Photo par Jean-Baptiste Bonavia (Paris, République, novembre 2013)

Photo par Jean-Baptiste Bonavia (Paris, République, novembre 2013)

 

Ce matin (jeudi 28 novembre 2013), à 9h, en l’espace d’une demie heure, j’ai reçu trois coups de fil anonymes de jeunes hommes homosexuels qui, à tour de rôle au téléphone, m’ont insulté, invité à des « plans cul » ou à la masturbation, conseiller de me faire violer. Avant la loi Taubira, je n’étais pas attaqué comme ça.

 

Non seulement les militants pour le « mariage gay » se rendent compte qu’ils ne le voulaient pas et qu’il ne change rien à leur situation (frustration et déception inconscientes qui demandent à être résolues), mais en plus, cette loi les orientent vers la seule conquête accessible qu’ils leur restent (maintenant qu’ils ont quasiment obtenu tous les droits sociaux qu’ils pouvaient demander à l’État) pour se prouver qu’ils ne souffrent pas de la pratique homo et qu’ils sont de grands justiciers : la traque contre l’homophobie. Autrement dit, l’auto-destruction ou la destruction de leurs jumeaux d’orientation sexuelle, puisque, lorsqu’on découvre la véritable identité des agresseurs homophobes, on constate que les personnes homosexuelles pratiquant des actes homosexuels sont leurs propres agresseurs.

 

La justification banalisatrice de la pratique homo – sous forme d’espèce humaine, sous forme d’amour ou sous forme de droit législatif universel – est un encouragement à l’homophobie. C’est tout à fait logique : la pratique homosexuelle EST l’homophobie, étant donné qu’elle repose sur une discrimination (l’exclusion de la différence des sexes) ; donc à chaque fois qu’elle se pose, cette pratique se retourne contre les personnes homosexuelles (qui, elles aussi, comme tout être humain, sont issues de la différence des sexes).

 

Je vous demande donc d’être extrêmement attentifs sur l’identité et les méthodes de mes agresseurs. Elles vous indiquent le véritable visage de l’homophobie : la pratique homosexuelle et hétérosexuelle, et sa justification/balanalisation sociale. Et surtout, je vous invite – même si ce n’est pas facile, car les apparences et les intentions sont trompeuses –  à voir l’homophobie chez ces personnes qui se présentent comme « hétérosexuelles » (Madame Christiane Taubira, Mr Erwann Binet, Madame Virginie Télennes alias Frigide Barjot, entre autres : toutes ces passionarias médiatiques qui veulent le bien des personnes homosexuelles sans le faire et sans chercher à dénoncer leurs véritables souffrances – liées prioritairement au couple homo et à la croyance en sa beauté), à identifier l’hypocrisie et la violence de leurs bonnes intentions gay friendly. Car ce sont ces imposteurs qui mériteraient un procès pour crime contre l’Humanité, et aussi, de surcroît, un procès pour homophobie (involontaire ?). Ils sont responsables, par leur ignorance couplée avec de l’orgueil narcissique, de la montée des actes homophobes en France. On ne peut pas, comme ils l’ont fait, bâillonner l’opinion publique, le bon sens commun, et imposer de manière totalement illégale et anti-démocratique, une loi comme le « mariage pour tous » (qui profère un discours aussi contradictoire et aussi homophobe que « Il faut accueillir toutes les différences » et « Les différences n’existent pas, nous sommes tous égaux ») ou bien comme l’union civile (qui justifie l’union homosexuelle comme « couple » et comme modèle social à part entière à justifier et « protéger » sans discussion), sans que cet acte soit sévèrement puni. Les véritables victimes d’homophobie, quand elles auront l’audace de parler, pointent déjà du doigt l’homophobie de leur soi-disant défenseurs.