Van-Gogh
 

La continence n’est pas autre chose qu’une bonne diète quand on a trop mangé ou que la peur nous paralyse. Loin de se réduire à une sèche abstinence ou à un concept spirituel évasif (« la Chasteté », « l’Amour d’amitié », « la Sainteté »), la continence ne peut apporter que du bien, que du repos réparateur, que de la liberté, que du soulagement, que la responsabilité enthousiasmante d’un régime/sevrage positif. Comme on est mal quand on agit par peur et sans regarder ses blessures ! Comme on est mal quand on vit l’indigestion et qu’on bouffe trop ! Comme on est mal quand on n’est pas à sa juste place en amour ! Je ne vois pas comment certains peuvent voir dans la continence un suicide (d’amour, de personne, de plaisir, de sexualité, un suicide social), une homophobie, une démarche triste et liberticide. Au contraire, la continence est justement la condition de la reconnaissance de l’homosexualité, la condition de la Paix et du don de l’homosexualité au monde entier, la condition de réconciliation du sujet homosexuel avec toute sa personne et avec Dieu. Si on est durablement homosexuel et qu’on peut difficilement prétendre au mariage heureux ou au sacerdoce heureux, elle est même le cadre qui assure aux personnes homosexuelles la vocation du célibat consacré, le Salut et le Bonheur éternels.