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En résumé, que dit l’Affaire Mila?

Au-delà du débat insoluble de la « convenance/inconvenance de l’insulte et de la menace » (autrement dit la discussion de la forme et de son articulation avec le fond), au-delà du faux débat sur le « droit au blasphème » (le blasphème n’est pas un droit mais une réalité neutre : il n’est justifié que s’il dénonce une religion dont les actes et les pensées sont injustes et mauvais, ou s’il distingue clairement un système religieux de la personne du croyant qui y adhère), l’Affaire Mila (l’adolescente lesbienne qui a insulté l’islam sur les réseaux sociaux et s’est vue menacée de mort par des musulmans après avoir été draguée lourdement) ne fait que mettre en évidence une chose que j’avais énoncée depuis des lustres : que l’islam et la pratique homosexuelle sont les deux principales planques mondiales actuelles du diable (je l’ai écrit noir sur blanc dans mon livre Homo-Bobo-Apo). Et donc qu’il est logique qu’une fois ces deux réalités confrontées et mises face-à-face, elles s’horrifient l’une l’autre, s’insultent de tous les noms et cherchent à se détruire, pour que leur effet-miroir ne les incrimine pas toutes les deux et ne démasque pas publiquement leur nature démoniaque réciproque. Et il est aussi logique que nos contemporains, effrayés en même temps que complaisants aussi bien avec l’islam qu’avec l’homosexualité (l' »identité » et la pratique : pas la simple tendance), s’enflamment et s’agitent, afin que leur vacarme (#JesuisMila/#JenesuispasMila… qu’on peut décliner à l’infini : #athées/#religieux, #musulmans/#islamophobes, #gaysfriendly/#homophobes, #prolibertédexpression/#censeurs, etc.) occulte leur collaboration avec ces 2 péchés globalement ignorés d’eux.
 

Et vous remarquerez qu’avec l’Affaire Mila, on n’est pas sorti de l’auberge. Pour la bonne et simple raison que peu discutent de l’homosexualité et identifient sa place pourtant prédominante dans le débat : les discussions se centrent pour l’instant sur la dénonciation de l’islam en tant que mal, ou plutôt sur le droit à le dénoncer en tant que tel… mais quasiment personne ne s’aventure à dire en quoi c’est un mal ; et l’homosexualité (en tant que pratique), encore moins. Ce déséquilibre de dénonciation ne fait d’ailleurs qu’échauffer encore plus les susceptibilités des musulmans, des gays friendly et des dénonciateurs de l’islam. Ça s’appelle une micro guerre civile.
 

Les 20 inepties du documentaire « Homo-thérapies : conversion forcée » de Bernard Nicolas diffusé ce soir sur Arte et que beaucoup vont prendre pour argent comptant


 

À ceux qui, parmi vous, allez regarder ce soir le documentaire « Homo-thérapies : conversion forcée » de Bernard Nicolas sur ARTE (vous l’avez ici en streaming pour quelques jours en libre service), consacré aux groupes chrétiens de thérapie de conversion de l’homosexualité, j’ai listé pour vous les 20 principales conneries qui s’y trouvent et que les médias mainstream, dans leur ignorance crasse du sujet, ne vous délivreront jamais. Pour qu’au moins vous voyiez ce reportage avec les bonnes lunettes et un minimum de distance, afin de ne pas vous faire avoir par ces bonimenteurs anticléricaux (anti-Église) et finalement homophobes (même s’ils se présentent comme gays friendly). Ces journalistes veulent vous rouler dans la farine et vous enrôler dans leur course paranoïaque aux droits homosexuels, en créant de fausses victimes qui occultent les vraies.
 

Les conneries principales

 

Voici donc, en vrac, les quelques affirmations délirantes que j’ai relevées dans « Homo-thérapies » :
 

1 – Déjà, d’entrée de jeu, dans ce reportage, on nous parle de « méthodes extrêmement violentes » des groupes d’accompagnement religieux des personnes homos. Euh… lesquelles, au juste ? On nous décrit « les dégâts que ça produit chez les gens, les « dommages psychologiques… Euh… lesquels ? Quelle personne suicidée ou dépressive connaissez-vous parmi toutes les personnes qui vont – de surcroît volontairement – dans ces groupes ? J’attends toujours la réponse et des exemples concrets. (C’est vrai que les groupes de parole « salon de thé » de l’association Courage c’est hyper « violent » et ça pique les yeux… C’est proche de la séance de torture !!). Et comme ces journalistes indignés n’ont rien à répondre, car en fait ils n’ont pas vu ces violences, et surtout ils les ont inventées de toutes pièces, ils utilisent 4 techniques : soit l’extériorisation (ils situent cette « violence » loin loin très loin : sur une planisphère ou aux États-Unis et partout dans le Monde… pour faire croire ensuite que le « péril » est à nos portes et que nous serions, nous Européens, « encerclés » !), soit l’invisibilisation (ils rendent la « violence » homophobe invisible : elle serait d’autant plus perverse et réelle qu’elle se cacherait et ne se verrait pas. Vu qu’ils n’ont pas de violences physiques à dénoncer – les électrochocs, pour leur info, ça date d’il y a un siècle, et même les suicides qu’ils agitent comme des preuves, ils n’en citent qu’un seul dans le reportage… sinon pour le reste, il est question d’« envies suicidaires » –, ils vont se rabattre sur lesdites « violences psychologiques », supposées être encore plus mortifères et efficaces que les violences physiques. Là encore, l’invisible a bon dos), soit l’amalgame (ils montrent des groupes de thérapie majoritairement protestants ou mormons – Exodus, Torrents de Vie, etc. – pour ensuite faire croire au public ignorant tout de l’Église Catholique que ces groupes sont catholiques), soit la caricature (au sens propre du terme : comme je le décris dans mon prochain livre dénonçant la loi d’interdiction des thérapies de conversion, la chaîne ARTE est coutumière, dans ses reportages soi-disant réalistes sur l’homophobie, de l’insertion de dessins ou de caricatures distortionnant la réalité, diabolisant certains groupes de personnes, et donnant corps aux fantasmes manichéens de ceux qui les intercalent à leur documentaire ; ici, Bernard Nicolas a fait appel à un illustrateur visiblement ténébriste et expressionniste « à l’allemande »…).
 


 

2 – Dans le reportage, Benoît Berthe (le seul témoin public que les promoteurs de la loi d’interdiction des thérapies de conversion ont trouvé) n’a fréquenté aucun groupe d’accompagnement chrétien des personnes homosexuelles. Tout simplement parce qu’il a quitté l’Église depuis une vingtaine d’années et n’est plus catholique pratiquant. Donc ce qu’il dit ne tient pas debout. Et le « traumatisme » qu’il a vécu se résume en réalité à sa surprise d’avoir été emmené un jour à son insu par ses parents dans des groupes charismatiques (et ça, je peux le comprendre : la première fois que je suis allé à des célébrations de louange un peu/beaucoup « perchées » de la communauté de l’Emmanuel ou des Béatitudes – appelées gentiment les « deviseurs d’ampoules » – j’ai eu un premier mouvement de gêne car ce n’est pas vraiment ma sensibilité. Mais je m’y suis fait. Et surtout, pas de quoi parler de « sectes », de « folie », d’ « envoûtement collectif » ou de séances d’exorcisme effrayantes, et encore moins « contre l’homosexualité », ni de les associer aux réunions protestantes ou tribales des télévangélistes-sorciers africains ou nord-américains. Mec, t’as juste connu le choc culturel entre monde profane et monde à part des communautés charismatiques. Bienvenue dans l’Église catholique ! Détends-toi.)
 

3 – Le reste du discours de Benoît Berthe sont des « cauchemars » (je le cite), donc le fruit de son imaginaire (obsessionnel et paranoïaque, il faut le dire). J’ai déjà eu l’occasion de parler une fois au téléphone avec ce gars, et j’ai pu constater par moi-même un hystérie pathologique chez lui : il ne m’a pas écouté et je n’ai pas pu en placer une. Notre échange a tourné court parce qu’il a raccroché. Et après, comme je dénonce ses paranoïas, le pauvre petit chéri à sa maman va colporter sur tous les toits que je serais « dangereux » et que je l’aurais « insulté » (regardez les « insultes » que soi-disant j’aurais proférées). C’est lui qui nage en plein délire. Pas moi.
 

4 – Dans le documentaire, il est dit que la famille Berthe est « habitée par une foi inébranlable ». Je connais Véronique Berthe personnellement et me suis entretenu longuement avec elle : même si elle continue d’aller à l’Église, elle rejette son enseignement et sa doctrine, et veut supprimer les articles du Catéchisme de l’Église Catholique concernant l’homosexualité. Comme « catholique fervente, dévote et obéissante », on a vu mieux…
 

5 – Les « preuves » d’homophobie avancées par les soi-disant « rescapés des thérapies de conversion » sont – tenez-vous bien – des extraits de… journaux intimes rédigés pendant l’adolescence par des gars homos aujourd’hui trentenaires/quarantenaires. Ça, c’est de la preuve ! À deux reprises, on voit l’unique témoin pour la France (Benoît Berthe) et l’unique témoin pour l’Allemagne (Bastian Melcher) lire leur ressenti de l’époque. Zéro objectivité. Et surtout, émotionnalisme à fond les ballons : c’est « ça », la nouvelle objectivité qui justifierait une loi… !
 

6 – Dans le documentaire, Jean-Michel Dunand, l’ancien moine carme, et fondateur de la Communion Béthanie (groupe d’accueil de personnes « homosensibles » : faut pas dire « homosexuelles » car c’est un gros mot, paraît-il…), est habillé dans le reportage encore avec un habit religieux. Euh… comment dire… ? Jean-Michel Dunand est ce qu’on appelle un moine défroqué. Il a donc de lui-même quitté l’Église. Donc que fait-il habillé encore en moine et jouant le fondateur d’une confrérie religieuse ? Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ? De plus, il est en « couple » homo, il s’est soi-disant « marié » (je mets le terme entre guillemets car ce n’est pas un mariage) avec son compagnon, et il n’obéit pas à l’Église. Ses souvenirs d’exorcisme – bien que certainement basés sur des faits réels – sont des élucubrations exagérées voire le fruit de son imagination débordante (j’ai eu l’occasion de déjeuner une fois en tête à tête avec lui, donc je sais un peu de qui je parle). Son témoignage est donc invalide.
 

7 – Il est dit dans le reportage que les catholiques affirmeraient que « l’hétérosexualité est la Création de Dieu ». Non seulement c’est faux mais en plus les catholiques ne parlent jamais d’hétérosexualité. Pas assez, d’ailleurs. Et depuis 2013, j’ai créé un site qui s’appelle CUCH : Catholiques Unis contre l’Hétérosexualité, qui prouve que justement l’Église n’a jamais défendu l’hétérosexualité, et la décrit même comme une « perversion ».
 

8 – Dans le reportage, l’historien Anthony Favier (que j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer à l’association chrétienne homo David et Jonathan) est filmé dans une église catholique et parle au nom des catholiques… alors qu’il est protestant ! Magnifique, l’objectivité… Idem pour Laurent Lemoine, que je connais également en personne et qui vient du protestantisme. En fait, les seuls témoins « catholiques » interviewés (à part Xavier Guillaume) ont quitté l’Église Catholique. Pourquoi, alors, faire passer leur parole comme représentative des catholiques ? Pourquoi ne pas inviter les vrais catholiques ?
 

9 – Dans le documentaire, il est dit : « Tous les étés, ‘Courage’ est accueillie à bras ouverts par la Communauté de l’Emmanuel. » C’est complètement faux. L’Emmanuel n’a hébergé le « Parcours Homosexualité » que pendant 3 étés, de 2015 à 2017. En plus, ça n’a pas été « à bras ouverts » puisque le parcours n’a même pas été annoncé pendant la session (les organisateurs étaient morts de trouille de lancer un truc pareil et avaient déjà peur d’accueillir cette association à cause des attaques, donc ils nous ont planqué comme des hontes) : c’est dire si les communautaires ont eu des réticences ! Et l’année 2018 a été le coup de grâce : par peur des infiltrations journalistiques et des poursuites judiciaires, la Communauté de l’Emmanuel a renié Courage et a tout simplement cessé d’organiser la session parallèle consacrée à l’homosexualité. Ce n’est pas ce qu’on appelle un accueil à bras ouverts !
 

10 – Dans le documentaire sont mis sur le même plan des soirées de guérisons (onctions des malades, impositions des mains, messes) et les exorcismes spécifiques à l’homosexualité (on nous montre des images tournées dans une église en Pologne)… alors que ça n’a concrètement rien à voir. Jamais – en tout cas chez les catholiques – il n’y a de soirées guérisons « spéciales homosexualité ». Je connais même personnellement des animateurs de soirées guérisons très connues à Paris : ils m’ont certifié qu’ils ne parlent jamais d’homosexualité ; et même quand dans les prophéties ou libérations annoncées en grande assemblée, ils n’ont jamais vu de cas de libération de l’homosexualité révélés par l’Esprit Saint.
 

11 – Dans le reportage, la témoin lesbienne polonaise, Eva Kamola, a ce don exceptionnel de savoir ce que nous, catholiques, penserions dans notre tête. C’est formidable, quand même. Elle est très forte. « Ici, les gens pensent certainement que l’homosexualité est un péché. » J’ai envie de lui répondre : « Parle pour toi ! » Moi, personnellement, je n’ai jamais croisé de catholiques (que ce soit progressistes ou conservateurs) qui disaient cela (même si certains doivent certainement le penser, mais ce sont des cons, puisque le péché est lié à la liberté, et la tendance homo n’a vraisemblablement pas été choisie). Et je ne l’ai jamais pensé non plus.
 

12 – Les auteurs de ce documentaire (Bernard Nicolas, Jean-Loup Adénor, Timothée de Rauglaudre) passent leur temps à traîner les autres en procès d’« homophobie »… mais les avez-vous entendu une seule fois assumer leur homosexualité et s’annoncer homosexuels à leur tour ? Moi, jamais. Pour des gars qui prétendent accepter l’homosexualité et ne pas en avoir honte, et la faire accepter aux autres, on a vu mieux…
 

13 – Dans le reportage, Jean-Michel Dunand (vous savez, le faux traumatisé qui déclare contre moi dans Dieu est amour que je lui aurais écrit un mail d’une « violence extrême ». Euh… Je lui ai juste dit que son mouvement de la Communion Béthanie et que son discours n’étaient pas conformes à l’Église Catholique, mais bon… si « la haine », « l’insulte » et « la violence » ce n’est que ça, ça va !) épingle les 4 petits paragraphes du Catéchisme de l’Église Catholique sur l’homosexualité en leur attribuant une violence digne d’une crucifixion. Je le cite : « Quelle violence !! Quelle violence !! Comment des hommes d’Église peuvent-ils signer une telle violence de mots ?!? Et combien d’hommes en sont morts ?!? ». Euh… comment dire, Jean-Michel ? Déjà, la violence, je ne l’entends que dans tes propos et ta manière de t’exprimer. Ensuite, je relis les passages du Catéchisme : non seulement je ne vois aucune violence, mais en plus j’y vois de l’Amour vrai et de l’exigence responsabilisante et libératrice. Enfin, combien de gens sont morts à cause de ces mots ? À ma connaissance, aucun. Donc à mon avis, tu délires.
 

14 – Xavier Guillaume, responsable de Courage France (que je connais personnellement… et je compatis pour lui d’avoir fait son coming out à la France entière pour seulement dire « ça » et d’avoir été malhonnêtement instrumentalisé dans ce reportage, alors qu’il a autre chose de bien plus beau et pertinent à dire au Monde) confond (encore et toujours…) « continence » et « abstinence ». C’est très clair dans le reportage, où il dit qu’il a rompu avec son copain de l’époque et lui a demandé l’abstention. Et bien sûr, les réalisateurs du reportage ont sauté sur l’occasion pour le choper sur cette seule (et énorme) erreur et contradiction, et donc le faire passer pour le con-qui-s’abstient. Je rappelle à toutes fins utiles que l’abstinence sèche (renoncement à la pratique homosexuelle, refoulement, NON), nous ne la promouvons pas. Nous ne prônons, en tant que catholiques homosexuels, qu’un OUI, le don de son homosexualité au Monde et à l’Église.
 

15 – Même réductionnisme entre « continence » et « abstinence » qui n’a pas échappé à Jean-Loup Adénor et Bernard Nicolas : le discours affligeant de la psychologue Oranne de Mautort (encore une catholique issue du « 9.3. », dans la misère et les cris…) déclare que « la continence est l’absence de relation sexuelle » Là aussi, c’est une ânerie. L’absence de relation sexuelle, c’est uniquement l’abstinence. Sans compter qu’après, par pure démagogie, pour faire bonne figure et prouver qu’elle ne serait pas homophobe, elle finit sa démonstration catastrophique (eh oui ! la plupart des catholiques sont des brêles pour parler correctement d’homosexualité : ça, vous l’aurez remarqué, et c’est sans doute le seul truc vrai montré dans ce reportage) par une déformation de ce qu’a dit le Pape François (qui n’a jamais invité à ne pas juger/penser) : « Je reprendrai les propos du Pape François ‘Qui suis-je pour juger ?’ Et en effet, qui suis-je pour dire à une personne ce qui est bon pour elle ? » Ben je sais pas… tu peux être une sœur en Christ qui sait se servir de son intelligence pour aimer et conseiller tes frères homos, par exemple ?
 

 

16 – Dans le documentaire, il est dit : « Les organisateurs de ces sessions doivent rendre des comptes ». Des comptes de quoi ? De suicides et de traumatismes imaginaires ? Et tant que ces législateurs y sont, arrêtez-nous aussi nous personnes homosexuelles croyantes qui sommes allées volontairement dans ces sessions puisque nous les avons nous-mêmes demandées et organisées ! Comme ça, vous montrerez à la France entière que les véritables homophobes, ce ne sont pas ceux que vous dénoncez mais vous-mêmes ! Alors allez-y !
 

17 – Dans le documentaire, on nous présente les exorcismes comme une torture (je cite : « une autre forme de torture : l’exorcisme ». Alors déjà, 1) les exorcismes, on en voit plein dans l’Église Catholique, à travers les sacrements. Je pense par exemple aux baptêmes de bébés, qui est le premier et finalement le principal exorcisme de l’Église. Et les exorcismes se caractérisent par leur douceur. Et de 2), la véritable torture sont les infestations et persécutions démoniaques (les personnes qui les vivent racontent amplement les vexations qu’elles subissent… et effectivement, c’est bien pire que dans les films d’épouvante), et non les exorcismes. La séance d’exorcisme, bien que parfois spectaculaire (encore que, les vrais cas de possessions démoniaques sont extrêmement rares) n’est non seulement pas une torture (excepté pour les démons !) mais une libération pour les personnes.
 

18 – On nous dit dans le reportage que les victimes des thérapies de conversion « ont souvent frôlé la mort », qu’elles sont « sorties de l’enfer », qu’elles ont vécu « un calvaire », qu’elles seraient légion (on nous sort le chiffre de 700 000 victimes). Mais dans les faits, où sont ces 700 000 « manipulés » ? Quant à la surévaluation du désir de suicide ou de mourir (somme toute très humain : moi, personnellement, j’ai déjà pensé à la mort, et je crois que toute personne humaine normalement constituée a eu au moins une fois dans sa vie envie de mourir et a pensé au suicide), elle est non seulement flagrante dans « Homo-thérapie » (comme si le désir d’en finir était exceptionnel et typiquement « cathomosexuel ») mais en plus est considérée comme une preuve indiscutable du mal extérieur que serait l’Église Catholique. À en croire Bernard Nicolas et les législateurs des thérapies de conversion, penser au suicide est le suicide (carrément !) et constitue le summum de l’horreur homophobe… alors que, les gars, c’est juste humain. Et surtout, ce n’est pas une preuve de la soi-disant nuisance des groupes catholiques d’accompagnement des personnes homos. Pareil pour la honte, qui est présentée comme le summum de l’ignominie : « Si je n’avais pas fréquenté l’Église, je n’aurais jamais connu la honte. » (Bastian Melcher). C’est vrai que connaître la honte, c’est affreux. C’est digne de la Shoah…
 

19 – À l’issue du reportage, ça y est, le mot « secte » est lâché ! Puisque les catholiques refusent – je cite – « la vraie nature d’un homosexuel » (euh… la vraie nature de tout être humain, y compris des personnes homos, n’est pas son orientation sexuelle ni les personnes qui l’attirent érotiquement, mais c’est celle d’homme ou de femme et d’Enfant de Dieu, mais j’dis ça j’dis rien…), ils composeraient une secte terriblement dangereuse. « Nos témoins ont réussi à leur échapper… mais ils restent marqués à vie. » dit la voix-off. « Non ! Ils ne m’auront pas ! » déclare avec conviction Jean-Michel Dunand ! Ben oui, pauvres petits chats. Et le plus pervers, c’est que l’Église serait tellement génialement démoniaque qu’en plus, comme les méchants dans les dessins animés, on n’arrive jamais à prouver sa capacité de nuisance, puisque dans sa ignoble perversité, Elle effacerait ses preuves et donnerait à ceux qu’Elle manipule l’impression de les sauver : « faute de plaintes » ; « Aucune plainte n’a été déposée. ». Je sais ! J’ai compris ! En fait, l’Église, c’est Fantômas, en fait.
 

20 – Pour finir, je signale au passage que dans un Monde qui tournerait rond et qui serait juste, Jean-Loup Adénor devrait être poursuivi pénalement pour avoir filmé en caméra cachée des contextes de confidentialité absolu : par exemple, violation du secret de confession dans le confessionnal du père Olivier Jouffroy à l’église saint Louis d’Antin ; ou encore sa violation de la confidentialité des échanges au sein du groupe Courage (flouter les visages des participants n’y change rien : les propos aussi font partie de l’anonymat). C’est comme si un journaliste filmait une consultation médicale et violait le secret médical. Mais Jean-Loup Adénor bénéficiera d’une totale impunité, car qui, aujourd’hui, défend l’Amour et sa discrétion/délicatesse plutôt que la nécessité de la « transparence » justicière ?
 
 

Les conneries périphériques

Par ailleurs, dans le flot des conneries collatérales accompagnant le documentaire « Homo-thérapies » et le livre Dieu est amour de Jean-Loup Adénor et Timothée de Rauglaudre, en voici un florilège :
 

– Laurence Vanceunbrock-Mialon, la députée LREM lesbienne, qui porte le projet de loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité, marche aussi (oh comme c’est étonnant) main dans la main avec l’ancien député homosexuel Jean-Luc Romero, aux avant-postes pour défendre l’euthanasie et expliquer aux vieux qu’ils vont être supprimés volontairement et que c’est « pour leur bien ». Formidable, non ? Et après, c’est nous, catholiques, les « ignobles » ??
 


 

– Tiens, puisqu’on parlait de propos idiots et de Jean-Luc Romero (qui m’a mis médiatiquement à l’index en me faisant passer pour « l’homo Manif Pour Tous et pro-Vie » : quand on voit ce que je pense de La Manif Pour Tous, ça fait sourire), Jean-Luc nous en a sorti une bien bonne sur Twitter : « Je rappelle qu’il est inacceptable que des ‘thérapies’ de conversion pour les LGBTQI aient lieu en France et soient, pour la plupart, organisées par l’Église Catholique. » Euh… pour ta gouverne, Jean-Claude, les groupes de thérapies sont principalement protestants ou mormons, donc l’Église Catholique n’a rien à voir là-dedans. Et le groupe Courage en France ne doit pas compter plus de 50 membres, si mes approximations sont bonnes. Donc le présenter comme une pieuvre tentaculaire, c’est juste du délire.
 

 

– L’émission Quotidien a déroulé le tapis rouge à Benoît Berthe, la pseudo « victime » des thérapies de conversion catholiques. Les journaleux écrivent ensuite ceci : « À 15 ans, sa famille l’a fait participé à des ‘thérapies de conversion’ pour ‘soigner’ ses attirances homosexuelles. » C’est archi faux. À l’époque, il n’existait pas de sessions spéciales pour l’homosexualité à Paray-le-Monial. Et les 3 années qu’elles ont existé, il n’y a jamais eu de prières de délivrance, d’exorcismes spectaculaires, d’effusions mystico-thérapeutiques charismatiques décrites par Benoît. Tout simplement parce que Benoît, comme je le disais plus haut, a quitté l’Église depuis longtemps et ses souvenirs remontent à 20 années. Et la seule personne de sa famille qui était présente à la première session de Paray, c’était sa maman, Véronique Berthe (je le sais puisque lors de la ballade en duo pour échanger, je suis tombé sur elle). Cette femme n’aime pas l’Église, n’accepte pas ce qu’Elle dit sur l’homosexualité, et pour décrédibiliser mes propos, me fait passer pour une star capricieuse. Benoît Berthe parle donc de ses fantasmes et de groupes qu’il ne connaît pas.
 

 

– Le journaliste et auteur de Dieu est amour Jean-Loup Adénor, comme il n’a aucun argument à m’opposer, me traite de « fou » sur les réseaux sociaux. Ça, c’est de l’argumentation ! (… et ça change des « intégristes moyenâgeux » et des « sectes » de Bernard Nicolas). Je lui rappelle que : 1) « Ariño » a un prénom, est une personne humaine, et je m’appelle Philippe ; 2) je lui demande : Où a-t-il lu ou entendu que j’aurais dit que lui et son équipe paranoïaque étaient « possédés » ? Dans ma critique sur le livre Dieu est Amour (essai à la rigueur journalistique pitoyable : voyez plutôt), je dis juste que la Bête est très présente et que les auteurs de cette soi-disant « enquête » de terrain sont inconsciemment obsédés par elle. Pas plus, pas moins. Par ailleurs, je crois qu’ils ne connaissent pas bien ce que sont les exorcismes et les cas de possessions démoniaques (extrêmement rares) : ils en sont restés au film d’horreur « l’Exorciste ». C’est mignon… mais ce n’est pas la réalité. Enfin, pour l’information de Jean-Loup Adénor, dans le reportage « Homo-thérapies », j’ai encore vu son obsession pour la Bête… : à un moment, Günter Baum décrit (je cite) sa tendance homosexuelle « comme un animal sauvage en moi et qu’il ne pouvait dompter ». Quant à Eva Kamoda (femme lesbienne polonaise), elle se rend dans le cabinet du psy Starovic où trône la Bête. Mais là encore, c’est moi qui dois sans doute « délirer »… Si tu veux me soigner, Jean-Loup (puisque visiblement je suis très malade), pourquoi ne montes-tu pas des thérapies de conversion à l’homosexualité et contre l’homophobie, ou un asile, tant que tu y es, puisque tu en as, au niveau du propos, toute l’intention ? #Idée
 


Mon livre sur les thérapies de conversion arrive-t-il trop tard ?


 

Je me suis rendu ce matin muni de mon contrat d’édition chez les éditions Vérone, pour lancer la publication de mon nouveau livre traitant des thérapies de guérison de l’homosexualité et de la prochaine loi de leur interdiction… mais ils n’ont pas pu me recevoir car c’est sur rendez-vous. J’ai néanmoins eu l’éditrice au téléphone, très gentille, avec qui nous avons pris rendez-vous pour jeudi qui vient.
 

C’est en rentrant chez moi que j’ai eu la désagréable surprise de découvrir, grâce à un ami, que les auditions à l’Assemblée Nationale pour initier le projet de loi d’interdiction des thérapies démarraient cette semaine (ça a été annoncé sur France Inter ce matin…). Je ne peux pas m’empêcher de remarquer la brièveté des délais ni de penser que mon livre, même s’il est très actuel, et qu’au niveau de son contenu il reste atemporel et non-prisonnier d’un contexte (la loi d’interdiction des thérapies n’est qu’un alibi pour parler d’homosexualité), arrive tout de même trop tard.
 

En réalité, entre la loi de naturalisation des enfants nés par Gestation Pour Autrui (GPA) approuvée le 31 juillet de cette année, en plein été, dans l’indifférence générale (… alors que l’État français avait promis pendant l’approbation du « mariage gay »en 2013 que cette naturalisation n’arriverait jamais), et la loi d’extension de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux « couples » lesbiens qui passe en ce moment, je me dis que cet été en France a été bien meurtrier… même si là encore, le Peuple dort, et que nos rapporteurs « catholiques » publics, en ne parlant que de l’enfant, alors que toutes ces lois transhumanistes sont approuvées au nom de l’homosexualité, sont complètement complices de ces drames législatifs et symboliques qui nous sont infligés nationalement. Mon coeur saigne. J’ai « mal à » mon pays et à mon Église.
 

Demain 3 septembre 2019 aura lieu en France le Grenelle des violences conjugales de Marlène Schiappa, qui sera une excuse pour justifier les lois pro-gays par la victimisation des femmes

Joséphine, Timothée de Rauglaure et les sous…

Ce matin, je vois que le journaliste Timothée de Rauglaure, qui m’avait interviewé récemment pour son livre qui va être édité par Flammarion, tombe le masque. Il a fait sur Instagram une capture d’écran du titre de son livre : « Dieu est Amour : infiltré chez les catholiques qui veulent guérir l’homosexualité »… alors qu’il m’avait dit au téléphone qu’il faisait simplement « un livre d’enquête sur les approches chrétiennes de l’homosexualité »… Voilà ce qui s’appelle mentir et surtout jouer les Frédéric Martel paranoïaques ( = je suis un espion, j’ai des scoops ultra gênants qui vont faire trembler le terrible Système ecclésial, le Saint des saints dans lequel j’ai eu l’héroïsme de rentrer). Minable. Et le pire, c’est que son livre, lui, a largement plus de chances d’être publié que le mien, puisqu’il est déjà signé et que c’est une commande. Je l’explique dans mon livre : comme ces journaleux traitent de réalités ignorées du grand public (Teenstars, CLER, Courage, etc.) et ignorées par eux-mêmes, ils donneront aux ignorants l’orgueil et l’impression de « connaître », donc ils vont convaincre un certain nombre d’ignares. Par conséquent, je crois que vous pouvez redoubler d’efforts et de prières pour que mon livre sur les thérapies de guérison de l’homosexualité soit accepté par une des 18 maisons d’édition ciblées. Pour l’instant, j’ai reçu une seule réponse (les éditions Actes Sud) et elle est négative…
 

 

Par ailleurs, j’ai vu l’épisode inédit de Joséphine ange gardien (« Enfin libres ! ») hier sur TF1. C’est assez frustrant de manquer de temps pour terminer mon livre sur la série car là encore, j’identifie plein de choses sur le Gouvernement Mondial, sur l’alchimie et la Franc-Maçonnerie (en fait, avec mon livre sur Joséphine, j’ai créé sans le savoir un « Dictionnaire des Codes eschatologiques », sur les Fins dernières). À nouveau hier soir, dans « Encore libres ! », j’avais deviné les dialogues à l’avance (il a été encore question de la « seconde chance », de la Bête, de l’or…). Il faudra attendre la fin du tournage de Lourdes et du montage pour que je puisse m’y remettre et finir ce livre joséphinien si important.
 

Dernière chose et non des moindres. À compter d’aujourd’hui, je dois trouver en 4 jours parmi mes amis (vous !) deux personnes disposées à me prêter chacune (j’ai bien dit « prêter », pas donner !) 2500 €. J’en ai déjà trouvé une troisième. Je les rembourserai dès que je peux. Et je suis un homme de parole : je le ferai jusqu’au dernier centime, malgré mon petit RSA. Je fais cette demande pour financer la 2e caméra du tournage. L’achat doit se faire début septembre impérativement. Si l’un d’entre vous est prêts à m’avancer cet argent, et à se voir rembourser lentement mais sûrement : 1) qu’il se manifeste à moi en privé ; 2) qu’il soit d’avance béni. Ce n’est pas pour moi que je demande cela. C’est pour les autres (et en particulier le témoin péruvien du tournage, qui est un ami de confiance, vraiment tout donné au Seigneur) et c’est pour une Mission sainte qui dépasse largement le tournage et à laquelle je veux contribuer, quitte à me saigner (sinon, nous nous serions limités à une simple location de matériel… qui de toute façon aurait déjà été onéreuse). À bon entendeur ! Et merci d’avance.

Pourquoi ce trou de 6 ans dans la chronologie LGBT à l’expo Champs d’Amours à l’Hôtel de Ville de Paris ?

 

Je suis retourné hier, en compagnie du talentueux photographe Philippe Piron, à l’exposition Champs d’Amours : 100 ans de cinéma arc-en-ciel à l’Hôtel de Ville de Paris, pour y faire un shooting photos, bien loin de l’esprit narcissique délirant actuel très bien dépeint dans l’émission Stupéfiant (Si vous n’y êtes pas encore allés, courez-y : elle est gratuite et techniquement grandiose).
 

Mais ce qui m’a surpris et qui me chiffonne encore, c’est ce trou de 6 années dans la chronologie de l’Histoire LGBT qui a été retracée sur les murs de cette très belle expo concoctée par la caste gay friendly des Didier Roth-Bettoni et compagnie, groupe d’experts qui a largement de quoi la remplir sur cette période 2006-2012 (Moi-même, dans ma Frise chronologique faite-maison, j’ai relevé 6 faits marquants pouvant figurer sur cette intervalle). Au départ, j’ai cru à une erreur, à un oubli de ma part. « Lors de ma première visite, me suis-je dit, j’ai dû passer à côté du panneau de la période 2007-2012 par inadvertance : j’y retournerai pour photographier le panneau manquant. »)… mais en fait, non. Et j’ai toujours été très sensible aux non-dits, aux actes manqués, aux lapsus, aux sauts dans le temps, à la signification des élisions et des ellipses. En particulier quand ces dernières ne sont pas du tout logiques et qu’il y avait largement l’espace pour un autre pancarte. Pourquoi gommer ce pan entier de l’Histoire LGBT, alors même qu’on se donne pour tâche de la sortir de l’oubli ?
 

J’ai deux hypothèses. Une qui semble narcissique, auto-centrée et mégalo (alors qu’en réalité, il n’en est rien) ; l’autre qui est plus sociétale et qui dit la nature intrinsèquement mauvaise du « mariage pour tous ». La première, c’est que la période 2006-2012 correspond exactement aux années de composition et d’éclat de mon Dictionnaire des Codes homosexuels, un travail capital et inédit pour la communauté homosexuelle mondiale, mais complètement passé sous silence (à part dans l’émission radiophonique Homo-Microj’en expliquais maladroitement le fonctionnement et la richesse) et incompris. La seconde hypothèse, c’est que 2006-2012 sont les années de prise d’élan et de complot pour imposer à la population mondiale le « mariage gay » sans qu’elle ait son mot à dire. Et ces deux hypothèses se tiennent.
 

En tout cas, tout ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas beau de gommer l’Histoire (… et je ne parle même pas, dans la chronologie dressée par les exposants de « Champs d’Amours », de l’Histoire falsifiée ou approximative : par exemple, pour l’attentat d’Orlando en 2016, il n’est pas spécifié que son commanditaire, Omar Mateen, était lui-même homosexuel…). Et ça dit quelque chose d’important sur le mal (homophobie, lois totalitaires).
 


 

L’aveuglement et la mauvaise foi de la majorité des catholiques pro-Vie par rapport à la place de l’homosexualité dans les lois sociétales qu’ils dénoncent

Ce qui est usant et effarant, ce sont l’aveuglement et la mauvaise foi de la majorité des catholiques pro-Vie par rapport à la place de l’homosexualité dans les lois sociétales qu’ils dénoncent. Alors que tous les voyants indiquent qu’il faut en parler, laisser les personnes homosexuelles la traiter, que l’homosexualité est la cheville ouvrière de toutes les lois transhumanistes qui sont en train de passer (y compris l’euthanasie), eh bien non ! Ils continuent de nier la dimension intentionnelle et gay friendly de ces dernières. Ils continuent, par carriérisme et orgueil, à inviter les mauvais porte-parole sur les plateaux télé, plutôt que d’écouter les bons. Ils continuent de s’appesantir sur les conséquences dont ils nient les causes, les intentions et le terrain de croyances sentimentales. Par exemple, ils savent pertinemment que la PMA (Procréation Médicalement Assistée, qui est une GPA – Gestation Pour Autrui – déguisée) passe au nom de l’homosexualité et/ou de l’homophobie. Mais non ! Ils font comme si elles n’existaient pas, et ne parlent que de l’enfant ou de la « dictature LGBT ». Ils préfèrent victimiser une Agnès Thill, diaboliser le « lobby gay », ou faire intervenir des Tugdual Derville ou des Thérèse Hargot inefficaces, plutôt que de traiter le mal à la racine. Aucune vision de fond ; et en réalité, une réelle homophobie de leur part, et une mondanité à faire peur. Ils méritent ce qui leur/nous arrive. C’est à cause de leur homophobie que la « PMA pour toutes » va passer.
 

 

Je vous renvoie à mon livre Homosexualité la priorité niée.

Prochainement à la Fête de la Courtoisie

 

Je viens de terminer (ça m’a pris 3 semaines) le montage des 18 podcasts que j’ai réalisés avec la chanteuse Steph Bach, sur des thèmes divers et variés. C’est du bon (mais gros) boulot, que vous pourrez écouter prochainement.

 

L’achèvement de ce travail va me permettre de me reconsacrer à l’écriture de mon livre sur Joséphine ange gardien, et, en parallèle, l’organisation du tournage « Homosexualité » de septembre à Lourdes.

 

Par ailleurs, je pars demain et quelques jours à Cholet, mais ce sera très bref car je dois être de retour à Paris ce dimanche pour la Fête de la Courtoisie (foire du livre réunissant tous les auteurs et chroniqueurs de Radio Courtoisie), à l’Espace Champeret, ce dimanche, dans le courant de l’après-midi. J’y vais avec de l’appréhension, car d’une part, le fait que ce soit étiqueté « rassemblement des droites » me débecte ; et d’autre part, parce que je suis méprisé par un certain nombre d’auditeurs de Radio Courtoisie, qui à la fois me voient comme un pauvre type gauchiste, exotico-homosexualiste, et incompétent. Ma position est donc bâtarde et humiliante. Mais je sais que je dois y aller quand même, ne serait-ce que pour les rares personnes présentes qui ne sont pas bobos anars de droite et d’extrême droite. N’ayant pas les moyens financiers d’avoir des exemplaires de mon livre Homo-Bobo-Apo, je me contenterai de faire figuration, de distribuer ma carte de visite, et m’évertuerai à expliquer à des vieux cons de droite (pléonasme) que l’homosexualité n’est non seulement pas un petit sujet mais LE sujet prioritaire pour notre monde et pour l’Église (et accessoirement, que d’être « de droite », c’est très très con). Souhaitez-moi bonne chance. Et si vous voulez passer, vous êtes les bienvenus !

 

Enfin, le 29 juin prochain, je serai l’un des chroniqueurs de l’émission de Radio Courtoisie dédiées aux séries télévisées. Ça devrait valoir le détour. Je ferai 10 minutes sur Joséphine ange gardien + 10 minutes sur Demain Nous Appartient + 10 minutes sur Sex Education + 10 minutes sur Manifest. Notez bien la date pour écouter en direct (de 18h à 19h30, sur 95.6 FM).

Documents du Vatican sur le Gender : regardez dans quelle paralysie intellectuelle et spirituelle se trouvent nos cardinaux actuels


 

Comme je le souligne et explique depuis bien longtemps, on ne lutte pas efficacement contre l’idéologie/la théorie du Gender si, d’une part, on en reste à l’Humanisme intégral (l’autre nom de la Bête de l’Apocalypse), donc au rappel naturaliste et spiritualiste de poncifs (identité, sexualité, différence des sexes, masculinité/féminité, homme/femme, altérité, complémentarité, humanité, famille et enfant, paternité/maternité, sacralité et dignité, bien commun, idéologie, lobby, etc.) issus d’un attachement abusif à la Théologie du Corps de notre saint Pape Jean-Paul II, et si, d’autre part, on ne parle pas d’homosexualité (mot qui, dans la tête de beaucoup de nos contemporains, cristallise la croyance au concept d’« amour », et suffit à décrédibiliser tous les arguments naturalistes et spirituels) et qu’à fortiori on n’identifie pas le véritable Gender à savoir l’hétérosexualité (l’hétérosexualité étant à entendre comme le diable déguisé en différence des sexes et comme un synonyme – dans les faits – de bisexualité et de sexualité violente). L’inutilité bavarde du Dicastère (le « Dit qu’à se taire » comme je le surnommais il y a quelques années) et les méta-vérités inopérantes que nous déversent certains cardinaux (par exemple le Cardinal Versaldi) qui pourtant présentent bien sur le papier, je les voyais venir à des kilomètres. Tant que le Gender n’est pas reconnu comme l’hétérosexualité, tous les documents épiscopaux ou cardinalices, fussent-ils bien présentés et bien travaillés, sont de la parlotte totalement inefficace qui non seulement loupe sa cible mais renforce ce qu’elle prétend dénoncer. La paralysie intellectuelle et spirituelle (et j’oserais dire, la surdité) qui touche nos représentants ecclésiaux est alarmante.
 

Je vous renvoie aux documents en PDF du Dicastère sur le Gender.

La propagande sincèrement malhonnête de France 3 en faveur des « familles » dites « homoparentales » : le cas de Mickaël, Bruno, Magali et la petite Agathe


 

Il y a seulement quelques jours, la chaîne de télévision France 3 a versé dans la propagande pro-gays, non en faveur de l’adoption ou de la GPA (Gestation Pour Autrui) mais des projets de co-parentalité, et donc de la PMA (Procréation Médicalement Assistée), en brossant le portrait d’un « couple » homo des Pays-de-Loire, Bruno et Michaël, issu de ma région (d’ailleurs, il me semble avoir déjà rencontré Bruno), par un documentaire de Pascale Fourner qui s’intitule « Mes parents, ces héros ordinaires » .  

La situation, elle est « simple ». Les deux hommes ont décidé, avec la complicité de Magali, une bonne amie de Michaël, célibataire et déjà mère d’une petite fille, et émue par la paternité frustrée de son pote homo, de concevoir ensemble par fécondation in vitro une petite fille qu’ils ont finalement confiée au « couple » d’hommes, avec quelques visites de la maman biologique qui ne verra pas grandir sa fille sous son toit. Cet arrangement nous est présenté comme idyllique et merveilleux… alors qu’à certains moments du reportage, le spectateur ne peut que constater les énormes souffrances que génère ce sacrifice maternel, même si elles sont maquillées par les bonnes intentions et la sincérité des protagonistes de ce sketch « familial » sérieux. Beaucoup de « détails » clochent :
 

– À l’écran, on voit que la gamine de 7 ans, Agathe, se montre parfois « rebelle » et insolente avec ses deux « papas ». Elle exprime inconsciemment, et comme elle peut, sa souffrance de voir ses deux parents biologiques ne pas s’aimer d’Amour, et donc le manque du lien d’Amour entre son papa et sa maman (car l’amitié n’est pas l’Amour).
 

– À un moment donné du reportage, Magali, la mère biologique d’Agathe, pleure son enfant arrachée… même après avoir consenti apparemment « librement » au cadeau amical il y a 8 ans de cela. Avec le recul des années, on voit que Magali, bien que généreuse et habillant sa précipitation ou son inconscience amicale de fierté, regrette son choix de s’être séparée de sa fille. Elle dit d’ailleurs d’elle-même qu’elle a été « impulsive »… donc pas libre. On observe aussi qu’à travers son acceptation de participer à un projet de co-parentalité, elle a essayé de régler (mal) une solitude qui lui pèse toujours (elle avoue d’ailleurs, en souriant jaune, qu’elle « est toujours célibataire »). Et, par quelques phrases perceptibles à la volée, elle exprime encore son regret et son manque de sa fille : à la fin du reportage, lors d’une de ses visites ponctuelles au domicile de Bruno et Michaël, elle sort un « Ça fait longtemps. ». Et comme on la comprend ! : débarquer comme une simple amie extérieure dans la maison où grandit sa fille, même si intellectuellement son identité de vraie mère est connue… : franchement, mais quelle horreur !
 

– Plus tard, la maman de Magali (donc la grand-mère biologique de la petite Agathe), même si elle joue d’euphémismes, avoue que la configuration « familiale » (ou plutôt le pétrin) dans laquelle s’est empêtrée sa fille « a été un petit peu difficile » à avaler. Et ça l’est encore aujourd’hui. Seule la sœur de Magali, Marina, a courageusement dénoncé la folie généreuse de sa frangine, en parlant clairement d’« abandon d’enfant »… Magali, au lieu d’écouter sa sage frangine, s’est emmurée dans l’orgueil et le déni : « C’est un don mais pas un abandon. » Mais quand bien même ! Objectivement, Magali a confié son enfant à une « couple », et par conséquent ne la voit que de temps en temps, et surtout ne la voit pas grandir sous son toit. On imagine sa souffrance, ainsi que la complicité éhontée du « couple » homo qui joue la famille d’accueil parfaite alors qu’il sait très bien qu’il arrache sa fille à sa mère… Le documentaire présente Marina comme la grande méchante, fermée d’esprit… alors qu’elle a osé dire la Vérité, et a tiqué sur le mauvais choix de sa sœur. Néanmoins, les journalistes malhonnêtes de France 3 lui donne un droit de réponse. L’intéressée se sent alors obligée de mettre de l’eau dans son vin, de jouer le jeu de l’ouverture, et de dire face caméra que la distance physique entre la mère biologique et la fille entache forcément le lien filiatif, ainsi que le lien tante-nièce, et que « la nièce, on la voit moins », fatalement… Mais elle est sommée ensuite de rentrer dans le rang de la doxa pro-PMA devant sa sœur en larmes, de singer la réconciliation fraternelle. Pathétique.
 

– Concrètement, la vie d’Agathe est coupée en deux. Elle habite chez son père, et ne voit sa mère que de temps en temps. Elle hérite des conséquences réelles d’un « divorce…sans divorce ». Comment peut-elle s’y retrouver, la pauvre gamine ?
 

– L’écart d’éducation prodiguée d’un côté par Magali, et prodiguée d’autre part par Bruno et Michaël, est là, et fait souffrir les trois parties. Déjà que les familles vivant sous le même toit ont bien souvent du mal à s’harmoniser, on imagine aisément combien le manque de concertation et de cohabitation alimente le fossé dans le cas précis d’Agathe…
 

– Rien que dans le choix des prénoms affectueux que se sont attribués les deux « pères » d’Agathe, à savoir « papa » pour Michaël (le vrai père biologique) et « papou » pour Bruno (le père adoptif, ou « parent social »), ça saute aux yeux qu’il y a le papa proche et le papa lointain (le « papou » habitant en Papouasie : le père pas lointain physiquement ni intentionnellement, mais écarté de fait, de nature et de sang).
 

– Le titre du reportage (« Mes parents, des héros ordinaires ») dit en lui-même la manipulation, la perversité et le mensonge. Car ce n’est pas une phrase qu’a dite la vraie Agathe. C’est une phrase inventée par des adultes qui ensuite l’ont prêtée à un enfant en parlant à sa place, pour s’auto-idéaliser, et pour héroïsicer les parents-trafiquants (qui ont troqué l’Amour pour l’amitié désintéressé).
 

– Le discours de Bruno, le « père social » d’Agathe confine à la schizophrénie du travesti qui, une fois maquillé et déguisé, dira qu’il est lui-même et niera qu’il est maquillé/déguisé. Et si je reprends cette image du vêtement, c’est à bon escient puisque c’est Bruno lui-même qui l’utilise pour se décrire : « Je suis père. Pas un demi père. Je me suis drapé de ce costume de papa. » Alors que tout le monde sait que la paternité biologique n’est pas un rôle ou un costume interchangeable ou duplicable, que la paternité adoptive n’est pas la paternité de sang (biologique), il soutient mordicus que si, c’est la même chose ! Et ceux qui essaient de le ramener au Réel et à la raison sont des homophobes et des gens « injustes ». À plusieurs reprises, Bruno jette l’opprobre sur la loi (« Je suis père. J’ai pas envie que cette question juridique de beau-père vienne polluer ça. ») ou sur « l’injustice »… alors que le biologique n’est pas une affaire de justice, de droit, de permis ou de défendu, d’humain, mais uniquement une affaire de naturel et de surnaturel. On nage en plein délire de sincérité.
 

– Tout le reportage essaie de nous convaincre de la complicité entre Agathe et ses deux « pères »… mais un adulte-copain ou un bon éducateur ne suffit pas à faire un père !
 

– Le paradoxe des naturalistes (ceux qui vouent un culte à la Nature), c’est qu’ils la détruisent à un moment donné à force de la sacraliser et de vouloir la mettre sous verre. C’est exactement ce qu’on peut observer dans le reportage : les protagonistes et les journalistes ne parlent plus des « parents » mais des « référents » (… paternels, maternels, parentaux). Ils ne parlent plus de la « famille » mais des « valeurs familiales ». Ce glissement sémantique paraît anecdotique, mais au fond, il dit une chose très grave : une virtualisation de l’Humain, une appréhension du Réel où tout est désincarné, symbolisé, fantasmé, sentimentalisé… au détriment des êtres réels et en général des plus fragiles. Et ce, avec les meilleures intentions du monde. Dans ce documentaire, on nous lit même des jolis contes, on nous montre des dessins animés, bref, on nous infantilise.
 

Les concepteurs et participants de ces reportages pro-« familles homoparentales » pensent naïvement que le bonheur d’un enfant repose sur la connaissance de ses origines généalogiques (« L’important est qu’Agathe sache d’où elle vient. » conclut Bruno) et non sur l’union d’Amour entre les deux parents biologiques. Finalement, dans ce cas précis, au-delà des problématiques plus spectaculairement honteuses du trafic d’enfants qu’est la GPA, la plus grosse erreur de ces « couples » en projet de co-parentalité amicale, c’est de croire et de faire croire que l’amitié peut se substituer à l’Amour, alors que c’est faux.
 

 

 

Le feu lesbien et l’homophobie ambiante

Je passe ma journée d’hier à travailler sur la série Manifest, pour la décrypter (de manière pertinente et visionnaire, en plus) = pas un seul partage ou retweet, et pas même un seul « like » sur les réseaux.

 

À côté de ça, je tombe accidentellement (pour voir les publications associées au hashtag #LGBT) sur un tweet d’une certaine femme politique Agnès Cerighelli qui crache sur le « lobby LGBT » … et là, salve d’applaudissements.
 

 

On est plus aimé et soutenu aujourd’hui en étant ouvertement homophobe et en tapant sur la « communauté homosexuelle » qu’en cherchant à la faire aimer et en expliquant que le « lobby LGBT » est en réalité le lobby hétérosexuel. C’est effrayant.
 

Pour terminer mon coup de gueule (qui ne servira pas à grand-chose), l’intuition que j’avais eue sur le lien entre le lesbianisme et le feu (c.f. l’ingrédient n°16) se révèle juste puisque Céline Sciamma sort bientôt un film lesbien intitulé « Portrait de la jeune fille en feu » (avec la comédienne Noémie Merlant, qui était d’ailleurs dans ma classe au Cours Florent en 2007… et que j’ai même dû embrasser sur la bouche dans le cadre d’un exercice théâtral : ce fut mon premier baiser hétéro haha !). Mais là encore, qui en parlera ?