« C’est incroyable comme peu de gens, je veux dire même des personnes religieuses, croient que le bonheur du célibat est possible, dit Billy. » (dans le roman le Père Elijah d’O’Brien, p. 42)
 
 
 

À l’instant, une amie me demande sur Facebook ce que je pense de cet article de Mgr de Germay. Une désinvolture – qui ne me ressemble pas – a failli ne pas me faire réagir.
 

Comme je l’ai dit, cet évêque (et le Synode en général) a apparemment juste sur la copie, mais en réalité se plante d’angle. Il se planque derrière la famille (ou « l’Espérance », l’optimisme et la « prière », à la Charles Vaugirard ou à la Koz Moujours) : or, ce n’est pas un Synode sur la famille, mais sur le célibat continent consacré (y compris dans le cas des divorcés remariés). On lit dans les propos de cet évêque que le Synode, par sécurité, va proposer un surplace peu satisfaisant. Les propos lénifiants de Tony Anatrella (uniquement centrés sur la sacralité du mariage femme-homme, et sur la mise en garde contre le danger moderniste du relativisme) ne font que le confirmer. Et Mgr de Germay sent à juste titre que ça risque de se finir en eau de boudin. Notamment concernant l’homosexualité. J’insiste : la confiance en l’Esprit Saint ne rend certainement pas aveugle. Et la famille n’a pas à devenir un paravent discursif ni une bonne planque. le mariage non plus. Une des taches d’Adam, c’est de nommer le mal caché (et non pas les maux courants, évidents et idéologisés !). C’est mortel de dénoncer l’hétérosexualité et surtout de la définir clairement, c’est-à-dire clairement comme le diable ? Moi, j’ai testé pour vous. Et je suis toujours en vie.