Le meilleur moyen d’imposer son idée à quelqu’un sans se remettre en question, en lui lavant le cerveau, ou de juger une personne en lui donnant l’impression – quoi qu’elle réponde – que c’est de sa faute ou qu’elle a intérêt même à ne pas répondre, c’est de lui poser des questions binaires (à « choix » multiples bien stéréotypés et manichéens) en introduisant un « PARCE QUE », une causalité qui en réalité est souvent elle-même un procès d’intention abusif, une caricature, un préjugé figé invisible, un jugement du groupe de personnes qu’elle est censée défendre, un mensonge cachant la Vérité.
 

 

Cette publicité d’Always (qui a le talent d’être à la fois féministe et misogyne… en plus bien sûr de misandre et sexiste) en fournit la parfaite illustration. Mais ça marche aussi pour le racisme des campagnes anti-racistes, pour l’antisémitisme des campagnes sionistes, pour l’homophobie des campagnes gays friendly, pour l’iconoclastie qui finalement crée d’autres clichés encore plus rigides que les anciens clichés soi-disant « cassés ». Si le « parce que » n’illustre pas une Vérité mais s’avance comme Vérité lui tout seul, on tombe forcément dans ce genre d’injonctions paradoxales, de chantage aux sentiments de la dictature multiculturaliste.
 
refuge