Je sais que c’est difficile à voir et de dépasser le terrain des bonnes intentions (gays friendly) de la série Sex Education (qui récolte un fort succès auprès de nos jeunes en ce moment), mais je vous le dis et vais vous le prouver : Sex Education n’est pas l’amie de la communauté homosexuelle. Certains commentateurs – y compris catholiques – se targuent que cette série nous aime (nous personnes homosexuelles), qu’elle traite vraiment du sujet de l’homosexualité, qu’elle permette de libérer la parole, de briser un tabou, de nous affirmer nous-mêmes tels que nous « sommes », qu’elle défende nos « amours », qu’elle contribue à faire évoluer les mentalités et à favoriser une meilleure intégration de la communauté LGBTQI (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe : expression employée par Otis – le héros principal – lui-même) dans la société. Or, rien de plus faux. Ce n’est pas parce qu’elle nous victimise ou parle de nous qu’elle nous aime. Et je dirais même plus : en nous présentant en anges-victimes, elle souhaite nous transforme en bêtes diaboliques et en méchants bonshommes. Donc attention à ces ennemis qui nous souhaitent tout le bonheur du monde…
 

Une série homophobe (même si elle s’affiche gay friendly) :

 

Dans Sex Education, il y a quasiment le tiers des personnages qui est homo… ce qui ne constitue pas une petite moyenne ! Même les personnages hétéros sont homosexualisés (preuve que l’hétérosexualité est une homosexualité déguisée) : Otis se décrit comme « lesbienne » dans l’épisode 4 ; il est fan d’un film de mauvaise qualité qui s’appelle « Hedwig and the Angry Inch » et qu’il présente comme un chef d’œuvre – je cite – de « la communauté LGBTQI » (c.f. épisode 5) ; il se travestit en femme en solidarité avec son meilleur ami gay Éric (idem). Dans l’épisode 7, Ola se déguise en garçonne pour le bal, avec smoking. Dans l’épisode 8, Maeve et Aimee finissent même main dans la main. Et à plusieurs reprises dans les épisodes, les personnages de la série s’affirment/se disent « bizarres » ou « étranges » (c.f. épisodes 4 et 8), adjectifs traduits à l’anglais par le terme « queer » qui comporte la bisexualité.
 

De plus, les coming out des personnages homos officiels sont particulièrement tardifs voire inaccomplis : Éric ne fera jamais son coming out à sa famille ni au lycée. Ruthie la lesbienne ne s’assume pas dans son couple avec Tanya. On n’apprendra l’homosexualité d’Anwar, l’autre gay connu du lycée aux côté d’Éric, que dans l’épisode 7 : et Adam, qu’à l’épisode 8. C’est dire l’homophobie de la série !
 

Et le pire, c’est que ces homosexuels « honteuses » restent malgré tout applaudis comme des héros qui ont osé s’affirmer. Par exemple, Éric est décrit par son propre père (homophobe repentant) comme un gars « courageux » (dans l’épisode 7) : sauve-t-il des vies ? aide-t-il les autres ? Non. Il a juste soi-disant le « courage d’être soi », de se travestir (alors que par définition, quand on se travestit, on n’est justement pas soi-même). C’est triste à dire mais il est considéré comme héroïque uniquement parce que c’est une victime.
 

 

L’homophobie est présente dans Sex Education jusque dans les dialogues. Les insultes homophobes fusent : « Dégage, chochotte ! » (Maeve s’adressant à Otis, dans l’épisode 1) ; « Comment ça va aujourd’hui, p’tite tapette ? » (Adam, homo, s’adressant à un camarade, dans l’épisode 2).
 

Quant aux relations entre personnes homosexuelles, l’amour y est totalement évacué, que ce soit en amitié ou en « couple »:
 

– Il n’y a aucune solidarité entre homos : Éric et Anwar, les deux gays identifiés comme tels au lycée, ne se serrent pas les coudes. Ils s’enfoncent : « Toi, t’as l’air d’être un clown de chantier, balance Anwar à Éric, j’suis toujours pas ton pote. » (c.f. épisode 6) ;
 

– C’est de l’amour platonique, souvent incestuel : « J’suis amoureux de Monsieur Hendricks mais il sais même pas que j’existe. Comment je fais pour qu’il me voie ? » (un lycéen de 16 ans parlant de son prof de biologie et demandant conseil à Otis, dans l’épisode 3) ;
 

– C’est de l’amour-vache : le couple homo-phare de Sex Education, formé par Éric et Adam, est particulièrement violent. Pendant la quasi intégralité des épisodes, Éric est le souffre-douleur d’Adam. Adam l’insulte de tous les noms, le rackette, le terrorise : « Ferme ta petite gueule, Trompette en l’air. » (c.f. épisode 1) ; « Fais gaffe où tu vas, pédé ! » (idem). Et ce n’est qu’à la fin (c.f. épisode 8) que les deux garçons sortent ensemble. Et la scène de leur premier baiser est particulièrement glamour : ils se battent, se plaquent violemment au sol, se crachent mutuellement dessus (« Alors, ça te plaît ? » demande Adam), juste avant de s’embrasser à pleine bouche et de coucher ensemble : c’est beau l’amour homo, hein ? À aucun moment on ne les voit être tendres, s’aimer, se respecter. C’est un « amour » de misère : « Toi et moi on est différents mais au fond on est pareils. On est deux pauvres losers que tout le monde rejette. » (Éric, dans l’épisode 2). La formation de leur « couple » n’est pas libre : elle est filmée comme purement chimique… et se compose précisément en classe de chimie (sur un cours sur les valves pulmonaires et le cœur-organe, dans l’épisode 8) : so romantic… ;
 

 

 

– C’est de la confusion torturante entre amour et amitié, autrement dit du massacre d’amitié : par exemple, dans l’épisode 4, Ruthie a du mal à dire à sa « meilleure amie » Tanya avec qui elle sort qu’elle ne l’aime pas « d’amour » ;
 

 

– C’est une tyrannie parentale. Dans Sex Education, Jackson, hétéro, est élevée par un « couple » lesbien (Sylvia et sa compagne noire avec qui elle est mariée). Non seulement ce binôme de « mères » ne s’entend pas (« Mes mères vont peut-être divorcer. Elles n’arrêtent pas de se disputer. Et moi je suis genre le ciment qui les aide à rester ensemble. » regrette Jackson, dans l’épisode 5) mais en plus il est vécu comme un enfer dans lequel on se noie (« Je supporte pas d’être chez moi. J’ai l’impression que je suffoque ; comme si je vivais dans le corps d’un autre, comme si je m’enfonçais dans la vie d’un autre. » avoue le jeune garçon noir, dans l’épisode 7). Et le pire, c’est que son entourage ne lui laisse même pas la possibilité de s’en plaindre : « Tu sais pas la chance que t’as. » rétorque Maeve quand Jackson crie son désir d’indépendance par rapport à ses « mamans » lesbiennes oppressives, dans l’épisode 8.
 

 

L’homosexuel défendu par la série : soit violeur, soit diable :


 

Même si tout cela est noyé dans les paillettes romantiques et la victimisation, la série Sex Education donne de nous, personnes homosexuelles, une image absolument catastrophique. Nous incarnons soit le personnage du prédateur sexuel, soit le rôle du diable.
 

Déjà, cinq des personnages gays sont dépeints comme le violeur :
 

Adam. Dès l’épisode 1, il est surnommé « Bitzilla » par Aimee, donc comparé à un monstre. Et Éric prévient Otis qu’Adam est un psychopathe qui va venir « le tuer dans sa propre maison ». Ensuite, comme je le soulignais un peu plus haut, Adam endosse le rôle du harceleur : il violente son futur amant Éric pendant les 8 épisodes de la saison 1. Il le menace de mort à deux reprises (c.f. épisodes 7 et 8), y compris après avoir couché ensemble : « Si jamais t’en parles à qui que ce soit, je te jure que je te tue. » (c.f. épisode 8) ;
 

Lord Zortac, l’« Inquisiteur » extraterrestre de la B.D. dessinée par Lily, et apparaissant sous les trait du diable venant violer l’héroïne Blénoxy (le double de la jeune fille nymphomane), dit qu’il est « gay » (c.f. épisode 3). Il est tantôt appelé « l’Inquisiteur » ou « le geôlier » ou « le Visiteur » ;
 

 

l’automobiliste homosexuel qui dans l’épisode 5 voit Éric déguisé en travelo marcher seul sur la route dans la nuit (« Enfoiré de gay ! »), et qui le viole et le tabasse ;
 

Tanya la lesbienne qui regarde un documentaire sur les requins avec sa copine Tanya puis lui sourie de toutes ses dents (c.f. épisode 4) ;
 

Éric qui donne son premier coup de poing « viril » contre un gars du lycée… et il a fallu que ça tombe sur Anwar, le seul autre gay connu du collège. (épisode 6). Ce dernier lui met sous le nez sa paradoxale homophobie homosexuelle : « Frapper le seul autre gay ici… bien joué, Éric ! Maintenant, ma mère pense que t’es un sale homophobe ! »

 

L’autre personnage homosexuel homophobe que la série colle sur notre front à nous personnes homosexuelles, c’est celle du diable. Même si les spectateurs ne s’en rendent pas compte, on nous dit que « tout homosexuel est le diable incarné ».
 

– Dans l’épisode 4, on voit un pentagramme inversé (figure bien connu des rituels satanistes) affiché dans la chambre de Tanya pendant qu’elle couche avec sa copine Ruthie. D’ailleurs, Ruthie (prononcé dans la série « Roussie »… parce qu’elle sent le roussi !) est rousse et malmène son amante.
 

 

– Dans l’épisode 1, Adam mate sur Porn Hub des scènes de « démons baisant des chevaux ».
 

Éric, le personnage homo principal, se prend pour le diable incarné : dans l’épisode 5, il dit « Je suis une vilaine fille à talons. Une vilaine fille ! Il faut que le monde entier soit au courant ! »
 

Par ailleurs, l’homophobie de cette série se situe en grande partie dans le fait qu’elle ne traite pas de la réelle homophobie, c’est-à-dire les viols (c.f. voir le tableau de définition de l’homophobie). Par exemple, quand Éric se fait lyncher, il n’est pas défendu par son entourage amical (il reprochera d’ailleurs à Otis son absence et sa trahison). L’homophobie dont il pâtit n’est même pas considérée comme une réalité. Par exemple, dans l’épisode 1, Anwar (homo lui aussi) la présente comme une simple « mode », un fait sociétal révolu, et défend mollement son camarade gay contre les attaques d’Adam : « Hey, Adam, je sais pas si t’es au courant mais l’homophobie, ça fait vraiment 2008. C’est super ringard. » Dans l’épisode 5, Éric se fait violer. On ne voit rien de l’événement. Plus tard, on apprend de manière très anecdotique que Maeve s’est fait violée dans une tournante par quatre gars quand elle était plus jeune. Dans la chambre de Jackson, dans l’épisode 8, les lesbiennes sont représentées comme des personnes violées et violentes, mais c’est simplement suggéré par une affiche marquée « Lesbians » avec des mains approchant une poitrine féminine. Cette série qui se targue d’aborder les sujet les plus chauds zappe les viols. C’est juste survolé, mais jamais abordé. D’où son homophobie.
 

 

 

La « gay friendly attitude » n’est que de la poudre aux yeux alchimique (transformation du plomb en or) et franc-maçonne. D’ailleurs, pour la petite histoire, dans l’épisode 7, Éric, le héros homosexuel, se poudre les yeux de paillettes d’or. Quant aux couleurs dominantes choisies pour éclairer le lycée de Moordale lors du bal dans l’épisode 7 – à savoir rose/bleu/vert indigo/violet –, elles symbolisent d’une part la bisexualité (rose et bleu mélangés), l’asexualité (la différence des sexes fusionnent) et la transidentité (le violet est la couleur de la communauté transgenre et transsexuelle). Ce code polychrome peut apparaître comme de la cuisine personnelle, et donc perdre toute crédibilité. Mais je crois que tout a un sens, et que ce n’est pas un hasard que ces quatre couleurs aient été également choisies pour illustrer l’affiche du film « Moonlight » de Barry Jenkins (sacré « Meilleur film » à Hollywood en 2016… et gros navet). Elles illustrent la schizophrénie mondiale à l’égard de la sexualité (sorte de fusion transsexuelle de la différence des sexes), prenant support sur l’homosexualité, dans l’épisode 7).
 

 

 

Une série promouvant l’alchimie et la Franc-Maçonnerie


 

En parlant d’or, c’est amusant comme Sex Education obéit à la lettre au projet antéchristique franc-maçon de destruction de la différence des sexes et de la différence Créateur/créatures (Jésus et l’Église Catholique) par la promotion de l’alchimie et la croyance selon laquelle les êtres humains pourraient créer eux-mêmes, par l’entremise de la science sexologique et des esprits énergétiques, l’Humanité, la Divinité, l’Amour et l’immortalité. Je n’aurai pas le temps de dérouler toutes mes notes sur la série ni les nombreux clins d’œil faits à la Franc-Maçonnerie (je le ferai peut-être un jour pour une vidéo Youtube comme celle sur The Voice).
 

En tout cas, je vous engage à faire attention à plusieurs thèmes quand vous regarderez la série (j’en ai sélectionnés seulement quelques-uns) :
 

L’OR : Par exemple, dans l’épisode 6, Jeffrey, le compagnon de Cynthia, a perdu son alliance près du mobile home de Maeve et la cherche avec son détecteur à métaux. Toujours dans ce même épisode, Sean charrie sa sœur Maeve sur le petit copain de cette dernière, Jackson, qu’il appelle « golden boy ».
 

LA HAINE (NARCISSIQUE) DU MIROIR : À trois reprises, les personnages de la série insultent leur reflet devant le miroir : Maeve dans l’épisode 2, Otis dans l’épisode 2, Éric dans l’épisode 6. C’est l’hygiénisme aseptique de la glace (dans l’épisode 7, il y a un autocollant « Stay Safe » placé dans le miroir des toilettes des filles) qui génère, je pense, cette révolte iconoclaste spéculaire.
 

 

LE FEU : Comme les protagonistes de la série sont prisonniers de leurs pulsions et de leurs sentiments, il est logique qu’ils s’enflamment et soient inflammables comme des torches humaines. On les voit souvent manier le feu (Aimee avec son bec bunsen/chalumeau en cours de chimie dans l’épisode 1, Maeve allumant le gaz dans l’épisode 4, etc.). Et souvent, cela provoque des catastrophes : « On était en chimie ensemble le dernier trimestre. T’as mis le feu à mon bureau. » (Otis s’adressant à Adam, dans l’épisode 1) ; « Je vous rappelle que tous ces composants sont hautement inflammables. » (Monsieur Hendricks, le prof de chimie, dans l’épisode 2) ; « Kyle a mis le feu à son jean : il s’est brûlé au deuxième degré mais il était super défoncé. » (Aimee parlant de son copain, dans l’épisode 4) ; « Il s’agit juste d’un exercice d’incendie. » (Éric au moment où Jackson rameute tout son lycée pour se déclarer à Maeve, dans l’épisode 4) ; « Je crois que mon clito va prendre feu. » (Aimee découvrant les « joies » de la masturbation, dans l’épisode 6) ; etc.
 

 

LE CULTE SOLAIRE (HÉLIOCENTRISME) : Je pense par exemple à la facture d’électricité de Maeve (c.f. épisode 2), à la tête d’Inca sur l’ordinateur d’Otis (c.f. épisode 4), à l’horloge sous forme de soleil dans le salon des Milburn (c.f. épisode 6), à la chanson (adorée par Éric) du bal en l’honneur des « Enfants du Soleil » (« The Children of the Sun » ; c.f. épisode 7), à la Chaîne d’Union maçonnique menée par Sarah dans la clinique d’avortements (c.f. épisode 3), à Sean – le frère de Maeve – qui revient de la ville de Houston où il a suivi « une formation d’astronaute » (c.f. épisode 6), à Monsieur Groff dansant dans les couloirs vides de son lycée comme un Égyptien (c.f. épisode 8), etc.
 

 

 

 

 

 

LES PIERRES : Plusieurs personnages de Sex Education portent des noms ou des prénoms de pierres précieuses ou parlent des talents (lingots d’or) : le personnage de Ruby (c.f. épisode 2), de la prof de français Mrs Sands (« sables » en anglais). « T’es vraiment une perle, Otis. » (Maeve, dans l’épisode 4) ; « Ce serait vraiment tragique de vous voir gâcher votre talent, et manquer cette épreuve. » (Monsieur Groff s’adressant à Jackson, dans l’épisode 8).
 

 

LES CUBES : On retrouve par exemple le Pavé Mosaïque (sorte d’échiquier très présent dans les temples maçonniques) dans la cuisine des parents d’Aimee Lou Wood, ou encore dans la maison de Jean Milburn. La Nouvelle Religion mondiale veut transformer les êtres humains en cubes, en incubés ou en incubateurs, autrement dit en anges démoniaques (appelés « incubes » et « succubes ») : « Elle est compliquée cette fille. C’est comme un Rubik’s Cube. » (Jackson par rapport à Maeve, dans l’épisode 4).
 

 

LES TRIANGLES : On les voit un peu partout fondus dans le décor de Sex Education, parfois sous forme d’équerres (il ne manque plus que les compas !) : le triangle inversé sur le front de Lily (c.f. épisode 3), le triangle avec un œil dedans (… leitmotiv franc-maçon ! c.f. les épisodes 2 et 8), la forme en W de la maison des Milburn (c.f. épisode 5), l’équerre dans le bureau de Sylvia (c.f. épisode 5), la passion de Steve pour la trigonométrie (science des triangles ; c.f. épisode 5), les triangles musicaux dans le débarras de la salle de musique (c.f. épisode 8), l’abat-jour triangulaire de la lampe du bureau du proviseur (c.f. épisode 8). D’ailleurs, dans une scène assez surréaliste de l’épisode 7, Adam, le personnage homo, bouscule Steve, le nouveau petit copain d’Aimee, en lui adressant une étonnante insulte : « Ton p’tit ami ressemble à un putain de triangle ! » (épisode 7). Non, il n’a pas fumé. Il est juste rentré en loge…
 

 

 

 

 

 

DEUXIÈME CHANCE : Une des grandes marottes de la Franc-Maçonnerie mondiale, qui promeut l’amélioration de l’Homme par lui-même, c’est la chance (Serge Gainsbourg a été bien inspiré de désigner celle-ci comme la drogue humaine par excellence : c.f. la chanson « Aux enfants de la chance »), et en particulier la « deuxième chance » (Dans mon prochain livre sur Joséphine ange gardien, j’aurai tout un chapitre sur cette idolâtrie de la « Deuxième Chance »… qui en général ne laisse pas de place à une troisième chance, et qui voudrait signer l’arrêt de mort du pardon christique). Eh bien Sex Education, en bon petit soldat et outil de propagande du Gouvernement de l’Antéchrist, fait comme par hasard la publicité de cette fameuse « deuxième chance », en la personne de son ambassadrice bobo-cool Maeve, sorte d’Anne Hathaway encore plus dark : « J’ai juste pas eu de chance sur le plan familial. Je sais que je peux m’améliorer. Et si vous me laissez une deuxième chance, je ne la gâcherai pas. » (Maeve, prêtant serment d’obéissance devant toute l’équipe de professeurs du lycée dans le bureau du proviseur, dans l’épisode 8).

 

Une série qui crée diabolise le sexe (sous prétexte de le banaliser et de décomplexer les jeunes) :

 

Loin de nous aider et d’aider nos jeunes à nous réconcilier avec la sexualité, la série Sex Education rajoute de la violence, de la peur, ainsi que de la banalité, à cette fragile et belle différence des sexes qui n’a vraiment pas besoin de cette mauvaise publicité en ce moment. En effet, la sexualité y est montrée comme un danger, un crime diabolique. Les personnages prétendent parler de sexe sans tabou, mais en réalité, ils ont plein d’angoisse et sont terrorisés par leur appareil génital et par leur bas-ventre.
 

Je me contenterai de relever trois-quatre messages qui ressortent fortement dans cette série, et qui à mon avis sont aussi faux que dangereux :
 

1) « L’AMOUR N’EXISTE PAS. » : Dans Sex Education, hormis la brève apparition du couple Kate/Sam (c.f. l’épisode 2), aucun couple ne se montre de manifestations de tendresse, ne dure et ne se respecte. Il n’y a pas d’amour entre les personnages… ce qui est un comble pour une série qui a la prétention d’enseigner l’amour et la sexualité à la terre entière ! Cette absence d’amour n’est pas propre à l’amour conjugal : elle s’applique aussi à l’amour filial. Par exemple, dans l’épisode 6, Jean, au moment où Jakob lui demande si elle aime son fils Otis, trouve que l’expression « aimer son fils » est un terme un peu fort. C’est pathétique. C’est comme si les libertins avaient éradiqué toute morale pour la remplacer par une méthode scientifique robotique : quand ils disent que quelque chose est « bon », ce n’est pas dans le sens d’« aimant » mais dans le sens de « validé ». « Il faut que tu fasses ce qui est correct. » conseille par exemple Otis à Ruthie, dans l’épisode 4). Il ne faut plus être bon. La doxa libertine nous demande juste d’être « corrects » !
 

2) « NOUS HAÏSSONS LA VIRGINITÉ ET LE CÉLIBAT » : Il est étonnant de voir combien le célibat, et en particulier la virginité/chasteté, sont haïs par les pervers libertins. Tous les personnages de Sex Education cherchent à fuir leur célibat, qu’ils envisagent comme une maladie, une honte ou un trophée à posséder et pervertir d’urgence (c’est la fascination malsaine qu’on observe par exemple chez Lily la nymphomane qui s’attaque à la « virginité » d’Otis dès qu’elle apprend, dans l’épisode 4, qu’il est encore puceau à 16 ans). Ils sont tous à se dédouaner de la réputation « infamante » du célibataire : « Je ne suis pas un putain eunuque ! » (Otis, dans l’épisode 1) ; « Je suis pas curé ! » (Otis, dans l’épisode 2) ; « Et si j’étais une tueuse en série ? ou une ermite ? » (Maeve, dans l’épisode 3) ; « C’est mon destin d’être tout seul ! » (Otis, défaitiste, dans l’épisode 6) ; « J’suis pas un ermite ! » (Maeve, dans l’épisode 7) ; « Je me dis que si je ne fais pas l’amour, à la fin du lycée, je serai encore vierge. Et alors je serai en retard à la fac par rapport à tout le monde. Et personne voudra coucher avec moi parce que je serai la fille bizarre qui est encore vierge ! » (Lily, dans l’épisode 8). C’est paradoxal : les libertins voient la pureté comme une impureté. Et cette inversion les rend aussi frustrés voire plus frustrés que les puritains qu’ils diabolisent.
 

3) « IL FAUT VIOLER LES CATHOS (POUR LEUR APPRENDRE LA VIE) ! » : La série Sex Education regorge d’attaques cathophobes plus ou moins directes. Ce n’est plus simplement de la parodie ridiculisante ou bon enfant, comme on pouvait la connaître il y a quelques décennies. Maintenant, c’est carrément le lynchage et l’appel au viol (qui ne sera pas vu comme tel mais comme un rite correctif pédagogique pour se réconcilier avec soi-même et avec sa sexualité…). Par exemple, dans l’épisode 3, les militants pro-Vie (Charly et son amie catholiques), cherchant à dissuader les femmes enceintes venues se faire avorter dans une clinique d’avortement en leur distribuant des prospectus, se font insulter par les vieilles dames passant sur le trottoir d’en face (« Vous devriez avoir honte ! »), et ensuite carrément menacer de viol (« Salopards ! J’espère que vous vous ferez violer ! »). Pour le reste des catholiques, soit ils sont folklorisés à la mode africaine (Éric se rend au Temple protestant, dans l’épisode 7… et on peut constater que les scénaristes athées de la série attribuent aux catholiques les désobéissances protestantes), soit austérisés et homophobisés (les trois homosexuels principaux – Anwar, Éric et Adam – sont issus de familles ultra-pratiquantes et intégristes), soit salis par le blasphème (par exemple, dans l’épisode 4, « mettre le petit Jésus dans la crèche » est la métaphore phallique de la pénétration génitale).
 

 

 

 

4) « LE SATANISME, C’EST SUPER, ET SATAN N’EXISTE PAS. » Plein d’indices et de symboles démontrant une pratique de l’occultisme et du satanisme émaillent la série Sex Education. J’en ai relevés quelques-uns : Olivia vomit sur Éric comme dans le film « L’Exorciste » (c.f. épisode 2), Cédric sautant du plongeoir n°6 (c.f. épisode 3), les trois points tatoués sur l’index de Maeve (c.f. épisode 3), le pentagramme inversé dans la chambre de Tanya (c.f. épisode 4), les crânes « shalespeariens » dans la salle de classe de français (c.f. épisode 4), le langage « suédois » quasi sataniquement incantatoire de Jakob (c.f. épisode 4), le 666 derrière le casier de Tom Baker (c.f. épisode 5) ou à la gare où attend Éric (c.f. épisode 5), la tête de mort « mexicaine » dans la chambre d’Éric (c.f. épisode 7), le tatouage de l’Ange exterminateur et autres symboles satanistes sur la poitrine de Jakob (c.f. épisode 7), la Marque de la Bête sur le poignet de Jean (c.f. épisode 7), etc.
 

 

 

 

 

 

 

 

5) « ON VEUT LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE ! » : La série attise autant qu’elle illustre d’une part la fracture entre les Peuples et leurs hommes politiques (en souhaitant, bien entendu, la disparition complète de la politique), d’autre part la haine entre les nations. Par exemple, dans l’épisode 4, Maeve étrille Donald Trump : « On n’a pas de président dans ce pays, Aimee. » Dans l’épisode 6, c’est le continent de Poutine qui est écorné : « La Russie merde légèrement sur le plan des Droits de l’Homme. » (Sean, dans l’épisode 6).
 

 

En résumé…

 

N’écoutez pas les conseils prohibitifs de Famille Chrétienne et de ses scribes pharisiens bourgeois. Ils nous présentent la série comme si c’était un film porno. Grave erreur. C’est une comédie romantique, c’est-à-dire le genre le plus excitant et attrayant qui soit pour le grand public. Alors mettons-nous à la portée des gens. Nos jeunes sont à l’eau. Sautons à l’eau, au lieu de dire « Non, c’est trop dangereux, ne regardons pas ! ».
 

 

N.B. : Pour compléter cet article, je vous engage à retrouver tous les codes homos que j’ai aperçus dans la série dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels.