Je vous souhaite à tous un Joyeux et Saint Noël. Et en particulier à mes frères et soeurs homosexuels, dont beaucoup se sentent isolés et mal en ces jours.

 

Je viens de m’entretenir avec un ami marseillais de mon âge, homo et aussi croyant, très au fait des Fins Dernières, et écartelé intérieurement. Il m’a dit que ça n’allait pas en ce moment. Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : « En raison de ce que tu sais et c’est ce que je ne supporte pas en moi. » Je lui ai répondu modestement : « Je comprends, Julien. Mais si Dieu a permis que tu ressentes ça, c’est pour une grande, belle et joyeuse raison. Ne sois pas triste de cette injustice apparente. Bon et saint Noël. Philippe. »

 

Je crois que l’essentiel du message biblique et religieux, ce n’est pas la vérité sur nos péchés, mais la vérité sur le Salut et la bonté de Jésus par-dessus nos péchés. Il se résume, je crois, en une seule phrase – que je lis partout à Paris actuellement, et même en graffitis énormes sur les cloisons anti-bruits du périphérique parisien : « JÉSUS SAUVE ! » Difficile de mieux synthétiser la pensée chrétienne. En partant de Paris hier, je lisais avec joie cette Bonne Nouvelle taguée partout. Je riais de l’insolence audacieuse de Dieu, qui va jusqu’à utiliser et envoyer des ouvriers urbains catholiquement et politiquement incorrects crier son Salut à tous les automobilistes de la terre, jusqu’aux extrémités du périph. Et avec humour, en plus : après la succession de « Jésus sauve ! », un tagueur a même rajouté sur un mur « Si ! Si ! J’insiste ! Jésus sauve ! » Intérieurement, j’étais mort de rire.

 

Alors voilà, quoi que tu aies fait, quelle que soit ta tristesse, quels que soient tes péchés (en lien parfois avec ton homosexualité), garde au coeur en cette nuit de Noël ce simple message brûlant d’Amour et d’Espérance qui annonce ta libération présente et future : « JÉSUS SAUVE ! »