Archives de catégorie : Je l’ai dit

Je suis mort amoureusement

Amoureusement, je suis mort. Les gays, globalement, ne me pardonnent ni mon opposition au « mariage gay » (qui est pourtant un trafic humain qui les incrimine), ni mon scepticisme par rapport à la pratique homo (alors qu’eux-mêmes en font une expérience complexe, peu comblante, voire violente) ; et puis troisièmement, comme ils sont à court d’arguments et ne me lisent pas, ils m’en veulent au moins de m’être fait instrumentaliser par les homophobes. Mon compte est bon. Mon sort est scellé. Et si vous saviez tous les rejets que je subis, simplement à cause du fait que je suis et pense différent… c’est d’une violence immense. L’homophobie, je sais ce que c’est. La plus laide des homophobies.

Je fais peur

Je me rends compte de quelque chose de très blessant (car je ne le mérite pas, vu que je suis quelqu’un de gentil) : c’est que je fais peur. Les gens qui ne me connaissent pas ont peur de moi, et soit ne cherchent pas à me connaître, me fuient, se rétractent, m’ignorent, soit carrément m’attaquent en prévision d’un danger que leur suscite le personnage effrayant et dangereux qu’ils se sont faits de moi.
 

J’ai appris à me blinder. À ne rien attendre. À ne pas m’emballer. À me méfier des bonnes nouvelles. À manger le pain noir et à boire la coupe amère de l’indifférence, du mépris, de la peur massive des autres autour de moi. À mordre la poussière. À n’espérer aucune gloire ni succès humain. Même quand je suis face à une opportunité (journalistique, médiatique, professionnelle, amicale, amoureuse, ecclésiale…), un enthousiasme instinctif ou un fort intérêt premier, un encouragement, une reconnaissance, une invitation prometteuse. Je m’attends toujours à ce que la foudre ou le ciel me tombe sur la tête. Je vois tellement de revirements d’attitude, de volte-face, de ghosting, d’annulations (par exemple, je devais aller au Salon du livre chrétien Meguila de Metz, j’avais eu une Visio avec son organisatrice qui s’était hyper bien passée, elle m’avait dit qu’elle lirait mon livre, j’étais programmé pour la soirée d’ouverture… et une semaine après, plus aucune nouvelle. Elle fait la morte), que je suis constamment sur la brèche : est-ce que les personnes vont, jusqu’à la dernière minute, avoir le courage de me faire confiance, de me laisser une chance, de prendre le risque? Suis-je si monstrueux, dangereux, effrayant, que ça, pour faire aussi peur ? Je doute constamment de moi et de ce que je fais, dis, écris.
 

Notre Monde actuel est devenu si frileux, si sécuritaire, si protectionniste, si impressionnable, si douillet, si paranoïaque, si prévoyant, qu’il crie avant d’avoir mal ; ou bien voit le mal avant qu’il ne survienne, ou alors là où il n’est pas ; voit des ennemis là où se trouve potentiellement leur meilleur ami.
 

Oui, je vous le dis : j’ai beau avoir l’habitude, m’y préparer à chaque fois, m’être pris des tartes dans la gueule ou des portes au nez depuis des années (par des gens qui étaient à deux doigts de devenir des vrais amis, des amants, des frères de rigolade et de réflexion, des frères en Christ), j’ai beau avoir l’habitude d’être mal jugé par des personnes qui ne se donnent même pas la peine de m’écouter ou de me lire, ou alors qui m’ont lu et me soutiennent par derrière mais pas par devant, ça reste très très dur. C’est même étonnant que je ne sois pas tombé en dépression, que je n’ai aucune maladie ou que je ne me sois pas encore suicidé ! Et que je continue à écrire et à aller à la messe.
 

Même si, à l’inverse, quand je suis face à quelqu’un qui, de manière inespérée et exceptionnelle, me comprend et n’a pas peur de moi, c’est doublement la fête, c’est émouvant. Je me dis : « Quoi ? Que se passe-t-il ? Pourquoi tu ne me fuis pas comme un pestiféré ? Qui es-tu, toi, noble effronté, créature téméraire ne prenant pas la poudre d’escampette comme les autres ? Pourquoi n’as-tu pas froid aux yeux ? N’as-tu pas compris qui j’étais et ce que je disais ? Tu veux mourir socialement et perdre ta vie toi-aussi ? » Enfin quelqu’un qui ne me prend pas pour un monstre ou un méchant ou un fou ou le diable. Que ça fait du bien ! Bien que je les compte sur les doigts d’une main.

La rencontre du « pape » Léon avec 7 victimes d’abus sexuels à Lourdes : quelle utilité ?

Vidéo Aleteia : « Pendant la venue de Léon XIV en France, lors de son passage à Lourdes, le Pape rencontrera sept personnes victimes d’abus sexuels dans l’Église. Une rencontre intimiste voulue par le Pape. Cyriac Zeller nous explique cette rencontre depuis le Vatican. »
 

Il n’y aura pas de dialogue. Tout simplement parce que cette rencontre ne sortira pas de la victimisation, et surtout, elle ne traitera pas d’homosexualité, qui est le coeur (indirect) des abus sexuels dans l’Église. Comme je l’explique dans mon article.

Renverser les étales des colombes (de la venue du pape)

La Parole de Dieu est vraiment parfaite et vivante. ACTUELLE.
 

Regardez comment aujourd’hui même Jésus dénonce les marchands du Temple 2.0, les faux prophètes et le faux pape (qui a comme par hasard choisi comme Marque bestiale de singularité pour sa venue en France la colombe de la paix) :
 

« Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes. » (Marc 11, 15)
 

Alors je vous invite vraiment à renverser les étales des colombes. Comme Jésus. À conspuer toutes les pseudos « stars », tous les marchands actuels (y compris les prêtres et les évêques français) qui se font de l’image, du pouvoir, de l’influence, et du fric, sur le dos de Jésus.
 

Mes 200 blind-tests musicaux du QUIZZ GAY sur la plate-forme Peer Tube Gay Fr : envolés !

Mauvaise nouvelle pour moi : mon compte sur le site Peer Tube Gay Fr, où j’avais stocké tous mes blind-tests musicaux (près de 200), a sauté. Je n’ai pas pu sauvegarder. Des heures et des heures de travail qui partent en fumée… Ça fait mal. Hier matin, je n’allais pas bien du tout. Et je suis désolé pour les rares parmi vous qui les appréciaient beaucoup.
 

Mais je le lis comme un signe que je vais bientôt partir d’Internet. D’ici 2-3 ans. Je le vois : je n’y suis plus le bienvenu. Je ne sais pas combien de temps vont durer mes deux blogs – l’Araignée du Désert et CUCH/Catholiques Unis Contre l’Hétérosexualité – mais j’entends ici et là un mépris généralisé des blogs, comme s’ils étaient peu fréquentés, inutiles, démodés, et en passe d’être supprimés. Et je me prépare, à l’aube de la généralisation du RSA (en revenu universel et en Marque de la Bête numérisée mondiale) et du règne du Tout Électrique, à renoncer à la fois à Internet et à l’électrique. Ça fait des années que je m’y entraîne et travaille à ce renoncement. Mais ça devient de plus en plus concret. Je me prépare à me débarrasser de mon ordi (et tout ce qui va avec : blogs, chaîne, comptes sur plate-formes, etc.) et de mon téléphone portable. À amorcer le grand Virage. Si je ne le fais pas dès maintenant, je n’en aurai pas le courage après. Prévoyance (comme les 5 vierges prévoyantes), dépossession, préparation.
 

Dans l’attente de la sortie (en papier!) de mon livre La Singularité est la Marque de la Bête (1er septembre), je travaille en ce moment sur des blind-tests musicaux sur mesure pour le bibliobus de mon frère.

Événements chrétiens à boycotter

 

Le Jesus Festival ou encore la visite du pape (à Metz, Paris et Lourdes) sont des événements à boycotter tellement ils sont des détournements scandaleux de Jésus. Et je pourrais dire la même chose du pèlerinage de Chartres, côté tradi. C’est un devoir de tout catholique de refuser ça. Je pèse mes mots. C’est le deuxième commandement du Décalogue:  « Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur en vain. » C’est très grave, ce qui est en train de se passer. Il existe maintenant le concept de « louange en continu » , à l’image des chaînes d’« info en continu » . Jésus ne laissera pas impunis ceux qui tentent de l’électrifier et de le transformer en monnaie d’échange et en projecteur pour briller. Honte à Glorious et à tous les groupes de laudateurs, honte aux organisateurs. Vous sautillez ou faites sautiller, vous vendez votre quincaillerie (tee-shirts, CD, etc.), vous flattez un égo papal opportuniste et qui dit de la merde. Ça va chier pour vous dans pas longtemps.
 

Un exemple de la mise en scène maçonnique que ceux qui iront voir le « pape » vont s’infliger :
 

Ce que dit d’inquiétant pour l’Église la censure des fresques de Marco Rupnik à Lourdes


 

Voilà comment l’Église catholique actuelle s’y prend pour enrayer le phénomène des abus sexuels (pédophilie, viols) en son sein : en censurant et détruisant les œuvres d’art du jésuite Marco Rupnik (ex-abuseur et repenti) exposées dans le sanctuaire marial de Lourdes, jugées « infantilisantes », « perverses » et « post-conciliaires », par les tradis comme Hillary White, Jeanne Smits, Réinformation TV, et autres Civitas ; et jugées « offensantes » par la plupart des évêques français mous du genou – comme l’évêque lourdais Mgr Micas – et des dénonciateurs paranoïaques genre Natalia Trouiller ou des journalistes compassifs tels qu’Arthur Herlin.
 

Comme je l’expliquais dans un récent article, ce n’est certainement pas en pratiquant cette censure iconoclaste interne que l’Église éradiquera/résoudra le problème des abus sexuels. Tout le contraire ! Mais, de surcroît, cette démarche (faite au nom de prétextes totalement bidons : « la venue du pape Léon », « la rénovation du sanctuaire », « le respect des victimes », « la réparation des abus », « la restauration de la Tradition », « le devoir d’exemplarité »…) montre combien l’Église catholique est à présent dirigée par des malades. Peut-être même plus malades et pervers que les « pervers » qu’ils pointent du doigt ! Car pour projeter une perversion sur des fresques certes « art naïf » soixante-huitard d’un goût discutable mais franchement pas choquant (moi, perso, j’aime beaucoup), pour croire que ces fresques ont le pouvoir de « blesser », d’« agresser » et de « violer une deuxième fois les victimes d’abus sexuels » (à l’instar des films « Autant en emporte le vent » ou des romans Les Dix petits Nègres, retouchés parce qu’ils « offensaient les victimes passées, présentes et futures, de l’esclavage, de l’apartheid et du racisme »), il faut être franchement malade et tordu !
 

L’iconoclastie – déclinée en traque des « prédateurs », en « justice pour les victimes » – témoigne non seulement d’une bêtise et d’une superstition abyssales (il faut par exemple être très très con et paranoïaque pour confondre une œuvre et son artiste, ou pour rejuger une œuvre à l’aune de la vie privée et sexuelle de son auteur : à ce compte-là, on ne peut plus écouter les chansons de Patrick Bruel au motif que cette écoute cautionnerait les viols et violerait une deuxième fois les victimes du chanteur… On ne peut plus apprécier aucune œuvre artistique, vu que tous les artistes, excepté Jésus et Marie, sont des pécheurs plus ou moins graves) mais témoigne d’une pathologie inquiétante : c’est le propre des psychotiques de croire par exemple que le mot « chien » peut mordre, ou que, par atavisme, un ouvrage comme Mein Kampf est diabolique, doit être brûlé, mis à l’index, aurait le pouvoir de tuer. Prêter une vie à un mot ou un livre ou des objets inanimés, ça s’appelle de la démence : pas de la clairvoyance, de la justice ni du soin. Et interdire l’étude de phénomènes humains – fascisme, nazisme, totalitarisme, racisme, homophobie, sexisme, pédophilie… – au prétexte qu’ils sont « souffrants, négatifs, dangereux voire meurtriers », ça ne fait que favoriser/renforcer leur reproduction et leurs actualisations sous une forme différente encore plus coriace et dévastatrice car elle s’habille de victimisation, de justicialisme, d’accusation, de vengeance, d’orgueil, de certitude d’avoir raison, d’aimer et de faire œuvre divine. Il faut affronter le mal, l’analyser, et non le fuir par la diabolisation et la victimisation, pour ne pas l’imiter. Sinon, on l’imite ! Y compris en l’accusant et en croyant le détruire !
 

Et concernant plus spécifiquement le catholicisme, dont la caractéristique est – je le rappelle à toutes fins utiles car beaucoup de chrétiens souffrent d’amnésie – l’amour et le pardon non simplement des victimes et des pauvres mais surtout des bourreaux, des criminels et des grands pécheurs, cette censure iconoclaste des fresques de Marko Rupnik est déplorable et antichrétienne, antéchristique. Et ça, c’est très inquiétant pour l’avenir de l’Église. Car cette dernière perd son essence-même. Et le plus attristant dans tout cela, c’est que personne, à l’intérieur de l’Église, ne s’en rend compte. Pire : les prêtres et évêques, tous bords confondus, se félicitent de la destruction de ces œuvres d’art. Et je doute fortement que le « pape » Léon ait le courage de dénoncer cette iconoclastie. Il en est peut-être même l’instigateur…
 

Réponse à ceux qui méprisent l’importance de l’homosexualité dans l’échiquier politique et social

Comme je me suis évertué à l’expliquer dans mes différents livres (en particulier Homosexualité : la priorité niée, et Couples homosexuels : c’est quoi le problème ?), l’homosexualité et nous personnes homosexuelles ne sommes pas des petits sujets, mais servons d’alibi affectif (souvent inconsciemment) pour faire passer toutes les lois mondiales homicides qui n’ont apparemment aucun rapport avec l’homosexualité (lois sur l’avortement, l’euthanasie, etc.) et en totale décalage avec l’aspect minoritaire ou anecdotique du ressenti homosexuel individuel… d’où la difficulté à prouver mes dires si je ne vous mets pas les exemples concrets sous les yeux : Jean-Luc Romero (homo) qui a fait passer l’euthanasie en France; Maura Healey, la gouverneure démocrate du Massachusetts Maura Healey, ouvertement lesbienne, vient de signer une loi autorisant les avortements jusqu’au jour de la naissance. Je vous avais prévenus que l’homosexualité n’est pas un petit sujet ni un sujet minoritaire ou banal, malgré les apparences. Les mouvements pro-Vie, qui dans leur grande majorité, m’ont méprisé et balaient l’étude de l’homosexualité d’un revers de main (par homophobie et jalousie) font une énorme erreur.
 

Ils ont placé derrière elle des jolies femmes qui se forcent à sourire pour faire passer la pilule…