Jeunes Palestiniens après le bombardement de la Mosquée de Gaza le 30 juillet 2014

Jeunes Palestiniens après le bombardement de la Mosquée de Gaza le 30 juillet 2014


 

Rien qu’à voir le climat croissant d’intolérance aux différences non-médiatisées qui monte en ce moment partout dans le Monde et qui se retourne avec une violence grandissante contre nous, contre la différence des sexes et contre toute forme de religion, il y aurait de quoi déprimer, paniquer, et voir surgir une autre guerre mondiale.

 

Et pourtant, il n’y a pas à avoir peur. Souffrir pour notre foi et au nom de Jésus, ça n’est/ne sera pas pareil que souffrir pour rien ou à cause de nos fautes, de notre agressivité et de notre passivité. Ce n’est plus du tout triste. C’est même un aller-simple direct pour le Ciel! Cela doit nous faire ressentir intimement l’honneur d’être nés à notre époque, d’avoir été élus par Dieu pour connaître telle ou telle personne en particulier et pour vivre ce combat avec elle. Cela nous fait déjà connaître la joie paradoxale de ces religieux ou religieuses qui, pendant qu’on les conduit à l’abattoir, vivent leur martyr comme un mariage, avec la joie grave de la Croix, avec une souffrance physique certes concrète mais qui, mystérieusement, ne fait aucun dégât psychique (car lorsqu’on nous attaque au nom de notre foi en Jésus, c’est seulement notre corps qui peut être atteint ; jamais notre âme).

 

Si la souffrance nous est imposée à travers des persécutions (ce que je ne souhaite pas ; mais ça risque quand même d’arriver), il n’y a donc pas lieu d’être agressifs, tourmentés ou en panique. C’est justement que « c’est le moment favorable ». C’est une occasion rêvée pour témoigner de l’Église et nous donner encore plus dans la joie, la sérénité, la douceur, l’enthousiasme, l’humour, la proclamation de la Vérité, l’assurance que nous vivons vraiment le temps excitant des fiançailles. C’est à notre humour et à notre joie de « fiancés en temps d’Apocalypse » – période où tout le monde déprime ET jouit sans se soucier du lendemain, période où ça vocifère et ça sur-réagit sur Twitter et Facebook – que les gens nous reconnaîtront comme habités par une Espérance et un Messie bien réels, exceptionnels, dépassant de loin leur méchanceté, habités par une Confiance indestructible.

 

Je rends grâce à Jésus – et ce n’est pas une pieuse formule – de me faire connaître cette génération et ce monde des années 1980-2010. Je rends grâce que toi qui me lis en ce moment puisses mesurer cette chance et désires la partager avec moi ! On part au combat !