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Traduction en français de mon passage-télé sur RFI


 

J’ai enfin pris le temps de traduire en français l’une de mes meilleures interviews télé, qui a été tournée en mai 2021 sur RFI (Radio France Internationale) en espagnol, et que les non-hispanophones ne pouvaient pas comprendre. Le mal est réparé. Merci une nouvelle fois au journaliste Jordi Batallé, qui brille par son professionnalisme et sa bienveillance.
 

 

JB : Bonjour à tous, et bienvenue aujourd’hui à notre nouvel invité du jour sur Radio France Internationale. L’écrivain français Philippe Ariño vient de sortir sur les réseaux sociaux son documentaire « Les Folles de Dieu », dans lequel il traite, à travers le portrait de 7 témoins homosexuels, transgenres et bisexuels, de l’articulation complexe entre homosexualité et Foi catholique. Et justement, pour nous parler de ce film, et de sa propre expérience en tant qu’homo et croyant, Philippe Ariño a eu l’amabilité de venir nous rendre visite dans nos studios de RFI. Bonjour Philippe.
 

P : Bonjour Jordi. Nan mais toi aussi, tu es un peu une Folle de Dieu…
 

JB : C’est aussi ce que disait ma maman quand j’étais petit.
 

P : (éclat de rire)
 

———————–1’35———————–
 

JB : Alors pour te présenter un peu, Philippe, tu es donc né dans la ville de Cholet, non loin de Nantes, dans le nord-ouest de la France. Tu es issu d’une famille catholique pratiquante, d’origine espagnole. J’aimerais que tu nous racontes ce que ça a impliqué pour toi, en naissant dans ce terreau familial, la découverte de ton homosexualité ( ?).
 

P : Bon. Comme l’illustre mon tee-shirt, j’étais le mouton – non pas noir mais – arc-en-ciel de la famille ! Je crois que les membres de ma famille ont toujours considéré mon homosexualité comme une richesse. C’est vrai que dans notre société on oppose beaucoup Foi et homosexualité. Mais personnellement, j’ai découvert, notamment grâce à ma famille, que ces deux « conditions » n’étaient pas incompatibles. Et ça, ça me réjouit beaucoup, parce que je sais que ça n’est pas souvent le cas dans les autres familles. Mais dans la mienne, ils ont accueilli l’existence de ma tendance sexuelle, et en même temps mon observance/obéissance aux prescriptions de l’Église, c’est-à-dire la non-pratique de cette tendance : vivre la continence, donc une abstinence donnée à Dieu et aussi au Monde.
 

———————–2’40———————–
 

JB : Qu’est-ce qui a fait qu’à l’âge de 20 ans, tu as décidé de rendre publique ton homosexualité, à travers ton blog, mais aussi ta foi et ton désir de continence sexuelle ?
 

P : Je me suis rendu compte déjà à cette époque-là que le sujet de l’homosexualité était totalement tabou. Y compris pour les personnes qui se présentent comme « gays friendly », et qui applaudissent ou justifient l’homosexualité sans savoir ce que c’est. En fait, personne ne prend le temps de simplement l’expliquer. Les livres qui en parlent sont très idéologiques, très identitaires : ils défendent soit « l’identité homo » soit « l’amour homo ». Moi, avant de justifier quoi que ce soit, avant d’être « pour » ou « contre », je veux savoir de quoi on parle ! Et il y avait un grand vide d’analyse sur ce sujet. En constatant ça, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose ! J’ai écrit un Dictionnaire des Codes homosexuels ; je tiens un blog qui s’appelle L’Araignée du Désert ; et puis arrive maintenant ce documentaire avec rien moins que 25 parties ! C’est ce grand manque d’analyse et d’explication de l’homosexualité qui m’a poussé à écrire tout ça.
 

———————–3’37———————–
 

JB : On va parler du film tout de suite après. Mais j’aimerais revenir d’abord sur la position de l’Église Catholique à propos de l’homosexualité, qui avance extrêmement lentement, même si certaines récentes prises de parole du pape François semblent inverser la tendance. Par exemple, quand il a déclaré : « Qui suis-je pour juger les homos ? » Quel est ton regard sur ces évolutions de l’Église ?
 

P : Alors quand on parle d’« évolution », ou de « progrès », je demande à voir ce qu’on met derrière ces mots-valise. Moi, je crois que l’Église est vivante. Elle n’a pas à s’adapter à la modernité… qui parfois est plutôt une régression. Et le message de l’Église concernant l’homosexualité est très simple : aimer les personnes, mais EN VÉRITÉ, c’est-à-dire sans justifier toutes leurs pratiques, a fortiori si celles-ci ne comblent pas, ne rendent pas pleinement heureux.
 

JB : Ta famille ne t’a pas jugé non plus ?
 

P : Elle ne m’a pas jugé. Mais (rire) il faut reconnaître que ce n’est pas toujours facile d’assumer un « drôle d’oiseau » comme moi dans ses rangs ! Vraiment. En plus, les membres de ma famille découvrent peu à peu la réalité de l’homosexualité, qui demeure une énigme et un casse-tête, y compris pour moi ! Donc ils tâtonnent. Comme moi.
 

———————–4’47———————–
 

JB : Philippe Ariño, tout récemment, les médias internationaux ont relayé l’info selon laquelle une centaine de bénédictions de couples homosexuels avaient été célébrées par l’Église allemande. N’est-ce pas un mouvement de rébellion qui risque d’ébranler le Vatican ?
 

P : Euh… je ne crois pas. Il s’agit d’un épiphénomène que certains médias tentent de monter en épingle et d’amplifier pour provoquer une polémique ou un schisme… schisme qui ne risque pas d’arriver (tout de suite), puisque je suis actuellement en contact direct avec le cardinal Omella, le n°1 des évêques en Espagne, et le cardinal Marx, le n°1 des évêques en Allemagne, et les deux sont très au clair sur la question des bénédictions de couples homos et s’accordent pour dire qu’elles n’ont pas leur place dans l’Église et ne sont pas conformes au Magistère. Et, de toute façon, nous « bénir » ce n’est pas nous aimer. Il faut arrêter de nous mentir. L’Église nous aime d’une autre manière : en étant exigeante, et sans céder à tous nos caprices.
 

———————–5’48———————–
 

JB : Toi, au moment du passage du mariage gay en France en 2013, tu as fait partie du mouvement d’opposition, en tant qu’homo, n’est-ce pas ?
 

P : Tout à fait. Et si c’était à refaire, je le referais ! Quant à l’agenda politique LGBT, je dénonce en ce moment le projet de loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité. En amont, il émane d’une directive du Parlement Européen qui a été votée en 2018. Cette loi va certainement passer comme une lettre à la Poste et être imposée à la France, puisque la ministre Elisabeth Moreno et la députée lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon présentent les thérapies comme une « torture », alors que je sais qu’il s’agit en réalité de simples groupes d’accompagnement – soit psychologique soit religieux – des personnes homosexuelles, sur la base du volontariat, en plus ! Personnellement, je ne suis pas « pour » les thérapies. Je dis juste qu’il y a mieux. Mais je suis « contre » leur interdiction. Car cette loi de prohibition des thérapies va encore plus restreindre les libertés des personnes homosexuelles croyantes qui désirent simplement être aidées, soit par un psychologue, soit par un groupe fraternel religieux. Et c’est pour ça que ce projet de loi est très grave. Parce que de plus en plus on impose aux personnes homos une censure, y compris en leur nom ! Pour qu’on ne puisse plus être accompagnées. Or, il ne faut pas perdre de vue que l’homosexualité, la plupart du temps, est corrélée à des suicides, des divorces, des dépendances aux drogues, des mal-être, etc., donc nécessite un accompagnement. Et ça, il faut le dire ! Est-ce que c’est trop demander de simplement pouvoir aborder ces sujets-là, sans être systématiquement taxés d’« homophobes » ? C’est un truc de fous ! Et cette loi va passer. Elle a déjà été votée il y a peu en Angleterre, dans l’indifférence et le plébiscite général(e). Et le pire, c’est que les gens ne savent pas ce que sont les thérapies, mais peu importe, ils se disent tous « contre » !
 

———————–7’34———————–
 

JB : Le problème, c’est que, quand il est question de « thérapies », ça sous-entend qu’on parle de « maladie »… ( ?)
 

P : Oui. Et c’est la raison pour laquelle nous les Folles de Dieu, dans notre documentaire, prenons bien soin de préciser que l’homosexualité n’est pas une maladie. Une peur – et l’homosexualité, par essence, est une peur de la différence des sexes (et ça, toutes les personnes homo peuvent le constater dans leur propre vie) – n’est certes pas une maladie… mais, pour autant, elle nécessite un accompagnement.
 

———————–7’54———————–
 

JB : Tu parles de cette continence sexuelle. Mais toi-même tu as évoqué que tu as été en couple, non ?
 

P : Oui. Et encore aujourd’hui, je suis amoureux d’un homme ! Mais (rires) j’ai renoncé au couple homo car Dieu est plus fort ! J’ai conscience que c’est une réalité difficile à comprendre étant donné qu’elle touche au surnaturel. Quoi qu’il en soit, voilà, je suis le seul témoin de l’équipe du film qui est amoureux. Et par-là même, je prouve que je n’ai pas choisi la continence par défaut, pour des raisons négatives, par déception amoureuse ou par dégoût des hommes (du fait que je ne serais tombé que sur des mecs qui n’en valaient pas la peine). Pas du tout. Au contraire, j’ai même rencontré la personne avec qui je pourrais encore être en couple au jour d’aujourd’hui ! C’est pour ça que je dis que j’ai choisi la continence pour des raisons positives. Et ces raisons positives portent deux prénoms : « Jésus » et « Jérémy ». Par conséquent, je ne tiens absolument pas le discours aigri : « Les couples homos ne doivent pas être vécus vu qu’ils ne valent rien et que c’est de la merde ! ». Au contraire ! Je dis : « Le couple homo c’est bien… mais ça ne suffit pas ! »
 

JB : Raconte-nous, Philippe, comment est née l’idée de faire un documentaire réunissant des personnes à la fois homosexuelles et croyantes catholiques.
 

P : Eh bien c’est parti du constat que beaucoup de personnes homos ont la Foi. Beaucoup aussi rentrent en Franc-Maçonnerie. J’en rencontre énormément en ce moment qui sont initiés francs-maçons. Beaucoup de personnes homos ont certes la Foi mais la cachent parce qu’elles ont peur de passer pour des « homophobes intériorisés ». Voilà pourquoi elles ne parlent pas de leur Foi. Il n’en demeure pas moins qu’une grande majorité d’entre elles ne se sent pas attirée par le mariage, mais au contraire préfère le célibat consacré. Et nous avons même un volet de notre documentaire dédié aux prêtres homos : car c’est une réalité d’Église.
 

———————–9’40———————–
 

JB : Dans de plus en plus de pays maintenant est approuvée la législation sur les Unions Civiles. L’Église Catholique n’a-t-elle pas un train de retard par rapport à tout ça ?
 

P : Je vais me répéter. Mais tout dépend de ce qu’on entend par « progrès » ou « retard ». L’Église doit défendre les personnes. En les aimant… mais en Vérité. Si « aimer » équivaut à « se plier à toutes leurs revendications », ce n’est pas les aimer véritablement. Et le « mariage » homo, qui impose à toute personne qui ressent une tendance homo d’être en couple, ce n’est pas ça le respect de la liberté, ce n’est pas ça non plus nous aimer, je regrette. Ce n’est pas parce qu’on est homos qu’on doit forcément être en couple. Ça ne doit pas être une obligation ! Non mais ho !
 

———————–10’36———————–
 

JB : Soit. Parlons maintenant du film « Les Folles de Dieu ». Il est « tout public » et s’adresse à tous, n’est-ce pas ?
 

P : Oui ! Enfin… particulièrement aux fous et folles ! (rires)
 

JB : Il sort en 5 langues ( ?)
 

P : Tout à fait. 5 langues !
 

JB : Et vous avez mis les petits plats dans les grands puisque vous avez non seulement assurer le doublage en 5 langues mais aussi le sous-titrage ( ?).
 

P : Exactement : en anglais, français, espagnol, italien et allemand ! La version italienne sort d’ailleurs aujourd’hui ! Et le film contient 25 parties. La Journée 1, qui comporte les 3 premières parties, traite de la dimension personnelle de l’homosexualité. La Journée 2, c’est la dimension familiale. La Journée 3 c’est la dimension amoureuse et sexuelle. La Journée 4 c’est la dimension culturelle et communautaire. La Journée 5 c’est la dimension politique internationale, à propos des lois. La Journée 6 c’est sur l’homophobie. La Journée 7 c’est la dimension ecclésiale (on y parle aussi de l’Islam et du Judaïsme). Et la Journée 8 c’est la dimension sainte. Donc vous voyez, c’est une sacrée somme ! Ça ressemble à une encyclopédie !
 

———————–11’40———————–
 

JB : Raconte-nous un peu comment s’est passé le tournage et comment tu as recruté les autres protagonistes de ton documentaire.
 

P : Alors j’ai attendu 10 ans avant de les trouver ! Parce qu’il me fallait vraiment des témoins suffisamment fous pour se lancer dans une aventure pareille ! Et c’est réellement des grands malades (rire) ! Quand je vois par exemple les risques qu’a pris Gerson, le Péruvien, ou Christian, le Mexicain, ou encore Santiago, le Colombien, il faut être un peu fou pour s’afficher comme ils l’ont fait ! Car dans leurs pays respectifs, dès que tu parles explicitement d’« homosexualité », on te sort tout de suite le mot « thérapies » ou bien « guérison ». Tu ne peux pas aborder l’homosexualité sans qu’on te réponde « Ah… mais tu peux changer ! » ou bien « Tu n’es pas que ça ! », ou encore « C’est le diable ! » ou « Ça n’existe pas ! ». C’est pour ça que je dis que ce sont des folles… mais des folles dans le bon sens du terme ! Puisque, contre toute attente, ils ont accepté de venir en France. Nous avons tourné principalement à Lourdes, mais aussi à Paris, et un peu à Cholet ma ville natale. Ils ont accepté mon invitation les yeux fermés. Sans même que je les paye. Totalement gratuitement. Et en prenant parfois des risques monumentaux ! Gerson, par exemple, n’avait même pas fait son coming out. Et à cause de leur participation, ils pouvaient perdre leur travail. Dans certains pays d’Amérique latine, les personnes qui font leur coming out peuvent même perdre leur vie. Les témoins de mon documentaire ont, pour certains, risquer leur vie ! Alors rien que pour admirer leur courage, ça vaut le coup d’aller voir sur YouTube « Les Folles de Dieu ». Car il y a de la générosité. Y compris le photographe et caméraman du film, Jean-Yves Morvan, qui n’est pas homosexuel – personne n’est parfait… (il est à moitié catho, à moitié juif) – a dit en écoutant tous nos témoignages : « Wow… Je vous trouve tellement courageux ! ».
 

———————–13’30———————–
 

JB : « Courageux », c’est aussi le cas du titre du film « Les Folles de Dieu ». Ce choix a d’ailleurs eu l’effet d’un pavé dans la mare à l’intérieur de l’Église, non ?
 

P : Et comment ! Par exemple, Gerson, rien qu’à cause du titre, a reçu carrément des lettres d’insultes de la part de prêtres péruviens, qui sortaient de leurs gonds et disaient : « Les folles ?!? Mais vous n’êtes pas folles ! » ; « Avec un titre pareil, vous êtes en train de défendre le lobby LGBT ! Quelle honte ! » ; « Vous vous transformez en caricatures de vous-mêmes ! C’est un scandale ! ». Moi, j’ai choisi volontairement ce titre et je le trouve absolument parfait. Car il dévoile l’homophobie des personnes soit catholiques soit incroyantes mais rejetant les personnes efféminées. Et notre titre parle à la fois de Dieu (avec humour !) et d’homosexualité, en incluant même les personnes les plus rejetées et décriées dans la communauté homosexuelle, à savoir les efféminées, autrement dit les fameuses « folles ».
 

———————–14’38———————–
 

JB : C’est intéressant, ce que tu dis. Ça me fait penser à une phrase qu’a écrite sainte Thérèse (d’Avila) : « La folle de la maison, c’est l’imagination. »
 

P : J’adore l’image ! (rire).
 

JB : Il a fallu beaucoup d’imagination pour réaliser ce documentaire ?
 

P : Oui. Parce que nous ne savions pas exactement où nous allions. Mais nous y sommes allés ensemble ! Et nous n’arrivons pas du tout en orgueilleux pères-la-morale qui assèneraient : « Voilà : le message de l’Église sur l’homosexualité, c’est ça ! Vous devez être continents et renoncer au couple ! » Non. Et même si nous l’avions voulu, de toute façon, nous sommes pécheurs. Et rien qu’en voyant par exemple la situation actuelle de Guillaume, le témoin allemand transsexuel, difficile de crier victoire : il est en ce moment même en train de tourner dans des films pornos ! Donc on serait bien mal placés, lui comme mes camarades et moi-même, pour jouer ensuite les blanches colombes ! Les gens, en voyant le contenu du film, pourraient très bien nous attaquer sur nos incohérences… mais ils ne le feront pas. Car nous ne nions pas que notre imperfection. Nous ne sommes pas parfaits. Simplement, nous disons que nous croyons en Dieu, que nous aimons l’Église, et que nous essayons de vivre ce qu’Elle demande. Et nous marchons tous ensemble. Et ça, à mes yeux, c’est le meilleur témoignage ! Cela dit, nous vivrons mieux ce que nous annonçons si nous y obéissons. Alors bien sûr, nous sommes pécheurs. Mais nous nous efforçons de nous aimer malgré nos différences et les désaccords entre nous.
 

———————–15’51———————–
 

JB : Dis-moi, Philippe, quelles ont été les premières réactions suscitées par la publication de ton documentaire.
 

P : Nous n’avons eu jusque-là que d’excellents retours. Parce que c’est vrai que, d’un point de vue simplement technique et visuel, il est très bien réalisé. Les gens, après avoir visionné le début, sont souvent impatients de voir la suite. D’ailleurs, à ce propos, si vous voulez voir la totalité, nous avons besoin d’aide financière, car Gerson et moi sommes les seuls à travailler. Les plates-formes, qu’elles soient catholiques ou profanes, nous ont toutes rejetés : nous leur faisons peur, soit du fait d’être catholiques, soit du fait d’être homos ! Donc nous sommes livrés à nous-mêmes. Nous travaillons beaucoup, mais le film sort très lentement, au compte-gouttes. Alors ceux qui m’entendent maintenant, vous pouvez nous aider pour accélérer le rythme des publications. Mais voilà, nous n’avons eu que des réactions dithyrambiques. Ceux qui s’arrêtent au titre, c’est qu’au fond ils refusent de nous rencontrer. Mais ils n’ont pas vu le film. Ceux qui ont vu le film, y compris ceux qui ne croient pas en Dieu, se laissent toucher par notre vécu. Par exemple, Guillaume parle de sa transsexualité, explique pourquoi il a renoncé à la transition. Car s’il avait poursuivi sa transition, ou les opérations, il s’exposait soit à un cancer du cerveau, soit du foie. Il donne les raisons de sa détransition. Donc bon, une vie comme celle-là, ça s’écoute ! Et ça force le respect ! Vous pourrez aussi entendre le témoignage d’une femme lesbienne, Perrine. Bref, les 6 témoins du film, nous avons une histoire passionnante à découvrir ! Vraiment passionnante ! Moi, j’incarne « l’amoureux » de l’équipe (rire). Mais tous, nous avons notre couleur, notre particularité, notre charme. Je crois que nous sommes très attachants.
 

———————–17’30———————–
 

JB : Vous avez tourné pendant 10 jours entre Lourdes et Paris. Peux-tu nous raconter une anecdote croustillante de ce tournage si intense ?
 

P : Oula… ! Il y en a tellement ! Par exemple, on nous a foutus dehors de la Cité Saint Pierre ! Alors que la Cité Saint Pierre, normalement, accueille vraiment tout le monde… mais il faut croire que « tout le monde sauf nous » ! (rire).
 

JB : Explique-nous ce qu’est la Cité Saint Pierre.
 

P : La Cité Saint Pierre, c’est un lieu qui accueille et héberge beaucoup de pèlerins de Lourdes : même les gitans, les personnes handicapées, les prostituées, etc. TOUS… sauf nous ! (rire). Parce que les gens sont effrayés par le message de l’Église sur l’homosexualité. Vraiment, quand je vous dis que nous sommes folles, c’est la vérité. Mais j’ai envie de dire : « MERCI ! MERCI Seigneur d’être aussi folles pour toi ! » (rires). Et quoi d’autre encore ? Ah oui ! J’ai fait la rencontre, à Lourdes, quelques jours avant le tournage, d’une femme qui venait de sortir avec une religieuse, et qui m’a tout raconté. Car le mot « homosexualité » est un mot magique. C’est la clé des cœurs. Elle m’a raconté toute sa vie. Elle m’a dit qu’elle était sortie avec une nonne ! Et j’ai pu parler de cette anecdote dans le documentaire puisque nous avons eu une table ronde sur l’homosexualité y compris au sein des communautés religieuses féminines. Donc pour moi, la rencontre avec cette femme a été un petit cadeau de Dieu.
 

———————–18’52———————–
 

JB : Eh bien ici, à RFI, nous n’avons pas eu peur de vous, ni de présenter ce film !
 

P : C’est un peu normal ! Tu es une folle, je te dis ! (rire).
 

JB : Un immense merci, Philippe, d’être venu jusqu’à nous. Vous venez d’entendre Philippe Ariño, réalisateur du documentaire « Les Folles de Dieu », d’ores-et-déjà disponible sur Internet, et en particulier YouTube. Je remercie également Stéphane Défossez et Thibault Baduel à la technique. Et je salue particulièrement tous les téléspectateurs qui nous suivent dans toute l’Amérique Latine, sûrement depuis Lima ou encore Mexico, d’où sont originaires certains des protagonistes de ton film, grâce à un diffuseur international qui s’appelle UCL, un réseau latino qui émet depuis Montevideo (Uruguay) pour tout le continent américain. Et à nouveau, je vous adresse, chers téléspectateurs, un immense merci pour votre fidélité. Nous vous donnons rendez-vous bientôt pour un prochain numéro de l’« INVITÉ spécial de Radio France Internationale ».

La différence entre les Folles de Dieu et Courage International // La diferencia entre las Locas de Dios y Courage Internacional

 

Nous, les Folles de Dieu, n’avons quasiment rien à voir avec Courage International (seule association homo chrétienne validée par l’Église Catholique).
 

Courage est un groupe porté principalement par des prêtres qui s’annoncent comme nos accompagnateurs pour nous permettre de témoigner de notre homosexualité en toute confidentialité et anonymat et pour nous guérir.(Je n’exagère même pas : il s’agit d’un mouvement d’accompagnement sacerdotal et de thérapie basé sur les étapes des Alcooliques Anonymes).
 

Tandis que nous, les Folles de Dieu, sommes au contraire une bande de laïcs, de personnes homosexuelles qui sont sorties de l’anonymat pour donner notre nom et notre personne entière au Monde, qui sont sorties du simple témoignage pour aller à l’analyse (de sujets que Courage ne traitent jamais : l’homophobie, l’hétérosexualité, la politique, la Marque de la Bête, les Fins dernières, la Franc-Maçonnerie). Nous ne constituons absolument pas une association de personnes homos devant être accompagnées (discrètement) et formées, mais au contraire un groupe de personnes homos qui dans l’idéal devraient accompagner les prêtres et être leurs formateurs sur l’homosexualité.
 

Pour ainsi dire, les Folles de Dieu (sponsorisées par Britney, notre flamand rose) sont donc l’inverse de Courage (sponsorisée pour le cardinal Sarah). Nous ne jouons pas du tout sur la même cour. Ça fait belle lurette que nous sommes sorties du statut de témoins « Je suis homo, catho, j’aime Jésus et l’Église et j’essaie de vivre l’humanisme intégral, la chasteté et la sainteté » devant être accompagnés, pour endosser le statut d’analystes, d’interprètes, d’intellectuels et d’accompagnateurs. Nous ne sommes non seulement pas les malades mais nous sommes même les chirurgiens ! Le courage, nous ne nous contentons pas de le viser : nous le vivons.
 

Donc je n’ai que trois mots à dire aux prêtres ou aux psys qui veulent nous enrôler dans ‘Courage’ pour que nous soyons leur caution « gay » et « émotion », leurs témoins émouvants à écouter, leurs ambassadeurs homosexuels chastes, leur vitrine d’accompagnement et de compassion sacerdotale gay friendly : laissez-nous travailler (« Laissez la police faire son travail » lol) ; laissez-nous faire notre boulot de chercheurs et d’accompagnateurs de vous ; laissez-nous terminer notre documentaire. Merci. Au revoir !
 
 

 
 

Nosotros, las Locas de Dios, no tenemos casi nada que ver con Courage International (la única asociación homo cristiana validada por la Iglesia Católica).
 

Courage es un grupo dirigido principalmente por sacerdotes que se anuncian como nuestros acompañantes para darnos la posibilidad de dar testimonio de nuestra homosexualidad con total privacidad y anonimato, y para curarnos. (Ni siquiera exagero : es un movimiento de acompañamiento sacerdotal y de terapia basado en las etapas de los Alcohólicos Anónimos).
 

Mientras que nosotros, las Locas de Dios, por el contrario, somos un grupo de laicos, de personas homosexuales que hemos salido del anonimato para entregar nuestro nombre y nuestra persona entera al Mundo, que hemos salido del simple testimonio para entrar en el análisis (de temas que Courage nunca trata : la homofobia, la heterosexualidad, la política, la Marca de la Bestia, los Últimos Tiempos, la francmasonería). No somos en absoluto una asociación de personas homosexuales que necesitan ser acompañadas (discretamente) y formadas, sino un grupo de personas homosexuales que idealmente deberían acompañar a los sacerdotes y ser sus formadores en materia de homosexualidad.
 

Por así decirlo, las Locas de Dios (patrocinadas por Britney, nuestro flamenco rosa) es lo contrario de Courage (patrocinada por el cardenal Sarah). No jugamos en absoluto en el mismo patio. Hace tiempo que hemos dejado de ser los testigos « soy homo, soy católico, amo a Jesús y a la Iglesia y trato de vivir el humanismo integral, la castidad y la santidad » que necesitan ser acompañados, para llegar a ser analistas, intérpretes, intelectuales y acompañantes. ¡ No sólo no somos los enfermos, sino que encima somos los cirujanos ! No nos contentamos con apuntar el coraje : lo vivimos concretamente.
 

Así que sólo tengo tres palabras que decir a los curas o psicólogos que quieren reclutarnos en Courage para que seamos sus garantías « gay » y « emoción », sus conmovedores testigos a los que escuchar, sus castos embajadores homosexuales, su escaparate de compasión y de acompañamiento sacerdotal gay friendly : dejadnos trabajar ; dejadnos hacer nuestro trabajo de investigadores y acompañantes de vosotros ; dejadnos terminar nuestro documental. Gracias. ¡ Adiós !
 

Le Grand Maître de la GLDF (N°1 de la Grande Loge de France) en personne m’a proposé de me parrainer pour que je rentre en Franc-Maçonnerie !


 

1 – COURTISÉ PAR LE GRAND MAÎTRE
 

C’était samedi 17 septembre 2022 dernier, à Paris. J’avais décidé, comme à mon habitude, d’aller rendre visite à une obédience maçonnique pendant les Journées du Patrimoine. En temps normal, je me rends plutôt au Grand Orient (métro Cadet) ; mais là, j’ai changé, et j’ai toqué à la porte de la Grande Loge de France (GLDF, métro Rome). Et je ne regrette absolument pas. Car il m’est arrivé un truc de dingue.
 

Je faisais partie d’un groupe d’une vingtaine de visiteurs. Et j’ai tellement tapé dans l’œil du guide par mes questions bien calibrées qu’à la fin, quand tout le monde est parti, il m’a offert son livre et m’a carrément proposé de candidater et de me co-opter : « Vous recherchez un parrain ? L’auteur de la préface [du livre que je vous ai offert], c’est moi… » Déjà, au cours de la visite, j’avais remarqué qu’au moment où il abordait la question de la procédure de candidature, il m’avait fixé du regard. Mais je ne m’attendais pas à recevoir cette proposition de manière aussi directe à la fin !
 

Ce n’est qu’une fois arrivé chez moi, en déballant mon cadeau, puis en cherchant sur Internet qui était Marc Henry (l’écrivain du prologue), que j’ai compris que celui qui a voulu me parrainer n’était autre que le n°1 de la deuxième obédience maçonnique française ! C’est le Grand Maître de la GLDF en personne !
 

 

Je vous avais dit que si je ne croyais pas que Jésus était Dieu POUR TOUS (et pas seulement pour ceux qui y croient), j’aurais tout pour être un parfait initié (franc-mac’) ! haha.
 

Marc Henry est-il homosexuel ? Je ne saurais pas mettre des mots sur l’attraction-fascination que j’ai suscitée en lui. Et mon « gaydar » (radar à gays) était un peu désorienté. Je dirais plutôt que l’homosexualité latente et omniprésente en Franc-Maçonnerie, toutes obédiences confondues, dans sa forme, fuit l’exhibition et l’identitarisme communautariste ghettoïsant et s’exprimera plus hypocritement/homophobiquement sous la forme de la bisexualité. Et quand j’ai entendu, en aparté, le Grand Maître défendre d’une part le féminin sacré auprès d’une visiteuse (« Y’a tout chez une femme pour faire un parfait initié. Vous, les femmes, êtes plus initiées qu’un homme. Y’a moins de travail intérieur à faire. »), et d’autre part le préservatif en face de moi (il m’a dit qu’il regrettait l’appel à l’abstinence et la soi-disant « interdiction du préservatif » par le pape Jean-Paul II en temps de Sida), cela n’a fait, en revanche, aucun doute…
 
 

2 – MES TROIS QUESTIONS :
 

Alors quelles ont été les 3 questions que j’ai posées pendant la visite, et qui ont aiguisé la curiosité/fascination du Grand Maître à mon égard ? Je précise qu’il y en a eu seulement deux en grand groupe (je n’ai pas monopolisé la parole) et une en petit comité, juste avant la dispersion de notre groupement de visite.
 

La première question, je l’ai posée au Temple Roosevelt : « Est-ce que vous pratiquez les chaînes d’Union, les égrégores ? ». Question que j’affectionne particulièrement… car elle est en général inconnue du grand public, et prend toujours les initiés francs-maçons de court. Je suis déjà tombé sur des guides au Grand Orient qui ont mal réagi quand ils l’ont entendue de ma bouche (« Comment vous savez ça, vous ?? »). Et là, Marc Henry a également eu une attitude de défiance offusquée, d’homme piqué au vif : « Pourquoi ? On n’aurait pas le droit ? ». Alors que mon interrogation était juste factuelle. Au fond, ça les fait chier qu’on vienne fourrer notre nez dans leur occultisme luciférien. Car les chaînes d’Union, c’est ça : c’est « l’intelligence lumineuse élevant collectivement vers un idéal ». Marc Henry a essayé de noyer le poisson par le second degré d’auto-dérision : « On se prend la main. On fait la ronde. » Mais en réalité, ce rituel est très sérieux, grave, est censé mettre en transe et faire vivre une expérience sensible électrique et cosmique. Comme j’ai trouvé sa réponse floue, je me suis permis de reprendre la parole et de creuser : « Excusez-moi monsieur, mais j’aimerais comprendre… Et désolé si ma question est un peu intime. Mais qu’est-ce que vous ressentez intérieurement lors d’un égrégore ? Quelles sensations ? » Il m’a répondu : « Pendant longtemps, je n’ai rien ressenti. Sauf une seule fois. Lors de la visite d’un Vénérable dans notre loge. J’ai appris après que c’était le jour de Noël. » Il n’a pas du tout joué l’illuminé, l’élu, ni le Super-héros.
 

La deuxième question, je l’ai posée cette fois dans le Temple Pierre Brossolette. En voyant la bannière « La Nouvelle Jérusalem » ainsi que les reproductions du Temple de Salomon que nous visitions, je me suis dit : il faut que je parle du Troisième Temple de Jérusalem ! Il faut que j’aborde avec ce guide le dossier de l’Antéchrist et des Fins dernières ! : « Est-ce que la construction du 3e Temple de Jérusalem est un projet et un chantier concrètement important pour vous ? » Marc Henry a botté en touche. Le Temple concret, ça ne l’intéresse. Ça reste, selon lui, « un symbole, comme la descente de la Jérusalem céleste dans l’Apocalypse ». Ça se limite à l’imagerie. Au spirituel. À l’énergétique. Au lumineux. À l’intellect. Mais en moi-même, je reste intimement persuadé que, lorsque l’Antéchrist apparaîtra aux yeux du Monde, avec ses tours de passe-passe et ses prodiges, les obédiences de tous les continents se réveilleront et se mobiliseront pour lui tailler un trône et un palais digne de toute l’architecture de leurs loges réunies…
 

Passons à ma troisième et dernière question (« Dites 33 »…). Lors de la visite, notre guide a évoqué « 33 degrés » ou « états » par lesquels tout initié maçonnique était invité à passer « pour s’améliorer » lui-même et vivre sa « transformation ». Ma troisième question, quand déjà le groupe se dispersait dans la crypte (convertie en restaurant), est donc revenue sur la hiérarchie institutionnelle de la Franc-Maçonnerie : sujet hautement tabou, car les Francs-maçons n’aiment pas cette idée de « secte » ou d’« institution pyramidale avec luttes de pouvoir » et « supériorité de certains membres sur d’autres ». Ils simulent hypocritement une bureaucratie horizontale, où tous les membres de leur groupe, même ceux qui sont à la tête, seraient de perpétuels « apprentis ». Pas de leaders ni de chefs en Franc-Maçonnerie. Que des serviteurs apprenants ! Ben voyons…
 

J’ai donc mis les pieds dans le plat, en soumettant au Grand Maître – qui s’est gardé de me dire quelle place exceptionnelle il occupait dans son obédience, et qui a pris l’apparence « humble » d’un « simple guide touristique » – la question suivante : « Vous avez parlé de 3 premiers ‘degrés’ (apprenti, compagnon et maître), puis de 33 ‘états’. Mais vous, vous êtes arrivé à quel grade ? ». Il m’a répondu qu’il était parvenu au 33e degré. Mais plutôt que de parler de « degrés au-dessus », il préférait l’expression anglophone « degrés parallèles, à côté » (« side degrees »). Ça fait visiblement moins orgueilleux à ses yeux. Quand il m’a dit qu’il était au 33e degré, j’aurais dû percuter qu’il était le Grand Maître… mais sur le coup, je n’ai pas tilté. J’ai par ailleurs appris qu’il existait deux entités différentes qui « géraient » les « initiés bas de gamme » (du 1er au 3e degré) et les « initiés de luxe » (à partir du 4e degré jusqu’au 33e)… en sachant que le grand public (« les profanes ») n’a en général pas accès ni connaissance de ce qui se passe dans les loges au-delà du 3e degré. Parce qu’à mon avis, c’est beaucoup moins cool, libre et lumineux qu’à l’entrée ou à la base… Mais bref. Pour votre info, à la GLDF, les initiés du 1er au 3e degré sont gérés administrativement par la Grande Loge de France, alors que les initiés du 4e degré jusqu’au 33e sont, eux, pris en charge par « le Suprême Conseil de France », une autre cellule (à mon avis autrement plus influente mondialement parlant).
 

Et tant qu’on en est dans les chiffres institutionnels, pour vous donner un panorama exhaustif que j’ai entendu sur la Franc-Maçonnerie au niveau national par les deux guides qui ont accompagné mon groupe, il y a actuellement en France 920 loges maçonniques, dont 200 à 250 rien qu’à Paris (en comptant la couronne de la capitale). Pas mal, hein ? Sachant que les loges contiennent une trentaine d’adhérents.
 
 

3 – REMARQUES GÉNÉRALES PAR RAPPORT AUX PORTES OUVERTES DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET PETITES DÉCOUVERTES :
 

Comme à chaque visite dans les obédiences maçonniques parisiennes, j’ai appris plein de choses nouvelles sur la Franc-Maçonnerie. Je vous les livre en vrac :
 

Déjà, si je compare les « portes ouvertes » du Grand Orient de France (GODF) et celles de la GLDF (obédiences qui à mon avis ne peuvent pas se sentir), je trouve les mêmes points communs, les mêmes fonctionnements et attitudes.
 

Pour commencer, on interdit aux visiteurs les photos, et nos hôtes instaurent un climat de mystère, de protectionnisme, de secret et d’obscurité, très travaillé. C’est une manière de flatter le visiteur, de lui montrer qu’il pénètre un univers codifié réservé à une élite (dont il pourra faire partie s’il est sage). Ça attise sa curiosité.
 

Ensuite, j’ai remarqué que la Franc-Maçonnerie, en général, est une machine à broyer les identités et les noms (contrairement à l’Église Catholique où, là, tu es reconnu et aimé en tant que personne, avec ton prénom et ton nom de famille, et où tu n’as pas à cacher qui tu es ni à t’inventer un pseudo, ni à prouver ton intelligence). Les guides du GODF et de la GLDF portent des badges qui ne sont pas nominatifs. On ne connaît même pas leur prénom. Ils sont réduits à leur fonction : « CONFÉRENCIER ». Et les rares fois où je leur ai demandé de décliner leur identité, ils ont refusé de me la donner. La Franc-Maçonnerie, comme tout système sectaire, soit gomme carrément ton prénom et ton nom de famille, et lui enlève toute dimension et existence sociale, soit te choisit (comme je l’ai expliqué dans mon livre Homo-Bobo-Apo) un double prénom antéchristique de faux prophète (ex : « Marc-Henry ») pour t’anonymiser encore davantage et te noyer dans la masse.
 

De plus, concernant les visites des obédiences maçonniques lors des événements d’ouverture des musées nationaux, je constate que le profil des publics de visiteurs est sensiblement toujours le même : une grande majorité de jeunes (très peu de vieux et très peu de cathos) ; un engouement croissant (beaucoup de visiteurs) et une forte affluence (il y a même des familles entières qui font leur « promenade du dimanche » en Franc-Maçonnerie ; ou bien des « wesh-wesh » banlieusards des cités qui n’ont qu’une vague idée de là où ils mettent les pieds… mais qui y pénètrent quand même !) ; une naïveté et un aveuglement généralisés. Beaucoup de gens viennent visiter les loges comme des zombies envoûtés et subjugués. À les entendre, ils n’identifient pas où est le problème dans la Franc-Maçonnerie. Ils trouvent ça génial et banal à la fois. Leur connaissance de la Franc-Maçonnerie est extrêmement limitée, et ils posent souvent aux guides des questions « bébé », naïves et peu profondes (« C’est quoi un initié ? » a demandé samedi dernier une dame d’une cinquantaine d’années, pourtant classe moyenne et qui se la jouait première de la classe). Ça sent la misère spirituelle et une quasi totale ignorance du fait religieux et spirituel, une décatéchisation galopante et massive. Le Monde est prêt à accueillir l’Antéchrist et à obéir à nos dirigeants politiques francs-maçons les yeux fermés, vu l’ouverture et la malléabilité de nos contemporains !
 

Autre rituel (inconsciemment ?) récurrent lors des « portes ouvertes » des obédiences maçonniques – preuve que les initiés francs-maçons prennent vraiment leurs visiteurs profanes pour des cons ou des souris de laboratoire –, c’est le petit exercice de « symbolisme pour les nuls » qu’ils nous soumettent à chaque fois que nous franchissons le seuil d’un temple maçonnique : face à l’œil dans le triangle qui trône souvent au-dessus du bureau du Vénérable Maître (qui ressemble à l’œil d’Horus dans l’Égypte ancienne, et que les initiés appellent « le delta rayonnant » ou « lumineux »), ils demandent au visiteur « ce qu’il représente pour lui », ce que « ça lui dit ». Nous, les profanes, avons droit à tous les coups, à cette simulation de consultation « interactive », à cette mise en scène démagogique d’initiation au travail symboliste. Et toujours avec cette conclusion vaseuse et flatteuse du guide franc-maçon : « Vous y voyez ce que vous voulez. Ce que vous ressentez est forcément juste puisque vous l’avez perçu ainsi. Je n’ai pas à vous donner de réponse. Car nous sommes au même niveau. Il n’y a ni de maître ni de disciple entre nous. Nous avons tous raison. Vous avez tous raison. Ce que vous voyez ou interprétez ou sentez n’est ni faux ni vrai, ni bon ni mauvais, et surtout devient bon si c’est comme ça que vous le comprenez et accueillez. C’est ‘vrai’ et ‘bon’ parce que c’est VOUS. Et point. C’est une histoire entre vous et le symbole. Nous n’avons pas à nous immiscer entre vous deux… et vous n’avez pas non plus à nous imposer votre interprétation. Il n’y a pas de Vérité unique et universelle. » En d’autres termes, les guides maçonniques nous servent la soupe idéologique et le diktat du subjectivisme relativiste absolu : « Il n’y a pas de mauvaise réponse. Tout est bon et rien ne l’est. Seul votre ressenti individuel indique le vrai, tant qu’il n’implique que vous. » C’est sûr qu’un discours aussi décomplexant et individualiste que ça a de quoi rassurer n’importe quel visiteur et l’inciter à dire/penser de la merde en ayant en plus l’impression d’être un génie !

Et un génie élevé ! planant dans les hautes sphères de la « verticalité » en même temps que de « l’intériorité » (c’est ça, l’ÉSOtérisme !) ! Pour l’initié, tout être humain doit se tourner vers le haut, la verticalité. « ‘Transforme-toi ! Tire-toi vers le haut !’ C’est ça notre ADN. » nous a répété Marc Henry. D’ailleurs, tous les temples maçonniques sont tapissés d’une voie lactée au plafond. Pendant les tenues, tout est fait pour se sentir hors-sol, pour immerger les adeptes soi-disant « dans un autre temps et un autre espace » (changement d’heure, pas de couverture portable, hermétisme total, aucune fenêtre sur l’extérieur…). La « quête » maçonnique, c’est avant tout une histoire d’intériorité (donc d’égocentrisme caché, d’ésotérisme individualiste) : il s’agit de changer de point de vue, de se changer soi (c’est ça l’injonction). « TRANSFORME-TOI D’ABORD ! Tel le fil à plomb accroché au plafond des temples, rentre en toi-même et cherche en toi TA vérité ! ». Même quand tu rentres en loge, on « te colle un bandeau » ; et le but affiché de la manœuvre symbolique, c’est de t’aider à « changer de regard » et à « te connaître toi-même » (c.f. le fameux « Erkenne dich selbst » d’Epsilon, écrit sur un miroir du Temple Brossolette de la GLDF). Mais la verticalité, pour les Francs-maçons, n’existe que dans la singularité. Elle ne revêt pas de caractère collectif, institutionnel, universel et donc religieux. Alors que pourtant, dans les faits, elle existe aussi en terme de structure organisationnelle de pouvoir (et c’est bien pour ça que la Franc-Maçonnerie est une secte qui s’ignore et qui n’en porte pas le nom !).
 

Ce qui est à la fois marrant et en même temps sidérant et glaçant, c’est que la simulation d’écoute et d’intérêt pour le « profane », cette souplesse/ouverture apparente, cède bizarrement et rapidement la place à une intransigeance quasi militaire quand le cadre de la tenue (« ouverte ») se resserre et se privatise. En effet, j’ai remarqué, lors des visites en obédiences maçonniques (j’ai dû en faire en tout et pour tout 5 au Grand Orient et 2 à la Grande Loge De France… donc j’ai pu observer une belle brochette de guides : hommes ou femmes, globalement bons orateurs et érudits), que les initiés francs-maçons – bien que très différents au niveau du caractère – partageaient une même caractéristique comportementale : un grand problème d’écoute. Ils n’écoutent pas. Ou écoutent mal. Y compris quand ils feignent d’être de parfaits écoutants. Oui : ILS N’ÉCOUTENT PAS (car ils ne s’écoutent pas déjà eux-mêmes… y compris ceux qui s’écoutent beaucoup parler !). Leur cœur n’est pas là pour eux-mêmes ni pour les visiteurs. En général, ce sont des faux calmes. Du point de vue du profil psychologique, avec eux, ça sent les caractériels ou les psychorigides qui contiennent leur révolte, leur orgueil, leur perfectionnisme intellectuel et les intransigeances colériques et impétueuses de leur obsession hystérique pour la « vérité » et la « raison ». Alors en visites, ça donne souvent ça : ils font semblant d’interroger les gens, mais leur écoute des réponses que ces derniers leur fournissent (et qu’ils trouvent en général bêbêtes) est très limitée. La plupart du temps, j’ai constaté que les guides ne laissaient pas l’interrogeant terminer. Ils lui sautent à la gorge ou l’interrompent dès qu’ils n’entendent pas de lui exactement ce qu’ils souhaitent et ce qu’il conviendrait de dire, ou dès qu’il s’agit d’une « énormité » à leurs yeux. Ils sont super tatillons. Même si, en intentions, ils se veulent « dans l’écoute » et anti « Vérité unique ». Car ce qu’il faut bien comprendre, c’est que dans le système de pensée des francs-maçons, même si tout le monde et personne n’a raison, en revanche, la parole, selon eux, SE POSSÈDE et SE MÉRITE : elle ne se partage pas (sauf à de très précises occasions, lors des « tenues fermées » soumises à des « instructions » et des « autorisations de surveillants » veillant à la bonne tenue des échanges : c’est toute une juridiction, une mise en scène, attention !). En Franc-Maçonnerie, la prise de parole est d’ailleurs extrêmement codifiée, encadrée et méticuleusement répartie, comptabilisée. Les initiés maçonniques se croient sincèrement dans un jeu de rôles, se prennent pour les réincarnations des chevaliers de la Table Ronde ! Ils sont à fond. Pire : ils se prennent pour le Verbe incarné (donc Jésus) en personne !
 

Derrière l’apparente décontraction ou consultation ou ouverture d’esprit des initiés maçonniques, dès qu’il s’agit de la quête de raison, là, tout d’un coup, ça ne rigole plus ! Il n’y a plus « plusieurs vérités et aucune Vérité unique », mais bien un discours et une pensée uniques à se mettre dans le crâne et à répéter textuellement comme un singe savant. Sinon, OUT ! Tu es viré de la confrérie secrète ! Je l’ai compris quand j’ai écouté Marc Henry nous expliquer, dans la bibliothèque de la GLDF, comment se déroulaient certains « passages sous le bandeau » (donc entrée officielle en loge après scrutins). On place le postulant sur une chaise et on lui soumet toute une batterie de questions (piochées « au hasard » et qu’il doit « tirer » lui-même) auxquelles il doit répondre de manière hyper précise. En réalité, tout est pré-scénarisé. C’est un dialogue avec des réponses stéréotypées, codifiées, dictées, qu’il faut recracher devant le « tribunal ». Marc Henry a donné un exemple de question maçonnique classique : « Que venez-vous faire ici ? ». Et le postulant est obligé de formuler ces trois réponses (c’est le protocole !) : 1) « vaincre mes passions » (en gros, s’angéliser et se désincarner) ; 2) « soumettre ma volonté » (en gros, livrer sa liberté, vendre son âme et son libre arbitre au diable : voilà pourquoi, dans le Notre Père français, je regrette tellement la récente disparition du « Et ne nous soumets pas à la tentation » !) ; 3) « faire des progrès dans la Franc-Maçonnerie » (donc se laisser formater à un système de pensée fondé sur la mutualisation des connaissances et des intelligences).
 

Et au bout du compte, il t’est demandé une apostasie. Qu’est-ce qu’une apostasie ? C’est un reniement solennel de Jésus/Dieu. En effet, le postulant, au moment de son entrée en loge, prête serment sur un livre qui s’appelle « le Volume de la Loi sacrée ». Mais Marc Henry, pendant la visite, a immédiatement rajouté, pour se dédouaner de tout illuminisme trop religieux : « Le Volume n’est pas forcément ‘sacré’ à nos yeux, mais sa Loi, oui. » En Franc-Maçonnerie, l’ouverture au religieux, au sens de « confessionnel » (catholique, chrétien, musulman, juif…), n’est que de surface, de convenance. Elle existe à l’entrée, pour appâter les gens spirituels et déistes, les rassurer et les attirer dans les filets de l’obédience. Lors de l’entrée en loge, l’ex-profane a le droit, s’il le souhaite, de prêter serment sur la Bible, la Torah ou le Coran si ça lui chante. Mais ça, ce n’est que dans un premier temps ! Car dès le 2e serment, le ton change. Une apostasie plus nette et radicale lui est tacitement imposée : il ne faut pas que son catholicisme ou son islamisme ou son judaïsme revête un caractère collectif, universel et premier. Lors du 2e serment en loge, il sera obligatoire cette fois de jurer sur « le Volume de la Loi sacrée » seul !
 
 

4 – LEUR ATTRACTION-REJET POUR LE CATHOLICISME :
 

Le positionnement de Marc Henry – et plus largement de la Franc-Maçonnerie – par rapport à Jésus et au catholicisme est très ambigu. Pour ne pas dire diabolique (« diabolos », en grec, ça veut dire « double » et « jeté en travers »). À l’instar du positionnement de Judas Iscariote (le traître de Jésus) : une fascination-répulsion proche de la jalousie idolâtre, de la « pot-de-colle attitude », du mimétisme sincère et admiratif autant qu’athée et parfois même blasphématoire. « J’aime Jésus. Beaucoup. Sans savoir s’il a vraiment existé. C’est plus son message. » nous a déclaré textuellement le Grand Maître lors de la visite ; « Jésus, nous le considérons comme un grand initié. Donc sa représentation dans l’enceinte de notre loge ne nous dérange pas. » Voilà. On l’aime bien au village. Les initiés francs-maçons reconnaissent Jésus comme un philosophe INTÉRESSANT, qui a compté dans l’Histoire humaine, qui a révolutionné le monde des idées et des croyances, qui a un « fort potentiel énergétique, verbal et intellectuel », une « autorité », un « charisme » et une « force de pensée » indéniables… mais qui, malgré tout ça, n’est pas Dieu (pour TOUS, y compris ceux qui ne croient pas en lui). D’ailleurs, Marc Henry nous a expliqué que toutes les loges de la GLDF étaient « de saint Jean » (évangile apocryphe parallèle à l’Évangile catholique, puisque la Maçonnerie en France a perdu son caractère chrétien depuis le Convent de Lausanne de 1875). Le mot « Dieu », selon le Grand Maître, est d’ailleurs remplacé en Franc-Maçonnerie, par 3 expressions : 1) « Principe créateur » (ou « Grand Architecte ») ; 2) « Créateur suprême » ; 3) « Force supérieure ». Donc en gros, c’est la divinité de Jésus qui passe à la trappe !
 

Cette ambivalence (et attrait non-assumé) des Francs-maçons pour Jésus et son Église Catholique transparaît jusque dans le choix du lieu du siège de l’obédience. Les bras m’en tombaient. Le site de la GLDF occupe la place d’une ancienne abbaye de Franciscains (ces derniers ont été chassés en 1906 ; les vitraux franciscains de la chapelle ont été laissés intacts ; certains temples sont même des anciennes cellules de moines réaménagées) ! La preuve que le diable singe et colle le Christ jusqu’au (quasi) bout !
 

Le premier guide – qui a ensuite cédé sa place au second guide qui lui s’est révélé être le Grand Maître de l’obédience – nous a montré que sur la devanture/le fronton de la Grande Loge De France trônait une ferrure avec les initiales de Saint Antoine de Padoue (« SAP ») – vestige de l’époque franciscaine du lieu. Je vais vraiment devoir écrire mon code « Antoine » dans mon Dictionnaire des Codes Apocalyptiques pour parler de la place et du rôle mystérieux de saint Antoine dans le déroulement des Fins Dernières, dans l’établissement du règne de l’Antéchrist et de la Marque de la Bête.
 

Et pour revenir à la visite, dans les temples de la GLDF, je pouvais lire – sur les bannières indiquant le nom des différentes loges composant l’obédience – des expressions très bibliques : « L’Espérance fraternelle », « La Pierre angulaire », « La Nouvelle Jérusalem », etc. Et à la toute fin du circuit, j’ai blêmi intérieurement quand j’ai appris que, parmi les parrainages et les mécénats financiers de la GLDF figuraient l’Ukraine ou encore le chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris ! Le Grand Maître ne s’en cache même pas. Et mon groupe de visiteurs n’a même pas relevé l’incohérence, le scandale, l’usurpation, l’invasion symbolique et concrète de la Franc-Maçonnerie dans l’Église Catholique !
 

En fait, notre Monde a tellement perdu la Foi que plus rien ne le choque. Pas même le mal. Par exemple, dans les temples qu’on a visités, les épées cousues sur les bannières des loges ressemblaient à s’y méprendre à des croix du Christ inversées, donc à des symboles satanistes connus : personne ne l’a remarqué. Les nœuds en bandeau sur les corniches des plafonds (symbolisant les Chaînes d’union et de fraternité) sont l’illustration des liens sataniques qui attachent et enserrent l’être humain en lui-même et à Lucifer : personne ne comprend le sous-texte satanique. Quand nous circulions dans les couloirs de l’obédience, Marc Henry a fait arrêter notre groupe, « en hommage », devant le buste du Dr Pierre Simon, ce « Grand Homme » (franc-maçon) qui avait été à l’origine de la dépénalisation de l’avortement en France et un proche collaborateur de Simone Veil : tout le monde trouve ça formidable. Et toi, intérieurement, tu te dis : Mais à quel degré de perte de Foi et d’apostasie nous sommes désormais arrivés socialement et nationalement ??
 

À l’issue de la visite, lors de notre échange personnel, j’ai dit à Marc Henry que j’étais catholique. Pour lui, ça ne pose aucun problème, et ce n’est absolument pas incompatible avec une appartenance en loge maçonnique (… à partir du moment où le catholique pratiquant – qu’il soit simple laïc voire même évêque ou cardinal – renie l’unicité, la royauté et l’universalité de Jésus-Dieu). Pour lui, par exemple, la Bible est un emprunt, une pâle copie de religions passées qui l’ont égalée voire dépassée en grandeur et en sagesse. Il m’a parlé des évangiles apocryphes (notamment l’Évangile de Philippe) : il a pris pour exemple l’Épopée de Gilgamesh (XVIIIe siècle av. J.-C.), qui ferait déjà référence aux épisodes et « mythes » fondateurs de la Bible avant l’écriture de celle-ci : préfiguration du déluge de Noé, de Tour de Babel, de Moïse dans son panier… Donc à ses yeux, la Bible n’a rien inventé, et même n’est pas le texte fondateur de la divinité.
 

Mais ce qui m’a le plus interpelé, c’est son immaturité affective et spirituelle. Normalement, la question du mal (réglée à l’adolescence par la prise de conscience de la prépondérance de la liberté humaine laissée à l’Humain par Dieu sur la Justice divine), ce qui pour moi est le b.a.-ba, eh bien j’ai constaté avec étonnement que ça n’a pas été digéré ni encore intégré par Marc Henry. Alors que c’est bête comme chou. Mais apparemment, ces bases élémentaires de la Foi et de l’énigme du mal sur Terre ne sont arrivées ni à son cerveau ni à son cœur. « J’ai quitté l’Église et ai cessé de croire en Dieu parce qu’il y a des guerres, des injustices et du mal sur Terre : Dieu est méchant, l’Église est trop inzuste ! » m’a-t-il lâché. Tout d’un coup, le n°1 de la Grande Loge de France m’est apparu comme un grand bébé dans la Foi.
 

Et un bébé, qui plus est, qui retourne quand même à l’Église (il a été longtemps enfant de chœur) à la fois comme un fils-à-sa-maman sans conscience et un poupon capricieux. Car le gars, tenez-vous bien, a fait, selon son propre aveu, une semaine de retraite en silence chez les moines de l’abbaye de Cîteaux cet été. Si si ! Alors qu’il ne croit pas en la divinité de Jésus ni même (m’a-t-il dit) en son existence ! C’est l’Infiltré dans toute sa splendeur (comme nous tous finalement… mais bon, quand même) ! Mesurez-le : les retraitants de monastère (même ceux qui s’abaissent à l’anonymat, à l’ascèse monacale le temps d’une semaine, à faire la vaisselle en cuisine comme les autres…) ne sont non seulement pas tous cathos mais en sont parfois très loin, aux antipodes, voire les traîtres et les ennemis inconscients. Le Grand Maître Vénérable de la deuxième plus puissante obédience de France joue au catho sans du tout en être ! Il faut le voir pour le croire.
 

Néanmoins, il y a une Bonne Nouvelle derrière toute cette comédie, cette contrefaçon, cette intrusion, cette simulation de piété chrétienne anti-chrétienne. Ça dit toute la puissance d’attraction de Jésus, toute la divinité de l’Église. Puisque même ses ennemis et ceux qui le renient ou renient son existence le reconnaissent et vont vers Lui quand même !
 

C’est pour ça qu’il est capital, d’une part, d’arrêter de voir dans nos frères francs-maçons les « ennemis de la Foi ou de Jésus » qu’ils ne sont pas (Rien ne sert de transformer les initiés en Barbe bleue faisant des messes noires et violant les petits nenfants : certains sont même très proches de nous catholiques, et se convertissent rien qu’en rentrant dans une église et en découvrant la profondeur d’Amour de la Parole biblique : les conneries qu’ils entendent en loge, à côté, font pâle figure !) ; et d’autre part, de rester humbles et lucides, de toujours s’impliquer dans ce que l’on dénonce, et de garder en tête que, de par notre condition humaine pécheresse universelle, nous sommes potentiellement les premiers francs-maçons. Le franc-maçon, ce n’est pas « l’autre ». C’est aussi celui que nous côtoyons dans nos églises et nos assemblées. C’est un frère, et un potentiel futur converti. C’est à l’intérieur de notre cœur jusqu’à la Victoire définitive de Jésus.

Que ferait Koz Toujours sans l’euthanasie ?

Que ferait…
 

Koz Toujours sans l’euthanasie ?

François-Xavier Bellamy sans la « transmission » ?

Tugdual Derville sans l’« humanisme intégral » (l’humain) et la « bienveillance » ?

L’abbé Loiseau (ou l’abbé Pagès) sans l’Islam ?

Les sédévacantistes sans le pape François (qu’il appelle Bergoglio) ?

Ludivine de la Rochère et les mouvements pro-Vie sans l’enfant ?

Le RN (Rassemblement National) sans l’Europe ?

La France Insoumise sans Macron ?

Les Gilets Jaunes actuels sans le « vaccin » ?

Fabrice di Vizio et Florian Philippot sans le « Pass Sanitaire » ?

Fikmonskov sans la Serbie ?

Eugénie Bastié sans le « gauche » ?

Jean Robin sans la Chine ou le communisme ?

Les manipulateurs et les hystériques dépressives sans leur PN (Pervers Narcissique) ?

La fachosphère sans le progressisme ou les migrants ?

Les écolos actuels sans le réchauffement climatique ?

Le frère Paul Hadrien sans sa chaîne YouTube ?

Le cardinal Sarah sans la « décadence occidentale » et le schisme ecclésial ?

Les évêques sans les abus sexuels ? (À ce titre, prochainement, au caté, cette année, tous les catéchistes vont avoir une formation obligatoire – si si, « obligatoire » ! – de prévention contre les abus sexuels : du pur délire infantilisant, d’autant plus quand on voit que l’homosexualité ne sera jamais traitée et qu’elle est la forêt mal cachée par l’arbre de la pédophilie sacerdotale…)

Les tradis sans le roi et le sacré ?

Le pape François sans la Nature et la simulation de pauvreté et de Miséricorde (la marginalité magnifique qu’il surnomme « périphéries » ou « victimes » ou « vulnérabilités ») ?
 

Honnêtement, pas grand-chose.
 

Pourquoi ? Parce que leur ennemi ou leur bonne intention ou le moyen de leur combat est leur empire. Leur raison d’être et leur combat. Leur fond de commerce de marchands du Temple. Sans ça, ils ne possèdent plus rien et n’ont plus rien à dire.
 

Alors O.K. On pourrait me faire exactement le même procès pour l’homosexualité, qui ressemble à ma marotte monomaniaque personnelle, à une idéologie particulariste, à un combat de pacotille similaire, et finalement à la chaîne (anecdotique, secondaire, narcissique et égocentrique) à laquelle je me raccroche et m’enchaîne comme un esclave. Après tout, « chacun son combat » pourrait-on me rétorquer, et « tous les combats sont légitimes et complémentaires » (donc en gros « Arrête ta crise d’égo et d’imposer tes avis et combats aux autres ! »).
 

Ben non. Je ne suis pas d’accord. Tous les combats ne sont pas importants ni de la même priorité. Et l’homosexualité est, pour notre Monde d’aujourd’hui, la pierre d’angle et la priorité de et sur tous les autres combats.
 

Et si vous ne voulez pas voir sa centralité, regardez au moins comment elle est indirectement liée et à la source de tous les combats principalement cités, ou bien comment le combat de ceux que j’ai nommés précédemment s’écroule sans leur soi-disant « ennemi » ou se torpille par ses propres contradictions.
 

Par exemple, le RN ne propose rien et n’est rien sans le macronisme et les supposés « dégâts » de ce dernier. Koz Toujours, quant à lui, a promu en coulisses toutes les lois – PaCS, « mariage » gay, et « vaccin » anti-COVID – qui ont installé et fomenté l’euthanasie qu’aujourd’hui il « combat » (T’as juste envie de lui dire : « Laisse les morts – comme toi – enterrer leurs morts… »). Fikmonskov dénonce la crise des Balkans en niant celle qui l’alimente et sur laquelle repose au fond la Nouvelle Guerre Froide, à savoir l’homosexualité et la propagande LGBT (l’opposition atlantiste à Poutine se base plus sur la présomption d’homophobie que sur l’Ukraine ; et l’Europride interdite à Belgrade cette année fait les gros titres depuis quelques jours). Le pape François défend les plus pauvres et les vulnérables en les vulnérabilisant encore davantage avec son imposition du « vaccin »…
 

Quand le Monde va-t-il comprendre et admettre ? Jamais. Avant l’arrivée de Jésus, désormais.

Refus de l’Harmattan et mépris du populaire

Lettre de refus d’édition pour mon livre Couples homosexuels : c’est quoi le problème ? envoyée par les éditions L’Harmattan :
 

 

« Cher Monsieur,
 

Je vous remercie de nous avoir proposé votre manuscrit : ‘Couples homosexuels : c’est quoi le problème ?’
 

Cependant, j’ai le regret de vous informer que notre comité de lecture ne l’a pas retenu pour publication dans notre collection : Questions Contemporaines.
 

Note du comité de lecture : Il s’agit d’un ouvrage de synthèse des débats autour de l’homosexualité. Il est très pertinent (comme les livres précédents de l’auteur), et la présentation en question-réponse fonctionne bien, mais le style de certaines parties relève plus du café du commerce que d’une véritable analyse. Un livre n’est pas une conversation de bistrot. Une réécriture s’impose qui éviterait les fausses intimités et les pseudo familiarités. Contrairement à la vulgat télévisuelle actuelle, le style relâché et faussement « popu » n’apporte rien ni du point de vue de la clarté des débats ni d’ailleurs sans doute de l’attention du public.
Avis défavorable en l’état.
 
Bien cordialement
 

Bruno Péquignot »

 

Voici ma réponse :
 

Merci pour votre réponse, Monsieur Péquignot, même si c’est un refus, et que je le regrette. Je trouve votre argument de la forme, ou votre mépris du ‘populaire’ (votre élitisme anti ‘vulgarités démagos’), injuste autant que violent pour ‘le peuple’, justement.
 

Car les arguments et le ton que j’emploie ratissent extrêmement large, en réalité : jeunes, vieux, croyants catholiques et musulmans, athées, familles, célibataires, hommes politiques, ouvriers, femmes, hommes, énormément de personnes homosexuelles, activistes gays et internautes lambda, toute la pègre et cour des miracles LGBT…
 

Dans mon livre, il n’y a pas qu’un seul ton, qu’un seul registre de langue, et qu’un seul avis : j’ose même dire que s’y trouvent tous les avis du Monde entier – et même des Églises – sur l’homosexualité. Des plus courants aux plus secrets. Ce sont beaucoup de vies et de pensées collectives que j’expose, et dont paradoxalement personne ne parle, alors que c’est la pensée commune universelle.
 

Je veux bien entendre que vous qualifiiez mon livre de ‘discussions de comptoir’ ou de ‘café du commerce’… mais uniquement dans la mesure où vous réalisez (ce dont je doute) que ce café a actuellement plus la taille du Stade de France que du petit troquet ‘Chez Ginette’, voire même du plateau d’Hanouna.
 

Et quand bien même mon essai aurait la tenue d’un débat ‘Touche pas à mon poste’, j’en serais très honoré. Car d’une part, c’est un jeu de rôles et théâtral assumé et finalement beaucoup plus convivial, ‘cool/popu’, vivant et parlant, que tous les (mauvais) livres académiques ou sociologiques sur la question de l’homosexualité, et qui ne parlent/rejoignent personne. Et d’autre part, je ne vois pas où serait le problème de la vulgarité bien maîtrisée (d’aucuns trouvent mon style d’écriture et mes arguments trop touffus, ‘religieux’ ou ‘intellos’ ! Il faut savoir !). Je n’ai, en ce qui me concerne, aucun mépris pour les discussions de marché, de cour de lycées, de gare, de plateau télé, de bar, et même de ‘bar à putes’ : c’est là-bas que j’y ai entendu le plus de vérités sur l’Humain et sur Dieu.
 

J’aime le peuple, j’aime les gens – intellos ou petites gens -, j’aime le populaire et la ‘culture poubelle’, et je ne m’en suis jamais caché. Comme tout intellectuel ou artiste homosexuel : le kitsch, le Pop Art, les subcultures sentimentales que tout le monde méprise, et même la familiarité provoc’/démago, c’est notre passion !
 

Voilà. Votre refus est une erreur. Votre mépris du populaire et de mon langage fleuri, regrettable. Je tenais à vous le dire. Triste époque. L’homophobie a encore de très (trop !) longs jours devant elle. Et je ne me victimise même pas en disant cela. C’est juste du constat.
 

Cordialement.
 

Philippe Ariño »

Journal de l’Antéchrist : Cillian Murphy pour Montblanc et la chanteuse Angèle se décrivant comme finissant en enfer


 

Le diable et son Gouvernement Mondial maçonnique et antéchristique singent Dieu, plagient Jésus. C’est leur signature. Ça me frappe dans la dernière publicité de Mont Blanc portée par le glaçant homme d’affaires Cillian Murphy, où le pastiche de la Passion du Christ (la chute de Jésus sous le poids de la Croix) diluée en « souffrances », efforts et petits échecs formant partie des aléas du culte égoïste, narcissique et consumériste, de l’être humain mondialisé pour ses « passions », est clair (ça fait un moment que je vous dis que le mot « passion », souvent mis au pluriel, et qui occulte la Passion de Jésus, est l’un des noms principaux de la Marque de la Bête de l’Apocalypse). En effet : on y voit une comédienne, sur une scène théâtrale, en pleine répétitions, tomber au moment où il est question des « passions ». Il y a bien là un mimétisme de la Passion christique, mais au bénéfice DES passions individualistes et actionnelles ! (je vous passe les détails et les nombreuses références symboliques à la Franc-Maçonnerie : escabeau en forme de triangle et de compas, la référence à l’inspiration, au mouvement et à l’amélioration, le papier et les plans, les comédiens en équerre, l’identité-mobilité, etc.).
 

Autres références eschatologiques ( = renvoyant la Fin des Temps) et apocalyptiques ( = Victoire de Jésus sur le Monde) : d’abord les chansons de la chanteuse lesbienne à la mode Angèle qui évoquent beaucoup la damnation éternelle (c.f. « Mes Démons », la toute fin du super clip « Oui ou non » où Angèle simule un accident de voiture où elle meurt, et où elle grille en enfer), et ensuite la chanson « Le Cheshire Cat et moi » de Nolwenn Leroy (où le chat diabolique d’Alice au Pays des Merveilles devient une figure eschatologique : « Matou malfaisant, Kidnappeur d’âmes, de sentiments, Rends-nous le bonheur jusqu’à la fin des temps. »).
 

Las 8 Canciones-claves de « Las Locas de Dios » / Les 8 Chansons-phare des « Folles de Dieu »

Las 8 Canciones-claves para ilustrar las 8 Jornadas del documental « Las Locas de Dios » :
 

JORNADA 1 (DEFINICIÓN) : « Deep Blue Sea » de Rahan
– Parte 1 (descubrimiento)
– Parte 2 (los gustos de niño)
– Parte 3 (la psicología)

 

JORNADA 2 (FAMILIA) : « Te seguiré » de Athenas
– Parte 4 (salida del armario)
– Parte 5 (los miembros)
– Parte 6 (influencia familiar)

 

JORNADA 3 (SEXO Y VIDA AMOROSA) : « Fucking Friend » de Steph Bach
– Parte 7 (la iniciación)
– Parte 8 (las parejas)
– Parte 9 (la renuncia a la práctica)

 

JORNADA 4 (CULTURA Y y COMUNIDAD) : « Harvey » de Monis
– Parte 10 (presentación de la comunidad)
– Parte 11 (los gustos homos)
– Parte 12 (Marchas del Orgullo y ghetto)

 

JORNADA 5 (POLÍTICA) : « Un Univers » de Yann Destal (Modjo)
– Parte 13 (propaganda LGTB)
– Parte 14 (las leyes)
– Parte 15 (dictadura)

 

JORNADA 6 (HOMOFOBIA) : « Les Étincelles » de Vallée
– Parte 16 (homofobia exterior sufrida)
– Parte 17 (homofobia interiorizada)
– Parte 18 (homofobia a escala mundial)

 

JORNADA 7 (IGLESIA) : « Elle » de Pascal Bolantin
– Parte 19 (casos parroquiales)
– Parte 20 (homosexualidad sacerdotal)
– Parte 21 (Mafia rosa del Vaticano)

 

JORNADA 8 (SANTIDAD) : « De nada me vale » de Santiago Benavides
– Parte 22 (Biblia y Catecismo)
– Parte 23 (sanación, milagros y Paraíso)
– Parte 24 (continencia)

 

BLOOPER :
– Parte 25
 

 

Les 8 Chansons-phare pour illustrer les 8 Journées du documentaire « Les Folles de Dieu » :

 

JOURNÉE 1 (DÉFINITION) : « Deep Blue Sea » de Rahan
– Partie 1 (découverte)
– Partie 2 (les goûts d’enfant)
– Partie 3 (la psychologie)

 

JOURNÉE 2 (FAMILLE) : « Te seguiré » de Athenas
– Partie 4 (coming out)
– Partie 5 (les membres)
– Partie 6 (influence familiale)

 

JOURNÉE 3 (SEXE ET VIE AMOUREUSE) : « Fucking Friend » de Steph Bach
– Partie 7 (l’initiation)
– Partie 8 (les couples)
– Partie 9 (le renoncement à la pratique)

 

JOURNÉE 4 (CULTURE ET COMMUNAUTÉ) : « Harvey » de Monis
– Partie 10 (présentation de la communauté)
– Partie 11 (les goûts homos)
– Partie 12 (Gay Prides et ghetto)

 

JOURNÉE 5 (POLITIQUE) : « Un Univers » de Yann Destal (Modjo)
– Partie 13 (propagande LGBT)
– Partie 14 (les lois)
– Partie 15 (dictature)

 

JOURNÉE 6 (HOMOPHOBIE) : « Les Étincelles » de Vallée
– Partie 16 (homophobie extérieure subie)
– Partie 17 (homophobie intériorisée)
– Partie 18 (homophobie à échelle mondiale)

 

JOURNÉE 7 (ÉGLISE) : « Elle » de Pascal Bolantin
– Partie 19 (cas paroissiaux)
– Partie 20 (homosexualité sacerdotale)
– Partie 21 (Mafia rose au Vatican)

 

JOURNÉE 8 (SAINTETÉ) : « De nada me vale » de Santiago Benavides
– Partie 22 (Bible et Catéchisme)
– Partie 23 (guérison, miracles et Paradis)
– Partie 24 (continence)

 

BÊTISIER :
– Partie 25

Le phénomène mondial des enfants « diaboliques » (donc imitant soit le diable, soit la Bête) dans America’s Got Talent ou Britain’s Got Talent

 

C’est un phénomène de foire qui en ce moment récolte un fort succès. Sans doute la surprise de voir l’enfance déformée/salie, et l’excitation à violer l’innocence, la virginité : dans les rituels satanistes, ou dans les films d’horreur, la figure de la gamine (la « Mercredi » de la Famille Addams) ou de la poupée (Chucky) qu’on croit toute mignonne, espiègle, et qui se révèle en réalité en monstre sanguinaire, fascine. La métamorphose « ange vers démon » ou « enfant vers Bête » paraît même brillante et aurique aux yeux de nos contemporains, et en particulier des jurés des grandes « messes » médiatiques que sont des émissions comme America’s Got Talent ou Britain’s Got Talent.
 

Ce processus de transformation alchimique (le talent, historiquement, c’est bien une mesure d’or) obéit souvent aux mêmes étapes :
 

1) on place une gamine, un gamin ou une adolescente à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, au centre de la scène ;
 

2) on s’attendrit sur lui/elle ;
 

3) et ensuite, l’un des jurés demande à cet enfant si il ou elle est « stressé(e) » (« Are you nervous ?)… car la peur est inconsciemment envisagée comme le moteur émotionnel de la conversion diabolique ;
 

4) puis le gamin ou la gamine horrifie en changeant de voix, en se comportant comme un pantin désarticulé, pris de convulsions et possédé (les jurés se demandent même si il ou elle n’est pas « habité(e) par un monstre ou un extraterrestre ») ;
 

5) et à la fin, c’est souvent l’amusement général et l’emballement qui trouve cette bestialisation/démonisation de l’enfance « brillante » voire aurique (il arrive d’ailleurs que ces prestations « terrifiantes » déclenchent des Golden Buz, donc des pluies d’or) et divine (les jurés enchaînent les « Oh my God ! » et lui vouent un culte éternel) ;
 

6) Et si, quelques années plus tard, à l’âge adulte, cet enfant fait son coming out et se révèle homo, il aura « réussi » parfaitement sa « transition » aux yeux du Monde.

 

Léo avant (dans The VoiceKids) et Léo après (dans The Voice Allstars)

On aime ces pré-ados comme on aime la Bête (curieuse) de l’Apocalypse décrite par saint Jean : pour leur « curiosité », « singularité » et aussi leur « horreur » déguisée en beauté. L’innocence dangereuse. La célébration du « Monstre gentil ». Censé être plus gentil que les Humains et même que Jésus et Dieu.
 

À noter que cette violation/taille/transmutation du « diamant d’innocence » brut au feu des caméras est, à mon avis, le nouvel esclavage moderne. La preuve en est que dans beaucoup d’émissions basées sur le concept Tel pays a un incroyable talent, le préparateur de talents qui les amène sur scène, qui surréagit en coulisses, et qui sert parfois même de cobaye, est souvent noir (Karine Lemarchand pour la France ; Nick Cannon puis Tyra Banks puis Terry Crews pour les États-Unis).
 
 

Harper dans America’s Got Talent :
 

 

Noah Epps dans America’s Got Talent :
 

 

Courtney Hadwin dans America’s Got Talent :
 

 

Darci Lynne dans America’s Got Talent :
 

 

Olivia Binfield dans Britain’s Got Talent
 

 

 

Angelica Hale dans America’s Got Talent :
 

 

Lili Wilker dans America’s Got Talent
 

 

Jessica Brodin dans Britain’s Got Talent :
 

Dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas sur l’exportation des prêtres africains noirs en Europe : en règle générale, vous nous faites chier. Alors faites quelque chose !


 

Je le dis ou je le dis pas ? Allez, je le dis ! Pour le bien de la communauté et de l’Église.
 

C’est une douleur réelle et sourde que je vais exprimer là. En plus d’un agacement contenu. En temps normal, cette douleur ne se dit pas car ça passe pour du racisme, un manque d’hospitalité, un orgueil démesuré distribuant les bons et les mauvais points, un « délit de faciès », un mépris intellectuel, et parce qu’après tout, on se sent, nous Occidentaux, responsables/redevables aussi de ce retour de bâton (du colonialisme missionnaire, de la perte de Foi, de la sécularisation et de la chute des vocations sacerdotales dans le continent européen) qui passe pour un renfort bien utile et généreux. Mais voilà : il faut que ça sorte. Parce que sinon, nous n’avancerons pas ensemble, nous ruminerons secrètement notre frustration/jalousie chacun de notre côté, et la cohabitation entre l’Église locale nationale et l’Église multiculturelle issue de l’immigration et de la mondialisation finira par devenir impossible. Et on se tapera le cardinal Sarah comme pape (merci du « cadeau » qu’on ne pourra pas refuser…). Je préfère par conséquent crever l’abcès dès maintenant, quitte à me faire des ennemis ou à passer pour un odieux insatisfait et critique, afin que chacun progresse sur le chemin de Jésus et qu’on puisse s’aimer – ou au moins se supporter – les uns les autres dans nos différences. Sinon, ça va pas le faire, et le Schisme va arriver sans même qu’on puisse y faire quelque chose.
 

Voilà : En règle générale – et je parle en tant que paroissien français lambda (ni tradi ni progressiste) – vous, les prêtres noirs africains, vous nous faites chier. Mais vraiment. « Faire chier » dans le sens d’« ennuyer », de « gaver », de « raser ». Et il est important que vous le sachiez pour vous améliorer et que vous corrigiez rapidement le tir pour ne pas nous perdre définitivement. Car vous êtes en train de nous perdre. Je le constate. En France, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Italie, aux États-Unis, et même dans votre propre continent (j’ai fait le tour de beaucoup de paroisses à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et j’ai eu envie de pleurer en entendant la nullité de vos prêches ; je sais aussi que là-bas, les sectes évangéliques ou islamiques se disputent avec vous la part du gâteau religieux, et sont sur le point d’aspirer tous vos ouailles). Au point qu’intérieurement, quand nous, paroissiens français, découvrons que c’est vous qui célébrez (« Tiens, c’est le père Aristide, Honoré, Désiré, Jean-Ignace, Casimir, Ange, Dieudonné, ou Blaise-Gélase, aujourd’hui… » #FaitChier), nous réprimons un soupir d’insatisfaction voire avons carrément envie de quitter l’église sur la pointe des pieds (Et je ne parle même pas des paroissiens âgés qui, à cause de leurs soucis d’audition, redoutent vos difficultés de diction française, et donc de ne rien comprendre de la messe… : ils se demandent pourquoi ils se sont donnés tant de peine à se déplacer). Au moins, avec vous, ce qui est sûr, c’est que notre attachement à Jésus et au sacrement eucharistique seul, à l’Église-Assemblée, est mis à rude épreuve ! Mais pour combien de temps et combien de perte d’âmes moins persévérantes, endurantes, patientes et indulgentes, que nous… ?!
 

À de rares exceptions près (car il m’est arrivé quand même de tomber – notamment en confession – avec des prêtres noirs intelligents, profonds, qui dépotent… mais c’est trop rare), vos homélies sont globalement indigentes. Ça doit venir d’un problème de formation intellectuelle, de misère matérielle et de manque de moyens (car vous n’êtes pas plus sots que moi, normalement), et aussi un problème de motivations (carriéristes, cupides, matérialistes, arrivistes, paresseuses…), d’ignorance sans doute (car personne n’ose vous dire ce que je vous écris… donc difficile pour vous d’identifier le souci).
 

En vous écoutant commenter les Évangiles, pour être honnête, on n’apprend absolument rien, ou quasiment rien. Vos prêches, en règle générale, ne nourrissent ni les cerveaux ni les cœurs. C’est sensiblement la même recette creuse et insupportable que vous nous concoctez :
 

1 – HOMÉLIES TROP LONGUES : En fait, vous vous faites plaiz’ en parlant parfois beaucoup trop (ou au ralenti, en tracteur) et sans compter votre temps (parce qu’en réalité vous n’avez pas préparé votre homélie : vous avez eu la flemme, et vous faites passer cette flemme pour une inspiration de l’Esprit Saint, une improvisation conviviale ou une envolée lyrique « coup de gueule »), mais en réalité vous ne pensez qu’à vous, et vous n’êtes pas au service de votre assemblée, vous ne vous souciez pas de vos fidèles et vous vous fichez de notre confort, de nos réactions, de notre intérêt, de notre disponibilité. Vous restez dans votre petite bulle discursive d’orateur unique, bavard et « prestigieux ». Mais wohou, on est là ! Et on a faim de Vérités dites de manière concise, surprenante, nouvelle, risquée, incarnée, percutante mais aimante et nuancée. On n’a pas envie d’être pris pour des imbéciles ni un public de salle de spectacle. Et on n’a pas non plus envie de perdre notre temps à écouter un « orateur qui s’écoute parler », de faire juste acte de présence. Et le statut de prêtre n’est pas un titre honorifique, ni une carrière politique ou journalistique, ni un rôle de conteur ou de moulin à paroles ou d’animateur radio qui se la raconte et qui a le droit de parler à volonté. On a une vie, nous (lol).
 

2 – HOMÉLIES PARAPHRASTIQUES : La paraphrase, qu’est-ce que c’est ? C’est répéter le texte biblique quasiment mot pour mot sans rien lui apporter du nouveau ou du relief ou du vrai, et donc redire (en général moins bien, vu que la Parole biblique est parfaite et pourrait presque se suffire à elle-même : elle est l’Esprit Saint et Jésus en personne !) ce que la Bible a déjà très bien dit toute seule sans vous. Quand je vous entends parfois rallonger inutilement la sauce évangélique (en la diluant au passage par un verbiage scolaire et mimétique), j’ai presque envie de vous aider à écrire un sermon correct et intéressant. Et quand je vous entends coller aux textes bibliques du jour comme des pots-de-colle illettrés, j’ai envie de vous dire : « Merci : on sait lire ! Peut-être pas vous. Mais nous, en France, si. » Si vous n’apportez aucune actualité, aucune valeur ajoutée, ni votre personne pécheresse et votre vie, à la Bible, autant fermer votre gueule. Ça nous fera des vacances, ou nous évitera une messe pénible voire le déplacement. Si ce que vous dites ne nous intéresse pas et ne nous apporte rien, autant rester chez nous et lire tranquillement les textes bibliques du jour à tête reposée, dans notre salon. Franchement.
 

3 – HOMÉLIES MÉTAPHORIQUES : En général, pour ne pas vous donner la peine d’aborder l’incarnation concrète de la Parole de Jésus dans votre vie et la nôtre, ou présenter celle-ci de manière plus frontale et engagée, et aussi par sécurité scolaire pour ne pas vous écarter de la Parole biblique, vous filez (et refilez !) la métaphore de « la Vie divine », versez dans l’abstraction. Vos homélies se transforment en jolie carte postale naïve, en dessin enfantin et infantilisant qui aurait très bien pu se résumer en deux phrases, mais qui va – à cause de votre paresse intellectuelle – occuper (c’est le cas de le dire !) tout le tableau. Après tout, pourquoi se casser le tête à écrire une homélie, si le texte d’Évangile vous offre sur un plateau la métaphore simpliste du grain de blé semé, de la vigne, du bateau à voile (avec ou sans vent ? avec ou sans gouvernail christique ? #PassionnantMerci), du chantier en construction, de la lumière qui éclaire les ténèbres, etc.. C’est facile de jouer le paraboliste, de rester dans l’abstraction poétique, toujours en utilisant des jolies images que personne ne pourra contester : on ne va pas critiquer un coucher de soleil, ou une tempête apaisée, ou une escalade de montagne, ou une victoire d’équipe de foot « christique », ou un joli troupeau de moutons, et encore moins les images paraboliques employées pédagogiquement par le Christ lui-même… même si Lui ne recourait pas systématiquement à ces dernières, ne se planquait pas confortablement derrière elles, n’en abusait pas, et ne s’en servait pas pour esquiver de dire la Vérité. Il n’a même pas brodé sur la métaphore – pourtant honorable et sacrificielle – de la Croix. Il l’a portée concrètement. Car Lui, il a des couilles. Il ne jouait pas le poète.
 

4 – HOMÉLIES CHRISTOCENTRÉES : Vous nous martelez « Ayez la FOI ! », « Il faut croire ! », « Avec Dieu, tout est possible ! », « Jésus et la Foi sauvent, déplacent des montagnes, font des miracles ! », « Prie et sois saint comme Lui !! ». Vous nous rabâchez les oreilles avec ce disque/ce prêchi-prêcha qu’on connaît par cœur, et qui ne parle qu’aux croyants (et encore… : si ce n’est pas humanisé, ça ne leur parlera même pas à eux). Vos slogans appris nous font chier d’une force… vous n’imaginez même pas ! : à l’instar des pasteurs protestants, obnubilés par « Jésus, Jésus et encore Jésus ! », par « la sainteté, la sainteté et encore la sainteté ! », ou par « la Bible, la Bible et encore la Bible !! ». Votre littéralisme, même christo-centré ou biblico-centré ou sanctocentré, nous emmerde comme c’est pas possible. Même Jésus ne demande pas d’être le roi grossier et clignotant de vos homélies : Il attend que vous retraduisiez et actualisiez subtilement – et parfois sans nommer explicitement – sa personne aux situations d’aujourd’hui. Que vous parliez calmement de thèmes actuels : Fins des Temps, Franc-Maçonnerie, sexualité et homosexualité, et peut-être même de votre vie de pécheur, de votre carriérisme ou Foi endormie, et – pourquoi pas – même de vos homélies nulles. Ces dernières seraient un super sujet d’homélie : en tout cas un peu plus rock’n’roll et humble que vos sermons-fleuve et bavards de curés pharisiens : « En priant [mais on aurait pu dire « en prêchant »], ne rabâchez pas tout comme les païens ; ils pensent, en effet, que par leur excès de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez donc pas. » (Mt 6, 7-8).
 

5 – HOMÉLIES RÉCITÉES ET CHANTONNÉES : Car oui, pour « muscler » artificiellement la vacuité de vos prises de parole et vos discours creux, certains d’entre vous se sentent obligés de monter le volume, de nous crier dessus, de parler fort. Comme des télévangélistes protestants agressifs ou des chefs d’État haranguant une armée ou une Nation que vous appelez sans arrêt « Chers frères et sœurs » à la place de « Chers concitoyens, chères concitoyennes » (on dirait une parodie sérieuse de la chanson d’Eddy Mitchell « Pas de Boogie Woogie »), et toujours en chantonnant. Vos commentaires sont énoncés sur le même ton récitant, en mode « ritournelle » ou logorrhée insistante et lancinante, avec des emphases inutiles et toujours aux mêmes endroits dans vos phrases : c’est le disque tournant à vide du clerc carriériste et paternaliste qui tient toujours le même discours quel que soit le texte du jour qu’il doit commenter, qui se prend pour un prestigieux orateur, alors que concrètement il dit de la merde et parle devant des assemblées de plus en plus vides et vieillissantes, ou assommées parce qu’elles n’ont pas envie d’être brutalisées ou méprisées. Même la Bible, vous la lisez toujours sur le même ton. Ainsi, vous faites mourir la sensibilité, la puissance et l’accessibilité de la Parole de Dieu. C’est très grave. Car vous ne donnez pas envie aux assemblées à qui vous vous adressez robotiquement l’envie de vous écouter. Vous tuez la puissance délicate, prophétique, vitale et joyeuse de la Parole de Dieu. Vous vous faites même chier vous-mêmes quand vous prêchez (c’est dire si c’est chiant !). Vous n’êtes pas à ce que vous dites ou à ce que vous lisez. Un conseil : lâchez votre papier, arrêtez de parler de Dieu, parlez avec votre cœur, parlez de vous et de nous, ne brodez pas sur le thème du texte du jour ou sur l’intention que vous lui prêtez (le texte biblique ne doit pas être un prétexte pour faire de l’esbroufe, fût-elle « théologique » ou « spiritualiste »). Ou, à l’extrême inverse, ne partez pas trop sans filet, ou dans un discours trop militant, ampoulé, bruyant, agressif et prosélyte, presque intransigeant et insultant, qui s’écarte du texte biblique, en vous galvanisant parce que vous vous prenez pour un Che Guevara sans concession ou un Libertador en soutane qui harangue les foules, nous crie dessus, nous menace et serait meilleur que les autres « mous » qui vous entourent. En fait, ÉCOUTEZ-VOUS et ÉCOUTEZ-NOUS, surtout ! Et dites-vous, si vous étiez à notre place sur un banc de l’église, si vous vous intéresseriez vous-mêmes, si vous vous surprendriez, si vous vous amuseriez ou si vous vous émouvriez. Vous n’êtes pas des perroquets, que je sache. Vous n’êtes pas non plus des cymbales retentissantes, des bêtes de scène, des hommes politiques ou des brutes censées nous secouer et nous dire nos 4 vérités. Vous êtes appelés à être des hommes discrets, drôles, vrais, intéressants, audacieux, courageux et libres, doux et aimants. Réveillez-vous ! Et calmez-vous, bon sang ! Et aimez-nous. Parce que là, je le répète, vous nous faites chier et vous VOUS faites chier vous-mêmes.
 

À votre décharge, je sais bien que pour certains d’entre vous, qui ne maîtrisez pas nécessairement bien la langue française, ou qui être déracinés de votre terre/culture natale (le « choc culturel » peut être violent), ou qui pouvez souffrir de votre statut bâtard de « prêtre intérimaire » ou « remplaçant » ou « d’été/estival » ou de « sous-prêtre » ou de « potiche exotique du curé », la situation n’est pas facile et vous êtes en faiblesse (même économique !). Il n’en reste pas moins que ce n’est pas parce que vous n’êtes pas aidés, que vous devez vous installer dans la médiocrité (ou, à l’inverse, « en faire des caisses »). J’ai entendu – à de très rares occasions – des prêtres noirs africains qui nous ont proposés des homélies de haute voltige, des sermons qui ne faisaient ni pitié ni « Quart-Monde », et qui avaient la tenue et le niveau des prêches des plus grands théologiens ou saints. Ce n’est pas parce que vous êtes Noirs, ou étrangers (avec un accent), ou pauvres, ou sans beaucoup d’instruction, ou Africains, ou différents, que vous ne devez pas faire honneur à votre identité africaine, ou vous faire plus bêtes que vous ne seriez, ou que vous n’avez pas le charisme de la parole, ou que ça vous excuse de dire et de faire de la merde. La Vérité n’est fondamentalement pas une affaire de richesse matérielle, de Q.I. (la preuve : moi, je suis stupide et je n’ai même pas eu mon baccalauréat avec mention), d’origine géographique, de couleur de peau, d’éducation ou de formation, de connaissances (il y a beaucoup de prêtres tradis et érudits, et même des cardinaux, qui ont fait des années d’études ou sont même formateurs, et qui sont pourtant chiants comme la mort : écoutez Mgr Aupetit ou le cardinal Sarah, et essayez de ne pas bâiller ou de retenir ce qu’ils ont dit. #BonCourage) : c’est juste une question d’humour, d’amour, de courage, d’écoute et de présence. Et si vous sentez que la paresse ou l’attiédissement vous gagne, bougez-vous pour rendre vos homélies appétissantes, ludiques, percutantes et aimantes comme les homélies du Christ.
 

C’est pour vous que je le dis ! Pour votre plaisir et le sens de votre ministère ! Car je vois beaucoup de prêtres noirs africains expatriés qui se font chier dans leur sacerdoce, dépriment en silence en Occident, font la gueule ou s’emmerdent, ou au contraire n’aiment pas la France et la méprisent, ou méprisent le Monde à travers un discours trop véhément, trop politisé ou apocalyptique (dans le mauvais sens du terme : plaintif, catastrophiste, alarmiste et désenchanté). Ils ne profitent pas de l’immense opportunité et de l’immense joie qu’est l’homélie : ils y vont en traînant les pieds, ou en passant à côté de la joie de la multiplication des pains que devrait être tout prêche. En général, ils s’en débarrassent, comme une formalité « rasante » et insignifiante. Ils n’ont rien compris : les homélies, ça doit être un jeu, une rencontre et une fête extraordinaires qui vous surprennent vous-mêmes ! Un moment d’orgasme sexuel ! Et si vous ne savez pas écrire une homélie, ça s’apprend : prenez des cours de théâtre ou avec des prêtres qui savent prêcher, comme par exemple le père Philippe Desgens ou le père François Gonon. C’est pas grave de ne pas savoir tout de suite. Le charisme de la Parole n’est pas inné pour tous. La seule chose grave, c’est de vous installer dans une médiocrité ronronnante, ou au contraire de vous radicaliser dans un discours millénariste trop musclé, trop politisé, trop matraqué et trop père-la-morale. C’est un juste équilibre à trouver.
 

En résumé, chers prêtres missionnaires issus d’Afrique noire, vous avez le devoir de nous nourrir, de ne pas parler (au nom de Jésus et de Jésus) pour ne rien dire. C’est l’un des dix commandements : « Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur en vain. » (Ex 20, 7). Je n’écris pas cet article pour vous juger, vous accabler ni vous mépriser. Bien au contraire. Je le rédige pour votre Salut et le Salut de beaucoup d’âmes. Maintenant que vous avez le micro dans nos églises, on n’a pas le choix (lol) : il est de votre responsabilité d’en faire bon usage. Sinon, vous devrez rendre des comptes de l’ennui abyssal que vous générez par vos paroles apprises, scolaires ou insipides, qui participent de la désertion des églises en Occident mais aussi en Afrique et en Amérique Latine. Il en va aussi de la survie de votre joie intérieure et de votre sacerdoce. Je veux que vous soyez fiers et émerveillés de ce que l’Esprit Saint vous fait dire devant les assemblées chrétiennes françaises ! Et je vous souhaite la bienvenue en France !
 
 
 
 

N.B. : J’observe le même problème dans les chorales. Par exemple, à saint Nicolas des Champs, la chorale commence à se convertir en véritable cour des miracles, en bric-à-brac certes bien sympathique mais bordélique : transsexuels ou homos qui chantent trop fort et faux, grosses mamas blacks – qui se croient à Abidjan – qui chantent trop fort, faux, de manière imprécise et qui couvrent les autres voix. En résumé, on se « tape » l’afflux des multiculturalismes identitaires désordonnés ou artificiels et de l’immigration impétueuse mais désordonnée et non-éduquée. Et personne n’ose rien dire ni cadrer, parce qu’il « faut accueillir tout le monde » et parce qu’ « il ne faut pas être raciste, ni homophobe ni transphobe ». Par exemple, je vois des membres blancs de la chorale qui se forcent même à féliciter les trans et à les encourager à chanter trop fort et faux pour jouer le jeu de l’intégration… parce qu’en réalité ils en ont peur et sont terrorisés d’être débordés dans leur propre maison.

Plan intégral de mon prochain livre Où est le mal ou le péché grave dans le couple homosexuel fidèle et respectueux?

Voici en exclusivité le plan intégral de mon futur livre OÙ EST LE MAL OU LE PÉCHÉ GRAVE DANS LES COUPLES HOMOS FIDÈLES ET RESPECTUEUX ? (62 arguments « pour », 57 « contre »). Il me reste le dernier argument à rédiger, puis une relecture approfondie. Et enfin, il n’y aura plus qu’à chercher une maison d’édition. De préférence pas catho, puisque les cathos en ce moment sont en-dessous de tout.
 

 
 

QUATRIÈME DE COUVERTURE (RÉSUMÉ) :
 

La question fondamentale sur l’homosexualité, qui dépasse en importance toutes les autres (« Faut-il en parler et comment ? », « De quoi est-elle signe ? », « Comment on vit avec ? » « Comment on accueille les personnes concernées ? », « Pour ou contre le mariage gay ? », « La communauté LGBT est-elle un lobby dictatorial ne représentant pas tous les homos ? », etc.), c’est bien celle-ci : « C’est quoi le problème ? Où est le mal dans le couple homo stable et respectueux, et dans le fait de tomber homosexuellement amoureux ? Pourquoi ce ne serait pas de l’Amour ? ». Question qui, pour les croyants en Dieu, sera approfondie par celle du péché/Salut et de la compatibilité entre pratique homosexuelle et Volonté divine. Pour beaucoup de nos contemporains, le problème de fond résidera même dans l’existence de cette question, donc dans le simple fait de se la poser et de faire de l’homosexualité un « problème » !
 

Cet ouvrage de Philippe Ariño, lui-même catholique et homosexuel, s’est malgré tout lancé le défi d’y répondre, en traçant deux colonnes : le chapitre 1 listant les arguments de défense du couple homo, le chapitre 2 listant les arguments contre, avec pour chacun des 120 arguments un contre-argument de réfutation. Que la bataille commence !
 
 
 

INTRODUCTION
 

CHAPITRE 1 – ARGUMENTS POUR ÊTRE EN COUPLE HOMO
 

 

Argument n°1 : LE TITRE DE TON LIVRE (« OÙ EST LE MAL DANS LE COUPLE HOMOSEXUEL ? »), LE SIMPLE FAIT QUE TU ÉCRIVES AUTANT SUR L’HOMOSEXUALITÉ ET QUE TE POSES À SON SUJET LA QUESTION DU MAL, SONT INSULTANTS POUR MOI.
 

Argument n°2) JE SUIS COMME JE SUIS. ACCEPTEZ-MOI EN TANT QU’HOMO ET SANS FAIRE D’HISTOIRES !
 

Argument n°3) ÊTRE HOMOSEXUEL N’EST PAS UN CHOIX. MAIS ÊTRE HOMOPHOBE EN EST UN. (Voilà… c’est tout ce que j’avais à dire…)
 

Argument n°4) LES HOMOS SONT BIEN PLUS NOMBREUX QU’ON NE LE CROIT. C’EST UNE RÉALITÉ DÉMOGRAPHIQUE.
 

Argument n°5) L’HOMOSEXUALITÉ EST UN RESSENTI AVANT D’ÊTRE UN CHOIX ET UNE PRATIQUE. ET UN RESSENTI SOUVENT TENACE, CORIACE, DIFFICILEMENT CORRECTIBLE.
 

Argument n°6) L’HOMOSEXUALITÉ EST NATURELLE.
 

Argument n°7) ON NE CHOISIT PAS DE QUI ON TOMBE AMOUREUX.
 

Argument n°8) MON CORPS M’APPARTIENT ET J’AI LE DROIT D’EN FAIRE CE QUE BON ME SEMBLE. DANS LE RESPECT D’AUTRUI, ÉVIDEMMENT. ET EN RECONNAISSANT QUE J’AI AUSSI DES DEVOIRS.
 

Argument n°9) J’AIME COMME J’AIME. J’AI LE DROIT D’AIMER QUI JE VEUX.
 

Argument n°10) LES HOMOS ONT LE DROIT, COMME TOUT LE MONDE, ET DANS LA MESURE DU RAISONNABLE, DE « VIVRE LEURS PREMIÈRES EXPÉRIENCES » EN AMOUR, LEUR « PÉRIODE DE DRAGUE », DE SORTIR AVEC QUELQU’UN, DE TESTER SI TELLE RELATION LEUR CORRESPOND OU PAS, QUITTE À SE PLANTER ET À REDEVENIR CÉLIBATAIRES EN CAS D’ESSAI NON-CONCLUANT.
 

Argument n°11) C’EST MON RESSENTI, MON FEELING, ET MON BIEN-ÊTRE PHYSIQUE ET SEXUEL, QUI M’INDIQUENT QUI JE SUIS ET QUI J’AIME(-RAI) VRAIMENT.
 

Argument n°12) J’AIME UNE PERSONNE (DE MON SEXE) EN PARTICULIER.
 

Argument n°13) JE CONNAIS DES COUPLES HOMOS SOLIDES AUTOUR DE MOI. OU BIEN CEST MOI QUI VIS EN CE MOMENT UN COUPLE GÉNIAL. C’EST MON EXPÉRIENCE. ET FONCIÈREMENT, C’EST PAS UNE AFFAIRE DE SEXE NI D’HOMOSEXUALITÉ, MAIS DE RENCONTRE, DE SINGULARITÉ DES PERSONNES ET DES RELATIONS, D’UNICITÉ DES SITUATIONS.
 

Argument n°14) ET SI TOUT SIMPLEMENT LE COUPLE HOMO ÉTAIT NATURELLEMENT BON ?
 

Argument n°15) C’EST L’HISTOIRE, LE TEMPS ET LE PASSÉ QUI JUSTIFIENT LE MIEUX L’HOMOSEXUALITÉ ET LE COUPLE HOMO !
 

Argument n°16) LE COUPLE HOMO EST BON POUR LA PLANÈTE, EST ÉCOLO.
 

Argument n°17) LES RELATIONS HOMOS, C’EST PLUS SIMPLE ET MOINS LOURD QUE LES RELATIONS HÉTÉROS.
 

Argument n°18) LE COUPLE HOMO EST PLUS ORIGINAL ET PLUS MÉRITANT QUE BIEN DES COUPLES HÉTÉROS (QUI N’ONT AUCUN EFFORT À FAIRE POUR SIMPLEMENT EXISTER ET ÊTRE RECONNUS) PARCE QU’IL EST MINORITAIRE, PEU ENCOURAGÉ SOCIALEMENT.
 

Argument n°19) C’EST SI DUR DE NOUS CROIRE QUAND ON VOUS DIT QU’ON NAGE EN PLEIN BONHEUR ?
 

Argument n°20) IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE MAL ENTRE DEUX PERSONNES QUI NE SE VEULENT ET QUI NE SE FONT QUE DU BIEN.
 

Argument n°21) ON EST DEUX ADULTES LIBRES ET CONSENTANTS. ON SAIT CE QUE L’ON FAIT, ET ON L’A VOULU LIBREMENT.
 

Argument n°22) UN PLAN CUL, ÇA NE PEUT PAS FAIRE DE MAL.
 

Argument n°23) MOI, QUAND JE COUCHE AVEC UN HOMME, CE N’EST PAS UNE DÉMARCHE ÉGOÏSTE. NI UN SERVICE BÂCLÉ. NI UN PILLAGE OU UN ASSOUVISSEMENT SEXUEL FURTIF.
 

Argument n°24) LE SEXE HOMO N’EST PAS SALE. IL NE L’EST QU’AUX YEUX DES IGNORANTS, DES JALOUX ET DES OBSÉDÉS SEXUELS.
 

Argument n°25) LE COUPLE HOMO, ÇA M’ÉQUILIBRE. ÇA M’ÉVITE DE VIVRE UN CÉLIBAT LIBERTIN OU DÉSESPÉRÉ.
 

Argument n°26) LE COUPLE HOMO, CE N’EST PAS PARFAIT. MAIS PAR PURISME PERFECTIONNISTE, ET À FORCE DE CHERCHER LE MEILLEUR, ON SE PRIVE D’UN BIEN ET D’AIMER.
 

Argument n°27) MÊME SI JE PRÉFÈRE VIVRE SEUL QUE MAL ACCOMPAGNÉ, JE NE VEUX PAS FINIR ET VIEILLIR SEUL ! LA VIE EST PLUS BELLE ET AGRÉABLE À DEUX. ET C’EST BEAU D’ÊTRE AMOUREUX, DE VIVRE POUR QUELQU’UN.
 

Argument n°28) TU MÉRITES D’ÊTRE EN COUPLE. T’ES UN GARS BIEN, DONC Y’A PAS DE RAISON POUR QUE TU RESTES SEUL.
 

Argument n°29) JE CROIS EN L’AMOUR POUR TOUS, ET SOUS DES FORMES MULTIPLES.
 

Argument n°30) IL NE FAUT PAS JUGER L’AMOUR. QUI SOMMES-NOUS POUR JUGER ?
 

Argument n°31) LE MARIAGE GAY NE FAIT DE MAL À PERSONNE, NE VOUS RETIRE RIEN !
 

Argument n°32) L’HOMOPHOBIE (AUTREMENT DIT LA CONDAMNATION DE LA PRATIQUE ET DES COUPLES HOMOSEXUELS) EST IRRATIONNELLE OU GRATUITEMENT MÉCHANTE ET STUPIDE. C’EST JUSTE POUR LE PLAISIR DE FAIRE CHIER LES AUTRES. OU PAR FRUSTRATION ET PROJECTION JALOUSE.
 

Argument n°33) LE MEILLEUR MOYEN POUR ENRAYER L’HOMOPHOBIE, C’EST D’ARRÊTER DE DIRE QUE LES HOMOSEXUELS SONT DIFFÉRENTS, OU D’EN FAIRE UNE CATÉGORIE DE POPULATION À PART.
 

Argument n°34) LA TOLÉRANCE ET LE RESPECT, ÇA VOUS DIT QUELQUE CHOSE ?
 

Argument n°35) J’ÉTAIS UN ANCIEN HOMOPHOBE. DONC CET OBSCURANTISME PASSÉ ME DONNE DÉSORMAIS LE DROIT ET LE DEVOIR D’ÊTRE PRO COUPLES GAYS AUJOURD’HUI. J’AI RETROUVÉ LA VUE, JE SUIS UN CONVERTI, ET JE DOIS ABSOLUMENT ME RATTRAPER OU ÉVITER À D’AUTRES DE TOMBER DANS LE MÊME PANNEAU QUE MOI !!!
 

Argument n°36) LES HOMOS ONT TROP SOUFFERT (À L’ÉCOLE, EN SOCIÉTÉ, DANS LES CAMPS DE CONCENTRATION) ET ILS N’ONT PAS CHOISI LEUR CONDITION.
 

Argument n°37) LE VÉRITABLE « PROBLÈME » DE L’HOMOSEXUALITÉ, CE N’EST PAS L’HOMOSEXUALITÉ EN ELLE-MÊME, MAIS LE REGARD PORTÉ SUR ELLE.
 

Argument n°38) LE VÉRITABLE « PROBLÈME » DE L’HOMOSEXUALITÉ, CE N’EST PAS L’HOMOSEXUALITÉ EN ELLE-MÊME, MAIS SON OBSTRUCTION. ELLE SERAIT HEUREUSE SI ON NE L’EMPÊCHAIT PAS ET SI ON LA LÉGITIMAIT SOCIALEMENT, ET MÊME RELIGIEUSEMENT !
 

Argument n°39) ON EST DANS UN PAYS LAÏC. L’ÉGLISE N’A PAS À SE MÊLER DE LA VIE INTIME DES GENS !
 

Argument n°40) IL FAUT QUE LES RELIGIONS REVOIENT SÉRIEUSEMENT LEUR COPIE SUR L’HOMOSEXUALITÉ ET LE COUPLE HOMOSEXUEL.
 

Argument n°41) LA SCIENCE TE PERMET DE TROUVER L’AMOUR – Y COMPRIS DANS L’HOMOSEXUALITÉ – AUTANT QUE DIEU ET L’ÉGLISE CATHOLIQUE, VOIRE MIEUX.
 

Argument n°42) DIEU EST AMOUR. IL NE PEUT DONC PAS NOUS JUGER.
 

Argument n°43) ET SI, COMME JÉSUS, ON N’ACCORDAIT PAS À L’HOMOSEXUALITÉ L’IMPORTANCE ET LA GRAVITÉ QU’ELLE N’A PAS ?
 

Argument n°44) ON PEUT TRÈS BIEN ÊTRE HOMO ET CATHO.
 

Argument n°45) ON PEUT TOUT À FAIT CONCILIER FOI ET VIE DE COUPLE HOMO.
 

Argument n°46) SI JE ME PRIVE DU COUPLE HOMO, JE ME CONDAMNE AU MALHEUR.
 

Argument n°47) J’AI ENVIE D’ÊTRE EN COUPLE. C’EST UN BESOIN HUMAIN NATUREL ET IMPÉRIEUX. DONC JE NE VOIS PAS POURQUOI JE DEVRAIS M’EN PRIVER. Y’A PAS DE MAL À SE FAIRE DU BIEN. JE NE PEUX PAS ME PASSER DE SEXE NI DE TENDRESSE.
 

Argument n°48) JE SERAIS (OU J’AI ÉTÉ) MALHEUREUX EN COUPLE HÉTÉRO, EN ME FORÇANT À ME MARIER. OU EN ME RÉFUGIANT DANS LA PRÊTRISE ! JE ME MENTIRAIS (SERAIS MENTI) À MOI-MÊME.
 

Argument n°49) C’EST HUMAINEMENT IMPOSSIBLE (ET MÊME DANGEREUX) DE DEMANDER À QUELQU’UN L’ABSTINENCE OU L’ARRÊT DE LA MASTURBATION. C’EST IRRÉALISTE ET INFAISABLE.
 

Argument n°50) JE SUIS « POUR » LE COUPLE HOMO MAIS PAS PAR PRINCIPE NI POUR TOUS NI AVEC N’IMPORTE QUI. IL FAUT QU’UN MINIMUM DE CONDITIONS SOIENT RÉUNIES.
 

Argument n°51) QUAND L’HOMOSEXUALITÉ POSE PROBLÈME, ÇA NE VIENT PAS DE L’HOMOSEXUALITÉ EN ELLE-MÊME, MAIS DU FAIT DE CERTAINES PERSONNES HOMOS ET DE LEUR INCOMPATIBILITÉ.
 

Argument n°52) IL Y A « DES » PRATIQUES HOMOSEXUELLES. POURQUOI METTRE TOUTES LES PRATIQUES DANS LE MÊME PANIER, ET MÊLER LE MEILLEUR AU PIRE ?
 

Argument n°53) C’EST PAS MIEUX CHEZ LES HÉTÉROS !
 

Argument n°54) IL NE FAUT PAS VOIR DE L’HOMOSEXUALITÉ PARTOUT : IL Y A DES PRATIQUES HOMOS QUI NE SONT PAS DE L’HOMOSEXUALITÉ.
 

Argument n°55) LE PROBLÈME, C’EST PAS L’HOMOSEXUALITÉ MAIS COMMENT TU LA VIS.
 

Argument n°56) CE QUI EST CONDAMNÉ AU CIEL PAR RAPPORT À L’HOMOSEXUALITÉ, C’EST TOUTES LES PERVERSIONS QUI L’ENTOURENT. PAS L’HOMOSEXUALITÉ EN ELLE-MÊME.
 

Argument n°57) JE SUIS POUR UNE PRATIQUE HOMO DISCRÈTE ET NON-PROSÉLYTE. PAS POUR SA GÉNÉRALISATION ET SON EXEMPLARISATION.
 

Argument n°58) LA SEXUALITÉ, C’EST DE L’ORDRE DE L’INTIME ET DU CHOIX PERSONNEL LAISSÉ À LA DISCRÉTION ET À LA LIBERTÉ DES DEUX PERSONNES DU COUPLE.
 

Argument n°59) JE NE DÉFENDS PAS L’AMOUR HOMO : À L’INSTAR D’ARISTIDE FUMAGALLI (QUI A ÉCRIT L’AMORE POSSIBILE), JE SOULÈVE JUSTE LA QUESTION DE SA POSSIBILITÉ.
 

Argument n°60) JE NE DÉFENDS PAS L’HOMOSEXUALITÉ NI « LE » COUPLE HOMO. JE NE DÉFENDS QU’UNE EXCEPTION DE COUPLE HOMO.
 

Argument n°61) ÉTANT DONNÉ LEURS DIFFÉRENCES OBJECTIVES, NOUS NE PRÉTENDONS PAS À UNE ÉQUIVALENCE PARFAITE, SOCIALE, JURIDIQUE, ET MÊME SPIRITUELLE ET SACRAMENTELLE ENTRE COUPLES FEMME/HOMME ET COUPLES HOMOS.
 

Argument n°62) JE PEUX PRATIQUER MON HOMOSEXUALITÉ. PUISQUE, QUOI QU’IL ARRIVE, JE FINIS PAR ME RENDRE COMPTE, au moins par l’expérience, les échecs successifs, le dégoût éprouvé, et par l’usure, QUE LE COUPLE HOMO CE N’EST PAS POUR MOI.
 
 
 
 

CHAPITRE 2 – ARGUMENTS CONTRE LA PRATIQUE HOMO
 

 

Argument n°1) L’HOMOSEXUALITÉ N’EXISTE PAS.
 

Argument n°2) ON PEUT CHANGER D’ORIENTATION SEXUELLE.
 

Argument n°3) L’HOMOPHOBIE N’EXISTE PAS.
 

Argument n°4) L’HOMOSEXUALITÉ N’A JAMAIS ÉTÉ PERSÉCUTÉE LÉGALEMENT ET NATIONALEMENT PAR LE PASSÉ.
 

Argument n°5) L’HOMOSEXUALITÉ EST UNE ANOMALIE.
 

Argument n°6) L’HOMOSEXUALITÉ EST UNE MALADIE (ET EN PLUS EXTRÊMEMENT CONTAGIEUSE).
 

Argument n°7) LA PRATIQUE HOMO EST MAUVAISE PARCE QUE CE N’EST PAS UN CHOIX PLEINEMENT LIBRE DE TA PART.
 

Argument n°8) L’ACTE HOMO (voire même seulement l’attirance) EST UN CHOIX (ou au moins le résultat ou la conséquence du choix d’autrui), DONC UN PÉCHÉ QUAND ON S’Y ADONNE.
 

Argument n°9) L’HOMOSEXUALITÉ EST LA PLUPART DU TEMPS LE RÉSULTAT D’UN TRAUMATISME, LA CONSÉQUENCE D’UN VIOL OU D’UN MANQUE PATERNEL.
 

Argument n°10) L’HOMOSEXUALITÉ, QUOI QU’ON EN DISE, EST LE FRUIT D’UNE DÉCISION ET D’UN CONDITIONNEMENT, puisqu’aujourd’hui il y a beaucoup plus de pratique homo et de personnes qui se disent « homos » qu’avant. C’est devenu « cool » d’« en être », ou au moins d’être « pour ».
 

Argument n°11) LE COUPLE HOMOSEXUEL EST PROMU PAR LA FRANC-MAÇONNERIE ET EN EST LE PRODUIT, PUISQU’IL REPOSE PRINCIPALEMENT SUR LA FRANCHISE/SINCÉRITÉ PLUS QUE SUR LA VÉRITÉ.
 

Argument n°12) LE MILITANTISME LGBT/ARC-EN-CIEL ME GONFLE. ÇA VA TROP LOIN, CETTE GOURMANDISE IDENTITAIRE ET AMOUREUSE ! CETTE « HOMOFOLIE » ! LA TOLÉRANCE (AUX DICTATURES ET IDÉOLOGIES) A SES LIMITES.
 

Argument n°13) LES COUPLES HOMOS NE SONT PAS DES « COUPLES » À PROPREMENT PARLER.
 

Argument n°14) LE COUPLE HOMO, C’EST MAL ASSORTI. JE SAIS PAS… C’EST PHYSIQUE. CE N’EST PAS COMPLÉMENTAIRE.
 

Argument n°15) L’UNION HOMOSEXUELLE N’INTÈGRE PAS LA DIFFÉRENCE DES SEXES, ET PASSE À CÔTÉ DE L’ALTÉRITÉ FONDAMENTALE DE L’HUMANITÉ ET DE L’AMOUR. ELLE N’EST PAS COMPLÉMENTAIRE NI OUVERTE AU DON PLÉNIER DE LA VIE.
 

Argument n°16) LES COUPLES HOMOS MENACENT LA SURVIE DE L’ESPÈCE HUMAINE.
 

Argument n°17) L’ADOPTION PAR UN COUPLE DE MÊME SEXE EST UN TRAFIC HUMAIN ET NE VISE PAS LE MEILLEUR NI LE PLUS ÉQUILIBRÉ POUR UN ENFANT. CAR UN PAPA ET UNE MAMAN (même dans le cadre de l’adoption, donc de l’éducation, et non de la procréation), Y’A PAS MIEUX !
 

Argument n°18) L’HOMOSEXUALITÉ CONDUIT À DES DÉRIVES TRANSHUMANISTES PROUVANT QU’ELLE EST MAUVAISE À LA BASE.
 

Argument n°19) LA PRATIQUE HOMO EST CONTRE-NATURE DONC MAUVAISE.
 

Argument n°20) L’HOMOSEXUALITÉ EST UNE RÉALITÉ SEULEMENT PRIVÉE.
 

Argument n°21) LE COUPLE HOMOSEXUEL, MÊME DISCRET ET TENDRE, FAIT OBJECTIVEMENT VIOLENCE.
 

Argument n°22) C’EST DÉGOÛTANT. RIEN QUE D’IMAGINER LE BAISER OU LA PÉNÉTRATION HOMOSEXUELS… ARGH…
 

Argument n°23) LES COUPLES HOMOS NE SONT PAS DE VRAIS COUPLES CAR ILS NE DURENT PAS.
 

Argument n°24) LA PRATIQUE HOMO EST UNE PRATIQUE SEXUELLE PLUS RISQUÉE ET DANGEREUSE QUE LES AUTRES.
 

Argument n°25) LE SIDA EST UNE PUNITION ENVOYÉE PAR DIEU POUR RECTIFIER/ILLUSTRER LA DÉSOBÉISSANCE DES HOMOS, LEUR TRANSGRESSION DE LA NATURE CRÉÉE À SON IMAGE POUR EUX.
 

Argument n°26) DANS LE MEILLEUR DES CAS, LA RELATION HOMO EST UNE AMITIÉ (HOMOPHILE), ET N’A PAS VOCATION À S’ÉROTISER, À SE SENTIMENTALISER.
 

Argument n°27) LE COUPLE HOMO DURABLE ET ÉPANOUI, ÇA N’EXISTE PAS. CE N’EST PAS DE L’AMOUR. ET ÇA NE PEUT PAS RENDRE PLEINEMENT HEUREUX.
 

Argument n°28) LE COUPLE HOMO C’EST MAL PARCE QUE C’EST LIMITÉ.
 

Argument n°29) LA PRATIQUE HOMO EST MAUVAISE PARCE QU’ELLE TE FAIT SOUFFRIR OU T’A FAIT SOUFFRIR.
 

Argument n°30) LA PRATIQUE HOMO, C’EST MAL PARCE QUE C’EST DÉSIGNÉ AINSI DANS LA BIBLE.
 

Argument n°31) « HOMME ET FEMME DIEU LES CRÉA À SON IMAGE. » (Gn 1, 27) ET « L’HOMME QUITTERA SON PÈRE ET SA MÈRE, ET S’ATTACHERA À SA FEMME, ET ENSEMBLE ILS FORMERONT UNE SEULE CHAIR. » (Gn 2, 24).
 

Argument n°32) TOUTE SEXUALITÉ À PLUSIEURS HORS MARIAGE EST PÉCHÉ ET ADULTÈRE.
 

Argument n°33) LES ACTES HOMOS SONT CONTRAIRES À LA LOI NATURELLE.
 

Argument n°34) DIEU NE VEUT PAS ÇA DE TOI. TU N’ES PAS QUE ÇA. NE T’ENFERME PAS DANS TA TENDANCE.
 

Argument n°35) LA COLÈRE DE DIEU VA S’ABATTRE SUR SA CRÉATION.
 

Argument n°36) L’ÉGLISE RECOMMANDE D’ÊTRE CÉLIBATAIRE QUAND ON A UNE TENDANCE HOMO DURABLE.
 

Argument n°37) LE CÉLIBAT HOMOSEXUEL EST PLUS ÉPANOUISSANT QUE LE COUPLE HOMOSEXUEL.
 

Argument n°38) LA PRATIQUE HOMO ET LA PRATIQUE RELIGIEUSE SONT INCOMPATIBLES.
 

Argument n°39) C’EST TRÈS GRAVE DE PRATIQUER L’HOMOSEXUALITÉ CAR IL S’AGIT D’UN PÉCHÉ.
 

Argument n°40) PRATIQUER L’HOMOSEXUALITÉ EST NON SEULEMENT UN PÉCHÉ, MAIS UN PÉCHÉ TRÈS GRAVE.
 

Argument n°41) LA PRATIQUE HOMO, MÊME SOFT, EST DIABOLIQUE. ET TU RISQUES À CAUSE D’ELLE LA PERDITION DE TON ÂME ET L’ENFER.
 

Argument n°42) JE SUIS CONTRE LA PRATIQUE HOMO MAIS PAS CONTRE LES HOMOS.
 

Argument n°43) VOUS AVEZ TOUT DANS LE CATÉCHISME, DANS LA BIBLE. DE QUOI VOUS PLAIGNEZ-VOUS ?
 

Argument n°44) « UNE VIE SANS INTIMITÉ SEXUELLE EST LOIN D’ÊTRE UNE VIE SANS AMOUR ».
 

Argument n°45) LA CONTINENCE N’EST PAS UN RENONCEMENT À TON HOMOSEXUALITÉ.
 

Argument n°46) LES PERSONNES HOMOSEXUELLES CONTINENTES SONT UN CADEAU POUR L’ÉGLISE.
 

Argument n°47) SI TU AS LA FOI EN SON ACTION TOUTE PUISSANTE EN TOI, DIEU PEUT TE GUÉRIR (… pardon : « te libérer ». On n’a même plus le droit de parler de « gayrison », de nos jours…) ! IL SUFFIT D’Y CROIRE ET DE LE LAISSER FAIRE !
 

Argument n°48) Même si c’est dur et que ça ne se fera pas en un jour, TU DOIS T’EFFORCER DE T’ABSTENIR DE LA PRATIQUE HOMO, PAR HUMILITÉ ET OBÉISSANCE À L’ÉGLISE. ET AUSSI EN COMMUNION DE SOUFFRANCES PORTÉES PAR LE SEIGNEUR, ET D’EXPIATION DES PÉCHÉS DU MONDE QU’IL PORTE.
 

Argument n°49) LA CONTINENCE HOMOSEXUELLE EST UNE VOIE DE SAINTETÉ, VRAIMENT COURAGEUSE.
 

Argument n°50) ON VOUS ENCOURAGE, VOUS LES PERSONNES HOMOS CONTINENTES, À VIVRE CHASTEMENT DANS LE CÉLIBAT, DANS LA CONTINENCE, ET SUR UN CHEMIN DE SAINTETÉ CHRISTIQUE. ON EST LÀ. L’ÉGLISE CATHOLIQUE VOUS SOUTIENT À FOND !
 

Argument n°51) ON PEUT ÊTRE TRÈS HEUREUX EN VIVANT LA CONTINENCE. DIEU COMBLE.
 

Argument n°52) JE M’ABSTIENS DE PRATIQUER L’HOMOSEXUALITÉ POUR ME DONNER PLEINEMENT À JÉSUS, POUR LUI FAIRE PLAISIR.
 

Argument n°53) TU DOIS TENIR DANS LA CONTINENCE. AU NOM DE LA COHÉRENCE ET DE TON APOSTOLAT PUBLIC : TU AS CHARGE D’ÂMES ET IL TE FAUT RESTER FIDÈLE À TA PROMESSE D’HOMME PUBLIC, À LA SAINTETÉ.
 

Argument n°54) PEUT-ÊTRE QUE LA PLACE DÉRISOIRE DES PERSONNES HOMOSEXUELLES DANS L’ÉGLISE EST AU FOND LA MEILLEURE PLACE : CELLE DE MARIE OU ENCORE DE SAINT JEAN, SILENCIEUX PRÈS DE LA CROIX. POURQUOI EN VOULOIR UNE AUTRE ? SUIS LE CHEMIN DE LA PETITE THÉRÈSE.
 

Argument n°55) SI TU NE PEUX PAS RENONCER AU COUPLE HOMO PAR CONVICTION, PAR CROYANCE, OU POUR DES RAISONS DE SUR-NATURE, RENONCES-Y AU MOINS PAR PRAGMATISME ET RESPECT DE LA NATURE.
 

Argument n°56) SI TU NE TE RECONNAIS PAS DANS LA PRATIQUE HOMO, ET QUE TA RELATION À DIEU ET TON AMOUR DE L’ÉGLISE SONT PLUS FORTS, N’AS-TU JAMAIS PENSÉ À ÊTRE PRÊTRE ? À ÊTRE MOINE ? OU À TE MARIER AVEC UNE FEMME, UN PEU DANS UNE UNION SPIRITUELLE COMME CELLE QU’A VÉCUE JACQUES MARITAIN (intellectuel homosexuel français, 1882-1973) AVEC SA FEMME RAÏSSA ?
 

Argument n°57) L’HOMOSEXUALITÉ REFOULÉE DES PRÊTRES OU DES HOMMES MARIÉS EST UNE EXTRAPOLATION À LA FRÉDÉRIC MARTEL QUI NE CROIT NI AU CÉLIBAT CONSACRÉ CONTINENT NI À LA PURETÉ ET À L’INDISSOLUBILITÉ DU MARIAGE. L’HOMOSEXUALITÉ SACERDOTALE EST UNE LÉGENDE URBAINE POUR HOMOSEXUALISER LE MONDE ENTIER, ET EN PARTICULIER L’ÉGLISE.
 
 
 

CONCLUSION