Jean-Marie Le Pen a RAISON, mais n’a pas ÉMOTION… donc au final, il n’a même pas raison.
 
Jean-Marie
 

La Réalité, nul ne La voit s’il ne réussit pas à conjuguer Raison et Émotion, ou, ce qui revient au même, Vérité et Charité, Faits et Primauté des Personnes. Celui qui n’est que dans l’émotion, en délaissant la raison – ce qui est le cas de nos hommes politiques socialistes et communistes, sans exception – est en dehors du Réel ; et sa politique aboutit à des aberrations absolument catastrophiques et inhumaines (on le voit actuellement avec le Gouvernement Hollande, qui enchaîne les lois homicides, au nom pourtant de très bonnes intentions). À l’extrême inverse, celui qui n’est que dans le rationalisme (à l’instar d’Éric Zemmour, des membres du FN, de l’UDI-UMP, de la droite en général, qui se vantent d’être « réalistes », « lucides », « factuels », « constatifs », « descriptifs », « concrets », « analystes ») au détriment de l’émotion, de l’empathie, de la passion, de la Foi, de l’Humain, de la Charité, de la Miséricorde, de la solidarité, est aussi en dehors du Réel (même si factuellement, il semble avoir raison : sa pensée s’appuie d’ailleurs sur moultes statistiques et courbes !) ; et sa politique aboutit aussi à des aberrations absolument catastrophiques et inhumaines. Car nous ne sommes pas que des machines : des hommes et leurs désirs, leur liberté, les ont construites. Nous ne sommes pas que des actes ou des faits : des hommes et leurs désirs, leur liberté, les ont posés/vécus. Nous sommes humains. Le self-control (cynique et provocateur) et la rétention d’émotions (par hantise du débordement, de la vulnérabilité de l’Amour), les deux marques de fabrique du FN (en plus de la folie pour le « réel » et de la diabolisation des médias), ne sont que la version inversée, gémellaire, dépressive, de l’hystérie déréalisante du socialisme. Mais le FN comme le PS marchent dos à dos. L’irréalisme hyperréaliste du FN fait un écho parfait à l’irréalisme émotionnel du PS.
 

Par exemple, la sortie de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz pourrait se prouver par les faits. Et c’est vrai. Factuellement, Grincheux (qui est loin d’être un crétin et un inculte) a raison : aussi horribles soient les chambres à gaz, historiquement, elles n’ont pas été l’instrument de torture le plus répandu pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais c’est intentionnellement, émotionnellement, que le Pen a tort. C’est la réalité émotionnelle et sociale qu’il zappe. Il veut prouver à la face du Monde, sur le mode de la provocation et du réalisme factuel, que les journalistes sont des ignorants, des idéologues, des serviteurs d’un irréalisme aussi dangereux que le sien… mais juste beaucoup moins cultivé que le sien. Qu’a-t-il gagné au final, si ce n’est la preuve de sa gémellité d’hystérie et d’arrogance avec le PS ? Il est dans le factuel brut, qu’il oppose à l’humain, à l’opinion, à la perception, à la compassion, à la sensibilité sociale, à la RÉALITÉ ÉMOTIONNELLE. Donc finalement, par excès puriste de réalisme, il n’est plus dans le Réel. Toujours la tentation du fils aîné de chercher à AVOIR RAISON avant d’AIMER… Il lui sera retiré même le talent qu’il possède.