Mama mia… Encore une tuerie, cette année, l’office du Vendredi Saint !!! Il est tellement beau qu’il devrait être remboursé par la Sécu, sponsorisé par Kleenex, proposé à tous ceux qui doutent encore de l’existence de Dieu ou qui dépriment dans leur vie. Je crois que c’est le rite de l’année que je préfère. Et cette fois, je suis allé pour la toute première fois à l’église saint Antoine de Padoue (à équidistance depuis chez moi avec la Basilique du Sacré-Cœur à Paris : je mets à peu près une heure à pied pour me rendre à chacune des deux églises). Obligé d’y aller au moins une fois !
 

Certes, les chants y étaient moins beaux qu’à saint Nicolas des Champs. Mais saint Antoine m’y attendait et a su une nouvelle fois me recevoir ! Une dame que je ne connaissais pas, la cinquantaine, nommée Stéphanie, est venue se mettre juste à côté de moi pour rejoindre une amie à elle. Elle avait une telle intimité avec le Seigneur qu’elle m’a aidé à prier, surtout pendant le « Notre Père ». J’ai baissé d’un ton pour prier à travers ses mots. Et je l’ai remerciée à la fin de la célébration du cadeau qu’elle m’avait fait. Ou plutôt, j’ai remercié le Seigneur à travers elle. Nous étions très heureux tous les deux de notre rencontre. Et j’ai appris, sans m’en étonner, que c’était une grande amie de saint Antoine aussi.
 

Et à la fin de l’office, Saint Antoine a fini de m’achever de bonheur : moi qui croyais être là incognito, je me fais accoster par une personne. Une amie d’une quarantaine d’années, que je n’aurais pas reconnue tout de suite car on ne s’était vus qu’une fois, et dans un contexte public : les Veilleurs. Je lui dis : « C’est magnifique, le Vendredi Saint ! ». Elle me dit : « C’est encore plus magnifique quand on le vit avec son ex-mari. » J’ai mis dix secondes à comprendre qu’elle et son ex-mari, qu’elle m’a présenté, étaient en train de me confier, avec une paix solide et des yeux brillants tous les deux, que des années après leur divorce, ils étaient en train de se pardonner et de se remettre ensemble en couple. C’est un peu comme si un aveugle de naissance m’annonçait qu’il vient de retrouver la vue. Ça m’a inondé de bonheur, car j’ai senti que leur improbable réconciliation les émerveillait eux aussi. Grandeur de l’action de Jésus à travers saint Antoine (d’ailleurs, l’amie dont je vous parle, qui avait perdu son portable lors d’une veillée des Veilleurs, avait retrouvé miraculeusement son téléphone parce que nous avions prié saint Antoine ; entre l’obscurité, les pelouses des Invalides, la foule, et le déplacement du groupe, ça relevait franchement de l’impossible !).
 

Pour finir, comme je suis sorti après tout le monde et que je n’ai vu aucun prêtre, j’ai déposé un paquet de « flyers » de l’École Cours Wojtyla dans l’église… au meilleur endroit qui soit : aux pieds de la statue de saint Antoine de Padoue. Je sais qu’il en fera bon usage ! Vous savez, j’ai décidé de ne pas me faire chier dans la vie ! ;-). Et de déléguer à mes amis du Ciel et de la Terre ce que je ne peux pas faire. Ils ne me déçoivent jamais.