Merci père Laurent Sentis !
 

À deux détails près, je trouve cet article excellent.
 

Les deux détails, c’est 1) quand il dit « La tendance n’est ni bonne ni mauvaise ». S’il parle de la tendance homosexuelle, dans ce cas-là, ce n’est pas juste, car la tendance homo est mauvaise du fait qu’elle est une peur (de la différence des sexes), donc un fort handicap (subi). C’était déjà le discours du Pape François dans l’avion-retour de Rio. Or, dans l’homosexualité, il n’y a pas que la pratique qui est mauvaise : il y a déjà la tendance, même si le degré de péché n’est absolument pas le même (la tendance homo n’est pas peccamineuse, puisque selon toute vraisemblance, elle n’est pas choisie). En revanche, si le père Sentis parlait de la pulsion érotique en général, je n’ai rien dit.
 

L’autre « détail », c’est 2) les chemins qui sont proposés aux personnes durablement homos, et qui ne sont pas – tels que le père Sentis les présente – très exaltants car ils sont centrés sur la rétention de la tendance (donc l’abstinence et non la continence) et sur l’accompagnement : « Ces personnes peuvent et doivent recevoir un accompagnement spirituel approprié. Ces personnes seront aidées par la vie liturgique, la méditation de la parole de Dieu, la vie d’oraison et la réception des sacrements. » Il ne parle pas d’apostolat public ni du don de l’homosexualité au monde et à l’Église (continence). C’est plutôt un chemin de catacombes vers lequel il nous oriente. Et concrètement, les gens d’Église, notamment les prêtres et les évêques, ne nous encouragent absolument pas à vivre la continence et nous renient.
 

Mais étonnant qu’un journal aussi mauvais qu’Aleteia propose ce genre d’interviews claires et justes.
 

P.S. : Quant à la dernière phrase du père Sentis, il manque à « amitié » l’adjectif « désintéressée », même s’il est induit dans son usage du mot « continence ». Après, c’est sur la définition de la continence que je m’écarte de lui, car lui y met l' »abstinence » ou sans doute la « chasteté »… et c’est sujet à quiproquos. Tout comme l’ambiguïté du mot « cohabitation ».