« Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ! » (Jésus au Jardin des Oliviers)
 
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L’apparente victoire de l’Antéchrist sur l’Église (autrement dit le futur écrasement temporaire de l’Église), ne se fera pas de manière frontale. Elle se fera par anesthésie progressive interne, par inertie et peur à l’interne, avec la complicité des catholiques qui n’auront même pas l’impression d’être attaqués ni d’être contre eux-mêmes et contre l’Église pendant qu’ils seront apostats et persécuteront leurs frères. Elle se fera comme un baiser, prendra la forme d’un hommage. « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. » (Jn 16, 1-3) Ceux qui s’en prendront à l’Église montreront leur fierté d’être catholiques, leur soutien au Christ et même au Pape. Ils s’approcheront de Jésus en Lui adressant un baiser public. « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ! » (Luc 22, 48) Mais dans l’ombre et dans la prière, ils L’oublieront. Dans leurs frères, ils L’oublieront.
 
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Comment, alors, pourrons-nous distinguer les bons catholiques des faux, puisque tous défendront Jésus et son Église ? C’est simple. Les vrais sont prêts à donner leur vie pour la Vérité, et disent qu’ils sont catholiques surtout quand ça peut leur être socialement/sévèrement/mortellement reproché. Au péril de l’anonymat, du ridicule, des conflits, de la perte de leur entourage amical et professionnel, de leur peur, de leur vie.
 
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Alors que les faux catholiques, eux, n’affichent leur soutien au Christ, au Pape, à l’Église catholique, à la résurrection du Christ, et même à la filiation divine de Jésus, que lorsque ça les arrange, qu’à partir du moment où tout va bien pour eux, où leur catholicité ne leur attire aucune inimitié, où leur foi ne leur coûte pas la vie, ni leur popularité, ni leur réputation, ni leur carrière (ecclésiale, musicale, politique…), ni leur confort matériel, et uniquement dans des contextes et des débats qui ne font pas polémique. Quitte parfois à se montrer plus papistes que le Pape, plus christiques que le Christ, plus tradis que les tradis, plus cathos que les cathos (exemple : Civitas) pour en général défendre des évidences (« Je suis contre la GPA. » ; « Je défends les racines et les valeurs chrétiennes. » ; « Je défends les Chrétiens d’Orient et la liberté de croire en Jésus. » ; « Je m’engage pour le bien commun, les plus fragiles, et la dignité humaine. » ; « Vive le Roi ! Vive Jeanne d’Arc ! Vive la France catholique ! », etc.). En revanche, pour défendre le point de vue de l’Église sur l’homosexualité, sur l’avortement, sur la continence avant le mariage ou la continence dans le célibat des prêtres, sur la Présence divine eucharistique, sur la masculinité exclusive de Dieu, pour l’autocritique des gens d’Église, pour appliquer concrètement l’obéissance (au Pape, à tous les commandements de Jésus), là, bizarrement on ne les entend plus ! Pour défendre la prévalence de la Charité et de l’Amour sur la Vérité et la rationalité, la force de la faiblesse, la puissance de la prière et de l’humilité, il n’y a plus personne : ils envisagent l’Amour comme une soumission, un erreur tactique, une corruption au monde, une dénaturation du message christique, une trahison au Christ. Au fond, ils croient que Jésus est trop aimant, qu’Il ne se vend pas bien, qu’Il divise trop. Ils méprisent les catholiques et leur « inefficacité ». Ils pensent que la foi n’est pas leur vie à donner entièrement à Jésus.
 
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