Photo par Jean-Baptiste Bonavia (Paris, la Défense, janvier 2014)

Photo par Jean-Baptiste Bonavia (Paris, la Défense, janvier 2014)

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué ces derniers temps le changement d’attitude de notre Ministre des Droits des Femmes en France, Madame Najat Vallaud-Belkacem. Elle commence tout doucement à se rendre compte de l’hypocrisie de ses combats, de la vanité des orientations sentimentalo-politiques qu’elle a prises avec ses comparses socialistes (non moins immatures qu’elle : Erwann Binet, Christiane Taubira, Dominique Bertinotti, Jean-Pierre Michel, Esther Benbassa, pour ne citer que les meilleurs cancres mielleux de la classe politique française) qui essaient de nous gouverner et de nous imposer leur conception sucrée et irréaliste de l’Humanité, reposant sur des mots-slogans qui font joli sur le papier (« égalité », « lutte contre les discriminations », « droits », « amour », « liberté », etc.) mais qui n’ont pas d’assise sur le Réel ni sur la réalité des personnes, et qui n’ont rien à voir avec la vraie gauche sociale.

 

Elle ne sourit plus comme avant, Najat…


 
 

Et on comprend pourquoi. Elle aurait tout pour se cacher de honte ! :

1) Soi-disant elle défend les femmes… mais en attaquant ceux qui sont censés les défendre (les hommes), et en prouvant que la différence des sexes (qui définit ontologiquement l’identité de la femme) n’existe pas et que celle-ci est un système genré aléatoire et stéréotypé à détruire puisqu’il assiérait la « domination masculine ». En outre, Madame le Ministre contribue à faire passer toutes les lois qui concrètement transforment encore plus les femmes en objet : PMA (ventres à louer), GPA (= mères porteuses), « mariage pour tous », propagande contraceptive, Gender, contractualisation du mariage et facilitation des divorces, encouragement des femmes à rentrer de gré ou de force sur le marché du travail, etc. Pour une Ministre des Droits des Femmes, il fallait le faire, quand même !

2) Soi-disant Madame Belkacem défend les personnes homosexuelles… mais en leur attribuant le mariage, non seulement elle nie les réelles souffrances et violences que la pratique homosexuelle engendre (est-il utile de rappeler qu’à ce jour, je connais plus d’une centaine de personnes homosexuelles qui ont été violées – et ce, non par des « méchants homophobes extérieurs à la communauté LGBT », comme le croit naïvement notre ministre car en réalité elle n’y connaît rien à l’homophobie, mais uniquement par des personnes homosexuelles elles-mêmes ?). Mais en plus, elle remplace mine de rien les Droits de l’Homme par « les Droits des hétéros et des homos ». Autrement dit, elle nous retire, à nous personnes homosexuelles, notre humanité. Et elle réduit les êtres humains à leurs pulsions et orientation sexuelle : bref, à des animaux. Belle violation des Droits de l’Homme et du Citoyen républicain ! Elle met en place ce qu’on pourrait appeler une homophobie « gay friendly », c’est-à-dire une homophobie qui veut le bien des personnes homosexuelles sans le faire et sans reconnaître les souffrances qu’elles vivent, homophobie couplée à un transhumanisme qui convertit les êtres humains en des machines asexuées guidées uniquement par leurs sensations, leurs sentiments et leurs « droits », et dont les parents ne sont plus que les « bons éducateurs ». La politique de Belkacem est une parfaite application de l’adage populaire expliquant que « L’enfer est pavé de bonnes intentions ».

3) Soi-disant Mme Belkacem défend la vie… mais une vie irréelle puisque ce ministre ne considère pas les personnes avec leur corps sexué (elle ne défend que des anges asexués, que des « constructions culturelles censées s’affranchir de leur culture de naissance »), et qu’elle promeut la banalisation de l’avortement – autrement dit le droit au meurtre d’enfants – ainsi que le libre accès à l’euthanasie. Des actes purement scandaleux et à dénoncer, tout en aidant et aimant concrètement les personnes qui les posent par désespoir.

 

Pour conclure, toutes les réformes, clairement homicides, que Vallaud-Belkacem (et sa clique) fait passer et qui sont objectivement gravissimes tant elles portent atteinte à l’identité profonde et à l’existence des êtres humains, elle tente d’en atténuer l’ignominie par des combats d’arrière-garde dignes des plus classiques manuels scolaires de langues qu’on trouve à foison dans l’Éducation nazie-onale actuelle. Exemples de combats-accessoires belkacémiens hautement moins importants que la défense de la vie, que la lutte contre le chômage et la crise, que la lutte contre le suicide assisté, que la lutte contre les violences et les souffrances réelles des gens : la répartition des tâches ménagères entre homme et femme, l’égalité de salaires, la parité et la mixité des sexes, le « mariage pour tous », la lutte contre les « stéréotypes de genres », la lutte contre « l’homophobie » et le sexisme, le combat contre les jouets pour enfants « roses ou bleus », etc. Et le pire, c’est que Najat est sérieuse et sincère ! Mais la sincérité, ce n’est pas nécessairement la vérité.

 

 

La politique de cette femme, en plus d’être ridicule, est tout simplement criminelle. Ce ne sont pas des grands mots. Ce sont des faits. Pour l’instant, Madame Belkacem ne fait que deviner la gravité de ce qu’elle met en place à l’échelle de la nation française, en affichant une mine mi-souriante, mi-piteuse… mais je crois qu’elle n’a pas encore compris avec son cœur et sa tête en quoi ses sincérités irréalistes étaient vraiment graves. Alors on ne la lâchera pas tant qu’elle ne corrigera pas le tir.

 
 

Le jour où Belkacem s’est rendue compte de l’hypocrisie de sa sincérité, le jour où elle s’est rendue compte de son immaturité destructrice…

… n’est pas encore arrivé.