Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

Le mythe que « faire une fellation, certain(e)s aimeraient vraiment ça »


 

De plus en plus d’hommes mariés (qui se croient ou/et disent « hétéros ») me contactent en ce moment parce qu’ils se croient homosexuels (ou attirés par des transsexuels) du fait de se sentir frustrés ou non-satisfaits sexuellement par leur épouse. Et leur croyance/peur soudaine d’être homos, ou la frustration/les reproches croissants qu’ils font à leur épouse, se cristallisent en particulier autour de la fellation (un peu moins de la sodomie : ils sont un peu plus capables de reconnaître que la sodomie puisse faire mal ou déplaire à leur partenaire sexuel-le. La fellation, non.).
 

Il existe une grande naïveté, idéalisation et ignorance croissante à ce sujet. À cause de l’unique son de cloche sur la fellation qu’on entend socialement, à savoir celui des jouisseurs/bénéficiaires de la fellation. À cause du silence de ceux qui la réalisent concrètement mais qui se forcent à banaliser l’acte, en pensant que « maintenant tout le monde le fait », donc que « ça doit être bien et plaisant pour tous ». À cause du ressenti de ces hommes « hétéros » au moment des fellations qu’ils ont pu connaître avant leur mariage (ils s’auto-persuadent alors qu’un si grand « bonheur » doit forcément être partagé par la personne qui le leur fait vivre ! par pur transfert ou projection perverse-narcissique), à cause des simulations de jouissance singée par les actrices pornos ou les acteurs pornos gays qu’ils ont vus sur leur écran (on voit d’ici l’attitude lascive de certaines stars du X feignant de se délecter de se faire éjaculer facialement dessus…), à cause de l’assignation sociale de la fellation majoritairement à l’homosexualité (et pour cause : dans les relations homos, la fellation et la sodomie sont de plus en plus présentées comme les passages obligés de la vie génitale et amoureuse), ces spectateurs masculins non-homosexuels finissent par s’imaginer naïvement que « la fellation c’est génial non seulement pour celui qui se fait sucer mais aussi pour celui/celle qui suce », qu’ils « sont peut-être homos pour désirer/fantasmer aussi fort la fellation », et enfin que « leur femme n’est qu’une coincée qui n’a rien compris au plaisir dont elle se prive, qu’une capricieuse, et même une despote désobéissante qui ne remplit pas son devoir conjugal de satisfaction de son mari, et qui le pousse à la ‘torture’ que serait la frustration ». Ça va loin.
 

Alors on va tout de suite se réveiller et désacraliser la fellation. Puisque visiblement, de moins en moins de monde voit de mal là-dedans (ni non plus dans la masturbation, la pornographie, l’adultère, la prostitution, la sodomie : toutes ces pratiques n’auraient aucune valeur morale, ne seraient « qu’une question de goûts personnels » et ne génèreraient aucune violence/souffrance universelle…).
 

Je dirais donc, pour tordre le cou aux idées reçues sur la fellation, à la croyance qu’on peut « aimer ça » (côté suceur), et donc à ces angoisses de pseudo « homosexualité » de maris frustrés, que la fellation, en vrai, et quoi qu’en disent les personnes qui réécrivent l’acte et leur ressenti du moment par leurs bonnes intentions, ce n’est agréable principalement que pour la personne sucée mais quasiment pas pour la personne qui suce. Et croyez-moi, je parle par expérience, et en ayant écouté de nombreuses personnes homosexuelles (ou même des femmes mariées) me décrire leur ressenti sensoriel et gustatif. La fellation, c’est – toujours et pour tout le monde – désagréable au goût, écoeurant, même si ce n’est en revanche pas toujours vécu comme une pratique avilissante ou dégradante (je suis bien placé pour le dire : je l’ai connue et pratiquée dans un cadre respectueux, apparemment libre, où j’ai réussi à trouver ça plaisant – non pas en soi mais parce que je sentais que je procurais un plaisir intense à mon partenaire qui finissait par avoir des retombées sur mon propre plaisir). La fellation, pour celui ou celle qui la fait, ce n’est pas agréable en bouche (odeur et goût dégueulasses du sperme, des sécrétions sexuelles et de l’urine + envie de vomir d’avoir un gros membre protubérant enfoncé dans la bouche et tamponnant le fond de la gorge : j’ai entendu plusieurs témoignages allant dans ce sens, c’est-à-dire des gars qui se forçaient à ne pas vomir et à penser à autre chose pendant qu’ils suçaient, pour oublier leur dégoût). De surcroît, la fellation est une pratique qui n’est pas véritablement libre ni égalitaire : la personne sucée a beaucoup plus de plaisir physique que la personne qui suce (le fossé entre les plaisirs est énorme) ; il n’y a pas de face à face ; la personne suçante est agenouillée, et bien souvent rabaissée au rôle d’esclave, dans le cadre de la prostitution ou du « plan cul », au rang de spectatrice du « cadeau »/de la gâterie qu’elle fait à l’autre, de servante qui attend son tour (ou pas).
 

Au fond du fond, même si les médias et la plupart des sexologues – soumis à un relativisme bon ton – n’osent pas l’avouer et avancent que les pratiques de fellation et de sodomie sont normales et jouissives pour les deux partenaires sexuels, même si certaines femmes disent qu’elles « aiment sucer leur compagnon/aiment le goût de sa bite » pour reconquérir la liberté et la dignité qu’elles perdent dans une relation amoureuse déséquilibrée, la fellation n’est agréable pour personne, voire même dégoûte toute personne qui la fait. C’est tabou de le dire et de le présenter comme une vérité générale. Mais si vous n’êtes pas d’accord, donnez-moi des contre-exemples pour que je change d’avis. Et je changerais d’avis. Pour l’instant, je n’ai jamais rencontré de suceur ou de suceuse qui, même dans un cadre amoureux respectueux et fidèle, aime gustativement ça et n’éprouve pas de dégoût. Tout comme je n’ai jamais rencontré de fumeurs – y compris chez ceux qui disent qu’ils ont appris avec le temps à aimer et à savourer le plaisir d’« en griller une » – qui n’ont pas trouvé leur première clope « dégueulasse ». De même, il faut arrêter de nous mentir sur la fellation, ou que certains hommes, conditionnés par le monde pervers et déformant du porno, s’imaginent à tort que leur femme puisse « aimer ça » et « y trouver du plaisir (en se forçant un peu et avec le temps) ». C’est faux. Le temps ou la bonne volonté ou le « faire plaisir » ou l’habitude ne changera rien à la violence et au dégoût objectif que génère cette pratique.
 

Donc écoutez-moi bien : vous avez non seulement le droit de refuser une fellation (même dans le cadre d’une relation établie, autorisée, longue, mariée, « de confiance »), mais en plus, vous avez le devoir de dire que c’est dégueulasse pour tout le monde (y compris pour la personne qui – pour des pressions et des chantages multiples – peur de décevoir, peur de perdre son partenaire, peur de dire non, peur de priver son partenaire d’une plaisir immense, etc. – va réécrire ses sensations et se forcer à dire qu’elle « a appris à aimer »). Jusqu’à preuve du contraire, la fellation, ce n’est bon que pour une seule des deux personnes qui la vivent, donc c’est une pratique à 80% égoïste, avilissante, inégalitaire et violente.

La supériorité française


 

Il existe une supériorité française. Et je le dis sans orgueil ni chauvinisme ni eugénisme xénophobe ni patriotisme/civilisationnisme conquérant. Mais parce que c’est la réalité et la vérité. Et qu’il s’agit d’une supériorité qui n’est pas humaine… donc qui ne donne aucun mérite à personne. Plus qu’une simple exceptionnalité ou une belle singularité culturelle ou une excellence stylistique ou une « identité » nationale, il existe une supériorité française. J’ose parler de supériorité. J’ose établir une « hiérarchie » mondiale des Nations. Même si celle-ci – qui place inconsciemment la France sur le haut de la pyramide – est inclusive et non exclusive (comme toute préférence juste, en fait : Jésus a bien préféré Jean, bien qu’Il aime tout le monde et n’écarte personne). Même si le fait que la France soit la meilleure ne désigne pas les autres États comme de la merde ou comme des Nations mineures et méprisables. Même si cette supériorité ne nous met pas à l’abri, nous Français, de la connerie ou de la rétrogradation/décadence/faute/despotisme/Franc-Maçonnerie (Bien au contraire ! Dans « franc-maçon », je rappelle à tout hasard qu’il y a « franc » !). Même si elle ne nous rend pas, nous Français, plus méritants que les autres (puisqu’elle est surtout d’ordre surnaturel, donc de l’ordre de la Grâce, de la préférence et de l’élection divine… et que Dieu ne se laisse pas enfermer dans des frontières topographiques) : elle nous rend juste plus responsables, et donc aussi plus coupables si nous n’obéissons pas à cette supériorité donnée arbitrairement/gratuitement. Comme dit Jésus (Lc 12, 48), « À ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. »
 

Je me suis rendu compte de cette supériorité française très innocemment, un peu par accident, sans du tout l’avoir calculé, sans avoir été spécialement conditionné par une éducation ou un milieu patriote voire même monarchiste/royaliste qui me l’aurait mise dans le crâne : deux parents profs, de classe très moyenne, dont un papa espagnol, fréquentant une paroisse gauchiste dans une ville ouvrière de province comme Cholet : il y a plus nationaliste qu’un binational comme moi !). Pour prendre une image parlante, j’ai découvert la supériorité française un peu comme un élève ayant reçu un enseignement solide pendant toute sa scolarité dans un établissement scolaire de qualité, ne le conscientisant pas puisqu’il a été majoritairement entouré de camarades tout aussi exigeants, futés et curieux que lui, ne mesurerait sa solidité/supériorité/force cognitive, intellectuelle, comportementale et même spirituelle, qu’une fois en contact avec l’extérieur de son lycée, qu’une fois confronté à des élèves médiocres d’autres établissements bien moins prestigieux que le sien et à l’enseignement douteux, inconsistant et fébrile. À force de voyager dans différents pays du Monde, de rencontrer des étrangers et de découvrir que, malgré nos richesses partagées, nos échanges nourris et la singularité des êtres humains (il est évident que chaque pays a ses exceptions d’esprits brillants, de grands humoristes, de grands leaders et de penseurs : heureusement !), j’ai ressenti dans mon cœur et dans ma tête qu’il y avait un « choc culturel », un point de rupture ou de non-rencontre des intelligences et des ressentis, une incommunicabilité profonde, un fossé d’incompréhension insurmontable, entre moi et les habitants par exemple d’Afrique, d’Amérique Latine, des États-Unis, d’Asie. Et cette barrière n’était évidemment pas d’ordre simplement linguistique (puisque j’ai la chance de maîtriser plusieurs langues – le français, l’espagnol et l’anglais – très internationales). Elle était plus profonde. Plus ontologique. Par exemple, il est très difficile pour moi de me faire comprendre ou de me sentir pleinement compris par un Latino-américain, que je trouve en général carriériste, naïf, mièvre et sentimental, instable émotionnellement, pas assez fiable dans la parole donnée ou dans la ponctualité et la précision, pas assez cérébral, pas assez critique ni assez inventif dans sa réflexion. Et bien sûr, mon constat est forcément faussé par les nombreuses exceptions à cette règle que je rencontre dans la vraie vie. Mais voilà : j’aime la subtilité, la longanimité, l’acuité, la jugeote, l’assise intellectuelle et spirituelle, la sensibilité françaises… que je trouve peu ailleurs, il est vrai.
 

J’ai bien conscience que je vais parler, pour décrire et appuyer mon « intuition » (je n’aime pas ce mot, mais bon…) de l’existence de la supériorité française, de réalités invisibles (mais non moins réelles !) qui d’emblée me discréditeront par leur apparente inconsistance, subjectivité et non-scientificité, et qui apparaîtront aux yeux de beaucoup d’entre vous comme des irréalités, des délires mégalomaniaques de « natio » radicalisé, une prétention insultante ou inquiétante. Mais tant pis. Je me prête à l’exercice. Comprendront ceux qui pourront comprendre (… donc sans doute quasiment que des Français ! haha ! ou du moins des amateurs de la France).
 
 
 

SUPÉRIORITÉ GÉOGRAPHIQUE ET CLIMATIQUE
 

Commençons d’abord par la terre (et on terminera avec le Ciel !^^). La France, par bien des aspects géographiques, naturels, ressemble à un paradis, à un territoire idéal que bien des pays aux conditions climatiques plus éprouvantes nous envient (je pense à certains continents, durement attaqués par la sécheresse, les ouragans, les froids glaciaires ou au contraire les fortes chaleurs, les intempéries, les moustiques et les bêtes, une température élevée, les tremblements de terre et l’activité volcanique, etc.). La France, elle, bénéficie d’un climat tempéré. Ni trop chaud, ni trop froid. Elle jouit d’une très grande diversité de paysages (mers, fleuve, montagnes, plaines, vallées). C’est vraiment beau et divers, la France ! En gros, on est bien situés sur la Mappemonde ! En plus, on n’est pas sur une des 12 plaques tectoniques les plus cap de la Planète. Il fait bon vivre en France.
 

Et la France n’a pas à rougir des produits de la terre qu’elle offre. Je ne m’étendrai pas trop sur les aliments et les goûts coco-rico (car ça, c’est ce qu’il y a de plus subjectif et de moins universel)… mais faites l’expérience de goûter des viennoiseries et des desserts en Italie, en Espagne, en Amérique Latine, en Afrique… eh ben vous allez être globalement déçus du voyage ! J’ai fait le test à Londres de manger une baguette de pain : un désastre (désastre qui m’a été confirmé par beaucoup d’expat’ français vivant là-bas). Quel pays peut, au niveau gastronomique, rivaliser avec le pain français, le fromage français, le beurre salé, le saucisson, le foie gras, le vin français, franchement ? Pas beaucoup. Même si, bien entendu, dans n’importe quel pays du Monde, à n’en point douter, on mange bien. Mais désolé, en France, on mange mieux ! Et ça, beaucoup d’étrangers le reconnaissent. Et la cuisine française s’exporte énormément dans les pays qui se boboïsent à vitesse grand « V » (comme par exemple le Pérou).
 

 
 
 

SUPÉRIORITÉ D’INTELLIGENCE
 

Je vois globalement en France une supériorité d’intelligence (même si, en ce moment, le niveau baisse considérablement avec l’arrivée des nouvelles technologies, de la culture globalisée et de la main-mise de la Franc-Maçonnerie y compris sur l’éducation). Chez les Français, je trouve quand même que ça percute bien, ça comprend vite. Même s’il y a des cons partout, ou que le revers de cette supériorité peut être l’orgueil et la fermeture d’esprit justement, je constate qu’en France il y a des têtes et des cerveaux globalement « bien faits », des gars et des filles qui captent rapidement, qui vont plus loin dans leur réflexion, dans le sens critique, dans l’humour aussi, qui ont une inquiétude intellectuelle que j’observe beaucoup moins ailleurs, et qui n’est pas de l’ordre de la posture, de l’obéissance militaire millimétrée (comme en Allemagne) ou de l’opposition de principe (comme on peut l’observer aux États-Unis par exemple, en Pologne ou au Brésil) mais au contraire qui appartient à la sagesse sereine, ferme, exigeante et rebelle à la fois. En France, on nous la fait rarement à l’envers. C’est par exemple la Nation où les manifestations anti-mariage gay ont été mondialement les plus imposantes : ce mouvement de contre-pouvoir a d’ailleurs surpris tout le monde. À nous, Français, on ne nous impose pas n’importe quelle loi. On aime bien comprendre. Quitte à être tatillon et à discuter la virgule. Il existe en France une résistance à la bêtise, une capacité collective de penser, et de bien penser, de s’organiser et de construire une réflexion profonde. Certaines mauvaises langues mettront ça sur le compte de notre mécontentement constant, de notre soi-disant « complexité » (masturbation intellectuelle) ou « intransigeance », de notre réunionite aiguë ou de notre manie chronique de toujours faire grève, de toujours contester tout, d’organiser plein de manifs. Mais ce n’est pas vrai. En France, nous avons l’amour du débat collégial. Et nous savons penser. Nous ne sommes pas comme en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas, au Luxembourg, où la diplomatie et les bonnes manières de petit soldat bien élevé laissent souvent place à l’ouverture excessive et relativiste à tous les courants de pensée, y compris les plus toxiques… et nous ne sommes pas non plus, dans l’extrême inverse, en Italie, en Espagne, aux États-Unis où il n’y a plus de débats tant la confrontation des points de vue vire régulièrement à la foire d’empoigne et aux coups d’éclats, ni encore moins dans des pays (comme la Chine, l’Inde, la Russie, etc.) où le totalitarisme est tel qu’il n’y a tout simplement pas de débat. En France, au contraire, il y a du débat à la fois à couteaux tirés, c’est-à-dire passionné, et de haute volée. C’est finalement pas la bataille de poissons du village d’Astérix.
 

La France – je crois que c’est inné – est le pays de l’intelligence (et ce n’est même pas une flatterie que je fais là : l’intelligence, c’est neutre, c’est à double tranchant, et ça dépend surtout qui et quoi elle sert). Autant l’Italie a su donner au Monde des musiciens et des saints, l’Allemagne des musiciens, l’Espagne des peintres, la Russie et les États-Unis des sportifs des astronautes des négociants et des architectes, l’Inde des danseurs, la Chine des acrobates et des informaticiens, l’Angleterre et la Suisse des banquiers et des exploitants miniers, autant la France a nourri la Planète par ses penseurs, ses philosophes, ses inventeurs, ses penseurs politiques et ses écrivains, très souvent cités par les autres pays du Monde.
 

Pour donner un seul exemple de cette supériorité intellectuelle française, je m’arrêterai tout simplement sur un trio d’humoristes qui a bercé mon enfance et qui a littéralement embarqué tout mon pays (et pas seulement une minorité ou une seule classe sociale) pendant près de 10 ans (de 1985 à 1995) : les Inconnus. En effet, la France est un pays qui a été capable de porter tout entier et de manière unanime un trio comique pourtant anti-politiquement correct, ultra corrosif et dangereux pour le pouvoir politique en place. Je n’ai vu cette truculence et cette audace critique nationale nulle part ailleurs (Par exemple, en Espagne, El Tricicle est un trio clownesque certes plaisant mais qui n’atteint absolument pas le degré d’insolence et d’intelligence collective des Inconnus). Dans les autres pays, les humoristes poil-à-gratter sont au mieux marginalisés, au pire soumis au Système (bien qu’étiquetés « rebelles ») et ne sont pas l’objet d’une identification nationale massive.
 

 
 
 

SUPÉRIORITÉ POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE
 

Même si le shérif Trump a qualifié dernièrement (et accidentellement ?) Emmanuel Macron de « Premier Ministre de la France » (et bim ! Mais en même temps, venant d’un gros beauf comme lui, c’est presque un compliment pour le dirigeant français), même si nous collectionnons depuis la Révolution Française (il faut le dire) – donc depuis l’imposition du modèle républicain et « démocratique » – les mauvais président (pas besoin de tous regarder vers François Hollande et François Mitterrand… ni d’idéaliser non plus Sarkozy ou le Général de Gaulle), la France est une Nation qui pèse voire qui prime sur l’échiquier politique et économique international. Elle est entre la 6e et la 7e puissance économique mondiale. Et le français est officiellement la langue diplomatique. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c’est la langue obligatoire lors de tout rassemblement mondial, des Jeux Olympiques en passant par les sommets de l’ONU. Le français s’invite à la table de toutes les négociations universelles !
 

La France est aussi le pays prescripteur des principales orientations politiques des Nations post-modernes dites « démocratiques ». Ayant été la première Puissance économique mondiale sous Louis XVI, juste avant la Révolution de 1789, c’est elle qui dirige l’agenda politique universel depuis le XIXe siècle. Cette hégémonie centralisatrice a perduré et s’est vu illustrée par l’Empire conquérant et fortement administratisé de Napoléon Bonaparte. La France est une terre où se sont réglés beaucoup de conflits qui ont changé la face du Monde (exemple : le débarquement en Normandie lors de la Seconde Guerre Mondiale), où se sont signés les grands traités de Paix (exemples : Première et Seconde Guerres Mondiales), où les mouvements de conquête les plus coriaces ont buté contre un os (exemple : Charles Martel avec les musulmans, Jeanne d’Arc face à l’invasion anglaise, les sempiternelles et nombreuses guerres entre la France et l’Angleterre, etc.).
 

Et c’est sur la base de la Déclaration Universelle des « Droits de l’Homme » que se sont établis le capitalisme et l’Humanisme intégral qui constituent les deux principaux piliers du Gouvernement Mondial actuel. Aujourd’hui, force est de constater que les législations politiques nationales d’énormément de pays du Globe se calquent sur la devise nationale française « Liberté, Égalité, Fraternité ». La France Républicaine de la Révolution Française et des Lumières a énoncé le credo mondial sur lequel la plupart des Nations du Monde sont désormais obligées de se soumettre. La France, en quelque sorte, sert de patron à plein de structures architecturales, urbaines (les boulevards haussmanniens ont été exportés en Amérique Latine, et en particulier l’Argentine), de transports, et même politiques.
 

Un certain nombre de pays d’Afrique, par exemple, parlent français et a été dessinés/civilisés/éduqués par la France (exploités, aussi…). Contrairement à la Belgique, à l’Espagne ou au Portugual, la France a su garder (longtemps) ses colonies. Parce qu’il y a eu un vrai mélange, une solide rencontre des personnes et des cœurs (même si, évidemment, je n’idéalise ni ne nie les désastres d’une certaine colonisation). En gros, entre la France et ses territoires colonisés, ça n’a pas été un furtif « plan cul », mais bien un métissage durable et fécond, dont on peut observer les beaux fruits aujourd’hui rien qu’en regardant la diversité de population vivant dans l’Hexagone.
 

Bien sûr, comme la France a une identité forte et rassembleuse, tournée vers l’extérieur mais néanmoins très centralisée aussi, il est normal que, comme en Allemagne, elle devienne le terrain de revendications identitaires fortes, et parfois houleuses et radicalisées (en lien avec la colonisation, l’immigration et l’Islam). Mais contrairement à l’Espagne par exemple (où les clivages communautaires frisent souvent la guerre civile : la Catalogne ou le Pays Basque, par exemple, réclament leur indépendance), contrairement à d’autres pays plus fédéralistes (les États-Unis, l’Angleterre) où le multiculturalisme est devenue religion d’État et noie tout espoir d’identité unique clairement discernable et assumable par toute une population, la France a réussi à la fois son multiculturalisme (qui n’est pas, du coup, qu’une vitrine marketing abstraite, mais une réalité, quoi qu’en disent les pourfendeurs de la « Nation Black-Blanc » et du multiculturalisme à la française) et son unité (Pour l’instant, la Corse, la Bretagne, et les DOM-TOM n’ont pas encore exprimé de velléités d’indépendance radicale : la Vendée avait essayé… et on a vu ce que ça a donné comme génocide). Cette unité dans la diversité, c’est un exploit que beaucoup de pays du Monde ne parviennent pas à atteindre… même s’il faut reconnaître qu’actuellement, le risque de guerre civile guette aussi la France, comme il guette mondialement quasiment tous les pays du Globe, encore plus depuis la crise sanitaire du Coronavirus qui ne fait que creuser les inégalités et la misère. C’est pourquoi la France est un bon baromètre de l’économie et de la politique planétaire.
 

L’Angleterre est une culture mondialisée, donc patchwork : baladez-vous à Londres, et vous vous sentirez noyés dans un melting-pot sans cohérence, sans goûts, où l’anticonformisme et la différence-originalité sont lois et empêchent toute identité préférentielle, tout relief, tout caractère, toute affirmation d’une pensée profonde. Et pour les autres pays, ils sont folklorisés aussi : je pense aux continents vivant du tourisme et de leurs quelques monuments historiques, ou se trouvant encore sous tutelle d’accords économiques les maintenant dans une dépendance matérielle et politique à des pays plus puissants qu’eux. Ce n’est pas vraiment le cas de la France… même si elle n’échappe malheureusement pas non plus au folklorisme mondialisé : à cause du foot, en grande partie, et du « pain et des jeux » qui la symbolisent dernièrement dans les mass médias.
 

Diplomatiquement parlant, je trouve que la France est globalement un pays très aimé et très respecté. Son seul nom génère du rêve et de l’admiration sur les visages des étrangers que nous croisons (même si, sur les vingt dernières années écoulées, il faut reconnaître que le vent de la french friendly attitude mondiale a commencé à tourner, comme on peut le constater récemment avec les prises d’otages ou encore l’assassinat de touristes français au Niger en août 2020 : l’envie vire parfois à la jalousie voire à la vengeance). Cela dit, la France occupe – en tout cas au vu de ce que j’ai pu observer de mes propres yeux – un statut non seulement à part mais une place de chouchou dans le cœur de beaucoup d’étrangers. Et cette french préférence ne semble pas s’émousser avec le temps, bien au contraire. Grâce à des films qui lui offrent une vitrine de rêve (des James Bond en passant par les pubs de parfums, jusqu’aux dessins animés comme « Ratatouille », « Le Bossu de Notre-Dame », « Miraculous » ou « Anastasia »), grâce à des parcs à thèmes tels que Disneyland Paris qui élisent domicile en France ou qui, comme Le Puy du Fou en Vendée, sont de purs produits made in France que le Monde entier applaudit, la France n’en finit pas d’attirer. La France est un pôle attractif. Macron veut d’ailleurs attirer à elle les entreprises pour en faire une « Start-up Nation ».
 

À quelques exceptions près, y compris dans les pays qu’elle a colonisés, la France, mondialement, n’est pas vue comme l’oppresseur ni traitée comme l’envahisseur espagnol, anglais, allemand, chinois ou russe. Non non. La France reçoit un accueil spécial. Tu arrives dans un pays en disant que tu es français, et on te fait les yeux doux. Croyez-moi, j’ai pu le vérifier en Côte d’Ivoire, au Pérou, au Liban, en Espagne, au Mexique, en Italie, aux États-Unis, au Honduras, etc. !
 

La langue française, elle aussi, est très aimée, voire même préféré à l’anglais. L’anglais, c’est beauf, c’est commercial et marketing, c’est vulgaire. Le français, au contraire, c’est la sophistication, la classe, la culture, le raffinement, l’intelligence, la distinction. D’ailleurs, Le français, en général, est la « seconde langue » qu’on apprend par goût et comme un « plus » dans les collèges du Monde entier, et non la « première langue » imposée et obligatoire de l’hégémonique anglosaxonne ou hispanique, ni l’imbuvable langue rare (l’allemand ou le russe ou le chinois…) impossible à apprendre.
 

Et concernant l’empreinte musicale politique que laisse la France dans les cœurs étrangers, je donne ma main à couper que l’hymne français est plus connu que les autres (l’hymne anglais https://youtu.be/XmGKB_Iy59k, chinois https://youtu.be/473kDRArC5g, nord-américain https://youtu.be/c9UzA1uFudI, russe https://youtu.be/EmaH4eXEkIA, qui les connaît et pourrait les sortir aussi spontanément que l’hymne français, honnêtement ?)
 

La preuve que France a réellement gagné la bataille politique, c’est que même quand elle est chantée (je pense à « Douce France » de Charles Trénet, ou à « La Langue de chez nous » d’Yves Duteuil), elle ne tombe jamais dans le kitsch folkloriste (contrairement au répertoire national espagnol, par exemple) ni dans la débauche multiculturaliste ou nationaliste (comme au Liban, au Mexique, au Pérou et dans tant de pays où on voit des signes ostentatoires de patriotisme coloré et criard – autrement dit des drapeaux ! – à tous les coins de rue et sur tous les pare-brise !). En France, il n’y a pas de drapeaux partout… et quand on en voit, ça reste très exceptionnel : c’est à la Libération, pendant la Coupe du Monde, ou bien aux meetings pathétiques de la droite et de l’extrême droite. La France, même quand elle expose son patrimoine (et Dieu sait s’il est riche et chargé d’Histoire : on n’a pas l’Histoire amputée et rétrécie de l’Amérique !), garde le charme discret et délicat du désuet éternel qui ne vieillira jamais. Finalement, nous, Français, n’avons pas besoin d’en faire des caisses pour être nous-mêmes, pas besoin d’arborer le drapeau tricolore jusque dans nos chiottes pour se sentir Gaulois, pas besoin de nous auto-convaincre – comme les Nations récentes ou fabriquées artificiellement ou trop meurtries par leur histoire ou même finissantes – que nous sommes un grand pays et un vrai caractère, pour l’être.

 

SUPÉRIORITÉ CULTURELLE ET AMOUREUSE
 

 

La France a, mondialement, une supériorité culturelle et amoureuse. C’est indéniable. Elle a gagné mondialement la bataille des goûts, du charme et des cœurs. Haut la main, d’ailleurs ! La France, c’est la classe internationale ! Les regards s’illuminent rien qu’en l’entendant nommée. Et je n’exagère même pas ! Ce n’est pas pour rien que, juste avant le COVID 19, elle a été la première puissance touristique au Monde (avec 60 millions de visiteurs étrangers chaque année) ! La Tour Eiffel est, je crois, le monument touristique mondial le plus connu. La Joconde – pourtant italienne – a élu domicile en France ! Les héros de bandes dessinées les plus connus au Monde sont issus de la langue française (Astérix, Tintin, Les Schtroumpfs, etc.). Les événements sportifs les plus prestigieux mondialement sont français (Les Jeux Olympiques créés par Pierre de Coubertin, Rolland Garros, Le Tour de France, etc.).
 

La France est symbole d’Excellence (luxe, parfumerie, gastronomie, vins, haute couture, tourisme) en plus de patrimoine. Comparez Paris avec Madrid ou Moscou ou même New York et Berlin : ces capitales font pâle figure à côté ! (et je préfère ne pas parler de la fadeur des autres mégapoles mondiales, notamment japonaises : métalliques, grises et ternes) À Paris, il y a des monuments à chaque coin de rue. Et le Château de Versailles ou le Mont Saint Michel se visiterait presque en plusieurs jours ! La vie française est tellement agréable que mon papa, pourtant espagnol de cœur, ne se verrait pas finir ses vieux jours en Espagne !
 

La France, elle est aussi à l’image de ma maman, qui est française et qui représente à mes yeux la quintessence française (https://www.araigneedudesert.fr/la-typique-francaise/), l’atout charme. Et je pense que ce n’est pas dû uniquement à elle. Le français/le Français/la Française boostent vraiment une carrière mondiale. Vous croyez que Céline Dion ou Jean Dujardin ou Alizée ou Mylène Farmer ou Jean-Paul Gaultier ou Yves Saint-Laurent ou Marion Cotillard ou Audrey Tautou auraient fait une carrière aussi flamboyante sans avoir été étiquetés « Ambassadeurs de la France » ou sans le sacré – et magique ! – coup de pouce de la France ? Pas sûr. Vous croyez que les stars les plus connues d’Hollywood (Marilyn Monroe, George Clooney, Natalie Portman, Sean Connery, Salma Hayek, Johnny Depp, etc.) se sont entichées d’un Français ou d’une Française par hasard ? Je ne pense pas. Vous croyez que les acteurs les plus célèbres du star system (Brad Pitt et Angelina Jolie, Jude Law, Elton John, etc.) choisissent de s’acheter une résidence secondaire en France les yeux fermés ? Non plus.
 

La France a gagné les cœurs de beaucoup de monde puisqu’elle représente la Vie et l’Amour par excellence. C’est fou le nombre d’Asiatiques qui viennent se faire photographier en mariés à Paris ! Ce n’est pas un hasard que le tube interplanétaire des Beatles « All you need is Love », commençant par « Love, Love, Love », démarre précisément sur l’hymne (odieux, soit dit en passant) de la Marseillaise. Quelques années auparavant, avec leur chanson « Michelle », ils avaient déjà associé clairement la France à l’Amour. Et le cliché de la touriste française ravageuse ou de l’hôte française séductrice n’a pas attendu les Beatles (ni Brigitte Bardot !) pour faire le tour du Monde (c.f. les danseuses du french cancan).
 

 

Ce n’est pas non plus un hasard si les étrangers adorent prononcer les mots « Vie » et « Amour » (Je pense par exemple à leur attachement à « La Vie en rose » d’Édith Piaf ; ou encore à la fausse chanteuse française In-Grid qui a fait un carton en Russie https://youtu.be/6t-EWEo7cVs ; ou bien à beaucoup de chansons des quatuors suédois tels que Abba ou Ace of Base, qui insèrent plein d’expressions françaises très courtes comme « Voulez-vous », « C’est la vie », « Liaisons dangereuses », etc., qui résonnent comme des invitations au désir).
 

 

Beaucoup d’étrangers adorent dire « J’adore » en français, d’ailleurs. À ce niveau-là, ce n’est même plus de l’Amour : c’est de l’adoration ! Je pense que l’Italie et l’Espagne arrivent en deuxième et troisième places concernant leurs assignation mondiale aux mots romantiques vitalistes et amoureux (avec le mythe fellinien de la « Dolce Vita », à des films comme « La Vita è bella » de Benigni, ou encore à la popularisation de la sensuelle gitane espagnole Carmen). Mais elles talonnent quand même la France de loin. Paris sera davantage choisie comme le lieu de voyage de noces que Rome. C’est sans conteste la ville la plus romantique du Monde.
 
 
 

SUPÉRIORITÉ SPIRITUELLE ET DIVINE
 

On pourrait croire que la supériorité spirituelle mondiale est représentée par des pays comme l’Israël-Palestine (territoire où est né Jésus et où convergeront toutes les Nations du Monde à la Fin des Temps), ou bien par l’Italie (pays qui abritent le Vatican, de nombreuses églises et de nombreux saints officiellement reconnus par l’Église Catholique). Eh bien je postule que c’est plutôt la France qui l’incarne ! Et je vais vous expliquer pourquoi, en citant un extrait de mon livre Homo-Bobo-Apo (2017) où j’ai dédié un chapitre à la France.
 

À mon avis, il y a des Nations (je pense à l’Espagne, à l’Italie, au Portugal, à la Pologne, au Brésil) ou des continents (l’Afrique, l’Amérique Centrale et du Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Europe du Nord et de l’Est et du Sud, la Russie) qui, concernant la Foi, n’ont pas – j’ai envie de dire – encore fait leur « crise d’adolescence ». Tandis que la France a certes douillé plus tôt religieusement parlant, mais au moins a vécu la purification douloureuse de la Révolution Française et des Lumières (expulsions d’ordres, confiscation des biens du clergé, assassinats massifs de congrégations religieuses, loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, laïcisme exacerbé, etc.). En France – contrairement à beaucoup d’autres pays dans le Monde où la religion catholique fait tellement partie visuellement du paysage culturel et politique qu’elle a généré côté catholique une forme d’endormissement des fidèles et des clercs, et côté profane une forme de contre-mouvement anti-catholique radicalisé qui s’abat déjà violemment contre les représentants visibles du christianisme – l’orage de la Révolution Française est passé depuis longtemps. Le Français lambda n’éprouve aucune animosité contre un fait religieux qu’il ignore, n’a pas envie de s’opposer à une communauté religieuse qui lui paraît invisible et étrange plus que dangereuse et omniprésente, et a donc peu de chance de se transformer en bouffeur de curés. Il est même prêt, face à l’avancée croissante de l’Islam ainsi que de la culture matérialiste sur le territoire français, de jouer nostalgiquement aux catholiques pour s’inventer une dissidence magnifique. Par conséquent, en France, on est loin, très loin, de l’ambiance anticléricale électrique et surchauffée qu’on peut observer dans des pays comme le Chili (où les églises sont incendiées), l’Espagne (où le catholicisme est encore associé au franquisme), ou sur le continent africain (où le christianisme est considéré comme une soumission au colonialisme ainsi qu’à la modernité occidentale). Autrement dit, pour résumer, la Révolution Française puis la politique/tradition laïciste qui s’en est suivie, même si elles ont fait et continuent de faire beaucoup de mal au catholicisme français, l’ont paradoxalement purifié par le martyre, raffermi et renouvelé, tout en lui permettant de s’affranchir du poids d’un cléricalisme multiséculaire observable en Italie ou en Espagne, ou d’un indécrottable protestantisme visible en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, et dans toute l’Afrique/Amérique Latine.
 

La France, quant à elle, échappe précisément à ces deux écueils (cléricaliste/protestant). Là où tous les cathos du Monde entier se font avoir comme des bleus et tombent soit dans le cucul (en mode « Carlo Acutis » ou « Laudato Si ») soit dans la contestation réactionnaire rigide et révoltée (ils applaudissent au Cardinal Sarah ou à Mgr Viganò, et voient le Pape François comme l’Antéchrist personnifié), les catholiques français sont plus subtils dans leur manière de vivre leur Foi : ils mêlent intelligence (foi intérieure) et émotion (foi extérieure), quand dans tant de Nations et de continents protestantisés ou islamisés ou new-ageïsés, soit c’est trop intellectualisé et légaliste, soit c’est au contraire trop émotionnel et la foi-spectacle. En France, pour le coup, c’est la bonne cuisson. Et je trouve les catholiques un peu plus équilibrés, humbles et solides, qu’ailleurs (je reconnais aussi cette solidité chez nos cousins italiens). Les catholiques français ont une culture de l’adversité et de la clandestinité/invisibilité qui les a endurcis, en même temps qu’une bonne assise théologique et intellectuelle. C’est de la bonne terre pour l’émergence et l’accueil du Grand Monarque, ça !
 

Qu’est-ce que la France a de si particulier pour être le siège de la royauté divine en personne ? D’abord elle est la Fille aînée de l’Église. Même si cette périphrase n’est pas à proprement parler « historique », elle est reprise par certains Papes (Jean-Paul II, le Pape François) pour qualifier la France et rappeler que, de par son baptême d’une part, et de par ses rois d’autre part, elle a une Mission particulièrement importante. De plus, la France est le seul pays où les rois ont été oints avec le Saint Chrême, donc par l’Esprit Saint, et non simplement par l’huile des malades comme c’est le cas pour les autres rois chrétiens du monde. La France est aussi le seul pays où la royauté est parfaitement unifiée à la chrétienté (baptême de Clovis à Reims en 498, consécration du roi saint Louis IX au Christ en 1226, apparitions de Cotignac en 1519 annonçant la naissance du roi Louis XIV, etc.). Sainte Jeanne d’Arc l’a bien rappelé par ses œuvres et en a payé de sa vie (Peu avant le sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429, Jeanne, par un pacte officiel et public en l’abbaye de Fleury-sur-Loire le 21 juin de la même année, a renouvelé le pacte de 498 conclu entre Dieu et le Royaume de France.) ! Le Christ est et a voulu être Roi de France. C’est par lui que la France reçoit sa Mission d’« Éducatrice des Peuples ».
 

Cette Mission évangélisatrice et pédagogique mondiale confiée spécialement à la France est visible à travers la présence de pléthore de saints français sur le territoire : ça va de saint Martin de Tours, en passant par sainte Geneviève (patronne de Paris), mais aussi saint Louis-Marie Vianney (le curé d’Ars), saint Louis-Marie Grignion de Montfort, sainte Bernadette Soubirous, saint François de Sales, saint Vincent de Paul, et bien sûr sainte Thérèse de Lisieux (carrément patronne des missions ! c’est dire le rayonnement mondial de cette petite carmélite !). Elle est aussi traduite par le fait qu’énormément d’œuvres françaises (Fondation Jérôme Lejeune, Emmaüs, L’Arche, Points-Cœurs, etc.), de communautés religieuses (L’Emmanuel, Les Foyers de Charité, Le Chemin Neuf, etc.) s’exportent partout dans le Monde. Je rappelle également que la France semble un pays particulièrement béni de Dieu pour le Monde puisque sainte Marie-Madeleine (excusez du peu !) est venue mourir en Provence (à la sainte Baume) ; que saint Joseph est apparu en 1660 à Cotignac (Var) à un berger nommé Gaspard Ricard ; et que Jésus en personne est apparu en 1673 à Paray-le-Monial (Bourgogne) à la religieuse sainte Marguerite-Marie Alacoque.
 

J’ajoute une troisième raison de poids pour justifier l’exceptionnalité divine française : la France est la nation chouchou de la Vierge Marie. C’est là que la mère de Dieu est apparue le plus de fois dans toute l’histoire de l’Humanité. Sur les quatorze apparitions mariales dans le monde reconnues officiellement par l’Église Catholique, quatre ont eu lieu en France (celle de l’Île Bouchard n’a même pas été comptabilisée alors qu’elle le mériterait amplement !). Par ailleurs, en reliant les points de cinq d’entre elles (Lourdes en 1858, Pontmain en 1871, Pellevoisin en 1876, la rue du Bac à Paris en 1830 et la Salette en 1846), cela forme la lettre « M » de Marie. La Vierge semble avoir apposé l’initiale de son prénom dans le cœur de la France. Cette élection virginale pour notre pays obéit à une logique surnaturelle et arbitraire, et non à la logique humaine du mérite ni de la valeur personnelle. Comme je le disais en introduction de mon article, le fait que la France soit préférée ne rend pas les Français meilleurs que les autres : elle les rend au contraire encore plus responsables, souffrants, et pécheurs si jamais ils n’honorent pas le privilège vocationnel qui leur est offert gratuitement et par pure Grâce. Et autant vous dire qu’on va déguster !
 

Enfin, la France est le lieu où la plus grande Pentecôte (descente diluvienne de l’Esprit Saint) devrait se produire. Comme l’a annoncé le bienheureux Marcel Van (1928-1959), vietnamien, elle sera particulièrement éprouvée, notamment à cause de la Franc-Maçonnerie (« Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-Maçonnerie. » (Jésus s’adressant à Marcel Van en 1945), mais aussi, pour le coup, très purifiée. Une autre mystique de compétition (pourtant très décriée en ce moment), Marthe Robin (1902-1981), a prédit le réveil de notre pays après une phase de profonde désolation ! Voilà les propos qu’elle a adressés au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité : « La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu’elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers Dieu, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de l’Église et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. » Puis elle a également dit à Philippe, un retraitant : « La France va descendre jusqu’au fond de l’abîme, jusqu’au point où l’on ne verra plus aucune solution humaine de relèvement. Elle restera toute seule, délaissée de toutes les autres nations qui se détourneront d’elle, après l’avoir conduite à sa perte. Elle ne restera pas longtemps dans cette extrémité. Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu’il ne leur restera plus aucun moyen humain… La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge. C’est Elle qui sauvera la France et le monde… Le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit : ce sera la nouvelle Pentecôte, le second ‘avènement’ du Saint-Esprit. » Marthe, pour parler du sursaut et de la Pentecôte que va prochainement vivre la France, a employé l’image de la balle qui tombe au sol et qui rebondit instantanément. Donc cette Pentecôte est imminente.
 

Lors des tribulations, le combat spirituel n’épargnera aucun endroit ni cœur humain de la surface de la terre. Il n’y a pas de doute là-dessus. Mais je crois qu’il va être corsé et exceptionnellement explosif sur l’échiquier français, et en particulier parisien ! Toujours dans le film « Wonder Woman » (2017) de Patty Jenkins, la Pyramide du Louvre, musée le plus visité de la planète, est explicitement pointée comme la « noirceur qui tapit dans le monde ». Cela ne m’étonnerait pas qu’à l’heure actuelle il se déroule dans ses couloirs souterrains des messes noires et une activité rituelle satanique autour des sarcophages et autres reliques mortuaires de l’Égypte Ancienne ou des civilisations amérindiennes… Et pourtant, la capitale française est désignée aussi dans le générique final de ce même film comme le terrain idéal de conquête et de Mission « pacifique » du Gouvernement Mondial. C’est donc que la France, en plus d’être le centre névralgique de la conspiration maçonnique antéchristique, constitue un espace unique de résistance mondiale à l’Antéchrist ! On va bien s’amuser ! Paris la romantique, la « seconde Jérusalem » comme la baptise sœur Catherine Filljung (1848-1915), sera un haut lieu de martyre. « Le premier soulèvement se fera dans la ville de Paris et ce trône de mauvais rois s’écroulera comme la ville et ses victimes périront dans ses murs… Bien des fois les flammes et le feu se sont montrés dans cette ville criminelle. Mais cette fois ce sera la grêle de feu ensoufrée et qui étouffera les coupables. » (c.f. extase de Marie-Julie Jahenny du 27 avril 1877) ; « Paris sera brûlée et Marseille engloutie. » (c.f. secret de la Vierge Marie à la Salette, 1846).
 
 
 

Pour conclure cet article sur la supériorité française, je vous invite avec joie, paix, humilité et espérance, à accueillir l’existence de ce concept et de cette réalité invisible, sans y voir une quelconque manigance partisane FN, RN, royaliste, messianiste, prophétique ou millénariste. Je suis de gauche, je ne prends pas la France pour le Royaume de Dieu (le Royaume de Dieu n’est pas terrestre), je ne me fais pas le chantre d’une « France Catholique », d’une « Civilisation française/Royaume de France aux racines chrétiennes » ni d’un « esprit français » à la Zemmour (lui est napoléonien, civilisationiste, et pas catho : c’est pourquoi on n’applaudit pas lui et moi la même supériorité française, et qu’à mon avis, il ne l’a pas comprise, car pour la comprendre, il faut avoir accueilli pleinement avec son cœur Jésus et l’Église Catholique guidée actuellement par le Pape François). Je dis juste que la supériorité française est un don à reconnaître, une préférence réelle à honorer, et une responsabilité qui nous rend encore plus acteurs de l’annonce de la Victoire de Jésus sur le Monde.

Le Pape François défend ouvertement l’Union Civile : ligne rouge franchie


 

Je pensais que c’était une blague ou une déformation journalistique… mais non. Le Pape François défend clairement les Unions Civiles. Ceci étant, le Pape n’est que le haut-parleur de la majorité des catholiques (Je le sais bien puisque personne ne m’a défendu quand je m’oppose à l’Union Civile, et je sais que 99 % des catholiques est pour l’Union Civile « pour sauver le mariage-sacrement »). La faute ne revient pas au seul Pape. Il n’est que le reflet de la pensée catholique commune. Donc ça ne sert à rien de se jeter sur lui en mode « lynchage ». La faute, elle est portée par quasiment tous les catholiques, y compris ceux qui sont contre les Unions Civiles mais pour les mauvaises raisons, vu qu’ils empêchent qu’on parle d’homosexualité, et qu’ils ne relayent pas mon message. Je ne vais pas m’étendre en explications sur la gravité de l’Union Civile : vous avez largement assez avec mes écrits et mes vidéos (c.f. mon site CUCH), et avec mon documentaire Les Folles de Dieu que vous verrez prochainement (il comprend tout un chapitre de dénonciation/explication de l’Union Civile). Je me contenterai ici juste de citer le mail que je viens d’envoyer à un ami cardinal proche du Pape :
 

« Cher XXX,
 

Merci de te réjouir de la validation de notre documentaire « Les Folles de Dieu » par une plate-forme. Mais, malgré la bonne nouvelle (j’ai eu par téléphone un très bon contact avec les responsables, et un « engagement moral » clairement énoncé), elle me semble compromise. Ça fait 10 jours que nous avons envoyé les extraits vidéo qu’ils nous ont demandés pour se faire une idée… et depuis, pas de réponse. J’ai conscience que l’enthousiasme initial peut s’éteindre rapidement face aux messages scandaleux – mais pas monolithiques – de notre film (« L’union homo n’est pas de l’Amour », « Le mariage gay est un trafic d’enfants », « Nous prônons la continence »… Tous les témoins ne les portent pas). D’autant plus parce que nous collaborons avec des personnes qui ne sont pas croyantes. Même si elles savent que nous sommes rejetés autant par les « gays friendly » que par les catholiques.
 

Autre chose que je tenais à te dire : je n’y croyais pas, mais j’apprends que le Pape François vient de dire explicitement dans un documentaire d’Afineevsky (tu as ici le lien) qu’il est en faveur des Uniones Civiles : « Ce que nous devons créer c’est une loi d’Union Civile ». Je te le dis et le répète exactement comme je le démontre depuis bien des années maintenant : la loi d’Union Civile EST le mariage gay, et est la loi mondiale la plus grave de toutes. Le Pape est en train de commettre une faute très grave. Je te le dis en tant qu’expert et en tant que personne qui aime le Pape. Il est en train de franchir la ligne rouge. Je ne sais pas ce que tu peux faire, mais simplement je t’avertis que ce soutien en faveur des Unions Civiles est très grave et que ce n’est pas un détail.
 

Je t’embrasse.
 

Philippe »

El Papa Francisco defiende abiertamente la Unión Civil : línea roja franqueada


 

Pensaba que era broma o distorsión periodística… pero no. El Papa defiende claramente las Uniones Civiles. Ahora bien, el Papa solo es el portavoz de la mayoría de los católicos (Bien lo sé porque nadie me ha defendido cuando me opongo a la Unión Civil, y sé que el 99 % de los católicos está a favor « para salvar al matrimonio-sacramento »). La culpa, no la tiene el solo Papa. Así que no hace falta lincharle. La culpa la tienen casi todos los católicos, incluso los que están en contra de las Uniones Civiles pero por las malas razones, puesto que impiden que se trate de homosexualidad, y no transmiten mi mensaje. No voy a extenderme en explicaciones sobre la gravedad de la Unión Civil : bastante lo he hecho en mis escritos y videos (c.f. mi sitio CUCH), y en el documental « Las Locas de Dios » que pronto veréis (hay todo un capítulo de denuncia/explicación de la Unión Civil). Solo me contentaré con citar la carta que acabo de mandar a un amigo cardenal cercano al Papa :
 

« Hola XXX,
 

Gracias por alegrarte de la aceptación de nuestro documental « Las Locas de Dios » por una plataforma. Pero, a pesar de la buena noticia (tuve por teléfono un muy buen contacto con los responsables, y un « compromiso moral » claramente enunciado), lo veo muy amenazado. Hace 10 días que hemos mandado extractos videos que nos pidieron para hacerse una idea… y no tenemos respuesta. Ya sé que el entusiasmo inicial puede apagarse rápidamente frente a mensajes a veces escandalosos (« La unión homo no es amor », « El matrimonio gay es un tráfico de niños », « Defendemos la continencia »… : no todos los testigos los llevan). Más aún si nos encontramos con personas que no son creyentes. Por más que sepan que estamos marginados tanto por los « gays friendly » como por los católicos.
 

Otra cosa que te quería decir : no me lo creía, pero me entero que el Papa Francisco acaba de decir explícitamente en un documental de Afineevsky (aquí tienes el enlace) que está a favor de las Uniones Civiles : « Lo que tenemos que hacer es una ley de convivencia civil ». Te lo digo y lo repito como ya lo demuestro desde hace un par de años : la ley de Unión Civil ES el matrimonio gay, y es la ley mundial más grave de todas. El Papa está cometiendo algo muy grave. Lo digo como experto y como persona que ama al Papa. Está franqueando la línea roja. No sé lo que puedes hacer, pero simplemente te advierto que ese apoyo a las Uniones Civiles es muy grave y no es detalle.
 

Un abrazo.
 

Philippe »

PORNOGRAFÍA HOMOSEXUAL (Ponencia de Philippe Ariño en el Segundo Congreso madrileño sobre pornografía, el 20 de octubre de 2020)

Esta ponencia « Pornografía homosexual » fue impartida en el marco del Segundo Congreso « PORNOGRAFÍA, INFANCIA Y MUJER » del 20 de octubre de 2020 para la Universidad de Madrid Juan-Carlos II. Fue la última que vino a cerrar el coloquio. En el video Youtube, la sexta mesa redonda (con David Luque el moderador, y Marcelino Madrigal) es a partir de 3h03’43 .
 

 

 
 

INTRODUCCIÓN : EL TITULAR DEL CONGRESO
 

LA VIOLENCIA SE UBICA AQUÍ EN ESTE TITULAR DE CONGRESO, EN ESTA OMISIÓN : PENSAR QUE LA PORNOGRAFÍA NO ES UNA VIOLENCIA DIRIGIDA HACIA LOS HOMBRES SINO ÚNICAMENTE HACIA LOS NIÑOS Y A LAS MUJERES. Misandría.
 

– ¡ Los hombres sufren del porno ! ¡ Y son sus primeras víctimas ! La mayoría de los consumidores del porno son los hombres : ellos componen esa muchedumbre de « esclavos invisibles » enganchados al porno. Además, ¡ también los actores hombres son reificados por el porno !
 

– Yo soy testigo, a través de la homosexualidad, del corazón herido de muchos hombres.
 

– Conozco directamente a 3 actores pornos (entre los cuales Guillaume, el testigo trans de 22 años de mi documental « Las Locas de Dios »), que son amigos, y que además tienen una Fe muy grande. Hice rondas en el bosque de Boulogne acerca de los prostitutos trans : es gente muy espiritual. Y muchos actores pornos viven conversiones insospechables. Eso lo digo para los jóvenes que quieren suicidarse por haber rodado en una peli porno perdida en el océano del web. Así que no hay que caer en un miserabilismo. Hay mucha Esperanza.
 

 
 
 

I – PORNOGRAFÍA Y HOMOSEXUALIDAD : ¿ QUÉ VÍNCULO ?
 

Se suele usar la homosexualidad para normalizar el porno.
 

– Vínculo histórico y biográfico. En el génesis del descubrimiento de su tendencia homo, el porno ha tenido un papel-clave en la vida de las personas homos. Es lógico : incluso cuando miramos porno hetero, vemos al menos a una persona de nuestro propio sexo follando. El porno es la autovía hacia la homosexualidad (ejemplo : Un mozo no-homosexual de 20 años que vino a verme y que me dijo que se planteó un cuestionamiento homosexual a causa del porno hetero cuando tenía 18. Y luego, interrogó a sus amigos chicos entre bastidores, quienes le confesaron « ¡ Nosotros igual ! »).
 

– Otro vínculo histórico : La homosexualidad femenina se dio a conocer primero por el porno antes que por las parejas lésbicas reales ! Nada más y nada menos !
 

 

– Hay más películas pornos heteros que homos. (Sin embargo los gays miramos mucho el porno hetero. Hasta hay sitios heteros dedicados a los gays : SG4GE « Straight Guys For Gay Eyes » ; o también hay conversiones de actores heteros que viven escenas gays – les vendan los ojos en un gaybus – ; y los sitios pornos – Pornhub, Xvideos, etc. – se han bisexualidado para ampliar su clientela : el usuario puede escoger su orientación sexual favorita)
 

 

– Los encuadres del porno hetero son cada vez más asexuados (No se identifica al género sexual de las personas : son agujeros, espaldas y culos), bisexuales (sodomía, sexo oral) y homosexuales (la escena lésbica : un tópico).
 

– El vínculo, y el gran tabú que desvela la pornografía sobre la homosexualidad, es que la homosexualidad es un deseo de violación. Fantasmáticamente, nosotros personas homos, nos identificamos a menudo o bien a la víctima violada y dominada, o al violador potente y dominador. Y a veces, esa identificación es la reproducción de una violación real. En mi entorno personal, conozco a más de 150 amigos homosexuales que han sido violados (en la infancia o adolescencia). Y mis amigos « activos » (yo soy digamos « pasivo ») me cuentan que muchas veces, se encontraron con amantes que les ordenaron en serio : « ¡ Viólame ! ».
 

 

– Los sitios de citas ya son la antecámara del porno y de la prostitución. Se ven muchas publicidades de sitios pornos que aparecen en la pantalla. El usuario de los sitios se hace de estrella del porno con sus fotos desnudas. Y la regla de los sitios se podría resumir a « Pasivo busca activo » y vice versa, o « Agujero busca polla/polla busca agujero », como los enchufes ! En seguida, entre hombres o entre mujeres, es más sexual. No hay, como en los sitios entre hombres y mujeres, que esperar una validación mutua (salvo en Grindr), no hay esta simulación de romanticismo ; hay esta jerarquía terrible entre activos y pasivos. Viene de la ausencia de diferencia de sexos. Entonces, se añade aquella de manera artificial y forzada (entre hombres como entre mujeres), y bajo la forma de roles de dominación/sumisión de los cuales voy a hablar más tarde.
 
 
 

II – CARACTERÍSTICAS DE LA PORNOGRAFÍA HOMOSEXUAL Y PRINCIPALES DIFERENCIAS CON LA PORNOGRAFÍA « HETEROSEXUAL »
 

Voy a tratar de describir la pornografía gay, sin complacencia, sin justificar. Pero simplemente porque hay que enfrentarse a la realidad, como decía Ana Miguel Álvarez.
 

Características :
 

– El porno gay se está profesionalizando : hay cuentas por Twitter (No Youtube ni Instagram) que son muy fáciles de abrir (funcionan con suscripción) : Es prostitución supervisada y más lucrativa que un servicio prostitutivo de 30 € callejero y promiscuo : una escena porno gay te da mucho más dinero – 400 € – y un contrato, como si fueras alguien importante, una estrella. Es dinero fácil que seduce a la juventud mucho más que la prostitución salvaje clandestina extranjera. (La estrellificación del porno : El año pasado el programa Bailando con las estrellas acogió a la candidata Clara Morgane en TF1, famosa actriz X !)
 

 

– Hay reglas : no drogarse durante las escenas, sino no puedes hacer nada (claro, toman productos como el viagra, etc.).
 

– Hay un juego de actor (porque es una vitrina de placer), hay diálogos muy precisos, como una puntuación : en inglés « Fuck !/Fuck me !/ It’s good/ Oh yeah !/Suck my dick, my ass! » (pero muy pocos insultos o palizas, porque eso da asco) ; en francés « Vas-y !/C’est bon/Oh oui/Baise-moi ! » ; en español « ¡ Fóllame ! ¡ Ah sí ! ¡ Eso es ! ¡ Dame polla ! ». Ya veis, ¡ he trabajado para vosotros ! (He escuchado escenas solo con el sonido, sin mirar las imágenes).
 

– Un mínimo de guión para incrementar el deseo. Antes, en el porno de los años 70, había historias, filtros, oscuridad, música de ascensor que encubría los gemidos (incluso los actores podían tocar música, formar parte de un grupo de rock). Ahora, hay muy poca música durante los coitos, se ha borrado la dimensión artística, se va más al grano, a lo bestial, a la realidad bruta y cruda.
 

– Muy poca ternura : narcisismo de cada actor que se observa a él mismo. Pocos besos (salvo al principio), no se ven mucho las caras.
 
 

Grandes cambios con el porno « hetero » :
 

– A diferencia del porno hetero, se ve mejor a los 2 protagonistas del coito (mientras que en el porno hetero, a veces ni se ve al hombre : ¡ joder !).
 

– Hay más subcategorías y roles : delgados, bears, efebos, asiáticos, negros, árabes, lampiños, daddy, musculosos, butch, fem, abuelos, etc.
 

 

– Más accesorios : No vemos el gel, la vaselina, pero hay. Porque se fuerzan vías corporales para el coito que no son naturales.
 

– Más tatuajes (y tatuajes con la bestia, o del registro esotérico o demonológico). Más bestialidad (Hice capturas de las fotos de perfil son la bestia en los sitios de sitas gays : tengo toda una colección para demostrar la invasión de la imagen de la Bestia en el mundo homosexual)
 

– A veces prácticas extremas : sadomasoquismo, simulación de tortura (fist-fucking, sling, sex-toys), para realzar el carácter marginal y alternativo de esa sexualidad « no convencional ».
 

– Claro, hipermasculinización (incluso en el porno lésbico), más machismo : sobresalen los músculos, el vello, los sexos grandes y prominentes. Todo tiene que ser a la vez desmesurado pero al mismo tiempo verosímil.
 

– Se borra la pasividad y la feminidad lo + posible : no hay actores afeminados. Se esfuerzan a no parecerlo. Incluso los actores « pasivos » tiene que ser varoniles.
 

– La eliminación de la diferencia de sexo en el coito tiene consecuencias : se suele reemplazar no por el afeminamiento ni por un mimetismo de la pareja hombre/mujer (mimetismo que parecería grotesco y sumiso) sino por una simulación de la diferencia de generaciones (el fenómeno de los twinks, de los Suggar Daddies… que finalmente es pedofilia o incesto disfrazado de « amor » homosexual), por una simulación de la diferencia de los espacios (el fenómeno de los jefes y de los obreros, de los Negros y de los Blancos, del profe con su alumno), por una simulación de la diferencia Creador/criaturas con el modelo sacerdote/fiel, sacrificador/víctima, los mormones, el diablo y el ángel, etc.). O sea, se reemplaza la diferencia de sexos y su ausencia por la violencia, por relaciones de dominación/sumisión más marcadas. Son roles que se ven menos en las pelis porno hetero donde hay diferencia sexual.
 

 
 
 

III – LA HOMOSEXUALIDAD, ¿ UN TEMA PORNOGRÁFICO SOLO PARA ADULTOS ?
 

Bajo la influencia de la pornografía homo así como de la exuberancia vulgar de las Marchas del Orgullo, mucha gente llega a pensar que la homosexualidad es un tema únicamente de adultos, un tema pornográfico. « ¡¡ No hay que hablar a los críos de este tema !! ¡¡ Hay que proteger su inocencia y su pureza !! ».
 

No. La palabra « homosexualidad » no es una palabrota. Yo hablé del tema delante de los escolares : ya lo saben todo técnicamente. ¡ Es espantoso ! Ya los niños ven carteles de parejas homosexuales que se besan a la salida de la escuela de párbulos.
 

 

Yo creo que una manera de proteger a los niños no es esconderles el tema (¡ si viene de ellos !) porque ya están confrontados a ello sin querer, a una edad muy joven. Y el miedo puede crear lo que teme. La homosexualidad YA no es un tema pornográfico. Quizás lo haya sido hace 30 años. Pero ahora, se ha democratizado en su forma suave, aceptable, incluso romántica y burguesa, pudibunda, pija (la peli de Kechiche « La Vida de Adèle » : es una peli pornográfica – hay lo menos 5 escenas de puro sexo – pero como no usa los encuadres clásicos del porno, unos pijos dirán hipócritamente que no es pornográfica, e incluso que es « sexo lésbico ético »…). Entonces, ya no es un tema de adultos, lamentablemente.
 

 
 
 

IV – CONCLUSIÓN : LAS SOLUCIONES
 

Voy a lanzar una bomba : Defendiendo la práctica homosexual, de una manera indirecta, estáis defendiendo el porno (por más que no esté haciendo una analogía entre pornografía y práctica homo). Porque a menudo, la pornografía se disfraza de homosexualidad para comprarse una imagen ética barrata. ¿ Cómo detener el tsunami porno ? Hablando de la realidad homosexual. No podéis por un lado decir a los niños del cole « ¡ Ojo con el porno ! ¡ Hay que educar ! » y por otro lado decirles « ¡ Hay que aceptar y justificar y banalizar la homosexualidad ! ¡ La bisexualidad está muy bien ! ». Sino, os convertís en bomberos pirómanas ! La bisexualidad es muy a menudo un libertinismo que no lleva ese nombre. Así que en vez de machacar a las redes sociales, a la indústria del porno, a la ideología queer, tenéis que denunciar sus escaparates bonitos y rosas y « éticos » (como dice Alejandro Villena), entre los cuales la homosexualidad.
 

Voy a lanzar otra bomba. Hay, para mí, soluciones parciales : « ¡ La defensa de las mujeres ! ¡ La protección de los niños ! » « ¡ La educación ! » « ¡ La información ! ¡¡ Hay que informar, hay que educar !! » « ¡ Hay que controlar el contenido y multar a los sitios internet, a esos criminales ! ». ¡ No ! Incluso la « ecología » no es un argumento relevante. No tenemos que refugiarnos detrás de la indignación, de una jurisprudencia, de las herramientas legales, detrás de una supuesta educación al respeto de la mujer o del niño, una educación a la belleza de la sexualidad, que resulta totalmente ineficaz.
 

Las soluciones que propongo :
 

– Parar de pensar que la pornografía es explícita, que sería pornográfica y grosera incluso en su forma de difundirse (Como decía Carmen Llovet, hay mensajes subliminales pornográficos que no son choquantes, y que por tanto siguen siendo pornográficos.) : Ejemplo : La publicidad TBM en Francia (juego de palabras perverso en francés entre « Très Bon Marché » – Muy Barato – y « Très Bien Monté » – Bien Dotado).
 

 

– Hablar de bisexualidad y de homosexualidad : que son las coartadas principales y rosas del porno. Y un poco de la transidentidad (como lo comentaba muy bien Paula Fraga esta mañana).
 

– Vivir cada uno de nosotros una verdadera conversión, una conversión del corazón, y una limpieza verdadera de nuestra casa interior. Les propongo una revolución de nuestros hábitos. Los malos no son los demás, no es exterior. Parará el porno si ya, primero, nosotros paramos de mirarlo, y nos libramos de la masturbación, de la adicción al sexo o a la infidelidad. Tenemos que vivir lo que decimos. Si no cambiamos radicalmente nuestra manera de vivir nuestra sexualidad, el porno seguirá destruyendo a los corazones de todos nosotros. Se trata de una conversión personal. La lucha contra el porno, que es un fenómeno social y globalizado, empieza en tu habitación.
 

– Mensaje a las mujeres : en vez de lanzar una cazería contra los perversos o los proxenetas o los difusores de imágenes, en vez de lanzar una cruzada anti-porno, tenéis que parar de mirar porno o de masturbaros (porque ahora sé de muchas que lo hacéis), tenéis que ayudarnos a nosotros hombres para purificarnos. Porque el porno, la genitalidad, la masturbación es nuestro talón de Áquiles. Somos los hombres de la « generación porno », somos los hijos del porno. Vivimos en un Mundo hipersexualizado (como nunca antes). Ser hombre hoy es difícil. Porque nos tentan muchísimo visualmente, nos quitan mucha energía y tiempo, nos solicitan mucho. Para todos los varones de hoy luchamos y sufrimos y nos caemos a menudo. Y hay que tener mucha fuerza interior y mucha voluntad y libertad para, como hombre, poder decir « no » al porno. El porno y la masturbación son prácticas muy corrientes.
 

– Mensaje a los hombres : tenemos que unirnos y animarnos para oponernos al porno. Crear, por qué no, una red de fraternidad EMPÁTICA. Porque las mujeres, en cierto modo, no son hombres y no experimentan concretamente nuestros apetitos sexuales : no son siempre las más indicadas para ayudarnos a volver a la pureza. No basta con decirnos : « ¡ No está bien ! » A un fumador, le puedes mostrar las secuelas del tabaquismo. No por ello parará de fumar. Igual para el porno. Nosotros, hombres, necesitamos a hermanos que nos dicen « ¡ Te entiendo ! », que luchen con nosotros, nos animen, nos valoren, nos entiendan, que saben también lo « fugazmente bueno y consolante » que es el porno. El miedo o la demonización o el ataque al porno no cambiará nada. Es el Amor y la amistad – prioritariamente masculina – que son, según yo, las soluciones contra el porno.
 

– Mensaje a los jóvenes : no sois víctimas. Suele ocurrir que tentaís a los adultos (c.f. la ponencia de esta mañana de Fidel Solera ; la ponencia de Luis-Manuel Martínez sobre los violadores juveniles). Podéis violar a otros jóvenes (fenómeno de los niños que imitan con sus compañeros las escenas del porno). No sois inocentes. Sois responsables – menos que los adultos pero sois responsables – y podéis imitarlos. Así que ojo : no sois víctimas. No sois cositas fragiles y no se os tiene que transformar en « desgraciados » como decía Carmen Perdices. No creo en vuestra inocencia/pureza : la quiero para vosotros, pero ¡ hay trabajo de vuestra parte ! Defiendo vuestra libertad y responsabilidad. Sois LIBRES.

Le savoir : quête maladive de beaucoup de femmes d’aujourd’hui

« La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. » (Livre de la Genèse, chap. 3, v. 6)
 

 

Je remarque en ce moment que plusieurs femmes de mon entourage – qui concrètement ne vont pas bien et tombent en dépression – pèchent par gnosticisme, c’est-à-dire par rechercher frénétique de connaissance, d’omniscience, de tout SAVOIR. Cette bête curieuse se déchaîne fort actuellement en elles. Et elle est bien sûr nourrie par Internet, les téléphones portables, la démocratisation d’une certaine psychanalyse, les caméras de surveillance, les nouvelles technologies, et flatte leur narcissisme en même temps qu’elle entretient chez elles leur paranoïa, leur hystérie, leur désir insatiable de tout contrôler, de tout comprendre, de tout retenir (au double sens du verbe : « mémoriser » et « posséder »), leur orgueil d’être des victimes des hommes (ou de leur mari) et d’être supérieures à eux, de les connaître par cœur (elles leur ôtent injustement toute leur part de mystère).
 

Cette quête gnostique les fait parfois partir dans des délires intellectualistes assez dingos, qui font insulte à leur pourtant finesse réelle, humour et intelligence à la base. En même temps qu’elles sont possédées par l’obsession de la possession (… de savoir, de voir, de connaissance) justement, elles ne s’entendent même pas employer le mot ou le verbe « SAVOIR » plusieurs fois dans une même phrase. Pourtant, il suffirait qu’elles s’enregistrent et qu’on réécoute la cassette ensemble pour réaliser l’obsession gnostique dont elles pâtissent. Ces pipelettes intarissables sont en stress, en panique, en mélancolie, et pensent qu’en jouant les Inspecteurs Colombo, les enquêtrices-analystes d’exception, en partant à la pêche aux infos, aux scoops, au-détail-qui-tue-et-qui-leur-donnera-une-fois-de-plus-raison, à l’intelligence supérieure (elles vouent d’ailleurs un culte au dieu post-moderne de la pseudo « Intuition féminine » : Ça sort d’où que les femmes seraient plus intuitives que les hommes, d’ailleurs ? Sans doute de cerveaux aussi malades que le leur…), en montant à l’arbre de la Connaissance, elles parviendront à (se) rendre justice à elles-mêmes et au Monde entier, à résoudre tous les problèmes des autres (… sauf les leurs !), et à masquer leur angoisse maladive et possessive de manipulatrices (À les entendre, les « manipulateurs narcissiques », ce n’est – comme par hasard – que les autres ! et bien sûr, ce sont les hommes !).
 

Et comme leur mari pataud ou blasé refuse, au bout d’un moment, de rentrer dans leur course effrénée au SAVOIR, refuse de les laisser le « résoudre » (comme s’il était un problème !), de lui tirer les vers du nez parce qu’il n’a plus de scoops avouables à lui donner, il est tenté de se créer son propre jardin secret à lui (parfois dans le mutisme, parfois dans la tromperie) pour respirer, et pour être sûr que son Ève des temps modernes ne va pas l’envahir totalement de sa quête vampirisante d’omniscience.
 

Au final, qu’est-ce que les femmes inquisitrices et harcelantes d’aujourd’hui cherchent tant à « savoir » ? Eh bien je crois qu’inconsciemment elles veulent connaître leur péché (qui est celui de la curiosité, de l’indiscrétion, celui précisément de vouloir tout savoir !) ; et donc elles cherchent sans doute à ce que quelqu’un leur dise une bonne fois pour toutes : « Stop ! Arrête de vouloir tout savoir ! Arrête de vouloir tout comprendre et tout retenir ! Arrête de vouloir être la plus intelligente, de te faire la détentrice privilégiée du Savoir ! Rentre à l’école de la Vierge Marie, à l’école de l’écoute (mais la vraie : pas l’enregistreur !), à l’école de la méditation aveugle et confiante des Mystères de Dieu, à l’école de l’ignorance, de la retenue et de la discrétion, à l’école du secret à garder et non à déballer ni posséder. Femme ignorante n’est pas nécessairement femme soumise. Elle peut même être la femme sainte. Donc renonce à l’omniscience ! Et tu deviendras une vraie femme douce qui aura accès à des vérités et des mystères bien plus profonds que si tu les avais cherché(e)s fiévreusement par toi-même. »

L’Hollywoodisation du Vatican (le cas de l’encyclique papale Tutti Fratelli et de la béatification de Carlo Acutis)

« Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. » (Jésus, dans Luc 18, 22)
 
 

Le Vatican devient-il l’académie des Oscars à Hollywood ? On est en droit de se le demander et de s’en inquiéter.
 

 

Je trouve que les béatifications récentes décrédibilisent l’Église. Car cette dernière s’aligne sur l’esprit du Monde qui ne sacre plus une oeuvre ou une personne parce qu’elle le mériterait vraiment, mais pour l’intention, la bithématique, la polémique, l’image-réputation, la vitrine, le message démago et rebelle/moderne, bref la CHARGE SYMBOLIQUE, qu’on lui prête. Et là, ça confine au grotesque ou à l’absurde, en tout cas pour ce qui est de la béatification imminente du jeune geek italien Carlo Acutis, et du battage médiatique impressionnant dont il fait l’objet en ce moment. Loin de juger le coeur de Carlo et sa relation à Dieu – relation qui relève du mystère et du secret -, loin de juger de son rayonnement passé-présent-futur (Peut-être est-il justifié ? Je ne sais pas, et je demande à voir; et je ne doute pas que nous ayons besoin de modèles proches et incarnés qui nous rappellent que la sainteté est possible et accessible), je suis quand même d’avis que les canonisations ne devraient – dans l’idéal et à quelques exceptions près – avoir lieu qu’au Ciel. A fortiori quand les terrestres se transforment en kermesses.
 

La fabrique d’idoles – même au nom de Dieu et de sa sainteté – est déjà depuis un certain moment observable dans le 7e Art, surtout depuis que notre Monde médiatique décerne des couronnes, des trophées et des palmes d’héroïsme à des oeuvres médiocres et à des personnalités banales, peu exemplaires, et qui n’ont de mérite que d’être victimisées ou d’être présentées comme de valeureux révolutionnaires. Le cas, par exemple, des navets cinématographiques qui ont reçu la palme du « Meilleur Film » à Hollywood ou à Cannes simplement parce qu’ils promouvaient l’homosexualité ou bien avaient un fort potentiel de scandale et d’impression/réaction, ne manquent pas (je pense par exemple à « Spotlight » , à « Moonlight » , à « Harvey » , à « La Vie d’Adèle » … qui sont objectivement des merdes, merdes qui ont été enjolivées/sauvées in extremis par leur technicité, leur charge émotionnelle et les intentions qui leur étaient attribuées).
 

Dans ce système mondial de plus en plus déconnecté du Réel autant que du Vrai, où une personne ou une oeuvre n’est plus valorisée pour elle-même mais uniquement pour sa charge symbolique et émotionnelle, rien d’étonnant que par exemple des films médiocres soient auréolés de gloire simplement parce qu’ils traitent d’homosexualité et de négritude, rien d’étonnant qu’un candidat à la présidentielle d’une Nation soit élu haut la main parce qu’il est homo ou noir ou handicapé ou femme, et – le plus triste – rien d’étonnant qu’un gars comme Carlo Acutis soit applaudi comme un « grand saint des temps modernes » ou que des encycliques aussi plates – et non moins dangereuses et anodines à cause de cette platitude – que Laudato Si, Amoris Laetitia et Tutti Fratelli soient publiées par un Pape. Et là encore, je n’ai rien contre le Pape François, qui pour moi reste le Pape qu’il nous faut et qui a été désigné par l’Esprit Saint.
 

 

Concernant le cas de l’instrumentalisation béate/béatifique de Carlo Acutis, je remarque qu’on n’aime pas la personne pour ce qu’elle est, ce qu’elle a fait et dit (Vous avez entendu, vous, des phrases-choc et vraiment profondes que le jeune homme aurait dites?), mais pour ce qu’elle représente, pour les clichés-standards ou les concepts dits « opposés » ou « nouveaux » qu’elle incarne (ici, c’est jeunesse et sainteté, ou bien informatique et divinité). Tout comme on m’applaudirait parce que je suis homo et catho : ce serait – et c’est parfois – absurde puisque ça ne me donne aucune valeur ni mérite (je peux être « homo et catho » ou « homo abstinent »… et pourtant très très con ou creux dans mes propos). Et qu’ensuite en présentant mon corps soit-disant « intact », et quelques miracles qui me seraient attribués, ça y est, je rentrerais au panthéon folklorique des « saints exotiques et inattendus des périphéries » qui redoreraient l’image d’une Église universelle et moderne ! Force est de constater qu’on assiste à une « Peopleisation » des saints, à une starification déguisée en béatification/canonisation. C’est le Musée Grévin version catho. Horrible. Avec tout le respect que j’ai pour « le premier saint qui avait une adresse e-mail » (c’est ça, sans déconner, sa spécificité incroyable ?? son « miracle » ?? C’est sur ça – plus que sur son attachement au Christ et sur la force impopulaire de ses paroles et hauts faits – que repose son procès en béatification ??), eh bien désolé mais pas envie d’applaudir. Et quand je cherche auprès des médias « cathos » les preuves concrètes de leur emballement, les journalistes et même la maman de Carlo n’ont pas autre chose à dire que « Jésus était au centre de sa vie » et que Carlo « a passé des heures devant le Saint Sacrement ». Ok… Bonne journée. Next. #Questcequecestquecettemascarade. Le Vatican s’est-il hollywoodisé ?
 

 

Quant à l’Encyclique-bébé du Pape François Tutti Fratelli (rien à voir avec les Goonies, j’espère ?), qu’est-ce que c’est que ce sketch ? Depuis quand la fraternité est-elle une valeur évangélique ? Moi, je la vois surtout comme une valeur républicaniste (la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité ») et maçonnique (d’ailleurs, en loges francs-maçonnes, tous les initiés s’appellent « frères »). Je préfère largement au concept démago et humaniste de « fraternité » celui de Charité (amour concret de Dieu pour tout Homme). Pareil que pour Carlo Acutis : avec Tutti Fratelli, on n’apprend quasiment rien. On a rien à en dire de positif ou à se mettre sous la dent. C’est de l’intention plus que de la substance. Il y a peu de profondeur. C’est de la vitrine de solidarité et d’humanisme intégral vaguement christique. Le Pape François ne risque pas d’aller en prison pour ses propos. Et que dire du narcissisme identificatoire pieux et excessif (« Je suis le nouveau François d’Assise ») qu’elle traduit…? (moi, je suis fan de saint Antoine de Padoue : c’est pas pour ça que je vais vivre ma vie par procuration en donnant à croire que je suis son fils spirituel ou pire sa réincarnation). Qu’est-ce que c’est que ce délire et cette usurpation d’identité pour dérober à peu de frais une sainteté/humilité par association de prénom ? Le seul journaliste qui ait osé une critique distancée et un peu intelligente sur cette encyclique, c’est Pierre de Lauzun (même si, malheureusement, je le soupçonne de caricaturer le Pape François en défenseur de la « politique migratoire anti civilisation-chrétienne » qu’il n’est pas).
 

Alors désolé les amis si je passe pour un rabat-joie, un sniper ou un râleur. Car tel n’est pas le cas, même si je conçois que j’en porte l’apparence. Pour moi, la principale preuve qu’une personne est sainte, c’est son impopularité terrestre, parce que ce qu’elle dit et ses oeuvres font risquer sa vie, des vies, et expose à la Croix, au martyre, à la mort aussi bien sociale que physique. Or, je ne vois pas ce que la vie d’un Carlo Acutis ou ce que l’Encyclique déplace ou fait risquer de vital.

Ma visite du Grand Orient (Franc-Maçonnerie) hier aux Journées du Patrimoine : j’ai été le serphide officiel de Thierry Cuzin !

Je reviens de ma traditionnelle visite annuelle, pour les Journées du Patrimoine, au Grand Orient de France, la loge franc-maçonne la plus importante de Paris. Je me suis à nouveau régalé tellement les guides – pourtant très érudits – s’empêtrent dans leurs propres incohérences voire mensonges. Je vais essayer de les lister dans cet article. Car ce sont quand même les têtes pensantes de nos dirigeants ripoublicains ^^. En tout cas, j’en apprends toujours (et j’adore, quand je suis là-bas, jouer mon abruti, tout en foutant à un moment donné les pieds dans le plat en leur posant LA question qui fâche et sur laquelle ils bottent systématiquement en touche : les égrégores!)

Alors pour cette visite du 20 septembre 2020, j’ai eu la chance de faire partie du groupe tenu par Thierry Cuzin, chargé des publics au GOF (c’est un peu le « monsieur relations presse »), une pointure de la Franc-Maçonnerie. Et comme il a demandé à l’un des visiteurs d’être en queue de cortège pour le fermer et de veiller à ce que le groupe reste uni, il m’a désigné, avec mon accord, « serphide » (je crois que c’est un terme apicole). J’étais donc le serphide du groupe ! haha.

Les nouvelles infos :

Tout d’abord, en vrac, voici quelques remarques ou nouveautés que j’ai entendues sur la Franc-Maçonnerie (Toujours apprenti !^^) :

– Les francs-maçons ne sont pas contre la Foi ou contre la religion mais contre la primauté de celles-ci : « La foi ne doit jamais l’emporter sur la loi. » a déclaré Thierry Cuzin. Ils vouent un culte au légalisme, et prennent au pied de la lettre le « Rendons à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu » du Christ.

– Le site Cadet du Grand Orient s’arrange pour que les téléphones portables, où qu’on se trouve, n’aient aucun réseau. Ceux qui y rentrent se trouvent comme dans une étuve hermétique, avec aucun contact possible avec l’extérieur (chose qui ne risque pas d’arriver dans un lieu de culte catholique !).

– Les francs-maçons, contrairement à l’idée reçue, sont particulièrement déistes. J’ai appris que dans les obédiences régulières – les plus nombreuses par rapport aux obédiences libérales adogmatiques -, il est obligatoire pour les candidats de croire en Dieu et de le déclarer (et par « Dieu », ils n’entendent bien sûr pas « Jésus », mais juste un « principe énergétique méta-humain ou supra-humain, donc qui ne relève pas de l’Humain » : je cite Cuzin). Ils sont aussi tenus, en plus de ça, à croire en l’immortalité de l’Homme (concept qui s’oppose à l’éternité de l’Homme, puisque l’éternité induit la mort puis la résurrection de Dieu en personne : nous, catholiques, ne croyons pas en un Dieu immortel – vu que Jésus a accepté de mourir comme un Homme – mais en un Dieu éternel : c’est toute la différence !). C’est la raison pour laquelle Thierry Cuzin a mis un point d’honneur à expliquer que les francs-maçons « ne sont pas anti-religieux ». Et c’est vrai : ils sont juste contre la supériorité universelle de la religion catholique.

– L’axiome principal de la Franc-Maçonnerie, qui est celui de dire que « nous sommes tous et toujours apprentis » (c.f. la photo), même s’il se veut égalitaire et humble, est infantilisant et nous maintient finalement tous au statut d’élèves soumis et ignorants (… alors que dans la religion catholique, Dieu nous fait/fera la grâce de le dépasser, de faire des choses plus grandes que Lui, de connaître tout ce que Lui connaît. Nous ne sommes pas des perpétuels ignorants. Il nous fait prendre part à son Mystère. Il ne fait pas mystère de son Mystère, ne le garde pas jalousement. « Tout ce qui est à moi est à vous » nous a-t-Il dit.).

– Thierry Cuzin a souligné que les initiés francs-maçons ont « la transmission chevillée au corps » (ça, c’est une notion très macronniste, mais également très luciférienne : il faut apporter la lumière du savoir aux autres). Ils sont aussi très branchés « Dignité » (le mot qui ne veut rien dire… ou plutôt qu’on peut accoler à tout pour justifier n’importe quoi, comme par exemple l’euthanasie, transformé en « droit à mourir dans la dignité »).

– J’ai été étonné de voir l’attitude intransigeante et parfois agressive de Thierry Cuzin qui, derrière un relativisme de façade apparemment ouvert à tout (car le culte maçonnique pour le symbolisme à la fois accueille en principe toute interprétation… et bannit toute interprétation trop universaliste et unitaire), décrétait que nous avions « tort ou raison », « tout faux ». Il lui arrivait de s’énerver dès que l’un des visiteurs le remettait en question ou exprimait un désaccord ou n’avait pas SA bonne réponse à lui. Les francs-maçons sont très OUVERTS… mais attention : qu’avec les gens qui pensent comme eux et qui pensent « bien ». D’ailleurs, Cuzin nous a appris qu’au GOF, il y avait 3000 admissions par an à peu près, mais que l’un des critères de refus de candidature (appelé « ajournement »), c’était l’appartenance au FN (ou RN). Bravo l’ouverture…

– J’ai été étonné de voir que les francs-maçons s’interdisent de parler du CŒUR (Vous vous souvenez que je vous avais dit qu’ils veulent remplacer le cœur de chair de l’être humain en cœur de pierre : la Pierre philosophale aurique). Lorsque Thierry Cuzin a employé une expression où il était quasiment obligé de dire le mot « cœur », il s’est repris et l’a remplacé in extremis par le mot « conviction » : « Dans le secret de votre… conviction ». Il a filé ensuite la métaphore en enjoignant à « se forger une conviction » (Il n’a pas dit « valeur » – le concept très bobo en vogue – mais ça ne m’aurait pas étonné !) Bref, les francs-maçons remplacent le cœur par la conviction. En d’autres termes, ils ont quitté l’Amour pour lui préférer la volonté personnelle.

Si vous voyez dans les temples maçonniques les lettres J et B sur les deux colonnes d’airain de l’entrée du Temple de Salomon, ça renvoie à Jakin et à Boaz (dans le premier livre des Rois, de la Bible).

– Thierry Cuzin nous a sorti de manière quasi automatique un poncif de la pensée manichéenne : « L’intelligence surgit du contradictoire. » C’est très luciférien, en fait, d’ériger la contradiction ou le paradoxe en dieu, en critère de vérité absolue.

– J’ai appris que les Templiers avaient disparu officiellement en 1314. Mais qu’en revanche, ils inspirent fortement la Franc-Maçonnerie moderne depuis 1720, et que les obédiences actuelles s’inspirent beaucoup de la chevalerie des Templiers, en sont les résurgences. Par ailleurs, il a distingué (de manière furibonde) les francs-maçons des Illuminati, en disant que ces derniers n’avaient rien à voir, qu’ils étaient une société initiatique opposée aux francs-maçons, qui a disparu en 1785, et qui défendait un « symbolisme universel ». Personnellement, j’ai été peu convaincu par cette distinction : d’une part parce que les obédiences maçonniques ont pour particularité de s’opposer entre elles, d’autre part parce que les francs-maçons vouent aussi un culte à la lumière luciférienne, même si ensuite ils rejettent toute prétention à l’universalité et au prosélitisme puisqu’ils défendent un individualisme universel.

– J’ai appris que le compas ne sert pas à faire des cercles : son usage, c’est surtout de reporter des mesures. Donc en gros, c’est de faire de la copie conforme, de la reproduction.

– J’ai appris qu’à Boboland (Lyon), il y avait actuellement 25 temples maçonniques. Ce qui n’est pas une petite moyenne. Bordeaux et Lille, d’autres Boboland français, sont aussi bien lotis.

– J’ai visité dans le Musée du Grand Orient l’expo photographique éphémère de Marie Vidal intitulée Pierre et Lumière. Ça c’est vrai que c’est pas du tout illuminati… Je rappelle à ce propos que l’un des champs lexicaux les plus caractéristiques de la FM est celui de la lumière (mais la lumière physique, énergétique : or, soleil, électricité), et celui de la pierre (L’idée, c’est que l’Homme se construirait lui-même par sa propre quête de connaissance).

– Dans mon groupe de visiteurs, il y avait manifestement deux jeunes hommes super gays (en couple?). Je vous renvoie à mon article sur les liens entre Franc-Maçonnerie et homosexualité.

Les 2 plus gros bobards de cette année :

Enfin, question mensonges éhontément proférés pendant cette visite, et qui sont aussi énormes que l’année où ils m’avaient sorti en gloussant que « la Franc-Maçonnerie n’avait aucune espèce de liens de proximité avec la sphère politique » (… alors que dans les couloirs il y avait des affiches qui annonçaient la venue de la ministre Marlène Schiappa à une tenue blanche privée ! LOL), les deux meilleurs que j’ai entendus cette année, c’était le bobard sur les égrégores et l’autre sur le circuit des temples.

 

Alors concernant les égrégores, qui ont lieu à travers la fameuse Chaîne d’Union mise en scène à chaque réunion de la loge (les membres associent leurs intelligences pour vivre, main dans la main, en cercle, une expérience électrique de décorporation collective, en fait : Thierry Cuzin a parlé textuellement d’un « moment d’élévation vers un idéal commun ». C’est une expérience luciférienne, au sens lumineux, énergétique et angélique du terme), j’ai, comme à mon habitude, mis le sujet sur le tapis. Parce que je sais que les initiés sont très mal à l’aise pour en parler, puisque c’est un peu le centre de leur « secret maçonnique » tacite bien gardé, de leur pratique magique méconnue du grand public et qu’ils ne veulent pas dévoiler… et on comprend pourquoi : elle est luciférienne (même si eux ne croient pas en l’existence du diable). Face à ma question, Thierry Cuzin s’est montré au départ imperturbable (les années précédentes, j’avais eu droit à des réactions de guides plus médusées et déconcertées). Notre guide s’est juste gaussé face au possible amalgame entre égrégore et occultisme, en assurant bien sûr que « les égrégores n’avaient absolument rien à voir avec une pratique occulte ». Il m’a juste renvoyé la question : « Alors qu’est-ce que c’est, selon vous, un égrégore ? ». Et quand il a vu que je répondais bien (« C’est la somme des intelligences de l’ensemble d’un groupe réuni. » ai-je récité comme le meilleur élève de la classe), il a donné sa propre définition puis est passé à un autre thème. Il pensait en avoir fini avec moi, mais j’ai remis le couvert lorsque nous étions dans une autre salle, en lui demandant : « Excusez-moi… Je reviens sur l’égrégore. Vous nous avez dit que c’était un moment d’élévation énergétique vers un idéal. Mais est-ce que vous pouvez nous décrire vos propres sensations lors d’un égrégore ? Et qu’est-ce qui est vécu par le groupe ? ». Là, ce fut une fin de non-recevoir. Il a refusé catégoriquement de me répondre, en avançant (de manière contrariée et sèche) que c’était de l’ordre de l’intime, que « c’était son jardin secret » et que pour le coup, même si la Franc-Maçonnerie est basée sur la franchise, là, bizarrement, il s’annonçait fièrement comme « un ennemi de la transparence ». En fait, chez les francs-maçons, c’est la franchise ou la transparence quand ça les arrange ! Sinon, qu’ils le veuillent ou non, ils passent leur temps à cacher des choses… en particulier en ce qui concerne les égrégores et leurs activités paranormales. Donc même s’ils jurent leurs grands dieux que les égrégores ne sont pas de l’occultisme, ils les occultent tellement qu’ils les désignent à leur insu comme de l’occultisme ! (Au passage, vous ne verrez jamais aucun prêtre catholique ni aucun fidèle jouer le mystère ou avancé l’argument du « jardin secret » ou de « l’intimité » quand vous l’interrogez sur la prière ou sur les sacrements : rien n’est caché dans la religion catholique, contrairement à la Franc-Maçonnerie, où le secret et le mensonge occupent une place centrale… parce que derrière, finalement, Satan est à l’œuvre).

Pour le second mensonge gros comme une maison que j’ai entendu d’hier, là, Thierry Cuzin m’a vraiment pris pour le premier des cons. Ça fait au moins la 5e fois que je viens faire une visite guidée au Grand Orient, et on nous fait voir exactement les mêmes temples (on en voit 4 ou 5 grand max). Quand j’ai demandé – et c’était la dernière question de la visite – pourquoi on faisait toujours le même circuit et pourquoi, vu qu’il y a 21 temples en tout sur le site Cadet, ils ne variaient pas les plaisirs en nous montrant les 17 autres salles (21 temples : il y a quand même l’embarras du choix), Thierry Cuzin a nié en bloc : « Nan nan. Ce ne sont pas toujours les mêmes temples ! » ; « À chaque fois on en montre des différents. ». Hmmm… Tu me prends pour un con ou tu me prends pour un con ?

 

Voilà donc, pêle-mêle, les quelques observations que j’ai pu faire lors de cette Journée du Patrimoine.

Attaque du Parc de Reading : L’homophobie une fois de plus maquillée en « ignoble crime islamiste terroriste »


 

Oh ben ça alors… Quelle « surprise »… On apprend à l’instant que l’assaillant terroriste islamiste du parc de Forbury Gardens (à Reading, au Royaume-Uni) qui a poignardé il y a quelques jours plusieurs personnes et tué 3 d’entre elles, s’est attaqué en réalité à 3 hommes homosexuels, et que donc son crime n’avait absolument rien d’une « folie aveugle » et encore moins d’une folie « islamiste ». C’était un crime homophobe. Seuls les quelques sites communautaires dédiés à l’homophobie relèveront ce « détail » pour se victimiser. Mais ils se garderont bien d’aller jusqu’à désislamiser le geste homicide ou à l’homosexualiser (donc reconnaître l’homosexualité de l’assaillant). Faut pas rêver. Ils vont plutôt le christianiser in extremis (puisque le jeune Lybien Khairi Saadallah s’est converti, on l’apprend, au christianisme) et donc couvrir/justifier à la fois l’Islam et la pratique homosexuelle, donc les deux « précieux » de notre époque. Et bien évidemment, les mass médias, eux, étoufferont carrément le caractère sexuel – et même homosexuel – de l’attaque. Une fois de plus, la sexualité et l’homosexualité sont rendues taboues. Quitte à agiter des tabous soi-disant plus importants et violents qu’elles. Et même ceux qui le feront n’iront pas jusqu’au bout de la signifiance de l’acte : il ne suffit pas seulement de souligner l’homosexualité des victimes ; il faut aussi souligner celle du bourreau.
 

Le jeune Khairi Saadallah n’est pas homo, non non : il est juste musulman… non, pardon… il est juste « fou ». Et « chrétien »… donc « ennemi des homos ».


 

Quand je vous dis que l’homosexualité/l’homophobie est le mal le plus secrètement gardé au Monde, et que même les journalistes et les gens préfèrent le maquiller d’Islam ou de « terrorisme » plutôt que de le voir en face, de le nommer et de le traiter (c.f. lire tout le chapitre de mon livre Homosexualité, la priorité niée sur la face cachée homosexuelle des assaillants islamistes, ou bien le chapitre I de Homo-Bobo-Apo)…
 

À de rares exceptions près (je pense à l’attentat d’Orlando en 2016 aux Etats-Unis qui avait fait 49 morts dans une boîte gay… et encore : l’homosexualité du tueur, Omar Mateen, n’a à nouveau pas été dévoilée au grand jour et les médias l’ont faite passer pour un fondamentalisme islamiste… donc l’identification d’homophobie a été partielle), le crime homophobe ne sera pas montré au grand public. Il sera maquillé en odieux crime « terroriste ». Le terrorisme islamiste arrange finalement tout le Monde. C’est comme la pédophilie sacerdotale qui est l’arbre bien pratique et bien terrifiant qui cache la forêt de l’homosexualité sacerdotale : de même, l’islam (ou le terrorisme islamiste) est le voile noir pudique dissimulant le rose homosexuel, la violence de la pratique homosexuelle (et je parle bien de la pratique homo aussi bien refoulée qu’assumée).
 

Les 10 détails-qui-tuent du documentaire pro-PMA et pro-GPA diffusé ce soir sur France 5 dans l’émission « Le Monde en Face »

Ce soir était diffusé dans l’émission Le Monde en Face (#LMEF) de France 5 un documentaire de Laure Granjon qu’on aurait dû voir initialement le premier jour du confinement en France (comme par hasard…) mais qui a été reporté à aujourd’hui. Il est intitulé « PMA-GPA : Les enfants ont la parole ».

Ce reportage s’était donné pour mission de tirer le portrait d’enfants nés par PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou GPA (Gestation Pour Autrui), de 8 à 20 ans, pour soi-disant leur donner pour une fois à la parole. En réalité, il avait pour but de prouver que le mythe de la « famille homoparentale dangereuse et déséquilibrée » n’avait pas lieu d’être.

Voici les 7 témoins (aux prénoms plus bobos les uns que les autres) castés : Sacha (9 ans, né par une PMA orchestrée par un couple lesbien, et ignorant son père), Jade (13 ans, née par une GPA orchestrée par un couple hétérosexuel stérile, et connaissant sa mère porteuse), Kolia (8 ans, né par une GPA orchestrée par un couple gay, et ne connaissant pas directement sa mère porteuse russe), Lou-Ann (11 ans, née d’une PMA avec donneur ponctuel orchestrée par un couple lesbien, ignorant son père), Lucie (9 ans, née par une PMA orchestrée par une mère célibataire, ignorant son père), Tom (20 ans, né d’une PMA avec donneur anonyme orchestrée par un couple lesbien, ignorant son père), Mathis (18 ans, né par une PMA avec donneur anonyme orchestrée par un couple hétérosexuel, ignorant son père).

En gros, il ne s’agissait que d’enfants ou de jeunes adultes à la généalogie amputée, et surtout privés du grand absent de ce documentaire : l’amour entre les deux parents biologiques (et la reconnaissance de la nécessité fondamentale de ce dernier). Et pourtant, je vous le donne en mille : quel était le principal message martelé par France 5 et par ce documentaire : que ces enfants VONT TRÈS BIEN (même mieux que les adultes…) et que ce SONT DES ENFANTS COMME LES AUTRES. On y croit…

Alors plutôt que de rentrer dans des grandes explications sur les dégâts du « mariage » gay (vous écouterez, pour ceux qui veulent creuser davantage le sujet, mon interview synthétique sur ce lien) et les enjeux éthiques de la PMA et de la GPA, je me suis contenté de relever 10 « détails-qui-tuent » prouvant que le portrait idyllique des victimes d’un trafic d’enfants – comment appeler la PMA et la gpa autrement ? – maquillé en « amour » et en « famille équilibrée » n’est qu’un outil de propagande gay friendly qui, en y regardant de plus près, se trahit et se fissure lui-même… Voici donc les 10 fissures que j’ai identifiées :

1 – FRANC-MAÇONNERIE :

Dans Franc-Maçonnerie, il y a « Franc » (et tous ses dérivés : honnêteté, transparence, consentement, sincérité…) et il y a « Maçonnerie » (donc tout le lexique de l’architecture et de la construction : c.f. voir mon livre Homo-Bobo-Apo). Eh bien dès l’introduction du reportage, la présentatrice de l’émission, Marina Carrère d’Encausse (pas « Carrière » mais presque ^^), a commencé par saluer la « sincérité » des témoins. Et elle a refait exactement la même chose à la fin du reportage : « Merci pour leur sincérité ». Et par ailleurs, je pense que j’ai entendu au moins 10 fois le mot « construction » dans le reportage ! On avait donc affaire à un vrai documentaire franc-maçon, à la plus grande gloire de la franchise (franchise qui n’est pas la Vérité, mais l’intention de Vérité, souvent non-suivie des actes ou de l’Amour) et de l’auto-construction de l’Homme par lui-même. Avec un vague sous-texte eschatologique luciférien, puisque la petite Lucie s’est prise à rêver qu’elle serait « inventeur » : « Quand la Terre explosera, dans 6000 ans, j’inventerai une fusée pour sauver tout le monde. » OK… En même temps, il semblerait que la gamine en question a été élevée bien comme il faut dans la nouvelle religion mondiale héliocentrique, puisqu’elle a été définie dès le berceau par sa mère célibataire comme un « soleil » luciférien : « Ma Lumière, ma vie, mon soleil, ma chérie. » (c.f. extrait d’un poème sur l’album photos de sa naissance).

2 – ENFANT-OBJET :

À plusieurs moments, même si le documentaire ne voulait montrer que l’« Amour », les enfants obtenus par PMA ou GPA étaient comparés à des objets, à des lois : « En fait, t’es mon cadeau d’anniversaire. » (Maman Sarah feuilletant avec son « fils » Sacha l’album photos de sa naissance) ; « La PMA, c’est toi mon fils ! » (idem, lors d’une Gay Pride) ; « Tout d’un coup, on se retrouve avec un petit paquet en sortant de la maternité. » (Christelle racontant à son fils Tom sa naissance) ; « Lucie a cru qu’elle allait devenir une star. » (Ève, la mère de Lucie, lors du post-documentaire). Par exemple, Lou-Ann a dit qu’elle est « née dans un bocal ». La petite Lucie s’est décrite comme un produit sorti d’usine : « Pourquoi ma maman m’a fabriquée comme ça ? Pourquoi sans papa ? » demande-t-elle à ses grands-parents. Gloups… Chassez la réalité marchande de la PMA/GPA, elle revient au galop.

3 – JE-M’EN-FOUTISME :

Les jeunes témoins filmés, pour masquer leur peine inconsciente ou leur crise existentielle/généalogique larvée, jouaient en général l’indifférence. Ils ne disaient pas, comme les jeunes des cités, qu’ils « s’en battaient les couilles », parce qu’ils s’exprimaient devant des caméras de télé, quand même… mais c’était tout comme. Ils le remplaçaient par un plus politiquement-correct « J’m’en fous » ou un « J’m’en fiche ». Étonnant affichage de désinvolture pour un documentaire qui se voulait pourtant engagé et militant pour la « juste » Cause de « toutes les formes de parentalités ». J’ai relevé au moins 5 fois les « j’m’en fous complètement » ou les « on s’en fiche ! » énoncés par des gamins boboïsés et cools avant l’heure, avant leur majorité. Je pense en particulier à Lou-Ann, Sacha, Kolia, Tom : « J’m’en fiche complètement. » (Lou-Ann) ; « On s’en fout. » (Lou-Ann) ; « Je m’en fiche complètement. Je m’en fiche. » (Sacha) ; etc. On voyait par exemple le petit Kolia pouffer d’indifférence, comme un vieux blasé. Toute cette désinvolture m’a glacé, en fait. Parce que ce documentaire traite de sujets quand même lourds (sexualité, identité, parenté, adoption, etc.)… donc qui méritent tout sauf notre indifférence ou le relativisme. Et le pire, c’est que cette distance d’indifférence était vue par les adultes présents sur le plateau-télé comme un formidable signe de « maturité » chez leurs marmots « adultisés »… C’était vraiment le documentaire du foutage de gueule… mais sincère !

Pour faire plaisir aux adultes qui leur ont menti ou qui les ont privé de l’Amour dans la différence des sexes, ou pour faire cools et adultes (exemple avec Lou-Ann, 11 ans, qui traite ses 3 « parents » comme des potes ; exemple avec Sacha, qui va défiler à la Marche des Fiertés avec ses deux « mères »). Ils singent un désintérêt décontracté (je dis « singent » car à certains moments, on voyait au contraire qu’ils étaient très curieux d’avoir des indices sur ce qui soi-disant les désintéressait tant… : le mot « curiosité » est d’ailleurs revenu plusieurs fois dans le reportage).

Par exemple, Kolia (8 ans) veut en savoir plus sur l’identité et la vie de sa mère porteuse Cristina… et dira ensuite que la vie de sa maman « ne l’intéresse pas ». Et quand on lui a demandé s’il souffrait d’un manque ou de sa situation « familiale » minoritaire, il a sorti avec détachement : « Y’a pas de différence… ». Sacha (9 ans) faisait quant à lui genre qu’il s’en foutait de ne jamais connaître son vrai père : « Ça ne ne manque pas d’avoir de papa puisque j’en ai pas. Comment je pourrais savoir ce que ça fait ? ». Sinon, l’une des camarades de Lucie a dit aussi : « C’est pas un drame d’avoir pas de père. » Et Lucie a banalisé/relativisé sa situation en déclarant qu’elle était « juste différente ». Quant au pote geek de Tom, il a décrété la nullité-neutralité de la configuration « familiale » de son ami : « Y’a pas vraiment de différence entre lui et moi qui ai grandi dans une famille de parents divorcés, mis à part l’homosexualité. » Bref, dans ce film, tout le monde avait l’air de s’en foutre de tout. Rien n’est grave. Tout est cool.

J’ai essayé de faire un maximum de captures d’écran des enfants-témoins de ce film pour que vous voyiez leur fausse indifférence, pour vous montrer combien j’ai trouvé leur discours téléphoné, appris par coeur (mais sans coeur !), et combien leur regard était morne, éteint, triste, résigné. Par exemple, la petite Lucie m’a fait de la peine parce qu’elle écarquillait parfois les yeux comme une gamine inconsciemment révoltée et traumatisée. Le jeune Tom, chauve à seulement 20 ans, ne respirait pas non plus la joie de vivre.

Et le pire, c’était le regard du petit Kolia, qui avait l’air souvent perdu, éteint, désabusé, assommé de médicaments, shooté, KO. Comme un automate qui parlait de manière machinique, en répétant son texte… mais sans y croire. Ce film, pour moi, était proche du lavage de cerveau, avec des enfants qui jouaient sincèrement mais sans conviction la mélodie du bonheur. Le seul qui ne rentrait pas jusqu’au bout dans cette comédie, et qui a osé par exemple partir du groupe de parole (insupportable) dans lequel on l’enfermait (parce que l’expressivité narcissique y était la règle : « L’important c’est que ça sorte. Livre-nous ton ressenti. Il faut communiquer. Il faut t’exprimer. On va prendre rendez-vous chez le psy. Etc. »), c’était Mathis. Même si ce dernier a fini quand même par tenir un discours corporate pro-PMA et GPA, et donc par se conformer à la pensée unique du reportage.

4 – TRISTESSE :

À mon sens, ce qui caractérisait tous les 7 témoins de ce documentaire, c’est qu’ils avaient tous l’air triste. Même quand ils riaient ou surjouaient le bonheur parfait et la bonne humeur, leur joie se traduisait par une agressivité, un cynisme. Quand je les ai vus, j’ai vraiment identifié dans leur regard une profonde tristesse. D’ailleurs, le mot « triste » ou « tristesse » est revenu une dizaine de fois. Je pense que c’est l’expression la plus récurrente du reportage, même si c’est complètement involontaire de la part de la réalisatrice et de la présentatrice, puisque leur but affiché était justement de gommer toute tristesse : Marina Carrère d’Encausse, la présentatrice du Monde en Face, a failli me faire éclater de rire quand elle a sorti au sujet de Lucie (la gamine qui, aux côtés du jeune Kolia et de Mathis, avait l’air la plus traumatisée de toute la brochette de témoins), après l’émission, que « c’est une petite fille qu’on sent très joyeuse »…

En fait, l’impression globale qui ressortait de toutes ces situations familiales amputées, c’était la tristesse. Encore plus forte du fait qu’elle n’était visiblement pas identifiée par les protagonistes du film. Et cette tristesse est le reflet d’une censure. Paradoxal pour un film qui prétend traiter de la PMA et de la GPA sans filtre… On voyait que la PMA et la GPA sont même LES sujets tabous à l’intérieur des « familles » témoignantes. Par exemple, la jeune Jade a affirmé qu’elle préférait ne pas poser de question à sa mère adoptive sur sa GPA « parce que ça la rendait triste » et que « elle aussi ça la rendait triste ».

Quant à la petite Lucie, elle sent que la tristesse de sa mère célibataire la contamine : « Ma mère, elle sait que pour moi c’est pas facile de vivre sans père, que ça peut me rendre quand même un peu triste. Elle essaie de ne pas me hurler dessus comme un papa. » Et quand son entourage scolaire et amical tente de dédramatiser ou de rigoler de son statut d’enfant bâtarde, Lucie affirme : « Ils ne comprenaient pas pourquoi ça ne me faisait pas rire. »

J’ai trouvé que dans le documentaire, le gamin dont la tristesse était au bord de l’implosion, c’était Mathis. Et on peut largement le comprendre ! Il a appris quasiment à l’âge adulte que son père adoptif n’était pas son vrai père (ses parents mi-adoptifs mi-biologiques lui ont caché la réalité pendant des années) et que son père biologique est un donateur anonyme qui a disparu dans la nature. Il y a de quoi péter un câble ! (tout comme pour les enfants abandonnés ou nés sous X). Face caméra, la mère biologique de Mathis a essayé de camoufler/tempérer la violence du drame existentiel et généalogique dont elle a été complice : « C’est compliqué pour lui… » Mais oui : Mathis – et finalement tous les gamins du reportage applaudis par leurs « parents » pour être maintenus dans le silence et la reconnaissance – ont largement de quoi traîner leurs parents adoptifs en procès (pour abandon, parricide, mensonge, trafic de mère ou de père, corruption, manipulation génétique, eugénisme, et j’en passe…) s’ils en avaient le courage, la maturité et la conscience !

5 – IGNORANCE ou DÉSINTÉRÊT :

Ça m’a marqué. Les jeunes témoins, censés savoir pour quel sujet ils étaient filmés, et aussi censés s’être un peu intéressés à la manière artificielle et tordue par laquelle ils sont venus au Monde, avaient l’air complètement largués. « Je suis née… comment on dit déjà ? Je suis née en GPA, c’est ça ? » (Jade, 13 ans) ; « J’ai oublié comment ça s’appelait… Ah oui ! Des spermatozoïdes ! C’est pas trop tôt ! » (Lucie, 9 ans). Sur le coup, ça les fait rire, cette ignorance… ça fait « mots d’enfants » accidentels… mais en réalité, les enfants en question riaient jaune. Et plus ils vont grandir, plus elle va les angoisser puis les révolter (on le constate déjà rien qu’en observant Lucie – qui pose à sa mère la question fatidique « Pourquoi mon père ne veut pas me voir ? », ou encore chez Mathis, très perturbé par son patrimoine génétique).

6 – MÉPRIS DES ADULTES ET DES PÈRES:

Ce qui ressortait de ce reportage, c’était le mépris des adultes, et plus globalement des parents biologiques et du mariage. Le meilleur exemple, c’était l’attitude dédaigneuse de la jeune Lou-Ann (11 ans), qui regardait à la fois les adultes de haut (en jouant d’ironie, de cynisme blasé, de militantisme gay friendly, comme si les adultes étaient des immatures qui n’avaient rien compris à la vie) et comme des semblables. Dans ce documentaire, les grands-parents sentimentaux étaient mis sur un pied d’égalité voire surélevés par rapport aux grands-parents de sang : « Je les considère comme mes grands-parents » dit Tom par rapport à un vieux couple d’amis de sa mère. Dans ce documentaire, il arrivait même que les adultes se méprisent eux-mêmes. Par exemple, lorsque Lucie a demandé à ses grands-parents pourquoi sa mère l’a conçue toute seule sans père, ils lui ont répondu : « Ta mère ne voulait sans doute pas s’encombrer de quelqu’un dans la vie. Parce qu’on lui a donné un mauvais exemple… Tu sais, des fois, c’est difficile quand on rencontre quelqu’un. »

Dans ce documentaire, on nous a présenté les gamins comme plus « experts » et plus objectifs que leurs « parents », que les adultes, et même que les spécialistes de l’enfance (ces derniers, pour le coup, n’ont pas eu voix au chapitre et ont été encore moins consultés que les enfants) : « Les enfants parlent beaucoup mieux que les adultes » a conclu, dans l’après-émission, le démagogique et faux scientifique Serge Héfez, seul « expert » invité.

En plus du mépris des adultes, se dégageait de ce documentaire jeuniste et gynocentré, une misandrie (haine des hommes et des pères) très marquée. C’était particulièrement visible dans le cas des enfants élevés par des « couples » lesbiens ou par des mères célibataires qui ont « fait un bébé toutes seules » (comme avec Lucie et sa mère Ève). À entendre la petite Lucie, la haine des hommes maternelle a bien été transmise : la gamine voyait les hommes et les pères comme des tueurs (elle a dit à un moment qu’elle était bien contente de « ne pas avoir de père » qui « la réveille le matin » et qui lui ferait « risquer sa vie »), comme des fainéants « qui ne font rien à la maison », comme des brutes « qui hurlent sur les enfants » (je cite), comme des tarés (« Je veux bien avoir des enfants mais je pense que j’aurai pas de mari. Je trouve que les garçons, c’est un peu toc-toc. »). Juste à un moment, le petit Sacha a avoué qu’il étouffait à cause du matriarcat parricide dans lequel il était élevé (« Y’a plein de femmes autour de moi, donc au bout d’un moment j’en ai marre ! »)… mais ça a été présenté comme une bonne boutade pas sérieuse.

7 – OBSESSION DE L’UNIFORMITÉ (Je suis comme les autres) :

Même s’ils ont étrillé le concept de « normalité » et d’« anormalité », ça se sentait que les jeunes témoins y étaient pieds et poings liés puisque l’un des leitmotiv du reportage était la phrase « Je ne suis pas différent. Je suis comme les autres ». Comme si la différence qu’ils expérimentent concrètement était un mal ou devait être absolument niée : « J’ai pas l’impression d’être différent des autres. » (Kolia) ; « Tous ces enfants vont bien. Ce sont des enfants comme les autres. » (le psychologue de comptoir Serge Héfez). Ah bon ? Vous êtes sûrs ?

8 – MENSONGE :

On dit parfois (à tort) que la Vérité sort de la bouche des enfants. Eh bien pas des enfants de ce reportage, en tout cas ! Ils ont passé leur temps à mentir, pour se conformer aux désirs/ordres tacites de leurs apprentis-sorciers de « parents ». Le plus gros mensonge qu’ils ont quasiment tous énoncé, en plus de dire que leur situation était anodine et géniale à la fois, ça a été de démultiplier leurs parents (alors qu’on n’a tous concrètement que deux parents biologiques : le reste sont des éducateurs, pas des géniteurs) : « Concrètement, j’ai 3 parents. » (Lou-Ann) ; « J’ai pas de papa. » (Lucie) ; « J’ai 3 parents. » (Tom) ; etc.

Les jeunes témoins de ce documentaire étaient capables de sortir une idée puis son exact contraire. Par exemple, Lou-Ann a révélé qu’elle était ballotée entre « 3 éducations différentes » (pire qu’une enfant de parents divorcés : c’est 1 week-end sur 2 entre sa mère sociale et son père-géniteur, et le reste de la semaine chez sa mère biologique…) mais ça ne l’a empêché pas de présenter sa situation de pigeon voyageur comme hyper simple, avec une désinvolture bobo qui n’était pas de son âge : « Pour s’organiser, c’est assez simple. » résume-t-elle, avec son air d’intellectuelle fatiguée. Et pour ce qui est de Kolia (8 ans), il a déclaré que la vie de sa mère porteuse l’indifférait… mais un peu plus tard, on l’entendait quand même dans un bac à sable demander à son ami Enguerrand « lequel, entre sa mère ou son père, était le plus gentil ». Il est donc travaillé intérieurement par son envie de savoir ce que c’est que l’amour maternel dont il a été privé.

Autre grand mensonge du reportage : Tom (20 ans) disait à la fois qu’il a été dès le départ « très fier d’être fils d’homosexuelles » mais en même temps qu’il « a très mal vécu qu’on insulte ses parents homos ». Il faut savoir… Plus tard, il a affirmé avoir très mal vécu les Manifs Pour Tous dans lesquelles « on traitait les enfants issus de PMA/GPA d’ ‘attardés’, de ‘monstres’ ». Où a-t-il entendu ça ? Même moi, en ayant assisté à plusieurs Manifs Pour Tous malheureusement, je n’ai jamais lu ni vu ni entendu de telles insultes. Ça sent de la part du jeune homme le mensonge victimisant et la diffamation à plein nez. Nouveau mensonge gros comme une maison dans le documentaire : le père adoptif de Mathis, qui s’est fait pendant des années passer pour le père biologique du jeune homme, en lui cachant qu’il a été conçu par un donneur anonyme dont ils ne retrouveront jamais la trace, a eu le culot de sortir à son fils : « Tu sais d’où tu viens. Tu connais ta famille. » Le mensonge sincère par excellence. La manipulation mentale dans toute sa splendeur ! Par ailleurs, tout le film portait sur « le regard des autres », jugé seul responsable du mal-être des personnes interviewées (c’était même le titre de « l’Acte II » du documentaire)… et pourtant, un peu plus tard, les témoins se félicitaient de ne pas lui accorder d’importance : « Peu importe le regard des autres ! » (Tom). Encore un message contradictoire du reportage.

Ceci dit, le plus énorme mensonge – ou plutôt ici non-dit – de ce documentaire, ça reste que l’Amour entre le père et la mère biologiques de tout être humain n’a jamais été abordé… alors que c’est la clé de tous les problèmes illustrés sans jamais être dénoncés ni résolus.

9 – CONSTAT D’ÉCHEC DU « COUPLE » HOMOSEXUEL :

Même si ce documentaire se voulait une preuve de la force et de la beauté des « couples » homos – à travers le faire-valoir qu’est l’enfant obtenu par PMA ou GPA -, d’un point de vue concret, quasiment tous les unions homosexuelles ayant conçu de manière artificielle leur enfant ne sont plus ensemble au moment où « leur » enfant témoignage : c’est le cas des « mères » de Lou-Ann, de Tom. Seuls les « parents » homos de Sacha puis de Kolia sont encore ensemble…

10 – GNOSTICISME :

L’un des piliers de la Franc-Maçonnerie et de la Nouvelle Religion Mondiale, c’est l’actionnisme mêlée à la gnose, c’est-à-dire au culte de la connaissance (En gros, l’Antéchrist luciférien entend remplacer l’Amour par l’intelligence). Eh bien tous les gamins du reportage obéissaient à ce gnosticisme, puisque d’une part ils parlaient beaucoup du savoir (exemple : Jade a utilisé l’expression « femmes qui ne savent pas avoir des enfants » ; Lou-Ann, du haut de ses 11 ans, jouait la grande philosophe, faisait son intéressante) et que d’autre part ils considéraient qu’une réalité n’était pas triste ou était juste à partir du moment où elle était connue d’eux intellectuellement (le fameux raisonnement faussé du « Je sais d’où je viens et qui sont mes parents biologiques donc tout va bien » ou bien du « J’irai mieux quand je saurai tout de mes origines ») : « Ça ne ne manque pas d’avoir de papa puisque j’en ai pas. Comment je pourrais savoir ce que ça fait ? » (Sacha, 9 ans) ; « Tu sais d’où tu viens. Tu connais ta famille. » (le père adoptif de Mathis s’adressant à son fils) ; etc. Le bonheur ou le malheur sont réduits au savoir, à la connaissance, à l’intelligence, et non au coeur, à l’invisible, à l’Amour incarné entre les deux parents biologiques. Des vrais gnostiques en culottes courtes !