Les auditions à l’Assemblée Nationale pour la loi contre les thérapies de conversion se poursuivent.
 

 

Au passage, elles confinent au grotesque car elles sont rudimentaires et inconsistantes mais se donnent l’apparence de l’officialité et de la consistance. Elles sont orchestrées uniquement par un petit cercle de convaincus qui se filment/s’enregistrent eux-mêmes sous forme d’auditions, qui se rassurent et s’auto-convainquent de la nécessité de cette loi, en tenant le même discours victimisant (les avis divergents ou les groupes visés par la prohibition ne sont comme par hasard pas conviés à prendre la parole). Mais malgré la grossièreté de cette mise en scène (j’ai déjà assisté à des tables rondes et à des réunions à l’Assemblée Nationale dans les nombreuses salles qu’elle contient : jamais il n’a été déployé un arsenal d’enregistrement aussi solennel et grandiloquent… Ce sont quasiment de banales salles de classe… et il n’y a pas d’assistants badgés ni de bodyguards genre ramasseurs de balles à Roland-Garros), elles réussiront à convaincre le spectateur lambda de leur consistance, loyauté et importance. Ce dernier peut les mettre sur le même plan qu’un discours de député ou de ministre prononcé dans le prestigieux hémicycle sénatorial ou ministériel… Bref, la députée Laurence Vanceunebrock-Mialon met les petits plats dans les grands pour sa loi bulldozer.