Aujourd’hui, Vendredi Saint : mort de Jésus sur la Croix.
 

 

Ce qu’il faut que nous réalisions (et même les fidèles et les prêtres catholiques actuels ont du mal), c’est qu’à ce moment-là précis, les témoins ont cru que c’était vraiment la Fin du Monde. Les centurions qui ont transpercé le Christ se sont dit : « Oups… On a fait une énorme connerie. C’était bien Dieu et le Fils de Dieu ! » Les éléments naturels et humains se sont déchaînés : le rideau du Temple de Jérusalem s’est déchiré en deux ; il s’est fait une obscurité sur toute la Terre (certainement les trois jours de Ténèbres que nous allons revivre à la Fin du Monde, comme je le raconte dans mon livre Homo-Bobo-Apo) ; saint Matthieu rapporte qu’il y a eu des tremblements de terre et carrément une éclipse solaire (même Wikipedia en parle). Bref, ça a dû être impressionnant, pour que la Terre entière soit au courant et s’émeuve d’une mort infâme à laquelle même les disciples n’ont pas osé assister (sauf Jean). Il faut prendre la mesure que Dieu, Créateur de la Terre, a accepté temporairement de mourir, donc qu’Il entraîne dans sa chute toute la Création.
 

 

Beaucoup de catholiques, en ce jour, en restent à une compréhension horizontale et nombriliste de l’événement : « Jésus est mort pour nous et a souffert le martyre, c’est trop triste… » Ils se plaisent à jouer les Stabat Mater #NotreDame endeuillées et « pleines d’Espérance » (c.f. voir le Padreblog ci-dessous). Mais NON. La crucifixion n’est pas QUE triste. C’est aussi impressionnante, universellement effroyable. C’est la preuve qu’Il est Dieu, qu’Il existe. Et c’est aussi la preuve que nous allons prochainement revivre exactement la même chose à échelle mondiale, dans une version différente mais encore plus impressionnante !