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Attention à ne pas faire de l’obéissance, de la fidélité, de la Vérité, de la pureté, l’idole cachant l’objet (ou plutôt le sujet) de cette obéissance, fidélité, Vérité, et pureté : Jésus.
 

Je constate que certains catholiques, par peur du relativisme ambiant, de la permissivité généralisée, par peur d’une Miséricorde mal comprise et de la récupération du mot « Amour » à toutes les sauces, bref par peur de Dieu et manque de foi, mais aussi souci de trop bien faire, tombent dans le pharisaïsme intransigeant qui place la fidélité à Jésus, la Loi de Jésus, l’obéissance à Jésus, la Vérité de Jésus, bien au-dessus de Jésus Lui-même, les mots et les actes bien au-dessus des personnes, la Justice bien au-dessus de la Miséricorde, la nature du péché mortel bien au-dessus de ce que Jésus et le pécheur peuvent en faire.
 

Pour eux, acte de péché mortel terrestre = damnation immédiate à l’heure de la mort ; péché mortel avec repentir = péché mortel sans repentir. Ils arrêtent la personne à ce qu’elle a fait, et voient ses circonstances atténuantes ou contradictions comme des mauvaises excuses, de la mauvaise foi, et des preuves de son insoupçonnable perversité. Ils sont guidés par la peur et non la confiance. Et très souvent dans leur tête, être tenté et tomber en tentation sont synonymes. Ils jugent sévèrement les personnes en pensant laisser humblement Jésus parler à travers eux, en se prévalant de Lui et en s’estimant très droits, très courageux (d’avoir averti leurs frères), très obéissants, très gardiens de la Sainte Doctrine, très orthodoxes, très papaux (plus que le Pape !), très persécutés et très martyrs dans leur intransigeance.
 

Ils ont oublié Jésus-Amour, oublié que Lui a annoncé que certains criminels, prostitués et beaucoup de pécheurs, nous précéderont au Royaume des Cieux, oublié que Jésus a demandé « la Miséricorde et non le sacrifice » (Mt 9, 13), qu’Il a déclaré que nous ne serons jugés ni au mérite ni à nos actes mais à l’amour que nous avons mis en Lui, même s’Il a aussi insisté pour dire que celui qui obéit et garde fidèlement ses Commandements et les met en pratique l’aime vraiment et sera seul sauvé.
 

Comme le souligne très justement une amie sur Facebook, « le seul vrai péché qui sépare totalement de Dieu, c’est l’orgueil. Nos faiblesses, nos pulsions, nos chutes…? Jésus a donné sa vie pour cela. Pourquoi céder à des pulsions homosexuelles serait-il plus ‘mortel’ comme péché que l’adultère ou l’assassinat ? David, ou le bon larron, n’ont pas été ‘condamnés’. » Ces mots et cet article viennent compléter mes réponses n°93 et 94 sur le lien« homosexualité et péché ». Et ils éclaireront j’espère beaucoup de personnes homosexuelles préoccupées par leur situation, souvent désireuses de suivre le Christ mais qui ne sont pas encore en règle. Leur inquiétude va bien plus loin que le simple fait d’avoir le droit à tel sacrement ou pas, ou d’être privées du baptême, de la confession et de l’Eucharistie : c’est celle de leur Salut éternel. Certaines sont persuadées d’aller en enfer. Alors oui, il faut le dire : ce n’est pas la pratique homo qui conduit en enfer, même si elle est un péché mortel, grave, qui menace de l’enfer et l’y expose sérieusement.
 
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