Je viens d’écouter l’émission de Radio Courtoisie diffusée samedi dernier (samedi 29 juin 2019), et où j’aurais dû participer. Et rien qu’en voyant le carcan de mondanités et en entendant le cortège de courbettes et de salamalecs (sans exagérer, l’animatrice Anne-Laure Maleyre a employé une vingtaine de fois l’expression « chers auditeurs » : flatterie sur flatterie, avant d’en venir difficilement au but), je comprends pourquoi je suis parti de cette radio en courant : j’étouffais dans ce verbiage bourgeois, à la fois hyper courtois et paradoxalement hyper vulgaire, car ça se plaint tout le temps, ça râle et ça diabolise l’époque, le médiatique et le populaire, à tout bout de champ. À part la chronique d’Éline, qui nous invitait à nous inclure dans ce que nous dénonçons, le reste est de la récrimination de petit-bourgeois de droite ou d’extrême droite aigri et revanchard, qui extériorise le mal pour mieux s’y soumettre. Pouah ! Détestable. Même si on me demandait de revenir, je ne pourrais plus pénétrer chez ces marchands du Temple. C’est fini. Et pourtant, il y a tant à faire ! Presque plus personne ne décrypte de nos jours. À Radio Courtoisie, ce n’est pas du décryptage. C’est de la lamentation de grincheux ou du ronflement conceptualiste.