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Traduction en français de mon passage-télé sur RFI


 

J’ai enfin pris le temps de traduire en français l’une de mes meilleures interviews télé, qui a été tournée en mai 2021 sur RFI (Radio France Internationale) en espagnol, et que les non-hispanophones ne pouvaient pas comprendre. Le mal est réparé. Merci une nouvelle fois au journaliste Jordi Batallé, qui brille par son professionnalisme et sa bienveillance.
 

 

JB : Bonjour à tous, et bienvenue aujourd’hui à notre nouvel invité du jour sur Radio France Internationale. L’écrivain français Philippe Ariño vient de sortir sur les réseaux sociaux son documentaire « Les Folles de Dieu », dans lequel il traite, à travers le portrait de 7 témoins homosexuels, transgenres et bisexuels, de l’articulation complexe entre homosexualité et Foi catholique. Et justement, pour nous parler de ce film, et de sa propre expérience en tant qu’homo et croyant, Philippe Ariño a eu l’amabilité de venir nous rendre visite dans nos studios de RFI. Bonjour Philippe.
 

P : Bonjour Jordi. Nan mais toi aussi, tu es un peu une Folle de Dieu…
 

JB : C’est aussi ce que disait ma maman quand j’étais petit.
 

P : (éclat de rire)
 

———————–1’35———————–
 

JB : Alors pour te présenter un peu, Philippe, tu es donc né dans la ville de Cholet, non loin de Nantes, dans le nord-ouest de la France. Tu es issu d’une famille catholique pratiquante, d’origine espagnole. J’aimerais que tu nous racontes ce que ça a impliqué pour toi, en naissant dans ce terreau familial, la découverte de ton homosexualité ( ?).
 

P : Bon. Comme l’illustre mon tee-shirt, j’étais le mouton – non pas noir mais – arc-en-ciel de la famille ! Je crois que les membres de ma famille ont toujours considéré mon homosexualité comme une richesse. C’est vrai que dans notre société on oppose beaucoup Foi et homosexualité. Mais personnellement, j’ai découvert, notamment grâce à ma famille, que ces deux « conditions » n’étaient pas incompatibles. Et ça, ça me réjouit beaucoup, parce que je sais que ça n’est pas souvent le cas dans les autres familles. Mais dans la mienne, ils ont accueilli l’existence de ma tendance sexuelle, et en même temps mon observance/obéissance aux prescriptions de l’Église, c’est-à-dire la non-pratique de cette tendance : vivre la continence, donc une abstinence donnée à Dieu et aussi au Monde.
 

———————–2’40———————–
 

JB : Qu’est-ce qui a fait qu’à l’âge de 20 ans, tu as décidé de rendre publique ton homosexualité, à travers ton blog, mais aussi ta foi et ton désir de continence sexuelle ?
 

P : Je me suis rendu compte déjà à cette époque-là que le sujet de l’homosexualité était totalement tabou. Y compris pour les personnes qui se présentent comme « gays friendly », et qui applaudissent ou justifient l’homosexualité sans savoir ce que c’est. En fait, personne ne prend le temps de simplement l’expliquer. Les livres qui en parlent sont très idéologiques, très identitaires : ils défendent soit « l’identité homo » soit « l’amour homo ». Moi, avant de justifier quoi que ce soit, avant d’être « pour » ou « contre », je veux savoir de quoi on parle ! Et il y avait un grand vide d’analyse sur ce sujet. En constatant ça, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose ! J’ai écrit un Dictionnaire des Codes homosexuels ; je tiens un blog qui s’appelle L’Araignée du Désert ; et puis arrive maintenant ce documentaire avec rien moins que 25 parties ! C’est ce grand manque d’analyse et d’explication de l’homosexualité qui m’a poussé à écrire tout ça.
 

———————–3’37———————–
 

JB : On va parler du film tout de suite après. Mais j’aimerais revenir d’abord sur la position de l’Église Catholique à propos de l’homosexualité, qui avance extrêmement lentement, même si certaines récentes prises de parole du pape François semblent inverser la tendance. Par exemple, quand il a déclaré : « Qui suis-je pour juger les homos ? » Quel est ton regard sur ces évolutions de l’Église ?
 

P : Alors quand on parle d’« évolution », ou de « progrès », je demande à voir ce qu’on met derrière ces mots-valise. Moi, je crois que l’Église est vivante. Elle n’a pas à s’adapter à la modernité… qui parfois est plutôt une régression. Et le message de l’Église concernant l’homosexualité est très simple : aimer les personnes, mais EN VÉRITÉ, c’est-à-dire sans justifier toutes leurs pratiques, a fortiori si celles-ci ne comblent pas, ne rendent pas pleinement heureux.
 

JB : Ta famille ne t’a pas jugé non plus ?
 

P : Elle ne m’a pas jugé. Mais (rire) il faut reconnaître que ce n’est pas toujours facile d’assumer un « drôle d’oiseau » comme moi dans ses rangs ! Vraiment. En plus, les membres de ma famille découvrent peu à peu la réalité de l’homosexualité, qui demeure une énigme et un casse-tête, y compris pour moi ! Donc ils tâtonnent. Comme moi.
 

———————–4’47———————–
 

JB : Philippe Ariño, tout récemment, les médias internationaux ont relayé l’info selon laquelle une centaine de bénédictions de couples homosexuels avaient été célébrées par l’Église allemande. N’est-ce pas un mouvement de rébellion qui risque d’ébranler le Vatican ?
 

P : Euh… je ne crois pas. Il s’agit d’un épiphénomène que certains médias tentent de monter en épingle et d’amplifier pour provoquer une polémique ou un schisme… schisme qui ne risque pas d’arriver (tout de suite), puisque je suis actuellement en contact direct avec le cardinal Omella, le n°1 des évêques en Espagne, et le cardinal Marx, le n°1 des évêques en Allemagne, et les deux sont très au clair sur la question des bénédictions de couples homos et s’accordent pour dire qu’elles n’ont pas leur place dans l’Église et ne sont pas conformes au Magistère. Et, de toute façon, nous « bénir » ce n’est pas nous aimer. Il faut arrêter de nous mentir. L’Église nous aime d’une autre manière : en étant exigeante, et sans céder à tous nos caprices.
 

———————–5’48———————–
 

JB : Toi, au moment du passage du mariage gay en France en 2013, tu as fait partie du mouvement d’opposition, en tant qu’homo, n’est-ce pas ?
 

P : Tout à fait. Et si c’était à refaire, je le referais ! Quant à l’agenda politique LGBT, je dénonce en ce moment le projet de loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité. En amont, il émane d’une directive du Parlement Européen qui a été votée en 2018. Cette loi va certainement passer comme une lettre à la Poste et être imposée à la France, puisque la ministre Elisabeth Moreno et la députée lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon présentent les thérapies comme une « torture », alors que je sais qu’il s’agit en réalité de simples groupes d’accompagnement – soit psychologique soit religieux – des personnes homosexuelles, sur la base du volontariat, en plus ! Personnellement, je ne suis pas « pour » les thérapies. Je dis juste qu’il y a mieux. Mais je suis « contre » leur interdiction. Car cette loi de prohibition des thérapies va encore plus restreindre les libertés des personnes homosexuelles croyantes qui désirent simplement être aidées, soit par un psychologue, soit par un groupe fraternel religieux. Et c’est pour ça que ce projet de loi est très grave. Parce que de plus en plus on impose aux personnes homos une censure, y compris en leur nom ! Pour qu’on ne puisse plus être accompagnées. Or, il ne faut pas perdre de vue que l’homosexualité, la plupart du temps, est corrélée à des suicides, des divorces, des dépendances aux drogues, des mal-être, etc., donc nécessite un accompagnement. Et ça, il faut le dire ! Est-ce que c’est trop demander de simplement pouvoir aborder ces sujets-là, sans être systématiquement taxés d’« homophobes » ? C’est un truc de fous ! Et cette loi va passer. Elle a déjà été votée il y a peu en Angleterre, dans l’indifférence et le plébiscite général(e). Et le pire, c’est que les gens ne savent pas ce que sont les thérapies, mais peu importe, ils se disent tous « contre » !
 

———————–7’34———————–
 

JB : Le problème, c’est que, quand il est question de « thérapies », ça sous-entend qu’on parle de « maladie »… ( ?)
 

P : Oui. Et c’est la raison pour laquelle nous les Folles de Dieu, dans notre documentaire, prenons bien soin de préciser que l’homosexualité n’est pas une maladie. Une peur – et l’homosexualité, par essence, est une peur de la différence des sexes (et ça, toutes les personnes homo peuvent le constater dans leur propre vie) – n’est certes pas une maladie… mais, pour autant, elle nécessite un accompagnement.
 

———————–7’54———————–
 

JB : Tu parles de cette continence sexuelle. Mais toi-même tu as évoqué que tu as été en couple, non ?
 

P : Oui. Et encore aujourd’hui, je suis amoureux d’un homme ! Mais (rires) j’ai renoncé au couple homo car Dieu est plus fort ! J’ai conscience que c’est une réalité difficile à comprendre étant donné qu’elle touche au surnaturel. Quoi qu’il en soit, voilà, je suis le seul témoin de l’équipe du film qui est amoureux. Et par-là même, je prouve que je n’ai pas choisi la continence par défaut, pour des raisons négatives, par déception amoureuse ou par dégoût des hommes (du fait que je ne serais tombé que sur des mecs qui n’en valaient pas la peine). Pas du tout. Au contraire, j’ai même rencontré la personne avec qui je pourrais encore être en couple au jour d’aujourd’hui ! C’est pour ça que je dis que j’ai choisi la continence pour des raisons positives. Et ces raisons positives portent deux prénoms : « Jésus » et « Jérémy ». Par conséquent, je ne tiens absolument pas le discours aigri : « Les couples homos ne doivent pas être vécus vu qu’ils ne valent rien et que c’est de la merde ! ». Au contraire ! Je dis : « Le couple homo c’est bien… mais ça ne suffit pas ! »
 

JB : Raconte-nous, Philippe, comment est née l’idée de faire un documentaire réunissant des personnes à la fois homosexuelles et croyantes catholiques.
 

P : Eh bien c’est parti du constat que beaucoup de personnes homos ont la Foi. Beaucoup aussi rentrent en Franc-Maçonnerie. J’en rencontre énormément en ce moment qui sont initiés francs-maçons. Beaucoup de personnes homos ont certes la Foi mais la cachent parce qu’elles ont peur de passer pour des « homophobes intériorisés ». Voilà pourquoi elles ne parlent pas de leur Foi. Il n’en demeure pas moins qu’une grande majorité d’entre elles ne se sent pas attirée par le mariage, mais au contraire préfère le célibat consacré. Et nous avons même un volet de notre documentaire dédié aux prêtres homos : car c’est une réalité d’Église.
 

———————–9’40———————–
 

JB : Dans de plus en plus de pays maintenant est approuvée la législation sur les Unions Civiles. L’Église Catholique n’a-t-elle pas un train de retard par rapport à tout ça ?
 

P : Je vais me répéter. Mais tout dépend de ce qu’on entend par « progrès » ou « retard ». L’Église doit défendre les personnes. En les aimant… mais en Vérité. Si « aimer » équivaut à « se plier à toutes leurs revendications », ce n’est pas les aimer véritablement. Et le « mariage » homo, qui impose à toute personne qui ressent une tendance homo d’être en couple, ce n’est pas ça le respect de la liberté, ce n’est pas ça non plus nous aimer, je regrette. Ce n’est pas parce qu’on est homos qu’on doit forcément être en couple. Ça ne doit pas être une obligation ! Non mais ho !
 

———————–10’36———————–
 

JB : Soit. Parlons maintenant du film « Les Folles de Dieu ». Il est « tout public » et s’adresse à tous, n’est-ce pas ?
 

P : Oui ! Enfin… particulièrement aux fous et folles ! (rires)
 

JB : Il sort en 5 langues ( ?)
 

P : Tout à fait. 5 langues !
 

JB : Et vous avez mis les petits plats dans les grands puisque vous avez non seulement assurer le doublage en 5 langues mais aussi le sous-titrage ( ?).
 

P : Exactement : en anglais, français, espagnol, italien et allemand ! La version italienne sort d’ailleurs aujourd’hui ! Et le film contient 25 parties. La Journée 1, qui comporte les 3 premières parties, traite de la dimension personnelle de l’homosexualité. La Journée 2, c’est la dimension familiale. La Journée 3 c’est la dimension amoureuse et sexuelle. La Journée 4 c’est la dimension culturelle et communautaire. La Journée 5 c’est la dimension politique internationale, à propos des lois. La Journée 6 c’est sur l’homophobie. La Journée 7 c’est la dimension ecclésiale (on y parle aussi de l’Islam et du Judaïsme). Et la Journée 8 c’est la dimension sainte. Donc vous voyez, c’est une sacrée somme ! Ça ressemble à une encyclopédie !
 

———————–11’40———————–
 

JB : Raconte-nous un peu comment s’est passé le tournage et comment tu as recruté les autres protagonistes de ton documentaire.
 

P : Alors j’ai attendu 10 ans avant de les trouver ! Parce qu’il me fallait vraiment des témoins suffisamment fous pour se lancer dans une aventure pareille ! Et c’est réellement des grands malades (rire) ! Quand je vois par exemple les risques qu’a pris Gerson, le Péruvien, ou Christian, le Mexicain, ou encore Santiago, le Colombien, il faut être un peu fou pour s’afficher comme ils l’ont fait ! Car dans leurs pays respectifs, dès que tu parles explicitement d’« homosexualité », on te sort tout de suite le mot « thérapies » ou bien « guérison ». Tu ne peux pas aborder l’homosexualité sans qu’on te réponde « Ah… mais tu peux changer ! » ou bien « Tu n’es pas que ça ! », ou encore « C’est le diable ! » ou « Ça n’existe pas ! ». C’est pour ça que je dis que ce sont des folles… mais des folles dans le bon sens du terme ! Puisque, contre toute attente, ils ont accepté de venir en France. Nous avons tourné principalement à Lourdes, mais aussi à Paris, et un peu à Cholet ma ville natale. Ils ont accepté mon invitation les yeux fermés. Sans même que je les paye. Totalement gratuitement. Et en prenant parfois des risques monumentaux ! Gerson, par exemple, n’avait même pas fait son coming out. Et à cause de leur participation, ils pouvaient perdre leur travail. Dans certains pays d’Amérique latine, les personnes qui font leur coming out peuvent même perdre leur vie. Les témoins de mon documentaire ont, pour certains, risquer leur vie ! Alors rien que pour admirer leur courage, ça vaut le coup d’aller voir sur YouTube « Les Folles de Dieu ». Car il y a de la générosité. Y compris le photographe et caméraman du film, Jean-Yves Morvan, qui n’est pas homosexuel – personne n’est parfait… (il est à moitié catho, à moitié juif) – a dit en écoutant tous nos témoignages : « Wow… Je vous trouve tellement courageux ! ».
 

———————–13’30———————–
 

JB : « Courageux », c’est aussi le cas du titre du film « Les Folles de Dieu ». Ce choix a d’ailleurs eu l’effet d’un pavé dans la mare à l’intérieur de l’Église, non ?
 

P : Et comment ! Par exemple, Gerson, rien qu’à cause du titre, a reçu carrément des lettres d’insultes de la part de prêtres péruviens, qui sortaient de leurs gonds et disaient : « Les folles ?!? Mais vous n’êtes pas folles ! » ; « Avec un titre pareil, vous êtes en train de défendre le lobby LGBT ! Quelle honte ! » ; « Vous vous transformez en caricatures de vous-mêmes ! C’est un scandale ! ». Moi, j’ai choisi volontairement ce titre et je le trouve absolument parfait. Car il dévoile l’homophobie des personnes soit catholiques soit incroyantes mais rejetant les personnes efféminées. Et notre titre parle à la fois de Dieu (avec humour !) et d’homosexualité, en incluant même les personnes les plus rejetées et décriées dans la communauté homosexuelle, à savoir les efféminées, autrement dit les fameuses « folles ».
 

———————–14’38———————–
 

JB : C’est intéressant, ce que tu dis. Ça me fait penser à une phrase qu’a écrite sainte Thérèse (d’Avila) : « La folle de la maison, c’est l’imagination. »
 

P : J’adore l’image ! (rire).
 

JB : Il a fallu beaucoup d’imagination pour réaliser ce documentaire ?
 

P : Oui. Parce que nous ne savions pas exactement où nous allions. Mais nous y sommes allés ensemble ! Et nous n’arrivons pas du tout en orgueilleux pères-la-morale qui assèneraient : « Voilà : le message de l’Église sur l’homosexualité, c’est ça ! Vous devez être continents et renoncer au couple ! » Non. Et même si nous l’avions voulu, de toute façon, nous sommes pécheurs. Et rien qu’en voyant par exemple la situation actuelle de Guillaume, le témoin allemand transsexuel, difficile de crier victoire : il est en ce moment même en train de tourner dans des films pornos ! Donc on serait bien mal placés, lui comme mes camarades et moi-même, pour jouer ensuite les blanches colombes ! Les gens, en voyant le contenu du film, pourraient très bien nous attaquer sur nos incohérences… mais ils ne le feront pas. Car nous ne nions pas que notre imperfection. Nous ne sommes pas parfaits. Simplement, nous disons que nous croyons en Dieu, que nous aimons l’Église, et que nous essayons de vivre ce qu’Elle demande. Et nous marchons tous ensemble. Et ça, à mes yeux, c’est le meilleur témoignage ! Cela dit, nous vivrons mieux ce que nous annonçons si nous y obéissons. Alors bien sûr, nous sommes pécheurs. Mais nous nous efforçons de nous aimer malgré nos différences et les désaccords entre nous.
 

———————–15’51———————–
 

JB : Dis-moi, Philippe, quelles ont été les premières réactions suscitées par la publication de ton documentaire.
 

P : Nous n’avons eu jusque-là que d’excellents retours. Parce que c’est vrai que, d’un point de vue simplement technique et visuel, il est très bien réalisé. Les gens, après avoir visionné le début, sont souvent impatients de voir la suite. D’ailleurs, à ce propos, si vous voulez voir la totalité, nous avons besoin d’aide financière, car Gerson et moi sommes les seuls à travailler. Les plates-formes, qu’elles soient catholiques ou profanes, nous ont toutes rejetés : nous leur faisons peur, soit du fait d’être catholiques, soit du fait d’être homos ! Donc nous sommes livrés à nous-mêmes. Nous travaillons beaucoup, mais le film sort très lentement, au compte-gouttes. Alors ceux qui m’entendent maintenant, vous pouvez nous aider pour accélérer le rythme des publications. Mais voilà, nous n’avons eu que des réactions dithyrambiques. Ceux qui s’arrêtent au titre, c’est qu’au fond ils refusent de nous rencontrer. Mais ils n’ont pas vu le film. Ceux qui ont vu le film, y compris ceux qui ne croient pas en Dieu, se laissent toucher par notre vécu. Par exemple, Guillaume parle de sa transsexualité, explique pourquoi il a renoncé à la transition. Car s’il avait poursuivi sa transition, ou les opérations, il s’exposait soit à un cancer du cerveau, soit du foie. Il donne les raisons de sa détransition. Donc bon, une vie comme celle-là, ça s’écoute ! Et ça force le respect ! Vous pourrez aussi entendre le témoignage d’une femme lesbienne, Perrine. Bref, les 6 témoins du film, nous avons une histoire passionnante à découvrir ! Vraiment passionnante ! Moi, j’incarne « l’amoureux » de l’équipe (rire). Mais tous, nous avons notre couleur, notre particularité, notre charme. Je crois que nous sommes très attachants.
 

———————–17’30———————–
 

JB : Vous avez tourné pendant 10 jours entre Lourdes et Paris. Peux-tu nous raconter une anecdote croustillante de ce tournage si intense ?
 

P : Oula… ! Il y en a tellement ! Par exemple, on nous a foutus dehors de la Cité Saint Pierre ! Alors que la Cité Saint Pierre, normalement, accueille vraiment tout le monde… mais il faut croire que « tout le monde sauf nous » ! (rire).
 

JB : Explique-nous ce qu’est la Cité Saint Pierre.
 

P : La Cité Saint Pierre, c’est un lieu qui accueille et héberge beaucoup de pèlerins de Lourdes : même les gitans, les personnes handicapées, les prostituées, etc. TOUS… sauf nous ! (rire). Parce que les gens sont effrayés par le message de l’Église sur l’homosexualité. Vraiment, quand je vous dis que nous sommes folles, c’est la vérité. Mais j’ai envie de dire : « MERCI ! MERCI Seigneur d’être aussi folles pour toi ! » (rires). Et quoi d’autre encore ? Ah oui ! J’ai fait la rencontre, à Lourdes, quelques jours avant le tournage, d’une femme qui venait de sortir avec une religieuse, et qui m’a tout raconté. Car le mot « homosexualité » est un mot magique. C’est la clé des cœurs. Elle m’a raconté toute sa vie. Elle m’a dit qu’elle était sortie avec une nonne ! Et j’ai pu parler de cette anecdote dans le documentaire puisque nous avons eu une table ronde sur l’homosexualité y compris au sein des communautés religieuses féminines. Donc pour moi, la rencontre avec cette femme a été un petit cadeau de Dieu.
 

———————–18’52———————–
 

JB : Eh bien ici, à RFI, nous n’avons pas eu peur de vous, ni de présenter ce film !
 

P : C’est un peu normal ! Tu es une folle, je te dis ! (rire).
 

JB : Un immense merci, Philippe, d’être venu jusqu’à nous. Vous venez d’entendre Philippe Ariño, réalisateur du documentaire « Les Folles de Dieu », d’ores-et-déjà disponible sur Internet, et en particulier YouTube. Je remercie également Stéphane Défossez et Thibault Baduel à la technique. Et je salue particulièrement tous les téléspectateurs qui nous suivent dans toute l’Amérique Latine, sûrement depuis Lima ou encore Mexico, d’où sont originaires certains des protagonistes de ton film, grâce à un diffuseur international qui s’appelle UCL, un réseau latino qui émet depuis Montevideo (Uruguay) pour tout le continent américain. Et à nouveau, je vous adresse, chers téléspectateurs, un immense merci pour votre fidélité. Nous vous donnons rendez-vous bientôt pour un prochain numéro de l’« INVITÉ spécial de Radio France Internationale ».

La entrevista televisiva de Gerson Gonzales por EWTN (A nosotros las « locas », no nos esconderán ^^. Y nuestra Cruz plumada temporal, no nos la quitarán)

¡ Bravo a Gerson Gonzales, nuevamente, por su promesa de celibato, y por hablar tan bien y tan claro ! Me siento muy identificado con (casi jaja) todo lo que dices, y estoy muy orgulloso de ti. Veo que el don de ti mismo hará mucho bien a muchas personas – en particular homosexuales y a sus familiares que te escuchen !
 

Pueden ver su entrevista entre el minuto 12′ y 21′ por la cadena EWTN. Y gracias por compartirla en sus redes.
 

 

Lamento, sin embargo, una « cosita » (que finalmente no es ningún « detalle »^^) en esta entrevista televisiva, y que no puedo callar. Tres enfoques que me parecen falsos :
 

1 – El enfoque espiritualista (es decir desencarnardo y deshomosexualidado : lo que llamo el « peligro del cristocentrismo »). O sea, la única solución – que se nos presenta a nosotros personas homosexuales – es « ¡¡ Jesús, Jesús y Jesús !! » (… y, dicho de otro modo, « ¡ los sacramentos, los sacramentos, los sacramentos ! de la Santa Iglesia Católica » : enfoque, finalmente protestante-mágico y fariseo). Y me pregunto : « ¿ Cómo este discurso puede llegar al corazón de las personas homosexuales o ateas ? ¿ E incluso católicas corrientes, finalmente ? ». Personalmente, lo dudo. Tampoco es « casual » que de nuestro documental « Las Locas de Dios » – cuyo título súper vergonzosamente homosexual me gusta cada vez más ! ^^ – ni se hable… Como si fuese una vergüenza por esconder… ¡ Todo un símbolo ! ;
 

2 – El enfoque demonizador. Los periodistas católicos, las muy raras veces que se atreven a hablar de homosexualidad y a darnos el micrófono, se sienten obligados a reducir a la comunidad LGTB a « un lobby-dictadura »… y por mucho que Gerson haya aludido a la amistad entre personas homosexuales, en pantalla de EWTN, solo se muestra y promueve la amistad entre feligreses católicos : « Yo y mi Parroquia querida »… (Los amigos homos = ¡ fuera ! Las locas = ¡ fuera ! Y bien sabemos que las comunidades cristianas estás lejos de ser remansos de Paz y de ternura, incluso « amistosa y casta »…) ;
 

3 – El enfoque miserabilista, que nos muestra a nosotros personas homosexuales (perdón… « personas con tendencia o atracción hacia el mismo sexo » : así se tiene que decir, según la jerga católicamente correcta. Tácitamente, los periodistas católicos nos prohiben usar la palabra « homosexual » u « homosexualidad », ¡ y menos aún hablar de « pareja », de « Amor » y de « sentimientos » !) como personas minusválidas y « pobrecitas ». Ejemplo : la cadena EWTN, sin transición, ha decidido juntar la entrevista de Gerson con un reportage sobre una persona minusválida, para cerrar la ventana de las « víctimas enfermas y pecadoras dentro de la Iglesia » (… Es verdad que es mucho mejor que promocionar y hablar abiertamente de nuestro documental « Las Locas de Dios »… De éste, sobre todo, ¡¡¡ no se ha de hablar !!! lol). Este cierre desastroso (y aquel amalgama… – ¿ inconsciente ? – entre homosexualidad y enfermedad, o homosexualidad y desgracia) me ha hecho pensar inmediatamente en una de las reflexiones de nuestro testigo colombiano Santiago Mejía Osorio (reflexión muy justa y sútil, que oirán durante la Jornada 6 del documental, dedicada a la dimensión política internacional de la homosexualidad) : en efecto, Santiago ha denunciado el paralelismo comparativo recurrente entre minusvalía y homosexualidad (tomó el ejemplo de los pasos peatonales y de los semáforos urbanos), comprobando que socialmente la segunda ha ido reemplazando a la primera, para ilustrar que el Mundo (y finalmente la gente de Iglesia también) nos defiende y nos ama muy mal (o por las malas razones) al transformarnos en « víctimas que hay que ayudar, acompañar, convertir, y por las cuales hay que rezar », sin imaginar que somos nosotros quienes acompañamos y evangelizamos (¡ Incluso las personas homosexuales ateas, prostitutas, o en « pareja » !).
 

Entonces, por mucho que me guste el 80% de esta entrevista, me mosquea y fastidia el 20%, y el discurso-lorito del « Soy muy feliz con Jesús ¡ y solo Él basta ! ¡ Apunta la santidad ! » o « ¡ Mi vida es la misa diaria y la Santa Comunión ! » (…cuando, en la realidad cotidiana de una persona homosexual, no es así : hay las atracciones, las tentaciones, los gustos, los encuentros, los sentimientos a veces amorosos, las posibles caídas, los momentos de desierto espiritual, los masivos rechazos dentro de la comunidad eclesial…). Para mí, no es realista ni justo ni bastante alentador. Y eso que valoro y veo los esfuerzos de Gerson por mostrar una cara de alegría, de libertad, de amistad y de humanidad, del celibato homosexual continente. Pero no estoy ciego : el miedo a nosotros PERSONAS HOMOSEXUALES – miedo que se llama concretamente homofobia – y la censura (« Hay que esconderlas, hay que esconder a las locas y a las personas homosexuales comunes que no obedecen a la Iglesia : solo guardamos a las Puras, a las Excepciones de esta horrorosa e indecente comunidad LGBT. ¡ No vamos a promocionar el libertinaje o el activismo LGTB ! ») persisten. Hasta encuentro este falso interés por nosotros insoportable. Ya, en el 2017, cuando me entrevistaron en esa misma cadena de EWTN Perú, ya había sufrido este enfoque victimista e idealizador fariseo (Hasta cortaron la secuencia en la que hablaba de la dimensión política de la homosexualidad, y que pedía a los Peruanos, justo antes de la visita del Papa Francisco a Lima que acababa de avalar las Uniones Civiles públicamente en Roma – ¡ que denunciaran este peligro de las Uniones Civiles ! Pues CENSURA y ENFOQUE miserabilista sobre mi personita « dolida » y « víctima del lobby LGTB ». Gracias… pero de poco interés.) (Y que quede claro : yo nunca trasvestiré el título « Las Locas de Dios » por el título liso « Homosexualidad y Fe » u « Homosexualidad y Verdad » u peor « Homosexualidad y Castidad/Santidad » : no olvidaré jamás a « las amigas » ^^ A nosotros las « locas », no nos esconderán ^^. ¡ Y nuestra Cruz plumada temporal, no nos la quitarán !).

Enriquísimo TV reacciona y analiza la parte 3 del documental « Las Locas de Dios » : ¡ GRACIAS !

Es un gran honor para nosotros que la cadena web española Enriquísimo TV haya mirado la tercera parte de nuestro documental « Las Locas de Dios » (sobre homosexualidad y Fe), y haya reaccionado y analizado el valioso expediente de Christian Mercado (testigo mexicano) ! ¡ Qué regalazo ! GRACIAS, Enrique Vidal Flores : cumples verdaderamente con tu trabajo de periodista católico.
 

 

Gracias por compartir.

 

#LGBT #LasLocasDeDios #Homosexualidad #Homofobia #Iglesia #PapaFrancisco #EnriquísimoTV

Sortie de la 3e partie du documentaire « Les Folles de Dieu » en français ! (+ anecdotes croustillantes et inédites de tournage)


 

Voici la partie 3, donc la dernière partie de la Journée 1 consacrée à la dimension intime de l’homosexualité (Journée 1 sur les 8 journées en tout). Elle traite de la dépression, de l’approche psychologique voire psychiatrique de l’homosexualité. Donc elle ne va pas faire plaisir à tout le monde (haha) ! Mais nous, les Folles de Dieu, ne sommes pas juste là pour sourire à la caméra…
 
 

Comme je l’ai fait pour les deux précédentes parties (partie 1 et partie 2), je vous présente quelques fioretti anecdotes secrètes de tournage de cette partie 3 :
 

– Christian, dans cette troisième partie, présente son premier exposé (son dossier est dédié aux « terrains psychiques potentiels de l’émergence d’une homosexualité »). Et c’est un exercice périlleux (haha) car notre Diva des Concours de Beauté est sensiblement très gêné par les mouches de la campagne ! Mais – comme vous pourrez le vérifier aussi plus tard – Christina se rompt à l’exercice de l’exposé avec aisance et brio. Il est moins à l’aise dans l’expression spontanée ou la confession intime. Mais tout ce qui est plus journalistique, magistral, et carré, lui va comme un gant : il a la télé attitude, il expose un dossier comme un reportage ou une allocution de journal télévisé, ne ponctue pas ses phrases de « euh… » d’hésitation. Ça coule tout seul. Si bien que je plaisantais en imaginant une Tele Mercado fictive, et en rêvant qu’un jour Christian suive sa fibre journalistique apparemment innée.
 

– L’enregistrement de l’exposé de Gerson au pont du village de Bétharam (sur « les possibles liens entre homosexualité et psychiatrie ou blessure psychique », et sur lesdites « thérapies de conversion ») a été un véritable cauchemar : 1) parce qu’il faisait chaud ; 2) parce que Gerson est perfectionniste et peu coutumier des exposés trop académiques, donc il n’arrêtait pas de s’interrompre et de se reprendre lui-même ; 3) parce que Jean-Yves Morvan (photographe et caméraman du documentaire) et moi-même filmions sur une route du village relativement passagère où le moindre randonneur, vélo, camion ou voiture, nous obligeait à nous arrêter puis à repositionner la caméra. Sur le coup, lui comme moi avons failli péter un câble et lâcher l’affaire ! Même Jean-Yves qui est un modèle de longanimité et de patience. Mais finalement, on a réussi à boucler la séquence. Et puis au bout du compte, les commentaires acerbes que Jean-Yves et moi adressions spontanément aux gêneurs intempestifs pendant que ça tournait sont tellement désopilants, et font très « les 2 papys du Muppet Show » (« Bon, tu la pousses, ta vieille chiotte pourrie ! » ; « Et en plus, il sait même pas se garer… » ; « Et ça te fait rire, connasse ? » ; « Ah… ils sont pas mal, finalement, les mecs des Pyrénées ! » ; etc.), que vous aurez la chance de les entendre compilées dans le Bêtisier final (la partie n°25).
 

– Un des doubleurs (prêtre catholique, de surcroît) de cette partie 3 n’a pas accepté de prêter sa voix au discours de Gerson, pensant que nous défendions le lien de causalité entre homosexualité et psychiatrie (alors que pas du tout), et prétextant qu’il n’était pas d’accord avec le conseil du Pape François aux parents d’amener leur fils homo chez le psychiatre (alors que nous ne cautionnons pas ce conseil non plus). C’est incroyable comme il est interdit de simplement parler du mal ou de faire un lien entre homosexualité et violence ou souffrance.
 

– L’exposé de Guillaume sur la transsexualité nous a coiffés au poteau. C’était le premier exposé de Guillaume. Et comme à chaque fois qu’il ouvre la bouche, nous débarquons tout simplement dans un autre monde. De plus, il a pour habitude de dire cash les choses, sans filtre, avec l’insolence et l’assurance du fumiste. Mais sa parole est synthétique, percutante, surprenante. Il y a juste à l’écouter et à laisser tourner la caméra, et le résultat devient génial. On apprend plein de choses. Y compris quand on est homosexuels et qu’on est censé connaître un peu mieux le milieu trans et bi que le péquin moyen. Dans son exposé de définition des concepts tels que la Théorie du Gender, la bisexualité, la transidentité, l’intersexuation, la transsexualité, Guillaume évoque des sujets tabous comme la pédophilie (qu’il a subie), la bisexualité, et étrille le Gender. Et toujours avec ce délicieux sens de l’autodérision et du jeu avec sa propre transidentité et son propre ambivalence.
 

– Santiago n’apparaît pas dans cette 3e partie. Mais soyez sans crainte : il revient en force dans la partie 4 pour nous parler de sa famille. Santi (le témoin colombien) est le roi des anecdotes personnelles croustillantes.
 

– Anecdote un peu touchy… (haha) mais bon, tout se saura au Paradis de toute façon (ce qui est caché sera dévoilé !) ^^: l’enregistrement de la voix-off allemande de Guillaume fut assez folklo, mais finalement très courageuse aussi : sans que je sois au courant – et sans violer sa volonté ni abuser de sa faiblesse du moment -, Guillaume était sous l’effet de la cocaïne quand je suis venu lui rendre visite à Paris pour capter sa voix. Il a tenu à faire l’enregistrement quand même, alors qu’il était surex’, dans un état second et de tension extrême, que c’était la première fois que je voyais une personne se piquer à la cocaïne sous mes yeux : il a pris sur lui pour me rendre service, et pour faire plaisir à la Nation allemande. Pour moi, ce fut une scène paradoxalement plus belle et émouvante que désolante et pathétique. Car Guillaume, même au fond du trou, pliant sous le poids de sa croix, pense quand même toujours aux autres, se bat. Et ce soir-là, il a tout donné pour les Allemands. Donc la voix allemande de Guillaume pour cette 3e partie vaut de l’or. Il faut que vous le sachiez ! Même si le contexte est gênant et apparemment honteux et déshonorant pour lui ! La Gloire et la Sainteté de Guillaume – plus on connaît le garçon et plus on s’en compte – c’est d’offrir toute sa personne, y compris sa misère et ses blessures, à Dieu et aux autres. Par Amour.
 

– Dans cette partie 3, on assume de proposer pour la première fois la non-pratique homo. Même Perrine qui, malgré sa timidité, y va ! Elle me fait sourire car sa parole agit dans les extrêmes : à chaque fois qu’elle balance une parole dure, elle arrive systématiquement après avec la pommade ; car Perrine, avec sa douceur et son empathie naturelle, couronne toujours la Vérité de Charité. Elle se met toujours à la place des autres (et en particulier des athées, des personnes homos, des gens susceptibles ou blessés), précisément parce qu’elle vient de leur monde et qu’elle s’est convertie au catholicisme à 25 ans.
 

– L’image de Gerson courant vers la caméra à la Géode de La Villette (à Paris) a été filmée par moi… et ça se voit, puisque la prise est incertaine (haha !). L’image de Guillaume devant choisir entre deux fleurs – une rose, une bleue – et les jetant finalement toutes les deux dans le fleuve du Gave, a été filmée par Jean-Yves Morvan, le caméraman et photographe du film. Il était parti en balade avec Perrine et Guillaume pour prendre quelques séquences, et ça a donné la scène du muret (dont les prises ratées figureront dans le bêtisier final !).

Anécdotas sorprendentes e inéditas del rodaje de la parte 3 del documental « Las Locas de Dios »

He aquí la tercera parte, es decir la última parte de la Jornada 1 dedicada a la dimensión íntima de la homosexualidad (Jornada 1 de las 8 en total). Trata de la depresión, del enfoque psicológico e incluso psiquiátrico de la homosexualidad. Así que no será del gusto de todos (jaja). Pero nosotros, las Locas de Dios, no estamos aquí sólo para la sonrisita frente a la cámara…
 

 

Como lo hice con las dos partes anteriores (parte 1 y parte 2), os presento algunas anécdotas secretas del rodaje de esta parte 3 :
 

– Christian, en esta tercera parte, hace su primera exposición (su expediente está dedicado a los « probables terrenos psíquicos de la aparición de una homosexualidad »). Y es un reto ambicioso (jaja) ¡ porque a nuestra Diva de Concursos de Belleza le están fastidiando mucho las moscas del campo ! Pero – como descubrirán más adelante en sus otros expedientes – Christian afronta el ejercicio de la ponencia con facilidad y éxito. Se siente menos cómodo con la expresión espontánea o la confesión íntima. Pero todo lo que es más periodístico, magistral y cuadrado, le va como anillo al dedo : tiene la « actitud televisiva », presenta un expediente como si fuese un reportaje o un telediario, no entrecorta sus frases con falsas pausas « eh… ». Simplemente fluye. Por eso le tomo el pelo seriamente imaginando una Tele Mercado ficticia, y soñando que algún día Christian seguiría su vena periodística aparentemente innata. (Muletilla de lenguaje de Christian jaja : « PRINCIPALMENTE »).
 

– La grabación del expediente de Gerson en el puente del pueblo de Bétharam (sobre « los posibles vínculos entre homosexualidad y psiquiatría o herida psíquica », y sobre las llamadas « terapias de conversión ») fue una pesadilla : 1) dado que hacía calor ; 2) dado que Gerson es un perfeccionista y no está acostumbrado a las presentaciones demasiado académicas, por lo que no paraba de interrumpirse y de rectificarse ; 3) dado que Jean-Yves Morvan (fotógrafo y jefe de cámara del documental) y yo estábamos filmando en una carretera del pueblo relativamente transitada en la que el más mínimo senderista, bicicleta, camión o coche, nos obligaba a parar y a recolocar la cámara. En el acto, ¡ tanto él como yo estuvimos a punto de volvernos locos y de tirar la toalla ! Incluso Jean-Yves, que es un modelo de paciencia y longanimidad. Pero al final, conseguimos acabar la secuencia. Y en resumidas cuentas, los comentarios mordaces que Jean-Yves y yo dirigíamos espontáneamente a los inoportunos intrusos de nuestra grabación son tan hilarantes, y tan parecidos a « los dos abuelos del Muppet Show » (« ¡ Bueno, lo vas a empujar, tu maldito carro !? » « Y encima, no sabe ni aparcar… »; « ¿Y tú, ríete, cabrona !! » ; « ¡ Mmm… algunos chicos de los Pirineos son muy lindos ! »; etc.), que tendrán la oportunidad de escucharlos recopilados en el Blooper final (parte n°25).
 

– Uno de los dobladores (un cura católico, además, y que es alemán) de esta tercera parte no aceptó prestar su voz al discurso de Gerson, pensando que defendíamos la relación causal entre la homosexualidad y la psiquiatría (cuando no es así), y afirmando que no estaba de acuerdo con el consejo del Papa Francisco a los padres de llevar a su hijo gay al psiquiatra (cuando tampoco avalamos este consejo). Es increíble cómo hoy en día se prohíbe simplemente hablar del mal o relacionar la homosexualidad con la violencia o el sufrimiento.
 

– La presentación de Guillaume sobre la transexualidad nos sorprendió a todos. Fue el primer dossier de Guillaume. Y como cada vez que abre la boca, simplemente descubrimos otro mundo. Además, él está acostumbrado a decir las cosas de forma directa, sin ningún pelo en la lengua, con la insolencia y la seguridad de un charlatán. Pero sus palabras son sintéticas, punzantes, increíbles. Sólo hace falta escucharle y dejar que la cámara ruede, y el resultado es brillante. Se aprende mucho. Incluso cuando eres homosexual y se supone que conoces el mundo trans y bi un poco mejor que mayoría de la gente. En su expediente de definición de conceptos como la Teoría del Género, la transidentidad, la intersexualidad, la transexualidad, Guillaume evoca temas tabúes como la pedofilia (que él sufrió), la bisexualidad, y ataca al Gender. Y siempre con ese delicioso sentido de autoburla y de juego con su propia transidentidad y su propia ambivalencia. Pienso por ejemplo en este juego que hace con las dos flores – una rosa, otra azul – que acaba por echar al río porque no ha sabido escoger entre masculinidad y feminidad…
 

– Santiago (el testigo colombiano) no aparece en esta tercera parte. Pero no se preocupen : vuelve con fuerza en la cuarta parte para hablarnos de su familia. Santi es el rey de las anécdotas personales jugosas.
 

– Anécdota un poco sensible… (jaja) pero bueno, todo se sabrá en el Cielo de todas formas (¡ lo que está oculto saldrá a la luz !) ^^: la auto-grabación de la voz en off alemana de Guillaume fue muy rara, pero finalmente muy valiente también : sin que yo lo supiera – y sin violar su voluntad ni abusar de su debilidad en ese momento –, Guillaume estaba bajo los efectos de la cocaína cuando fui a visitarlo a París para captar su voz. Insistió en hacer la grabación igual, aunque él estaba sobreexcitado, en un estado de tensión extrema, y que era la primera vez que yo veía a una persona dispararse cocaína delante de mí : se aguantó para hacerme este favor, y para dar gusto a la Nación alemana. Para mí, fue una escena paradójicamente más bella y conmovedora que desoladora y patética. Porque Guillaume, incluso en el fondo del pozo, doblado bajo el peso de su cruz, sigue pensando en los demás y luchando. Y esa noche lo dio todo por los alemanes. Así que la voz alemana de Guillaume en esta tercera parte vale su peso en oro. ¡ Sépanlo ! Por mucho que el contexto sea incómodo y aparentemente vergonzoso y deshonroso para él. La Gloria y la Santidad de Guillaume – cuanto más se conoce al muchacho, más se percibe – es ofrecer todo su ser, incluyendo su miseria y sus heridas, a Dios y a los demás. Por Amor.
 

– En esta parte 3, asumimos por primera vez proponer la no práctica de la homosexualidad. Incluso Perrine que, a pesar de su timidez, ¡ va al grano ! Me hace sonreír porque sus palabras suelen ir a los extremos : cada vez que dice algo duro, viene sistemáticamente después con la pomada ; porque Perrine, con su dulzura y su empatía natural, corona siempre la Verdad de Caridad. Siempre se pone en los zapatos de los demás (y en particular de los ateos, las personas homosexuales, las personas susceptibles o heridas), precisamente porque proviene de su mundo y se convirtió al catolicismo a los 25 años.
 

– En cuanto a la música de ilustración, podemos contar en particular sobre las composiciones de Thierry Jamard (mi antiguo profesor de música en el cole), y también de una canción « Catolicismo mejor camino de Verdad » de mi album « Bola de Cañón ». También ustedes pueden ver imágenes de Gerson filmado en el Parque parisino de La Villette, con la Geoda (Se nota que yo filmaba, porque técnicamente, es muy defectuoso jaja). La grabación de los pasos de Perrine y de Guillaume en el murete fue muy divertida (ya lo verán en el blooper final) y es el fruto de la caminata entre el fotógrafo y director de la peli Jean-Yves Morvan y Guillaume y Perrine en los paisajes maravillosos del Pirineo francés.

TOP 50 ZOUK – Les 50 Meilleures Chansons Zouk (selon Philippe Ariño)


 

 

 

Voici un TOP 50 fait maison de ce qui me semble être les meilleures chansons zouk, toutes époques et générations et styles confondus, et que j’aimerais vous faire connaître. Sachant que le podium de tête est bien sûr couronné à la fin par le meilleur titre, le n° 1 !
 

Pourquoi ce Top 50 ? Parce que MON CŒUR EST ZOUK ! Et ce, depuis l’enfance et l’adolescence. Même en étant « blanc », et tout ce qu’il y a de métropolitain, j’ai été biberonné à la Compagnie Créole et à Zouk Machine ! Donc je suis bien placé pour en parler aussi.
 

J’ai bien conscience qu’il s’agit d’un style musical « cheap », pacotille, pas toujours très inventif, qui fonctionne toujours un peu sur la même recette : musique très rythmée et dansante (y compris quand elle verse dans la nonchalance du « zouk love »), souvent sentimentale ET sexualisée, et parfaite pour les clips et la mise en scène de drames intérieurs déchirants (usage abusif du ralenti dans les clips, visages des interprètes excessivement éclairés avec la toile circulaire réverbérante des photographes amateurs, décors paradisiaques où pourtant se joue une « tragédie sentimentale terrible… par textos » lol, etc.).
 

En effet, la différence des sexes y est vraiment mise à l’honneur (on trouve dans le zouk pas mal de duos homme/femme, justement) en même temps que massacrée et mélodramatisée. Il faut le dire : les histoires de ruptures « entre Blacks » sont le fond de commerce et d’inspiration du zouk. Surtout dans la nouvelle génération de zoukers, on retrouve quasi systématiquement le même scénario plaintif de l’amour déçu, perdu ou inaccessible.
 

Voilà pourquoi le zouk actuel ressemble à de la musique de pétasse et/ou de petit crooner. On a affaire en général à la chanteuse portant un prénom de pute finissant en « -a » et anglicisé, esseulée, chantant la trahison amoureuse, et jouant les inaccessibles ou les vengeresses voire même les tigresses ! Et côté masculin, on a affaire en général au chanteur branleur (au double sens du terme, c’est-à-dire très porté sur le sexe : il peut être très cru et grivois dans l’étalage de ses fantasmes sexuels, comme par exemple les chanteurs Slaï, Warren, Marvin, Francky Vincent, qui souvent vont droit au but… ou plutôt aux noix de coco haha !), on a très souvent affaire aussi au beau parleur parfois caillera over-musclée ou bad boys, mais conservant quand même toujours la pseudo « classe » et « respectabilité » du crooner qui joue la star recommandable ou le grand poète implorant le pardon à genou pour ses écarts de conduite, et qui conte fleurette.
 

Et je constate qu’une des caractéristiques inédites du zouk par rapport aux autres genres musicaux mondiaux, c’est que les mecs osent chanter et être sentimentaux (le zouk n’est pas une musique gay ou monopolisée par la gente féminine : loin s’en faut !). Même le chanteur armoire-à-glace et macho noir veillera toujours à avoir dans son répertoire une petite chanson dédiée à sa môman (exemple : Yoan) !
 

Mais bon, en gros, pour résumer, dans le zouk, ça sent la testostérone et les gros nibards à plein nez… même si, paradoxalement, je constate que ce son « hyper-hétérosexualisé » et « hétéronormé » plaît énormément aux gays (y compris blancs) ! Je ne suis pas le seul gay à adorer ce style musical, croyez-moi !
 

Dans le zouk aussi, on tombe souvent sur des chansons vantant les valeurs inédites qu’on n’entend plus dans les chansons occidentales actuelles (l’amitié, la fraternité de sang, le mariage fidèle et sacré, la virginité, les enfants et la famille, le respect des aînés, les traditions, la crainte de Dieu et même du Ciel…). C’est sans doute pour cette raison que le zouk, dans sa prétention ratée ou hypocrite – mais malgré tout hyper sincère ! – au Grand Amour et à la pureté, sombre dans le kitsch, avec des synthés (parfois violoneux) poussifs ou un piano-bar romantique ou des effets célestes (harpes, chœurs, mélopées et glossolalies, etc.) ou un riff de guitare très caractéristique et mielleux, qui lui confèrent une dimension quasi religieuse et angélique. D’ailleurs, le rythme du zouk est ternaire, donc – on pourrait dire – trinitaire !
 

Et enfin, le zouk est une musique que je trouve chouette car elle a le sens du Kompa, du virage à 180 ° ! Elle aime (se) surprendre, et même quelquefois se rompre en son milieu pour partir complètement ailleurs, dans une direction qu’on n’attendait pas. On y trouve beaucoup de titres divisé en deux temps (avec des secondes parties souvent réussies, bien meilleures que l’intro, et qui subliment la chanson toute entière : par exemple, la chanteuse Kénédy excelle en la matière), ou des fins complètement décalées (je pense par exemple à l’étonnante issue de chansons comme « T’aimer encore » de K-Reen et Rickwel, ou encore le mythique « Zouk la sé sèl medikaman nou ni » de Kassav’). C’est surprenant. C’est sucré-salé, comme dirait Fanny J. Et c’est pour ça qu’on a envie d’en reprendre, en se demandant « Mais qu’est-ce que c’est que cette saveur inédite qu’on a goûtée là ?? » !
 

Tout ça pour vous dire que le zouk a encore de longs jours devant lui. Avec lui, on décolle vers le Ciel éternel !

Soirée Dissidence 7 – Spéciale « Provax » (Écouter et comprendre les défenseurs du vaccin)


 

#vaccination #coronavirus #provax #antivax #PassSanitaire #vaccins #Passvaccinal
 
 

Les Provax sont nos amis : il faut les aimer aussi 😉.
 

Ce fut une des meilleures « Soirée Dissidence » de la série, qui s’est tenue à Paris le jeudi 13 janvier 2022.
 

La « Soirée Dissidence n°7 » a décidé de mettre à l’honneur lesdits « Provax », c’est-à-dire les défenseurs du vaccin contre la COVID. Dans un climat d’écoute, de convivialité et d’échanges. Pour ouvrir les horizons des deux camps appelés caricaturalement « Provax » et « Antivax », et qui, en temps normal, ne se rencontrent jamais, à part pour s’écharper sur les plateaux-télé.
 

Il y a eu 3 topos :
 

1) « Le profil psychologique de Macron » (topo présenté par Jérémy : de 3’00 à 58’00)
 

2) Interview de Pascal Neveu, chroniqueur-santé pro-vaccin sur diverses chaînes de télévision (de 58’00 à 2h09’00)
 

3) « Dans la tête d’un provax » (topo présenté par Philippe Ariño : de 2h09’00 à FIN)

Calendrier de publication des prochains 18 podcasts « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? » entre Steph Bach et Philippe Ariño

Voici la liste des 18 podcasts « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? » que la chanteuse Steph Bach et moi-même avons enregistrés en 2019, juste avant la crise sanitaire.
 

C’est vraiment des supers échanges. Traces aussi d’une époque toute proche et pourtant qui paraît tellement éloignée par sa pureté ! (la peur n’avait pas contaminé vraiment notre Monde).
 

À ce jour, seuls les 11 premiers podcasts ont été postés sur YouTube. Il en reste 7 autres (dont 2 « formats spéciaux » : le n°13 et le n°17), qui s’étaleront tous les lundis midi jusqu’en mars.
 

Podcast n°1 – « Comment on s’est rencontrés » (lien ici)
 

Podcast n°2 – « Le harcèlement de rue » (lien ici)
 

Podcast n°3 – « Tu penses à quoi aux toilettes ? » (lien ici)
 

Podcast n°4 – « Pour toi c’est quoi la réussite ? » (lien ici)
 

Podcast n°5 – « As-tu une spiritualité ? » (lien ici)
 

Podcast n°6 – « Et s’il ne te restait plus que 24h à vivre ? » (lien ici)
 

Podcast n°7 – « Tes 3 personnalités préférées » (lien ici)
 

Podcast n°8 – « Métro sans portable ? » (lien ici)
 

Podcast n°9 – « Ton rapport aux cadeaux » (lien ici)
 

Podcast n°10 – « As-tu déjà rencontré Jésus ? » (lien ici)
 

Podcast n°11 – « Bilal Hassani à l’Eurovision » (lien ici)
 
 

QU’EST-CE QUI VOUS ATTEND DANS LES PROCHAINS PODCASTS ? ÉCHÉANCIER :
 

Podcast n°12 – « Nos films adorés… ou détestés ! » (lundi 31 janvier)

Podcast n°13 – « La violence gratuite » (lundi 7 février) FORMAT SPÉCIAL

Podcast n°14 – « Plutôt Gainsbourg ou Gainsbarre ? » (lundi 14 février)

Podcast n°15 – « Quel est ton grand Combat de vie ? » (lundi 21 février)

Podcast n°16 – « Ferais-tu un bon acteur ou une bonne actrice ? » (lundi 28 février)

Podcast n°17 – « Le secret d’un Amour qui dure » (lundi 7 mars) FORMAT SPÉCIAL

Podcast n°18 – « La Fin du Monde arrivera-t-elle ? » (lundi 14 mars)
 

Et déjà, Stéphanie et moi commençons à prospecter pour savoir quel nouveau binôme – formé de 2 personnalités qui ne se connaissent pas encore et qui testeraient leur compatibilité amicale et leur capacité à s’écouter sur des sujets potentiellement explosifs ou faussement « légers » – formera partie de la belle famille des « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? »…
 

Casting en cours… et appel à candidatures ! 😉