soiree-amis
 

Hier soir, je me suis retrouvé à un anniversaire-surprise. Très très bonne soirée, avec des gens d’une grande qualité d’âme. J’ai eu le temps à un moment donné, au milieu du flot des conversations des invités, de glisser deux mots à l’ami au centre des attentions, sur l’imminence de la fin des temps et de la période où nous chrétiens allons être contraints de nous cacher pour survivre. Car lui-même, catholique pratiquant, partage mon intuition et mon empressement confiant. Cela fait un moment que nous en parlons ensemble dans nos échanges privés, et je lui donnais les nouvelles fraîches.
 

Culot de ma part. J’étais le seul des convives à arriver sans cadeau, estimant que ma seule présence suffisait (et c’était le cas en plus !) : mon ami était très heureux de me voir et moi aussi, il a matériellement tout ce qu’il lui faut, et ne recevait que des cadeaux somptueux et superflus (appareil à faire des pâtes soi-même, figurines Tintin, énième montre…).(Pour ma part, je n’ai jamais aimé les cadeaux – ni en donner, ni en recevoir – et je ne les tolère qu’en cas d’extrême nécessité ou pour éviter les incidents diplomatiques. D’aucun verront cela comme une impolitesse et un manque de savoir vivre… alors qu’en réalité, c’est un amour de la Vérité, de l’utilité et de la simplicité. Les cadeaux matériels me mettent très mal à l’aise et me font rarement plaisir.)
 

Et c’était très « fort », ce moment de la soirée où mon pote déballait toutes ses babioles devant ses amis/sa femme/ses enfants, où nos deux regards se sont croisés et fixés pour partager – sans tristesse aucune, bien au contraire – la vanité et la gravité eschatologique de la situation, où nous nous sommes extraits de la fête pour nous recentrer sur l’Essentiel : l’arrivée de Jésus.