Je préfère prévenir le Vatican. Il nous faut plus qu’un simple accompagnement ou un lot de consolation pastoral. C’est déjà suffisamment difficile pour nous, personnes homosexuelles, de nous priver de toute vie affectivité et sensuelle – vie ne pouvant même pas être compensée par un sacerdoce officiel – pour que l’Église et la société nous laissent en plan et ne nous proposent pas en remplacement quelque chose de carrément grand comme la sainteté et comme une fraternité ! C’est une VIE entière qu’il nous faut : pas un modus vivendi. C’est un rôle de prophètes. Sinon, je vous le dis, nous allons craquer chacune dans notre coin, revoir nos idéaux à la baisse, mourir à petit feu, et revenir au « possible » du « couple » homo « catho ». Si l’unique horizon de vie qui nous attend est le self control, l’introspection et la gestion personnelle et discrète de notre attraction homosexuelle, si l’Église universelle à notre égard ne nous considère que comme des blessés et non des prophètes, que va-t-on devenir et où allons-nous aller ???