Archives de catégorie : Portrait

TOP 50 ZOUK – Les 50 Meilleures Chansons Zouk (selon Philippe Ariño)


 

 

 

Voici un TOP 50 fait maison de ce qui me semble être les meilleures chansons zouk, toutes époques et générations et styles confondus, et que j’aimerais vous faire connaître. Sachant que le podium de tête est bien sûr couronné à la fin par le meilleur titre, le n° 1 !
 

Pourquoi ce Top 50 ? Parce que MON CŒUR EST ZOUK ! Et ce, depuis l’enfance et l’adolescence. Même en étant « blanc », et tout ce qu’il y a de métropolitain, j’ai été biberonné à la Compagnie Créole et à Zouk Machine ! Donc je suis bien placé pour en parler aussi.
 

J’ai bien conscience qu’il s’agit d’un style musical « cheap », pacotille, pas toujours très inventif, qui fonctionne toujours un peu sur la même recette : musique très rythmée et dansante (y compris quand elle verse dans la nonchalance du « zouk love »), souvent sentimentale ET sexualisée, et parfaite pour les clips et la mise en scène de drames intérieurs déchirants (usage abusif du ralenti dans les clips, visages des interprètes excessivement éclairés avec la toile circulaire réverbérante des photographes amateurs, décors paradisiaques où pourtant se joue une « tragédie sentimentale terrible… par textos » lol, etc.).
 

En effet, la différence des sexes y est vraiment mise à l’honneur (on trouve dans le zouk pas mal de duos homme/femme, justement) en même temps que massacrée et mélodramatisée. Il faut le dire : les histoires de ruptures « entre Blacks » sont le fond de commerce et d’inspiration du zouk. Surtout dans la nouvelle génération de zoukers, on retrouve quasi systématiquement le même scénario plaintif de l’amour déçu, perdu ou inaccessible.
 

Voilà pourquoi le zouk actuel ressemble à de la musique de pétasse et/ou de petit crooner. On a affaire en général à la chanteuse portant un prénom de pute finissant en « -a » et anglicisé, esseulée, chantant la trahison amoureuse, et jouant les inaccessibles ou les vengeresses voire même les tigresses ! Et côté masculin, on a affaire en général au chanteur branleur (au double sens du terme, c’est-à-dire très porté sur le sexe : il peut être très cru et grivois dans l’étalage de ses fantasmes sexuels, comme par exemple les chanteurs Slaï, Warren, Marvin, Francky Vincent, qui souvent vont droit au but… ou plutôt aux noix de coco haha !), on a très souvent affaire aussi au beau parleur parfois caillera over-musclée ou bad boys, mais conservant quand même toujours la pseudo « classe » et « respectabilité » du crooner qui joue la star recommandable ou le grand poète implorant le pardon à genou pour ses écarts de conduite, et qui conte fleurette.
 

Et je constate qu’une des caractéristiques inédites du zouk par rapport aux autres genres musicaux mondiaux, c’est que les mecs osent chanter et être sentimentaux (le zouk n’est pas une musique gay ou monopolisée par la gente féminine : loin s’en faut !). Même le chanteur armoire-à-glace et macho noir veillera toujours à avoir dans son répertoire une petite chanson dédiée à sa môman (exemple : Yoan) !
 

Mais bon, en gros, pour résumer, dans le zouk, ça sent la testostérone et les gros nibards à plein nez… même si, paradoxalement, je constate que ce son « hyper-hétérosexualisé » et « hétéronormé » plaît énormément aux gays (y compris blancs) ! Je ne suis pas le seul gay à adorer ce style musical, croyez-moi !
 

Dans le zouk aussi, on tombe souvent sur des chansons vantant les valeurs inédites qu’on n’entend plus dans les chansons occidentales actuelles (l’amitié, la fraternité de sang, le mariage fidèle et sacré, la virginité, les enfants et la famille, le respect des aînés, les traditions, la crainte de Dieu et même du Ciel…). C’est sans doute pour cette raison que le zouk, dans sa prétention ratée ou hypocrite – mais malgré tout hyper sincère ! – au Grand Amour et à la pureté, sombre dans le kitsch, avec des synthés (parfois violoneux) poussifs ou un piano-bar romantique ou des effets célestes (harpes, chœurs, mélopées et glossolalies, etc.) ou un riff de guitare très caractéristique et mielleux, qui lui confèrent une dimension quasi religieuse et angélique. D’ailleurs, le rythme du zouk est ternaire, donc – on pourrait dire – trinitaire !
 

Et enfin, le zouk est une musique que je trouve chouette car elle a le sens du Kompa, du virage à 180 ° ! Elle aime (se) surprendre, et même quelquefois se rompre en son milieu pour partir complètement ailleurs, dans une direction qu’on n’attendait pas. On y trouve beaucoup de titres divisé en deux temps (avec des secondes parties souvent réussies, bien meilleures que l’intro, et qui subliment la chanson toute entière : par exemple, la chanteuse Kénédy excelle en la matière), ou des fins complètement décalées (je pense par exemple à l’étonnante issue de chansons comme « T’aimer encore » de K-Reen et Rickwel, ou encore le mythique « Zouk la sé sèl medikaman nou ni » de Kassav’). C’est surprenant. C’est sucré-salé, comme dirait Fanny J. Et c’est pour ça qu’on a envie d’en reprendre, en se demandant « Mais qu’est-ce que c’est que cette saveur inédite qu’on a goûtée là ?? » !
 

Tout ça pour vous dire que le zouk a encore de longs jours devant lui. Avec lui, on décolle vers le Ciel éternel !

Soirée Dissidence 7 – Spéciale « Provax » (Écouter et comprendre les défenseurs du vaccin)


 

#vaccination #coronavirus #provax #antivax #PassSanitaire #vaccins #Passvaccinal
 
 

Les Provax sont nos amis : il faut les aimer aussi 😉.
 

Ce fut une des meilleures « Soirée Dissidence » de la série, qui s’est tenue à Paris le jeudi 13 janvier 2022.
 

La « Soirée Dissidence n°7 » a décidé de mettre à l’honneur lesdits « Provax », c’est-à-dire les défenseurs du vaccin contre la COVID. Dans un climat d’écoute, de convivialité et d’échanges. Pour ouvrir les horizons des deux camps appelés caricaturalement « Provax » et « Antivax », et qui, en temps normal, ne se rencontrent jamais, à part pour s’écharper sur les plateaux-télé.
 

Il y a eu 3 topos :
 

1) « Le profil psychologique de Macron » (topo présenté par Jérémy : de 3’00 à 58’00)
 

2) Interview de Pascal Neveu, chroniqueur-santé pro-vaccin sur diverses chaînes de télévision (de 58’00 à 2h09’00)
 

3) « Dans la tête d’un provax » (topo présenté par Philippe Ariño : de 2h09’00 à FIN)

Calendrier de publication des prochains 18 podcasts « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? » entre Steph Bach et Philippe Ariño

Voici la liste des 18 podcasts « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? » que la chanteuse Steph Bach et moi-même avons enregistrés en 2019, juste avant la crise sanitaire.
 

C’est vraiment des supers échanges. Traces aussi d’une époque toute proche et pourtant qui paraît tellement éloignée par sa pureté ! (la peur n’avait pas contaminé vraiment notre Monde).
 

À ce jour, seuls les 11 premiers podcasts ont été postés sur YouTube. Il en reste 7 autres (dont 2 « formats spéciaux » : le n°13 et le n°17), qui s’étaleront tous les lundis midi jusqu’en mars.
 

Podcast n°1 – « Comment on s’est rencontrés » (lien ici)
 

Podcast n°2 – « Le harcèlement de rue » (lien ici)
 

Podcast n°3 – « Tu penses à quoi aux toilettes ? » (lien ici)
 

Podcast n°4 – « Pour toi c’est quoi la réussite ? » (lien ici)
 

Podcast n°5 – « As-tu une spiritualité ? » (lien ici)
 

Podcast n°6 – « Et s’il ne te restait plus que 24h à vivre ? » (lien ici)
 

Podcast n°7 – « Tes 3 personnalités préférées » (lien ici)
 

Podcast n°8 – « Métro sans portable ? » (lien ici)
 

Podcast n°9 – « Ton rapport aux cadeaux » (lien ici)
 

Podcast n°10 – « As-tu déjà rencontré Jésus ? » (lien ici)
 

Podcast n°11 – « Bilal Hassani à l’Eurovision » (lien ici)
 
 

QU’EST-CE QUI VOUS ATTEND DANS LES PROCHAINS PODCASTS ? ÉCHÉANCIER :
 

Podcast n°12 – « Nos films adorés… ou détestés ! » (lundi 31 janvier)

Podcast n°13 – « La violence gratuite » (lundi 7 février) FORMAT SPÉCIAL

Podcast n°14 – « Plutôt Gainsbourg ou Gainsbarre ? » (lundi 14 février)

Podcast n°15 – « Quel est ton grand Combat de vie ? » (lundi 21 février)

Podcast n°16 – « Ferais-tu un bon acteur ou une bonne actrice ? » (lundi 28 février)

Podcast n°17 – « Le secret d’un Amour qui dure » (lundi 7 mars) FORMAT SPÉCIAL

Podcast n°18 – « La Fin du Monde arrivera-t-elle ? » (lundi 14 mars)
 

Et déjà, Stéphanie et moi commençons à prospecter pour savoir quel nouveau binôme – formé de 2 personnalités qui ne se connaissent pas encore et qui testeraient leur compatibilité amicale et leur capacité à s’écouter sur des sujets potentiellement explosifs ou faussement « légers » – formera partie de la belle famille des « 5 Minutes, 1 Thème : Amis ou Pas ? »…
 

Casting en cours… et appel à candidatures ! 😉

Der zweite Teil unseres Dokumentarfilms « Die Tunten Gottes »

Liebe Freunde,
 
 

Frohes neues Jahr !
 

Der zweite Teil (von insgesamt 25) unseres Dokumentarfilms « Die Tunten Gottes » (Homosexualität und Glaube) ist soeben auf YouTube veröffentlicht worden!
 

Hier ist der Link:
 

 

Dieser Film beleuchtet das Leben von 6 homosexuellen und/oder transsexuellen Menschen aus aller Welt aus 8 Blickwinkeln :
 

1) Die intime Dimension der Homosexualität (Teile 1, 2 und 3)

2) Die familiäre Dimension der Homosexualität (Teile 4, 5 und 6)

3) Die Liebesdimension der Homosexualität (Teile 7, 8 und 9)

4) Die kulturelle und gemeinschaftliche Dimension der Homosexualität (Teile 10, 11 und 12)

5) Die internationale politische Dimension der Homosexualität (Teile 13, 14 und 15)

6) Die homophobe Dimension der Homosexualität (Teile 16, 17 und 18)

7) Die religiöse Dimension der Homosexualität (Teile 19, 20 und 21)

8) Die heilige Dimension der Homosexualität (Teile 22, 23 und 24)

+ Stilblüten (Teil 25)
 

Sie können sich natürlich den ersten Teil ansehen – oder noch einmal ansehen – (Link) sowie die vollständige Liste der 246 Fragen, die behandelt werden.
 

Für diejenigen, die sich über den Titel des Dokumentarfilms wundern, gibt es hier eine Erklärung sowie ein Interview auf Spanisch auf dem Fernsehsender RFI Internacional mit Philippe Ariño, dem Regisseur.
 

Wer die Tunten Gottes dabei unterstützen möchte, die Bearbeitung und Veröffentlichung der 25 Teile sowie die Verbreitung zu beschleunigen, kann dies ganz einfach tun: Er kann an den Leetchi-Fonds spenden oder den Link zu den Videos mit seinen Freunden teilen und den YouTube-Kanal der « Tunten Gottes » abonnieren.
 

Uns zu einer Konferenz zu bewegen, könnte es angesichts der aktuellen gesundheitlichen Lage komplizierter sein, zumal die Mehrheit der Tunten nicht « geimpft » ist und sich weigert, sich impfen zu lassen. Aber Videokonferenzen funktionieren sehr gut!
Viel Spaß beim Anschauen.
 
 

Das Team der « Tunten Gottes »
 
 

#DieTuntenGottes #Homosexualität #LGBT #Schwulen #Kirche #Instagay #TuntenGottes

Primera y Segunda Parte de mi entrevista « La homosexualidad : ¿ por qué es un mal o un pecado ? » (por Enrique Vidal de Enriquísimo TV)

¡ Hola a todos !
 

He aquí la Primera y Segunda Parte de mi entrevista « La homosexualidad : ¿ por qué es un mal o un pecado ? » (por Enrique Vidal de Enriquísimo TV) :
 

 

 

¡ Vamos al grano !
 

#LGBT #Homosexualidad #Iglesia #Pecado #Gays #Homos
 
 

P.D. : También tenéis las dos anteriores :
 

 

Soirée Dissidence 5 : Visite inattendue de Sophie Tissier, figure de proue de la Dissidence en France (9 octobre 2021)

Un podcast à écouter d’urgence, car il est super !
 

« Soirée Dissidence 5 » : Visite inattendue de Sophie Tissier, figure de proue de la Dissidence en France
 

 

La « Nuit de la Dissidence » (9-10 octobre 2021) a eu lieu en plein cœur de Paris, dans un appartement des Halles. Et elle fut une réelle surprise pour tous les participants !
 

Programme :
 

Topo 1 : « Le développement personnel : une imposture? » (Abdallah)
 

Topo 2 : « Les tests PCR : un vaccin déguisé ? » (Philippe) (c.f. Astrid Stukelberger)
 

Topo 3 : « L’attrait pour le pouvoir en fonction de la chaleur-moiteur des mains » (Jean)
 

Topo 4 : « Témoignage de Sophie Tissier ». (Sophie)
 

+ BONUS À LA FIN : Jean analyse psychologiquement la main de Sophie.
 

Historique : Sophie Tissier a débarqué de manière inattendue avec 3 amis à la « Soirée Dissidence ». C’est une femme épicée de 42 ans, qui a bossé 20 ans à la télé. Elle a créé le mouvement « Nuit debout », a été une figure de proue des Gilets Jaunes. Elle dirige aujourd’hui le collectif « Union Citoyenne pour la Liberté ». Sa participation à la « Nuit de la Dissidence » s’est faite complètement à l’improviste : Philippe Ariño a entendu Sophie parler au micro lors d’une manifestation à la Fontaine des Innocents, et l’a conviée à la « Soirée Dissidence » du soir même… et l’activiste a accepté spontanément de venir. Cette visite a été un véritable succès.

Soirée Dissidence 4 (16 septembre 2021) sur « ON FONDE UN PARTI POLITIQUE CONTRE LE GOUVERNEMENT MONDIAL ? »


 

THÈME : « ON MONTE UN PARTI POLITIQUE? »
 

Programme :
 

– Topo 1 (Anne-Sophie) : « Le Parti politique idéal »
 

– Topo 2 (Sophie) : « Y a-t-il un régime politique meilleur que les autres ? »
 

– Topo 3 (Mathieu) : « Existe-t-il un Gouvernement Mondial ? »
 

– Topo 4 (Philippe Ariño) : « Une économie parallèle contournant l’économie de l’identité numérique et des crypto-monnaies, ainsi que l’économie illuministe et moniste orientée vers les extra-terrestres »
 
 
 

Pour retrouver les précédentes Soirées Dissidence.

Sortie de la 2e partie du documentaire « Les Folles de Dieu » en français ! (+ anecdotes croustillantes et inédites de tournage)


 

Toujours sous la direction artistique et photographique de Jean-Yves Morvan, et grâce à l’immense travail de montage de Gerson Gonzales, voici la deuxième partie (sur 25 !) du documentaire « Les Folles de Dieu » (Homosexualité et Foi), qui succède bien sûr à la première (qui a déjà atteint sur YouTube les 12 000 vues). Vous y retrouverez les voix-off charismatiques du journaliste Quentin Taylan Espitalier, de la chanteuse Stéphanie Bach, ainsi que d’autres doubleurs (Jean-Gilles Lopez, Marc Reynier, etc.).
 

Bien sûr, si vous voulez voir la suite, il n’en tient qu’à vous de nous aider. Car nous bénéficions de très peu d’aides, et nous sommes presqu’intégralement abandonnés par les catholiques comme par les « gays friendly ». Voici la cagnotte Leetchi qui permet de payer le salaire des monteurs. Merci d’avance.
 

Cette deuxième partie se focalise surtout sur l’enfance des 6 témoins des « Folles de Dieu ».
 

Comme je l’avais fait pour la première partie, je vous livre quelques petites anecdotes croustillantes de tournage ou observations ou révélations exclusives sur des détails cachés !^^ :
 

– Cette deuxième partie illustre parfaitement le parti pris des « Folles de Dieu » d’aborder le sujet de l’homosexualité de manière familière, personnaliste, incarnée et chaleureuse, et non de manière froide, psychanalytique ou religieuse, théorisante, et non-aimante. Elle est basée sur le témoignage et aussi la biographie, l’exposition de nos goûts et de nos joies/souffrances. Et comme je le dis souvent, le chemin des goûts touche davantage les coeurs que le chemin de la démonstration magistrale de Vérité. C’est, je crois, une approche de l’homosexualité tout à fait originale, rare et nécessaire.

– La première séquence avec Gerson Gonzales (le témoin péruvien) avec le manège en arrière-plan a été tournée au Jardin du Luxembourg de Paris (et c’est moi qui filmais ^^! … alors que ma maîtrise de la caméra et du stabilisateur était particulièrement balbutiante et aléatoire haha!).

– Lors de la séance des portraits-confessions champêtres (à la montagne, près de Bétharam), c’est Santiago Mejia-Osorio (témoin colombien) qui tenait la deuxième caméra, et qui a permis que nous ayons un double angle de vue. Malheureusement, nous n’avons pas renouvelé l’expérience par la suite (ce qui est bien dommage, car ce tournage en double caméra rend bien).

– Je ne sais pas si vous remarquerez le bout de plastique (ruban adhésif orange du Capitaine Haddock !) qui pend, à un moment donné, à l’une des baskets de Gerson (preuve que, même en pleine montagne et en rase campagne, le plastique étend son Empire…). On l’a vu trop tard. Donc c’est resté à l’image !^^.

– Le questionnaire personnel (séquence des fauteuils) s’est fait de manière aléatoire, car nous n’avions pas le temps de poser l’intégralité des questions à chacun des intervenants. Tout le monde n’a pas eu droit aux mêmes questions. (Je reste donc sur ma faim quant aux goûts d’enfance de Perrine Coulombel… mais tant pis, ça restera un mystère!^^).

– Globalement, les traits de caractère de chacune des « Folles de Dieu » se dessinent chaque fois davantage d’épisode en épisode. La plus christique c’est Perrine. Le plus folkloriste et costumbrista (goût du détail, nostalgie, fioretti, référence au culturel, etc.), c’est Santiago. Le plus concis et percutant, c’est Guillaume. Le plus espiègle et sensible, c’est Christian. Le plus coincé (au départ) et professoral, c’est Gerson (alors que paradoxalement c’est lui qui dans le film va nous lâcher les indices de vie les plus gays, comme par exemple dans cette partie 2 le fait qu’il se travestissait en femme étant petit!).

– Santiago et moi avons des biographies très similaires. Beaucoup de points communs et de concomitances (au niveau des goûts, des fantasmes, des événements de vie et de manières de les vivre, etc.) ! Sans compter que Santiago prêtait particulièrement attention à ce que je pouvais dire, et par mimétisme (et compréhension intuitive du français, langue qu’il adore mais ne parle pas encore) s’en inspirait. On le voit ici avec la référence aux dessins animés.

– Je trouve le côté fleur bleue et nostalgique de Christian Mercado (le témoin mexicain) absolument délicieux (surtout la manière qu’il a de prononcer « románticas » à la fin de sa prise de parole sur les histoires romantiques qu’il affectionne, avec un léger souffle de reine alanguie). Sa sensibilité d’enfant est restée intacte !

– L’un des points phares de cette 2e partie, et qui révèle de manière très nette (à mon sens) l’une des caractéristiques les plus méconnues mais aussi les plus saillantes de l’homosexualité, c’est que dans ses fondements, la tendance homosexuelle est marquée par la croyance et la volonté d’être une princesse… Ça revient clairement chez Santiago (qui s’identifiait étant petit aux princesses Disney et aux Magical Girls), chez Christian (qui parle des Reines de beauté), ou encore chez moi (avec la mention de Princesse Sarah). Oui : l’homosexualité est très certainement le signe d’un orgueil féminisé blessé (et je ne parle même pas de l’influence – dès la petite enfance – de la Franc-Maçonnerie et des Super-héros! Car là aussi, il y aurait à redire !). Et ceci est appuyé par le fait que nous toutes, les Folles de Dieu, partagions biographiquement des parcours assez similaires.

– Vous pouvez remarquer, dans la posture physique que chacun des témoins prend quand nous sommes assis (jambes croisées ou au contraire jambes droites et symétriques), qu’il y a des constantes plus ou moins inconscientes et recherchées, qu’il y a deux grandes « familles » d’homosexualité. Et plus profondément, il y a un paradoxe : ceux qui se sentent gays (Santiago, Christian, Gerson et moi) croisons nos jambes, alors que ceux qui se sentent lesbiennes/femmes ou se savent femmes (Perrine et Guillaume) se tiennent corporellement le plus comme des hommes ! C’est amusant et fascinant : avec nous, les Folles de Dieu, les plus masculins sont les plus femmes, et les plus hommes sont les plus féminins !^^ Inversion totale des genres !^^

– Dans cette deuxième partie, on voit de manière assez nette la psychiatrisation et la psychanalysation de l’homosexualité en Amérique Latine par rapport à l’approche occidentale et européenne, beaucoup plus politisée, romantisée décomplexée et déproblématisée. Les seuls qui sont branchés « thérapies » sont les Latinos (Gerson, Santiago… ; exception avec Christian).

– Pour mon exposé sur la définition de l’homosexualité (avec les 5 acceptions possibles), je me suis jeté à l’eau, alors que c’était notre première journée de tournage, que mes camarades prenaient une pause, et que je commençais à m’inquiéter car nous prenions déjà du retard sur le programme de tournage (les 8 journées) et que les batteries de caméra montraient des signes de faiblesse (à cause de la chaleur et de la surchauffe des batteries). J’ai donc décidé d’accélérer le mouvement, et demandé à Jean-Yves Morvan de lancer l’enregistrement, même s’il s’absentait. Ça ne se remarque pas face caméra, mais c’est le seul de mes exposés de tout le documentaire que j’ai enregistré tout seul, en pleine nature et en plein cagnard, sans interlocuteur en face pour fixer ma parole, et avec pour seule compagnie les mouches et la sueur ! Et j’y suis allé quand même !

– Pendant mon topo sur la définition de l’homosexualité, j’avais en tête le tableau récapitulatif des 5 points que j’avais élaborés il y a quelques années et qui se retrouvent en fin de mon livre sur les thérapies de conversion. J’ai au départ utilisé mes doigts, en pointant dans le vide des mots des annexes de synthèse en imaginant qu’au montage ils allaient s’afficher comme à la télé. Mais évidemment, ça n’a pas marché haha ! #PetitsMoyens.

– Pour son exposé sur l’invisibilité lesbienne, Perrine s’est pas mal appuyée sur le code de l’Homme invisible dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels, ainsi que sur ses observations de terrain et sa propre expérience.

– Quelques mois après le tournage, Perrine a toutefois esquissé une pointe de regret d’avoir dit que en tapant le mot « lesbienne » sur Internet, on tombait systématiquement sur des sites pornos… car ceci a été vrai (et le reste quand même beaucoup) pendant des années, mais apparemment, le très gay friendly Google a depuis peu travaillé « contre la lesbophobie » et « en faveur de la déstigmatisation pornographique des lesbiennes » en favorisant un affichage moins érotisé et salissant du lesbianisme à l’entrée de son moteur de recherches.

– Les deux cygnes que vous voyez en images d’introduction de la question sur l’« homosexualité naturelle ou contre-nature ? » sont deux cygnes parisiens (Pour être aussi crades et mazoutés, ça ne pouvait être QUE des cygnes parisiens ! haha). Avec Gerson, on les a trouvés près du Quai de Béthune, en bordure de Seine.

– Et c’est amusant que les mouvements d’épaules de grattage ou d’auto-nettoyage que j’ai reproduits pour les imiter (les cygnes se lavaient en même temps que leur urticaire de pollution les démangeait, sans doute !) aient été suivis par l’image de Guillaume qui se frotte lui aussi les épaules, en mode « tics et réflexes animaliers » ou « singe des cavernes » ^^. Et je ne crois pas que ce raccord ait été voulu au montage par Gerson ! (mais après tout, peut-être que je me trompe ^^: le talent de Gerson me dépasse bien des fois !).

– En réécoutant la dernière question de cette partie 2 (sur l’« homosexualité naturelle ou contre-nature ? »), je remarque deux choses : la première, c’est que (Cocorico!) nous les 3 Français du groupe offrons un niveau de réflexion et d’analyse qui est aussi bon – voire supérieur – à bien des théologiens et des psys ! ; et la deuxième chose, c’est que, sans s’être concertés (car Guillaume a parlé avant moi), Guillaume et moi nous nous retrouvons argumentativement sur le fait que l’homosexualité soit plus contre-surnature que contre-nature (il la relie au péché originel et non aux animaux; et moi, de même). Plus tard, notamment dans les parties sur le lien entre pédophilie sacerdotale et homosexualité, vous aurez l’occasion de voir que Guillaume et moi, de manière assez mystérieuse et providentielle, coïncidons – sans nous concerter préalablement – sur de nombreux points pourtant pas si évidents à comprendre. C’est très étonnant. Enfin, en ce qui concerne Guillaume, vous pouvez trouver qu’il prend un air sévère et un ton un peu péremptoire quand il dit les choses. Je pense qu’au début du tournage, il venait avec certaines peurs et complexes. Mais ne vous inquiétez pas : au fur et à mesure, il se détend ! ^^
 
 
 

N.B. : Pour lire les fioretti de la partie 1 et de la partie 3, cliquez sur les liens.