Max
 

Hahaha. Mon travail est vraiment, par certains aspects, visionnaire, car je vous jure que je ne le fais pas exprès : je découvre les événements en même temps que vous ! La semaine dernière, j’apprenais dans les médias l’invention du tatouage électronique… alors que dans ma pièce Vous m’avez beaucoup pédé, j’avais déjà fait porter à mon personnage Dust-in-the-Wind une puce-tatouage. Et là, je découvre ce matin que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a fait appeler sa fille « Max » (diminutif de Maxima), au nom de l’« égalité des enfants » … et toujours dans ma pièce, Vanessa, la militante lesbienne, décide d’avoir une fille avec sa compagne Chloé qu’elles appelleront « Max ». Mon choix narratif avait été motivé par une histoire vraie que j’avais vécue : un ami homo noir de mon entourage m’avait confié ses réticences à accepter de donner son sperme à un « couple » d’amies lesbiennes à lui, qui désiraient qu’il soit le père de leur fille (parce qu’elles voulaient absolument un Noir pour rendre leur enfant métisse, et donc crédible extérieurement, étant donné que l’une des femmes était aussi noire ; parce qu’elles voulaient absolument une fille ; et surtout – c’est ça qui avait fait tiquer mon pote – elles voulaient lui imposer que cette enfant s’appelle « Max » si c’était une fille…). Face à ce cas de figure insolite mais réel, j’ai repris l’anecdote pour ma pièce de théâtre.