme disent Élisabeth Lévy et Philippe Murray dans Homo-Festivus, pour empêcher le Peuple de penser, on le prend par les émotions et on le pousse à surréagir en « cachant l’objet d’indignation par l’indignation elle-même ». Dans l’Affaire Hoshi, les gens n’écoutent plus les propos objectifs de Lecœuvre mais préfèrent écouter le concert assourdissant de leur propre indignation/offuscation – « Chuis trôôôp chôquéé!! Toi aussi?!? » – ainsi que l’entrechoquement des indignations entre personnes qui pensent pareil – pour s’y contempler narcissiquement et jouir de leur révolte disproportionnée).
 

Un troisième détail louche m’interpelle dans cette histoire (histoire un peu trop vite classée et artificiellement conclue par la formulation forcée publique de plates excuses de Fabien Lecœuvre sur Twitter pour éteindre l’incendie qu’il aurait allumé : je dis bien « qu’il aurait », car on se rend compte que le pompier pyromane de l’affaire, c’est Hoshi, qui rêve que le feu de cette fausse polémique ne s’éteigne jamais… contrairement à ce qu’elle dit), c’est ce réductionnisme de la beauté et même de la sexualité à l’individu. Quel égocentrisme et quel orgueil, quand on y pense! Pourquoi réduire automatiquement/hystériquement, comme le font Hoshi et ses défenseurs, la beauté au physique (si ce n’est précisément dans une optique victimisante et idolâtre de personnification de la beauté, pour ensuite y voir une attaque de personne dès que cette beauté est remise en cause, ou bien pour y voir absolument une attaque personnelle qui n’existait pas, puisque Fabien Lecœuvre parlait de l’attitude, d’une manière de se présenter et de se comporter, parlait « du beau » dans sa dimension universelle, sensuelle et érotique, parlait aussi de sa nostalgie de la différence des sexes et de sa crainte – légitime quand on voit la nouvelle génération de chanteuses bis-homos agressives et sans grâce que Hoshi comme par hasard cite en fin d’interview : Angèle, Pomme, Yseult, Christine and the queens, etc. – de voir cette différence des sexes défigurée et asexualisée par un courant artistique queer dark visant l’asexuation et l’extinction du beau désir entre l’homme et la femme, désir qui passe aussi par la musique)?
 

Oui. Vraiment, dans cette guerre contre Fabien Lecœuvre, je vois bien autre chose qu’une lutte pour défendre les gens différents attaqués sur leur physique. J’y vois une attaque contre les hommes (misandrie) et contre la différence des sexes (attaque que Fabien Lecœuvre a tenté maladroitement de dénoncer en s’aventurant sur le thème de la beauté… dans un Monde qui vénère désormais davantage la laideur et la violence). J’y vois une promotion cachée de la pratique homo et de l’« identité » homo. Bravo Fabien Lecœuvre. Pardon pour le monceau d’insultes que les cons gays friendly déversent en ce moment sur vous (et c’est moi, une personne homosexuelle, qui vous le dis!). Pardon d’avoir été suspendu d’Europe 1 (pardon pour les flipettes qui dirigent cette radio)*. Et courage. Le cœur (Lecœuvre) y est ;-).
 

 
 
 

N.B. : Je parle que maintenant, quand vous osez médiatiquement tenir un discours universaliste sur la sexualité, vous perdez votre boulot : c’est mon cas ; ce fut presque le cas de Cyril Hanouna lors de son canular sur l’homosexualité ; ce fut le cas du caricaturiste Xavier Gorce, viré du journal Le Monde juste pour un dessin associant transsexualité et souffrance ; et tant d’autres exemples ignorés du grand public.

Les évêques dans le Monde qui s’intéressent aux « Folles de Dieu » / Los obispos en el Mundo que se interesan por las « Locas de Dios »

He escrito a todos los obispos de España, México, Bolivia, Colombia, Argentina, Chile, Perú, Uruguay, Costa-Rica, Venezuela, Ecuador, Estados-Unidos, Inglaterra, la India, las islas Filipinas, Nigeria, Sudáfrica, Botswana, Swaziland, Suiza, Bélgica, Congo, Luxemburgo, Costa de Marfil, Líbano, Irlanda y Francia para señalarles el estreno de « Las Locas de Dios ». De momento, solo he recibido 11 respuestas personales alentadoras – mensajes no de acuerdo con el documental sino simplemente de interés, escucha y acogida hacia nosotros personas homosexuales católicas que tratamos de vivir lo que nos pide la Iglesia :
 
ARGENTINA (2 obispos) :
– Monseñor Gabriel Mestre (obispo de MAR DEL PLATA)
– Monseñor César Daniel Fernández (obispo de JUJUY)
 
CHILE (2 obispos) :
– Monseñor Pedro Mario Ossandón (obispo de VALPARAÍSO)
– Monseñor Felipe Bacarreza Rodríguez (obispo de LOS ÁNGELES)
 
FRANCIA (2 obispos + 1 arzobispo) :
– Monseñor Emmanuel Delmas (obispo de ANGERS)
– Monseñor Christophe Dufour (arzobispo de AIX y ARLES)
– Monseñor Renaud de Dinechin (obispo de SOISSONS)
– Monseñor Laurent Dognin (obispo de QUIMPER)
 
PERÚ (1 arzobispo) :
– Monseñor Javier Del Río Alba (arzobispo de AREQUIPA)
 
BÉLGICA (2 obispos) :
– Monseñor Koen Vanhoutte (obispo del Brabante flamenco y de Malinas)
– Monseñor Pierre Varin (obispo de Namur)
 

Algo es algo (y agradecemos muchísimo a esos once amables obispos que nos animan)… y es muy poco comparado con la totalidad de los obispos, y también con las necesidades concretas y urgentes de las diócesis (Varios obispos me han confesado su dificultad simplemente en la gestión o el acuerdo que tienen que dar frente a los candidatos homosexuales adultos para el bautismo… La homosexualidad puede dificultar a una diócesis entera ! Solo basta un « caso » !).
 




 

J’ai écrit à tous les évêques d’Espagne, du Mexique, de Bolivie, de Colombie, d’Argentine, du Chili, du Pérou, d’Uruguay, du Costa-Rica, du Vénézuela, de l’Équateur, des États-Unis, d’Angleterre, d’Inde, d’Afrique du Sud, du Botswana, du Swaziland, des Philippines, du Nigeria, de Suisse, de Belgique, du Congo, du Luxembourg, de la Côte d’Ivoire, du Liban, d’Irlande et de France, pour leur annoncer la sortie des « Folles de Dieu ». Pour le moment, j’ai reçu 11 réponses personnelles encourageantes – des messages non d’accord avec le documentaire mais simplement d’intérêt, d’écoute et d’accueil envers nous personnes homosexuelles catholiques qui essayons de vivre ce que demande l’Église :
 
ARGENTINE (2 évêques) :
– Monseigneur Gabriel Mestre (évêque de MAR DEL PLATA)
– Monseigneur César Daniel Fernández (évêque de JUJUY)
 
CHILI (2 évêques) :
– Monseigneur Pedro Mario Ossandón (évêque de VALPARAÍSO)
– Monseigneur Felipe Bacarreza Rodríguez (évêque de LOS ÁNGELES)
 
FRANCE (3 évêques + 1 archevêque) :
– Monseigneur Emmanuel Delmas (évêque d’ANGERS)
– Monseigneur Christophe Dufour (archevêque d’AIX et ARLES)
– Monseigneur Renaud de Dinechin (évêque de SOISSONS)
– Monseigneur Laurent Dognin (évêque de QUIMPER)
 
PÉROU (1 archevêque) :
– Monseigneur Javier Del Río Alba (Archevêque d’AREQUIPA)
 
BELGIQUE (2 évêques) :
– Monseigneur Koen Vanhoutte (évêque du Brabant flamand et de Malines)
– Monseigneur Pierre Varin (évêque de Namur)
 

C’est déjà ça (et nous remercions chaleureusement ces onze aimables évêques qui osent nous encourager)… et en même temps c’est très peu comparé au nombre total des évêques, surtout compte tenu des nécessités concrètes et urgentes des diocèses (Plusieurs évêques m’ont avoué leur difficulté à gérer et à donner leur accord ou non aux candidats homosexuels adultes pour le baptême. L’homosexualité peut mettre en difficulté tout un diocèse. Il suffit d’un seul « cas » !).

Aclaración sobre el título « Las Locas de Dios » / Précisions sur le titre « Les Folles de Dieu » / Einzelheiten über den Titel « Die Tunten Gottes » / Precisazioni sul titolo « Le Pazze di Dio »


 

Ya sé que el título « Las Locas de Dios » puede molestar, parece inútilmente controversial. Pero no es provocativo como parece, ni insultante. Traduce una voluntad de abarcar a TODAS las personas homosexuales, incluso a las que todos marginan, es decir a las afeminadas, a las prostitutas, a las trans, a las que hacen maneras o comedia, a las que no son política/social/homosexual/eclesialmente correctas (En el « ambiente homo », se odia literalmente a las « locas »). Nosotros queremos acoger a TODOS los miembros de nuestra familia. Claro, hubiéramos podido escoger un título más liso y serio (« Homosexualidad y Fe », « Homosexuales y Católicos », o « Homosexualidad y Verdad »). Hubiera sido más fácil, ¡ en particular para Gerson en Perú, y para los Latinos del grupo ! (Solo a causa de este título, ¡ Gerson recibió cartas de insultos por parte de sacerdotes peruanos !). Este titular desata y revela la homofobia de los que no aman a todas las personas homosexuales, y que odian por ejemplo las Marchas del Orgullo y toda la « cara oscura » del mundo homo, despierta la homofobia de los que quieren « cambiarnos » y que sueñan con una comunidad homosexual lisa, « respetable », invisible, y que ya no se sentiría homosexual. Pero por otro lado, ese título me parece realmente perfecto (aunque sea una Cruz desde la perspectiva social) porque brinda paradójicamente mucha Paz, marca humor (para un tema que generalmente se aborda de manera trágica, miserabilista, triste : « Las Locas de Dios » nos sale del registro medical o del registro religioso y legal), y relaja a muchísimas personas, en particular a las que se alejaron de la Iglesia Católica (porque ven que sabemos reír de nosotros y de nuestra imagen, y que sabemos acoger e identificarnos incluso a las « maricas » y a todos « los » homosexuales). Y finalmente también relaja a todos los católicos tentados de despreciarnos porque nos hubiéramos presentado pretenciosamente como « puros », como « vírgenes vestales » (que no somos : por ejemplo, actualmente, Guillaume, desgraciadamente, roda películas pornos…), como hipócritas « modelos de virtud » intachables. La auto-burla, además de liberar de sus complejos a la gente herida, puede ser una forma de humildad y de juego : nos ensuciamos… para poder alcanzar a todos. De todas formas, las personas que se detienen al título de nuestro documental – y solo a causa de éste – no hubieran abierto más su corazón a las personas homosexuales viniendo con un título más suave, más científico (« AMS », o « SSA »…) y menos sulfuroso, partiendo de la idea de que « de la homosexualidad, no se habla » puesto que no es una identidad, que a la homosexualidad « no se tiene que justificar », y de que « se sana », « puede desaparecer » y « no existe ». Así que no nos arrepentimos ^^. Y asumimos la guerra interior que puede despertar este título (guerra que se llama « homofobia »). Yo creo que éste brinda mucha Paz, y desactiva todos los ataques que los « gays friendly » (enemigos de la Iglesia) y que los católicos « progres » podrían hacernos. Y permite hacer resaltar la homofobia de los católicos conservadores que no quieren amar a todas las personas homosexuales.
 

Je sais bien que le titre « Les Folles de Dieu » peut gêner, voire sembler inutilement polémique. Alors qu’en réalité, il n’est ni racoleur ni provocateur comme il paraît, ni même insultant. Il reflète au contraire une volonté d’embarquer TOUTES les personnes homosexuelles, y compris celles que tout le monde écarte, c’est-à-dire les efféminés, les exubérants/extravagants, les prostitués, les transgenres/transsexuels, les maniérés ou les Drama Queens, celles qui ne sont pas politiquement/socialement/homosexuellement/ecclésialement correctes (Dans le « milieu homo », les « folles » sont littéralement détestées). Nous, nous avons voulu accueillir TOUS les membres de notre famille. Bien sûr, nous aurions pu choisir un titre plus lisse et sérieux (« Homosexualité et Foi », « Homosexuels et Catholiques », ou « Homosexualité et Vérité »). C’eût été tellement plus simple, en particulier pour Gerson au Pérou, et pour les Latinos du groupe ! (Uniquement à cause de ce titre, Gerson a reçu des lettres d’insultes de la part de prêtres péruviens !). Cet intitulé déchaîne et révèle l’homophobie de ceux qui n’aiment pas toutes les personnes homosexuelles, et qui haïssent par exemple les Gay Prides et tout le « côté obscur » du monde homo, réveille l’homophobie de ceux qui veulent « nous changer » et qui rêvent d’une communauté homosexuelle « clean », « respectable », invisible, qui ne se sentirait plus homosexuelle. Alors qu’en réalité, ce titre me paraît réellement parfait (bien qu’il soit une Croix d’un point de vue social) parce qu’il apporte paradoxalement beaucoup de Paix, qu’il est plein d’humour (pour un sujet qui généralement est abordé de manière tragique, misérabiliste, triste : « Les Folles de Dieu » nous sort du registre médical ou religieux ou légal), et décomplexe énormément de personnes, en particulier celles qui se sont éloignées de l’Église Catholique (parce qu’elles voient que nous savons rire de nous et de notre image, et qui nous sommes même prêts à nous identifier aux « pédales » et à tous « les » homosexuels). Et finalement aussi, il calme tous les catholiques tentés de nous mépriser parce que nous nous serions prétentieusement présentés comme des « petits purs », comme des « vestales virginales » (que nous ne sommes à l’évidence pas : par exemple, Guillaume tournant actuellement des films pornos, malheureusement…), comme d’hypocrites « modèles de vertu » sans taches. L’autodérision, en plus de lever les complexes de beaucoup de gens blessés, peut être une forme d’humilité et de jeu : on fait semblant de se salir… pour pouvoir rejoindre tout le monde. De toute façon, les personnes qui s’arrêtent au titre de notre documentaire n’auraient quoi qu’il en soit pas davantage ouvert leur cœur aux personnes homosexuelles avec un titre plus policé, plus doux, plus scientifique (« AMS », ou « SSA »…) et moins sulfureux, en partant du principe qu’il n’y a pas lieu de « parler de l’homosexualité », puisque l’homosexualité « ne doit pas être justifiée/essentialisée », qu’« elle se guérit », « peut disparaître » et « n’existe pas ». Alors pas de regret ^^ (Et estimez-vous heureux : nous aurions pu faire bien pire en intitulant notre documentaire « Les Pédés de Dieu » !^^). Et nous assumons la guerre intérieure que notre titre peut réveiller (guerre qui s’appelle « homophobie »). Je crois qu’il apporte beaucoup de Paix, et désamorce toutes les attaques que les « gays friendly » (ennemis de l’Église) et que les catholiques « progressistes » pourraient nous faire. Et il permet de faire ressortir l’homophobie des catholiques conservateurs ou coincés qui ne veulent pas aimer toutes les personnes homosexuelles.
 

Was den Titel betrifft, verstehe ich Ihre anfängliche Abneigung. Mir ist klar, dass er stören oder sogar unnötig kontrovers erscheinen kann. Dabei ist er in Wirklichkeit weder reißerisch, noch provokativ, trotz dem Anschein, nicht mal beleidigend. Im Gegenteil, er spiegelt den Wunsch wider, ALLE homosexuellen Menschen mitzunehmen, einschließlich derer, die jeder meidet, das heißt die Verwiblichten, die Überschwänglichen/Extravaganten, die Prostituierten, die Transgender/Transsexuellen, die Manierierten oder die Drama Queens, diejenigen, die sich politisch/gesellschaftlich/homosexuell/kirchlich nicht korrekt fühlen. (Im Schwulenmilieu werden die « Tunten » buchstäblich gehasst). Wir wollten ALLE Mitglieder unserer Familie begrüßen. Natürlich hätten wir einen glatteren oder ernsthafteren Titel wählen können (« Homosexualität und Glaube », « Homosexuellen und Katholiken » oder « Homosexualität und Wahrheit »). Es wäre viel einfacher gewesen, besonders für Gerson in Peru und für die Latinos der Gruppe ! (Nur wegen dieses Titels erhielt Gerson beleidigende Briefe von peruanischen Priestern !).Der Titel bringt die Homophobie derer ans Tageslicht, die nicht alle homosexuellen Menschen lieben und die zum Beispiel Gay Prides und die « dunkle Seite » der Homo-Welt hassen. Er weckt die Homophobie derer, die « uns verändern wollen » und die von einer « cleanen », « respektablen », und unsichtbaren homosexuellen Gemeinschaft träumen. Einer Gemeinschaft, die sich nicht mehr homosexuell fühlt. Dabei scheint mir dieser Titel wirklich perfekt zu sein (obwohl er aus sozialer Sicht ein Kreuz ist), denn er bringt paradoxerweise viel Frieden, ist humorvoll (für ein Thema, das im Allgemeinen in einem tragischen, elenden und traurigen Ton angegangen wird) : Mit den « Tunten Gottes » verlassen wir das medizinische, religiöse, rechtliche Register und entspannen viele Menschen, insbesondere diejenigen, die sich von der katholischen Kirche abgekehrt haben (weil sie sehen, dass wir über uns selber und unser Image lachen können und dass wir sogar bereit sind, uns mit den « Schwuchteln » und allen « Homosexuellen » zu identifizieren). Und schließlich beruhigt er auch alle Katholiken, die versucht sind, uns zu verachten, weil wir uns angeberisch als « Rein » präsentiert hätten, als « jungfräuliche Vestalinnen » (was wir selbstverständlich nicht sind: zum Beispiel Guillaume, der derzeit leider Pornofilme dreht…), als makellose heuchlerische « moralische Vorbilder ».Selbstironie kann, neben dem Aufheben der Komplexe vieler verletzter Personen, eine Form von Bescheidenheit und Spiel sein: Wir tun als seien wir schmutzig … um alle erreichen zu können. Wie auch immer, die Menschen, die nicht über den Titel unseres Dokumentarfilms hinausgehen, hätten auch mit einem glatteren, weicheren, wissenschaftlicheren (« AMS » oder « SSA »…), weniger anrüchigen Titel ihre Herzen nicht weiter für homosexuelle Personen geöffnet,. Sie gehen sowieso davon aus, dass man « über Homosexualität nicht spricht », dass man sie « nicht rechtfertigen/essentialisieren darf », dass man sie« heilen » kann dass sie, « möglicherweise verschwindet » und « nicht existiert ». Also kein Bedauern ^^ (Und seien Sie froh : Wir hätten es viel schlimmer machen können, mit einem Titel wie « Die Schwuchteln Gottes »! ^^). Und wir akzeptieren den inneren Krieg, den unser Titel erwecken könnte (Krieg, der « Homophobie » genannt wird).Ich glaube, der Titel bringt viel Frieden und entschärft alle Angriffe, die « Gay-Friendlys » (Feinde der Kirche) und « fortschrittliche » Katholiken auf uns machen könnten. Und er kann die Homophobie der konservativen oder verklemmten Katholiken zeigen, die nicht alle schwulen Menschen lieben wollen.
 

Per quel che riguarda il titolo, capisco la vostra perplessità iniziale. Sono consapevole del fatto che possa creare imbarazzo o addirittura sembrare inutilmente polemico. Ma in realtà, non è né esibizionista, né provocatorio come potrebbe sembrare, né offensivo. Al contrario, riflette la volontà di includere TUTTE le persone omosessuali, comprese quelle che tutti evitano, ovvero gli effeminati, gli esuberanti/stravaganti. Al contrario, riflette la volontà di includere TUTTE le persone omosessuali, comprese quelle che tutti evitano, ovvero gli effeminati, gli esuberanti/stravaganti, (nell’ « ambiente omosessuale », le « pazze » sono letteralmente odiate). Abbiamo voluto accogliere TUTTI i membri della nostra famiglia. Ma è vero, avremmo potuto scegliere un titolo meno scabroso e più serio (« Omosessualità e Fede », « Omosessuali e Cattolici » o « Omosessualità e Verità »). Sarebbe stato molto più facile, soprattutto per Gerson in Perù e per i latini del gruppo (solo a causa di questo titolo, Gerson ha ricevuto lettere di odio da sacerdoti peruviani) ! Questo titolo scatena e rivela l’omofobia di coloro che non amano tutte le persone omosessuali, e che odiano per esempio i Gay Prides e tutto il « lato oscuro » del mondo omosessuale, risveglia l’omofobia di coloro che vogliono « cambiarci » e di chi sogna una comunità omosessuale « pulita », « rispettabile », invisibile, che non si sentirebbe più omosessuale. Mentre in realtà, questo titolo mi sembra davvero perfetto (sebbene sia una Croce dal punto di vista sociale), perché paradossalmente porta molta Pace, è pieno di umorismo (per un tema che generalmente viene affrontato in modo tragico, avvilente, triste, « Le Pazze di Dio » ci porta fuori dal protocollo medico, religioso o legale), e disinibisce molte persone, in particolare quelle che si sono allontanate dalla Chiesa cattolica perché vedono che noi sappiamo ridere di noi stessi e della nostra immagine, e che siamo persino pronti a identificarci con i « froci » e con tutti « gli » omosessuali. E infine calma anche tutti i cattolici tentati di disprezzarci perché avremmo la presunzione di presentarci come « puri », come « vergini vestali » (cosa che peraltro non siamo : Guillaume, ad esempio – e purtroppo… – sta girando ancora adesso film porno), come ipocriti « modelli di virtù » senza macchia. L’autoderisione, oltre a togliere i complessi di tante persone ferite, può essere una forma di umiltà e gioco : facciamo finta di sporcarci… così da poter raggiungere tutti. In ogni caso, le persone che restano ferme al titolo del nostro documentario non avrebbero aperto comunque il proprio cuore agli omosessuali anche se avessimo usato un titolo più educato, più dolce, più scientifico (« AMS », o « SSA »…) e meno solforoso, partendo dall’idea che non c’è bisogno di « parlare di omosessualità », dato che l’omosessualità « non deve essere giustificata/essenzializzata », che « si cura », « può scomparire » e « non esiste ». Quindi nessun rimpianto (e consideratevi fortunati : avremmo potuto fare molto di peggio intitolando il nostro documentario « I Froci di Dio » !^^). E facciamo nostra la guerra interiore che il nostro titolo potrebbe scatenare (guerra che si chiama « omofobia »). Credo che porti molta pace e disinneschi tutti gli attacchi che i cattolici « gay friendly » (nemici della Chiesa) e « progressisti » potrebbero sferrarci. E aiuta a far emergere l’omofobia dei cattolici conservatori e rigidi che non vogliono amare tutte le persone omosessuali.

Journal de l’Antéchrist (Élections au Pérou, variant brésilien, Ukraine, loi « séparatisme » en France… et « Un Sac de billes »)

J’ouvre le journal des nouvelles mondiales ce matin. C’est… comment dire… flippant 😅. La victoire (éphémère) de l’Antéchrist (le diable qui sera définitivement renversé par Jésus à la Fin des Temps) et de son Gouvernement Mondial se profile à grands pas :
 

– Au Pérou, ça pue politiquement. Le premier tour des élections présidentielles ont éjecté de justesse Aliaga le candidat des catholiques (qui finit bon troisième)… et au deuxième tour, il reste les deux candidats corrompus les plus dangereux : Castillo, le communiste aux tendances terroristes; et Keiko Fujimori, la fille de l’ancien président, qui est incarcéré pour corruption. Le Pérou prend le chemin désastreux du Venezuela. #AllIsWell.
 

– Au Brésil, le variant (issu – mais ça, le grand public ne le reconnaîtra que plus tard – des vaccins anti-COVID), c’est-à-dire la mutation du virus générée non par le vaccin mais par la réponse immunitaire causée par ce dernier, est apparemment carabiné.
 

– En Ukraine, lieu (avec la Pologne), je le rappelle, qui a été désigné par Jésus en personne à soeur Faustine, comme point de départ de Son retour sur Terre (« De la Pologne sortira l’étincelle qui préparera le Monde pour mon ultime Venue »), ça chauffe aussi. L’OTAN demande à la Russie de Poutine de cesser ses provocations.
 

– En France, les pires lois continuent d’être votées pendant qu’on occupe/terrorise les gens avec le COVID : l’euthanasie ( = le « droit » de tuer les gens qui souffrent ou qui en ont marre de vivre)… et là, la loi « séparatisme », qui met la République au-dessus de Dieu et des religions, sous couvert de lutter contre les « extrémismes » et les « prosélytismes » (genre port du voile, prières de rue, discours religieux trop politisés, etc.). Concrètement, l’Homme est en train de se prendre pour Dieu (il appelle ça « laïcité ») et décide d’obéir à l’Empereur plutôt qu’à Dieu et à ses convictions religieuses. Cette loi « séparatisme » (défendue en plus par certains « cathos » comme Valérie Boyer, la vendue de La Manif Pour Tous) va concrètement museler les catholiques (qui par exemple seront interdits de créer des écoles hors contrat, seront sommés de cantonner leur Foi dans la sphère du privé, donc en gros de se la fermer…), les musulmans (par exemple, à l’Éducation Nationale, les accompagnatrices scolaires voilées seront interdites), et finalement tout religieux identifiable (À quand l’interdiction de l’habit et du voile religieux, jugés « trop ostentatoires et prosélytes »? #BienvenueDansLeMacronismeEnMarche #MerciDarmanin). C’est du laïcisme pur, justifié par le « vivre-ensemble ». C’est extrêmement grave. Le Gouvernement français va obliger tout croyant en Dieu à se cacher, à se noyer dans la masse, à mettre les « valeurs de la République » au-dessus de ses croyances religieuses et des lois de Dieu. On marche sur la tête !
 

 

Alors, petite pointe d’Espérance : j’ai regardé hier soir le film « Un Sac de billes » sur France 3. Très beau film. Pas trop manichéen anti-Nazis, donc j’ai supporté. Et à un moment, on nous montre un prêtre catholique gentil, qui aide les deux jeunes héros juifs à échapper à la rafle. Et quand ces derniers le remercient de leur avoir sauvé la vie, le curé leur répond, en refusant les honneurs : « Y’a pas de quoi. Tous les enfants du Monde sont mes enfants. » ENFIN un film récent qui montre la bonté des prêtres !

L’Eucharistie, ça vaut bien 40 gouttes de Théralène

L’Évangile selon les pauvres. J’ai vraiment l’impression que c’est Jésus qui me parle directement à travers eux. J’adore ! <3  

Ce matin, je sors de la messe de saint Médard (Au passage, le père Gambart me dit qu’il commence à voir l’assistance de l’église évoluer: il y a de plus en plus de musulmans qui assistent régulièrement à la messe, et qui cheminent vers Jésus…), je tombe sur Jennifer, mon amie SDF du quartier, qui ne va pas à la messe mais qui vient presque tous les dimanches non loin du parvis de l’église pour écouter le bal musette de la rue Mouffetard. Elle me demande si j’ai communié. Je lui réponds tout joyeux que oui. Et là, elle me sort, la cloque au bec, les yeux explosés par l’alcool et les médocs, (et alors qu’elle ne communie pas !) : « Ça [en parlant de l’Eucharistie, donc du Corps du Christ], ça vaut bien 40 gouttes de Théralène ! » (je pense que le Théralène est un excitant, un peu du genre Guronsan…). Je l’ai regardée, émerveillé. Pourquoi 40 ? (ce chiffre si biblique) Pourquoi s’enquérir de savoir si j’ai communié ? Pourquoi me parler de la puissance de l’Eucharistie ? J’ai failli l’appeler « Jésus » (« Allez Jésus, laisse tomber ton masque de Jennifer : je t’ai reconnu 😆 ») mais je me suis retenu. J’ai juste envoyé des bisous à mon amie clocharde mais surtout prophète.

La différence entre un psy et un prêtre

La différence entre un psy et un prêtre? C’est très simple 😝 : un prêtre il t’aime ; un psy il t’aime pas.
 
 

N.B. : Si le psy devient aimant, alors il sort de son cadre de travail (ce qui est plutôt génial, et rare). Mais sinon, en temps « normal », un psy n’est pas là pour aimer, mais pour « aider », « diagnostiquer », « éclairer », « identifier », « autonomiser » la personne.

L’orgueil de Tugdual Derville


 

L’orgueil de Tugdual Derville, et finalement de tous les porte-parole ou leaders d’opinion catholiques actuels en France, c’est de savoir que toutes les lois transhumanistes très graves qui passent en ce moment dans le pays (lois sur les unions civiles, le « mariage » gay, loi d’extension de l’avortement, lois sur le statut de l’embryon et donc la PMA sans père puis la GPA, lois promotionnant l’euthanasie, lois d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité, et finalement toutes les lois dites « de bio-éthique », etc.) ont pour base intentionnelle et sentimentale L’HOMOSEXUALITÉ et sont portées principalement par des députés ou des personnes homosexuelles (Caroline Mécary, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Jean-Claude Romero, Yannick Kerlogot, Raphaël Gérard, Ian Brossat, Moundir Mahjoubi, Anne Brugnera, Coralie Dubost, Matthieu Gatipon, Jonathan Denis, Hervé Gastaud, Pierre Karleskind, Annaig Le Meur, Damien Pichereau, Cécile Rilhac, Florian Bachelier, Bastien Lachaud, Julien Bargeton, Raphaël Gérard évidemment, et j’en passe) et/ou gays friendly (Emmanuel Macron, Élisabeth Moreno, Olivier Falorni, Adrien Taquet, Claire Pitollat, Albane Gaillot, Véronique Jamoulle, etc.). Et je ne parle même pas de leurs nombreux relais médiatiques et/ou francs-maçons ! (Benoît Berthe, Christophe Beaugrand, Jarry, Yann Barthès, Caroline Fourest, Marc-Olivier Fogiel, Daniel Borillo, Didier Eribon, Eddy Bellegueule, etc.)
 

Tugdual Derville (mais j’aurais tout aussi bien pu parler de Christine Boutin, d’Agnès Thill, de François-Xavier Bellamy, de Jean-Frédéric Poisson, de Ludovine de la Rochère, de Charlotte d’Ornellas, d’Éric Zemmour, des journalistes de KTO, des journalistes de l’Incorrect ou de Valeurs actuelles, de Fabrice Hadjadj, du blogueur Fikmonskov ou encore Koz Toujours, du père Cédric Burgun, de Pierre-Yves Rougeyron, de Sylvain Durain, de Jean-Pierre Denis, de tous les journalistes de TV Liberté, de tous nos évêques – à commencer par Mgr Aupetit, Mgr d’Ornellas), tous ces gens-là qui occupent illégitimement la place de porte-parole, qui ont même parfois été consultés en audiences à l’Assemblée Nationale et interrogés par la doxa homosexuelle, SAVENT que les tenants de ces lois sont homos, puisqu’ils se sont retrouvés face-à-face avec eux ! Ils savent mais se taisent. Par homophobie autant que par arrivisme.
 

Ce silence de leur part, cette rétention d’informations, cette chasse gardée pour conserver le pouvoir, cette obstination à garder à tout prix le micro (et surtout son argent, sa petite place ou audience médiatique), non seulement vont nous perdre (nous catholiques), nous font perdre successivement tous nos combats politiques, mais s’appellent tout simplement l’orgueil.
 

Les responsables catholiques (pas le fidèle catholique de la base, pour qui l’homosexualité paraît lointaine et abstraite) connaissent la place prépondérante et l’importance symbolique de l’homosexualité et des personnes homos dans le « débat » public, sur l’échiquier politique et médiatique (J’entends régulièrement Tugdual Derville s’indigner poliment/collégialement sur Twitter de se voir constamment opposé à Jean-Luc Romero sur les plateaux-télé ou radio sur la question de… l’euthanasie ! Même pas de l’homosexualité ! Et pourtant, l’homosexualité est toujours en soubassement. Et ce, pour tout intervenant catholique, systématiquement associé à La Manif Pour Tous et au « mariage gay » dès qu’il foule un plateau télé. Autre exemple : j’ai vu le 29 août 2019 dernier la députée lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon arbitrer les auditions des responsables des cultes à l’Assemblée sur… la PMA pour toutes ! Et bien sûr, elle les a méprisés, et avec art, en leur inventant une « parabole » biblique de son cru !). La personnalité homosexuelle, c’est celle qui est préposée tacitement pour, sur la sphère publique ou dans l’hémicycle, symboliquement bouffer tout cru tout opposant à une loi transhumaniste bafouant les droits humains fondamentaux.
 

Les leaders catholiques savent pertinemment où les débats de bio-éthique se crispent et se verrouillent : sur l’homosexualité. Mais ils ne disent rien. Leur orgueil, ce n’est pas seulement de dissimuler cet état de fait, mais c’est ensuite de ne pas céder leur petite place ou micro aux personnes homos beaucoup mieux qualifiées et légitimes qu’eux pour enrayer ces lois et s’opposer sur les plateaux-télé à leurs adversaires homos. Ils nous écartent, nous ignorent. Tout ça pour garder une audience ou une carrière dans le milieu catho et le monde associatif/médiatique pro-Vie.
 

Quelle tristesse. Quel gâchis. Quelle responsabilité. Quel orgueil.