Je reviens de la messe de l’Épiphanie (« Révélation »). C’est un de mes moments préférés de l’année liturgique. Découvrir que ce sont des païens (les rois mages étaient des agnostiques) et des pauvres, et non des « bons Juifs » ni des « bons croyants », qui se sont prosternés devant Jésus, quelle claque magnifique ! Ne nous trompons pas de sens : l’Épiphanie, ce n’est pas nous, catholiques, qui allons vers Dieu pour ensuite le faire connaître aux extrémités du Monde ; c’est avaler la pilule que ce sont les incroyants, les étrangers, les bobos, les païens, les pécheurs et les criminels, qui adorent et nous présentent le Bébé.