J’ai bien fait de me rendre à la messe de 12h15 à l’église Saint-Roch aujourd’hui. Au départ, j’étais un peu navré de voir toujours la même bande d’indéboulonnables de l’équipe pastorale aux commandes de l’office (depuis des lustres: même organiste, même lectrice de la 1ère lecture, même lectrice préposée au psaume, même lecteur énarque assigné à la 2ème lecture. Je n’exagère même pas.). Et puis l’Esprit Saint est venu vivifier tout ça en la personne du père Luc Reydel (que je n’ai reconnu qu’à la fin de la messe), que je suis venu féliciter à l’issue de la célébration pour la qualité de son homélie sur la Parabole du vêtement de noce en Mt 22, 1-14. C’était la première fois que j’entendais prêcher ce curé que je cite dans ma chanson « Prêtres » : chaque phrase de son homélie était simple, paisible, placée au bon moment, limpide, vigoureuse, scandaleusement juste. Inspirée par l’Esprit. Des flèches enflammées fusant à la seconde dans le coeur du fidèle qui assiste à la messe. Grande joie. D’ailleurs, après la messe, c’était la file d’attente pour saluer ce nouvel aumônier des artistes de Paris, succédant au pourtant excellent père Philippe Desgens. Si j’avais mis du temps à le reconnaître, le père Reydel, lui, m’a reconnu tout de suite (il m’avait invité en conférence il y a de ça quelques années). Et il m’a invité au pique-nique qui réunit à Saint-Roch tous les artistes catholiques de Paris juste après la messe de midi tous les premiers vendredi de chaque mois (le prochain est donc le vendredi 3 novembre : à vos agendas !). J’y serai.