C’est génial. Je sors de la confession (merci Seigneur, au passage, pour ce cadeau, cette libération). J’ai fait allusion, à la fin, à la situation houleuse que l’Église vit en ce moment, en lien avec l’homosexualité. Et là, le prêtre ne m’a pas laissé finir ma phrase et a fiévreusement sorti son joker « Padamalgam » entre pédophilie et homosexualité (« Attention, la pédophilie n’a rien à voir avec l’homosexualité ! »), sous prétexte qu’effectivement il s’agit de deux réalités bien différentes… mais qui, dans le cadre des persécutions anti-chrétiennes et anti-cléricales, dans la logique de croyance de nos contemporains, et parfois même dans les faits, sont fortement corrélées. C’est dingue comme beaucoup de prêtres actuels, soucieux de paraître ouverts et miséricordieux, nuancés et fins connaisseurs des sujets de morale sexuelle, soucieux de ne pas être taxés d’ « homophobes », soucieux de nous accueillir et de ne pas nous juger (et ça, c’est une bonne raison, en plus), vont tomber dans le panneau du déni de la réalité (on n’a même plus le droit de parler d’homosexualité et de ce qui se passe dans l’Église, maintenant), dans le panneau du silence sur la Vérité, dans le panneau de la relativisation de la pratique homosexuelle et de l’encouragement tacite. Ça les arrange que l’Odieuse Hydre « Pédophilie » prenne toute la place sur le banc des accusés : ça permet de couvrir/innocenter l’homosexualité, de ne pas nommer les autres problèmes à l’intérieur de l’Église, ça détourne les regards sur les vrais sujets, et ça impose une censure qui a l’air humble et miséricordieuse. Parler d’homosexualité n’a jamais été aussi dangereux, aussi bien à l’extérieur de l’Église qu’à l’intérieur. Car gare au méchant PÉDÉMALGAM !! Le gros problème, c’est que sur ce sujet-là, si nous nous taisons, les curés progressistes ainsi que les curés conservateurs se feront – et se font déjà – une joie de s’exprimer (mal) à notre place.