Réponses tant attendues du jeux-concours lancé cet été pour gagner mon livre Homo-Bobo-Apo lors des festivals d’été.
 

1 – On ne se réduit pas à sa sexualité. On est d’abord des personnes et des Enfants de Dieu. Vrai / Faux
 

Faux. On se réduit à sa sexualité. C’est même une réalité qui nous accompagnera dans la Vie éternelle, contrairement au mariage, qui ne perdurera pas au Paradis. Ceux qui disent, comme à La Manif Pour Tous, qu’on ne se réduit pas à notre sexualité, obéissent à l’esprit du monde qui réduit la sexualité soit à la génitalité, soit aux sentiments angélistes.
 

2 – L’homosexualité n’existe pas. Vrai / Faux
 

Faux. Elle existe, non pas en tant qu’identité (espèce humaine) ni en tant qu’amour (et pratique), mais en tant qu’attraction sexuelle (parfois durable à vie, parfois transitoire) et au moins en tant que croyance sociale, politique, et parfois législative, en l’ « identité homo » et en « l’amour homo en tant qu’amour universel ».
 

3 – Tout le monde est concerné par l’homosexualité, même ceux qui ne se ressentent pas homos ou qui ne connaissent pas de personnes homos de près. Vrai / Faux
 

Vrai. Le problème dans les milieux catholiques actuels, c’est qu’ils ont tendance à ne pas voir le phénomène social et mondial de l’homosexualité, le poids affectif et politique qu’elle a. Par conséquent, ils croient à tort que c’est un sujet minoritaire et secondaire qui ne concernerait que les personnes qui se ressentent homosexuelles ou qui pratiquent des actes homos. C’est une erreur. L’homosexualité est une réalité mondiale par rapport à laquelle tout un chacun doit se positionner, au-delà du ressenti ou d’une pratique.
 

4 – Potentiellement, chacun de nous peut très bien tomber amoureux d’une personne du même sexe un jour. Vrai / Faux
 

Vrai. Être tendre n’a pas de sexe en particulier, et est à la portée de tout le monde. On peut tous être stimulé érotiquement et sensuellement par une personne attentionnée, caressante, complice, avec nous : cet épanchement et ce plaisir sont très mécaniques et pas si exceptionnels que ça. La tendresse ou bien tomber amoureux est à la portée de tout le monde (même une femme mariée peut tomber amoureuse de quelqu’un d’autre que son mari le jour de son mariage). En revanche, aimer, c’est choisir de rester précisément quand les sentiments ne sont plus là, et c’est accueillir pleinement la différence des sexes. On commence à vraiment aimer quand on pardonne, et qu’on s’engage alors que la tendresse n’est apparemment plus là.
 

5 – Il est préférable de ne pas parler d’homosexualité aux enfants si ça ne vient pas d’eux. Vrai / Faux
 

Vrai. Pas la peine de devancer les influences. Les enfants, malheureusement, entendront parler d’homosexualité bien assez tôt. Et nous pouvons compter sur leur spontanéité sans filtre pour nous soumettre, à nous adultes, leurs interrogations sur le sujet, sans anticiper leur découverte en brisant leur innocence ou ignorance, et pour nous avertir dès qu’ils le découvriront. Ce qui me rassure, c’est que les enfants n’intériorisent pas tant que ça ce qui les entoure et ce qui leur est présenté comme de l’amour. Beaucoup, même, sont naturellement gênés par l’homosexualité, sans même qu’il leur en ait été dit préalablement du mal dans leur famille ou dans les médias. Nous pouvons donc leur faire confiance pour être de bons avertisseurs et de bons résistants.
 

6 – L’homosexualité n’est pas une identité. Vrai / Faux
 

Vrai. Personne ne se définit selon ses fantasmes, les personnes qui l’attirent érotiquement, ses pratiques génitales, ce qu’il ressent à un moment donné. La sexualité, c’est un Mystère et un chemin. Nous sommes homme ou femme, et Enfant de Dieu. Pas une orientation sexuelle. Même si l’orientation homosexuelle influe sur l’identité de la personne et conditionne parfois fortement une existence, une personnalité. Pour autant, elle n’est pas un trait de caractère ni une nature.
 

7 – On peut changer d’orientation sexuelle durant sa vie. Vrai / Faux
 

Vrai. La sexualité est un chemin et un don qui nous dépasse : pas un projet ni une réalité finie qu’on connaîtrait dès l’adolescence. La tendance homosexuelle est par définition une peur de la différence des sexes, parfois logiquement ressentie à une époque de construction peu assurée de son identité (à l’adolescence, fréquemment), ou après une suite de déceptions amoureuses ou d’expériences génitales violentes… et il y a des peurs qui se dépassent ! Je rencontre parfois des hommes qui se sont sentis à une période de leur vie homos, et qui, parce que leur époque ne donnait pas autant d’importance à l’homosexualité qu’aujourd’hui, ont réussi à s’ouvrir à la différence des sexes et à se marier, et à être heureux dans leur mariage, ou bien dans le sacerdoce.
 

8 – L’homosexualité, c’est comme les goûts ou les intolérances alimentaires : ça s’éduque et se corrige. Vrai / Faux
 

Faux. La tendance homosexuelle n’est pas qu’une affaire de goûts ou un pis-aller pour se rendre intéressant. La sexualité, c’est plus profond que les goûts, plus tenace que les appétences alimentaires (On n’aime pas le chocolat comme on est attiré par une personne : ce n’est pas le même degré d’implication). L’attirance homo n’est pas souvent une façade, un jeu, un caprice, une simulation, une facilité, une comédie. Elle émerge au contraire dans la douleur, l’angoisse, le non-choix, le non-contrôle, l’adversité scolaire et familiale. De plus, le corps a sa mémoire. Les croyances ont aussi leurs conséquences réelles et leur poids. Certaines peurs ont parfois un impact marquant et irréversible dans un temps terrestre. Et ce qui se cristallise ou se fige dans l’enfance, ou dans une pratique corporelle et génitale trop précoce ou forcée, a de fortes chances de s’inscrire et de se durcir de manière durable dans le magma psycho-sexuel d’une personne. On peut atténuer une tendance homo, la gérer le mieux possible, dompter la bête de sa peur de la sexualité… mais j’ai rarement vu des personnes (même chez celles qui sont parvenues à se marier) se libérer totalement de leur tendance homo. Je peux même dire que je n’en connais pas. La fragilité reste là. C’est donc que l’homosexualité est une attraction coriace, à prendre très au sérieux, sans surévaluer son importance et sa réalité.
 

9 – Il y a plus d’hommes que de femmes homosexuels. Le ressenti homosexuel touche davantage les hommes. Vrai / Faux
 

Vrai. Et on peut le voir numériquement dans le monde et les associations homosexuelles : c’est flagrant (même s’il est impossible de comptabiliser les personnes ou d’en faire des statistiques : l’homosexualité n’étant pas une espèce). Ce décalage numérique entre hommes et femmes homos tient à mon avis à deux choses: d’une part au fait que l’homosexualité est une crise de la masculinité et de la paternité au profit d’une sacralisation de la féminité et de la maternité asexuées (Mgr Léonard a dénoncé à raison le « féminin sacré panthéiste » comme le nouveau culte mondial), d’autre part au rôle en apparence plus « active » des hommes dans le déroulement et la réussite des coïts humains (Une homosexualité féminine peut davantage être camouflée et ne remettra pas en cause la faisabilité d’un accouplement entre l’homme et la femme ; une homosexualité masculine, si. Les femmes peuvent davantage simuler pendant le coït humain. Par conséquent, leur homosexualité est moins crédible socialement et moins tangible. Actuellement, on remettra moins en cause une impuissance masculine, et donc l’homosexualité masculine. Elle ne sera pas vue comme une passade. On croit davantage un homme qui dit qu’il est homo qu’une femme. Je ne dis pas que c’est juste : j’explique des faits.
 

10 – L’homosexualité féminine est complètement différente de l’homosexualité masculine. Vrai / Faux
 

Faux. La différence entre l’homosexualité masculine et l’homosexualité féminine, c’est uniquement la différence des sexes qui la fait, et non l’orientation sexuelle. Deux hommes ensemble ou deux femmes ensemble, ça reste le même rejet de la différence des sexes, la même violence. Ce qui change après, ce sont les modalités de ce rejet, qui ne se jouent pas sur la différence de nature entre homosexualité masculine et lesbianisme, mais sur la différence ontologique entre les hommes et les femmes. Il n’y a donc pas de différences fondamentales entre homosexualité masculine et homosexualité féminine. C’est d’ailleurs pour ça que je retrouve exactement les mêmes codes symboliques (que j’ai répertoriés dans mon Dictionnaire des Codes homos) d’une œuvre artistique traitant d’homosexualité masculine à une œuvre traitant d’homosexualité féminine. Les rares petites différences que j’ai observées entre lesbianisme et homosexualisme, c’est que dans les « couples » lesbiens, le sadomasochisme, la jalousie, le désir d’absorption ou de vampirisation, la possessivité maternante, y étaient plus prononcés, tandis que dans les « couples » d’hommes, plus durables mais moins fidèles que les « couples » lesbiens, les rapports reposaient davantage sur l’indifférence et la désinvolture. Les femmes homos s’investissent davantage que les hommes homos. Et elles n’ont pas trop la culture du compromis ni de la négociation !
 

11 – L’homosexualité est une immaturité affective, identitaire, sexuelle. Vrai / Faux
 

Vrai. Freud parle en termes neutres d’un « arrêt dans le développement psychosexuel » de la personne. Un « bug » en quelque sorte. La personne dont la sexualité est mature est celle qui a dépassé son complexe d’Œdipe, s’est un minimum réconciliée avec son corps sexué et la différence des sexes, elle vit des amitiés saines avec les personnes de son propre sexe et les personnes du sexe complémentaire, elle est prête à accueillir sa paternité ou sa maternité. Ce n’est pas le cas d’une personne durablement homosexuelle, qui a eu peur de ne pas être un « vrai mec » ou une « vraie nana », qui a eu peur de l’amitié, peur de ses parents et d’être père ou mère, et qui a peur voire méprise les personnes de son propre sexe et les personnes du sexe différent. Elle pense qu’elle n’a pas accès à la différence des sexes.
 

12 – L’homosexualité n’est pas de l’amour. Vrai / Faux
 

Vrai. L’Amour vrai, c’est l’accueil de la différence (Quand on rejette les différences, en général, c’est qu’on n’aime pas). C’est l’accueil de la différence, et en particulier de la différence des sexes dont nous sommes tous issus, qui nous constitue, qui nous permet de vivre la sexualité et de transmettre la vie, qui nous permet d’accueillir pleinement Jésus et son Église qui sont à l’image de la différence des sexes. Donc la pratique homo est au mieux une simple amitié (et encore… une amitié qui a l’air améliorée mais qui en réalité a l’ambiguïté et la complexité des amitiés amoureuses), au pire un « amour » platonique (puisque c’est une « sexualité sans sexualité » en d’autres termes, une sexualité sans différence des sexes, donc ce n’est pas vraiment une sexualité : c’est une génitalité, un affectivité, une sentimentalité, une fidélité… mais ce n’est ni de la sexualité, ni de l’Amour).
 

13 – Le couple homo, même si c’est une union limitée et objectivement différente de l’union homme-femme, est quand même de l’amour authentique. Vrai / Faux
 

Faux. On aurait envie de le croire, dans un élan de solidarité universelle, ou par ouverture et compréhension, par amitié et compassion. Et aussi pour s’excuser de tous les nombreux couples femme-homme qui intègrent la différence des sexes sans l’accueillir vraiment dans l’Amour. On est aussi tenté de se dire que le « couple » homo, c’est quand même de l’Amour, influencé par l’esprit d’un monde qui transforme de plus en plus la différence des sexes en option d’identité, d’amour et de famille (alors que la différence des sexes n’est pas une option : c’est la condition d’existence, d’amour et de procréation). Mais le « couple » homo reste du sentiment amoureux ; et une amitié mal comprise, une sexualité mal comprise, singée et défigurée.
 

14 – L’homosexualité n’est pas une maladie. Vrai / Faux
 

Vrai. Une peur (de la différence des sexes, en l’occurrence) n’est pas une maladie. Mais si la peur est très contagieuse. Une blessure de l’affectivité, de l’identité, n’est pas une maladie. L’homosexualité n’est pas non plus un virus, une fatalité, une essence, une nature ni un processus circonstancié précis. On ne sait pas d’où elle vient, même s’il y a des terrains (éloignement du Réel, absence de liberté et d’Incarnation).
 

15 – L’homosexualité vient d’un traumatisme vécu dans l’enfance (viol, inceste, effet de groupe, harcèlement scolaire, drogues, etc.). Vrai / Faux
 

Faux. Toute personne qui a été violée ne « deviendra » pas homosexuelle. Même si je connais personnellement un nombre considérable de personnes homosexuelles qui ont été violées (avant ou après leur coming out). J’en connais plus d’une centaine. En plus, les chemins de la perception sont multiples et indiscernables. Les terrains d’émergence du ressenti homo sont multiples et il est impossible de les généraliser à la diversité des personnes homos. En aucun cas on ne peut homosexualiser le viol. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la peur de la sexualité qu’est l’homosexualité peut s’expliquer parfois par un événement traumatique tel que le viol, ou tout simplement traduire (comme c’est mon cas étant donné que je n’ai jamais été violé) un effondrement narcissique de la personnalité à un moment de construction et de doute d’être aimé, d’être unique.
 

16 – L’homosexualité est naturelle, génétique. Vrai / Faux
 

Faux. On ne sait pas. Le cas des vrais jumeaux (dont l’un au moins des deux se révèle homo) est très éclairant à ce sujet. (J’en sais quelque chose puisque je suis né jumeau, et mon frère n’est pas homo ; et j’ai rencontré dans le milieu homo énormément de personnes homos qui sont nées jumelles. Donc je sais que la gémellité est un terrain important d’émergence de l’homosexualité mais certainement pas une cause d’homosexualité). Ce que nous indique le lien non-causal entre homosexualité et gémellité, ce n’est pas que l’homosexualité ne serait pas génétique : c’est uniquement que, si l’homosexualité est génétique, en tout cas elle n’est pas que ça. La génétique et l’homosexualité et la nature sont des terrains du péché, et parfois des terrains l’une pour l’autre. Mais ce n’est pas systématique.
 

17 – L’homosexualité n’est pas naturelle, voire contre-nature. Vrai / Faux
 

Faux. Tout dépend de ce qu’on entend par nature : la nature créée par Dieu et qui sera purifiée par Lui à la Fin des Temps, ou bien la nature humaine temporairement entachée du péché originel d’Adam ? Car par bien des aspects (plaisir immédiat, appétence et confort physique, spontanéité, instincts, attractions corporelles, réactions physiologiques, inconscient fantasmatique, attirance non choisie, précocité du ressenti homo-érotique, etc.), l’attirance homo a tout l’air d’être une donnée corporelle et naturelle, et même une création de Dieu. C’est une apparence, nous sommes d’accord, car concrètement, le désir homo est une idolâtrie de la Nature mais certainement pas un amour de la Nature telle qu’elle a été créée par Dieu et ordonnée par Jésus le nouvel Adam (Pour ceux que ça intéresse, vous irez voir les codes « Ennemi de la nature » et « Plus que naturel » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels, sur mon blog L’Araignée du Désert). Mais en tout cas, en intentions, la pratique homosexuelle est voulue et envisagée comme un hommage à la Nature. Et la contrefaçon est quasi parfaite. Ce n’est que lorsque l’on regarde certaines pratiques homosexuelles ou qui sont faites au nom de la soi-disant « identité » homo et de « l’amour homo » (coming out, sodomie, stérilité procréative du coït homo, PMA, GPA, etc.) que l’on comprend que ce culte homosexuel naturaliste cache en réalité une haine jalouse et une destruction partielle de la Nature.
 

18 – Il y a de plus en plus de personnes qui se ressentent homosexuelles. L’homosexualité est plus un phénomène de mode qu’une réalité ontologique. En gros, on en parlerait moins qu’il y en aurait moins. Vrai / Faux
 

Vrai. Plus l’homosexualité est promue comme un modèle identitaire et amoureux positif, plus il est logique qu’un nombre croissant de personnes s’y identifie et l’envisage comme une option identitaire ou comportementale à copier. Ce que je dis là ne peut pas être quantifiable. Mais c’est de l’ordre du bon sens et de l’observable sur le terrain, même dans des pays où l’homosexualité est diabolisée. L’interdit peut être un accélérateur et un stimulant.
 

19 – Le porno (même hétéro) est un accélérateur d’homosexualité, « une autoroute » vers le ressenti homo comme dit le père Daniel Ange. Vrai / Faux
 

Vrai. Plusieurs raisons me le font dire : 1) le nombre de jeunes hommes qui sont venus me voir pour me dire qu’à un moment donné de leur vie, ils ont cru qu’ils étaient homos en regardant du porno ; 2) Les pratiques (masturbation, fellation, sodomie) et les cadrages des films pornos (on ne voit plus les personnes ; suppression des poils, etc.), très homosexualisés et asexués ; 3) la composition affective des hommes, qui vont avoir tendance à surinvestir émotionnellement parlant, sentimentalement et identitairement parlant, sur la beauté physique, leurs réactions physiologiques, sur la jouissance, beaucoup qu’on ne le croit. Habituellement, on nous présente les hommes comme des brutes épaisses, des êtres insensibles, incapables de romantisme (contrairement aux femmes), qui regarderaient du porno froidement sans rien y investir. C’est totalement faux. Je vois beaucoup de garçons qui naïvement sont capables de croire que parce qu’ils bandent ou éjaculent, ils aiment vraiment, ils sont ce qui les fait jouir, ils sont homos. C’est puissant et c’est identitaire, pour eux, l’éjaculation ou le plaisir. C’est de l’Amour. Donc ne sous-estimez pas le pouvoir du porno, ni le fonctionnement spécifique des hommes en matière de génitalité, la connexion bite-cerveau-cœur.
 

20 – L’homosexualité et la transidentité (transsexualité) sont deux réalités qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre et qui sont bien distinctes. Vrai / Faux
 

Faux. D’une part je connais un nombre croissant de personnes qu’on qualifie aujourd’hui de transgenres (personnes qui se sentent de l’autre sexe que leur sexe biologique de naissance) ou de transsexuelles (quand elles sont passées à l’opération et à la transition hormonale), qui initialement se sont crues et présentées « homosexuelles » ; de plus, politiquement, associativement et législativement, nos « destins » à nous personnes trans et homos sont liés et très imbriqués ; et enfin, homosexualité et transidentité partagent un sacré point commun qui les assimilent presque intégralement, à savoir le rejet de la différence des sexes (sauf que dans le cas de l’homosexualité, ce rejet se traduira par une attraction sentimentale et érotique vers les personnes de même sexe, alors que dans le cas de la transidentité, ce rejet se traduira carrément par une remise en question de l’identité corporelle sexuée).
 

21 – Personne n’est hétérosexuel. Vrai / Faux
 

Vrai. L’hétérosexualité est une orientation sexuelle empruntée au cinéma et à la médecine légale. C’est un comportement violent, froid et désincarné. Mais personne n’est hétérosexuel. Nous sommes sexués et sexuels. Un point c’est tout.
 

22 – L’Église n’a jamais défendu l’hétérosexualité. Vrai / Faux
 

Vrai. Même jusque dans les années 1975, les conseillers synodaux (du Concile Vatican II) dénonçaient tout autant l’homosexualité que l’hétérosexualité. Ils qualifiaient même l’hétérosexualité de « perversion » et de « sexualité hors mariage », à l’instar de l’homosexualité. C’est tout à leur honneur. Ce n’est que depuis les années 2000 que quelques factions de l’Église, corrompues à l’Esprit du monde, et impressionnées par l’homosexualité, s’abaissent à se qualifier d’hétérosexuelle par réflexe d’auto-défense.
 

23 – L’hétérosexualité n’existe pas. Vrai / Faux
 

Faux. Elle existe. Non pas en tant que différence des sexes, non pas en tant qu’Humanité ni même en tant qu’attirance érotique envers les personnes du sexe complémentaire, mais au moins en tant que croyance identitaire mondiale et en tant que lobby LGBT gay friendly. Car ce qui est appelé communément « lobby gay » ou « lobby LGBT » est en réalité le « lobby hétéro » : en effet, les seules personnes publiques qui défendent les lois pro-gays se présentent comme « hétéros » (Madame Taubira en France, Madame Bachelet au Chili, Monsieur López Obrador au Mexique, etc.) ; et il existe même, au Parlement Européen et à l’ONU, des groupes de pression en faveur des « diversités » et contre les « discriminations » qui s’appellent Gay Straight Alliancestraight » signifie « hétérosexuel »).
 

24 – L’hétérosexualité est le diable déguisé en différence des sexes. Vrai / Faux
 

Vrai. C’est depuis la création du terme « hétérosexuel » en 1869 que l’Humanité a choisi mondialement de se définir selon des orientations sexuelles (et donc selon la génitalité – comme si nous étions des bêtes – et selon les sentiments amoureux – comme si nous étions des anges) et non plus selon les deux différences fondatrices de l’Humain, de l’Amour et de l’Église (à savoir la différence des sexes et la différence Créateur-créatures). Avec l’arrivée de la bipolarité homosexualité-hétérosexualité, le monde ne se divise plus entre hommes et femmes, mais entre hétéros et homos… et bisexuels, pour faire la navette. Le virage diabolique de l’hétérosexualité, entériné légalement par l’Union Civile, a été pris. L’Humanité oublie l’homme et la femme, la sexualité, et Jésus.
 

25 – La loi humaine la plus grave et dangereuse que la terre ait comptée est l’Union Civile. Vrai / Faux
 

Vrai. L’Union Civile, appelée aussi partnership (partenariat), est la première loi qui s’est basée sur l’hétérosexualité pour justifier mondialement l’homosexualité. Elle a été créée sciemment pour s’opposer au mariage tout en le singeant. Elle est grave à plusieurs titres : 1) elle a nié l’Humanité des personnes homosexuelles, en les réduisant à leur orientation sexuelle (c’est donc une loi homophobe, même si gay friendly) ; 2) c’est un acte de répudiation déguisé (une Union Civile peut être rompue sans même que le partenaire avec qui on l’a contractée ne soit mise au courant) ; 3) l’Union Civile transforme tout lien humain en contrat asexué, en commerce (Dieu et l’indissolubilité du mariage passent à la trappe). Beaucoup de gens nient la dangerosité de l’Union Civile (qui, au passage, n’a jamais été demandée par les gays friendly pour son contenu, mais uniquement pour sa valeur symbolique de justification de l’homosexualité en tant qu’amour universel qui ne s’appelle plus homo) en pensant qu’elle va servir de lot de consolation pour éviter le « mariage gay ». Alors que c’est totalement biaisé de penser comme ça : l’Union Civile EST le « mariage gay ». Ce sont la même réalité intentionnelle et affective.
 

26 – La pratique homo existe dans une moindre mesure en Afrique et en Amérique Latine comparé aux pays occidentaux. Vrai / Faux
 

Faux. Dans ces continents, l’homosexualité est tout autant pratiquée. Simplement, elle prend une autre forme (moins assumée et plus cachée) : refoulement d’homosexualité et attaques homophobes, rencontres clandestines dans des bordels ou par l’intermédiaire d’internet, bisexualité (beaucoup de personnes africaines, maghrébines, latinos, se disent « bisexuelles » pour ne pas avoir à se définir « homos »), prostitution, tourisme sexuel, exil, famille, promiscuité communautaire, fraternité incestueuse, intégrisme religieux, guerres, ascension sociale et promotion canapé dans les entreprises-médias-politique, aides financières au développement, double vie parallèle au mariage ou à l’exigence de virginité, rupture trop marquée entre les hommes et les femmes, travestissement, transsexualité, vitrine de modernité, etc. Le parti pris schizophrène à l’égard de l’homosexualité, c’est soit la diabolisation/déni de la réalité (désirante ou de pratique), soit la politique hypocrite du « pas vu pas pris » (= Tant que ça ne se voit pas et ne se sait pas, ça n’existe pas ! ; c’est une réalité extérieure, une dépravation occidentale !).
 

27 – Un enfant élevé au sein d’un « couple » homo peut grandir de manière équilibrée. Vrai / Faux
 

Vrai. Même s’il manque l’amour entre les deux parents biologiques de l’enfant (et rien que ça, c’est grave et injustifiable), même si l’autre sexe (absent du « couple » homo éducateur) est généralement mis à distance et réduit à l’état d’icône dans les structures dites « homoparentales », il n’empêche que les personnes homosexuelles, à défaut d’être ensemble génitrices, peuvent avoir des qualités pédagogiques et éducatives indéniables. On en trouve d’ailleurs beaucoup dans l’Éducation Nationale et dans les métiers du social. Donc il n’est pas du tout étonnant que certaines élèvent correctement un ou plusieurs enfants. Mais cette réussite ne viendra pas de la pratique homosexuelle mais des qualités humaines de chacun des deux membres du « couple » homo.
 

28 – Les médias parlent assez (voire trop) d’homosexualité. Vrai / Faux
 

Faux. Ils n’en parlent jamais. Ils l’exhibent, l’affichent en général dans un panel de diversités marketées, mais ne l’expliquent jamais. Ils feignent d’en parler mais ils ne la traitent jamais en Vérité (à l’instar des films pornos qui exhibent la génitalité et font semblant de tout montrer de la sexualité, pour finalement ne jamais en montrer la profondeur ni le sens ni la beauté). Ils ne donnent de l’homosexualité qu’une image policée, à peine différenciée, très éloignée de la réalité des personnes homosexuelles. Des personnes homos, ils s’en moquent. Ils nous utilisent pour se donner une image d’ouverture, de solidarité et de diversité, mais ils ne se préoccupent pas de nous aider concrètement. Dès que nous commençons à parler, ils trouvent que nous sommes trop bavards, s’empressent de nous traiter d’« homophobes » puisque nous avons le pouvoir – par notre seule personne et témoignage – de révéler au grand jour leur hypocrisie intéressée.
 

29 – L’homosexualité (plus encore que la pédophilie, l’avortement, le féminisme ou l’anti-racisme) est le fer de lance de l’anticléricalisme mondial. Vrai / Faux
 

Vrai. L’homosexualité est le seul mal mondial (peur et rejet de la différence des sexes) que les gens n’identifient pas comme mauvais car ils le voient comme une identité, une espèce humaine à part, de l’amour. Autant ils peuvent comprendre (même s’ils ne le partagent pas) que l’Église Catholique, selon son système de croyances et sa doctrine, s’oppose à la pédophilie, à l’avortement, aux moyens contraceptifs, aux divorces, à la robotisation de l’Humain, etc., autant ils ne comprennent vraiment pas pourquoi (à part par pur principe et pure méchanceté/peur) elle s’oppose à l’homosexualité qui leur semble totalement inoffensive. Les opposants de l’Église vont donc se focaliser sur l’homosexualité pour attaquer le célibat consacré, les catholiques et les clercs, particulièrement en peine eux aussi pour justifier leur position anti-pratique homo et la primauté du célibat consacré.
 

30 – La communauté homo n’existe pas. Vrai / Faux
 

Faux. Elle existe, non pas en tant qu’associations, événements publics (comme la Gay Pride), lobbies politiques et établissements spécialisés (car une majorité des personnes homos les désertent), mais en tant que lieu où est ressenti le désir homosexuel et où il est parfois actualisé. Et c’est d’autant plus manifeste avec l’éclatement communautaire et la redistribution des cartes qu’a imposés internet. Maintenant, le quartier du Marais (à Paris) est en train de se casser la gueule ; les associations LGBT s’essoufflent ; les bars et les discothèques pour se rencontrer ont cédé leur place aux applications portables et aux sites de rencontres. C’est pourquoi je dis que toute personne qui découvre sa tendance homo (même en rase campagne derrière son écran d’ordi, même à l’âge de dix ans seule sur une cour d’école) intègre la communauté homosexuelle. Et cette communauté, loin d’être honteuse ou forcément libertine, loin d’être à éradiquer ou à mépriser, mériterait d’être encouragée si elle ne se centrait plus sur la croyance en « l’identité homo » ni sur la pratique homo (drague, consommation, « amours », génitalité), mais au contraire sur l’amitié désintéressée, sur le don de l’homosexualité au monde et à l’Église.
 

31 – Les lois pro-gays sont un programme mondial faisant abstraction des pays où elles s’imposent. Vrai / Faux
 

Vrai. Je suis allé en Côte d’Ivoire, en Martinique, au Liban, au Pérou, et j’ai pu y constater l’avancée de la législation LGBT (Lesbien, Gay, Bi et Trans), alors même que leur population est clairement hostile à son établissement, et que les mouvements pro-Vie y sont parfois très actifs. Les prétextes d’imposition de cette législation varient selon les régions du globe : lutte contre la pauvreté, modernisation et technologisation, ouverture aux différences, lutte contre le terrorisme et l’obscurantisme, combat contre l’homophobie et le harcèlement scolaire, aides au développement, partage de « l’Amour », etc. Les lois pro-gays ne passent jamais pour leur contenu, contrairement à ce qu’imaginent naïvement les militants rationalistes anti-Gender (l’idéologie du Gender est un plan mondialiste visant à remplacer le mot « sexe » par le mot « genre »), mais passent pour la même intention romantique de prouver que toutes les différences sont bonnes et que « l’amour homo » serait un amour comme un autre.
 

32 – Le lobby gay constitue une terrible dictature idéologique et ne représente pas l’ensemble des personnes homos. Vrai / Faux
 

Faux. Le « lobby gay », il n’y a quasiment personne derrière, et encore moins des personnes homo. Ceux qui le pilotent se présentent comme « hétéros gays friendly » désintéressés. Le lobby gay n’est en réalité que le lobby hétéro. La plupart des personnes homos fuient toute visibilité et sont instrumentalisées dans l’histoire. Les personnes qui se présentent comme « hétéros » parlent en notre nom et se battent pour nous « offrir » des lois que nous n’avons jamais demandées. Au fond, ces libertins bisexuels veulent, à travers nous et notre homosexualité, se venger du mariage et de l’Église.
 

33 – L’homophobie n’existe pas. C’est une invention de la novlangue pour victimiser une soi-disant « catégorie de la population » stigmatisée (la communauté homo) ou pour réduire quelqu’un au silence par un terrorisme idéologique langagier. Vrai / Faux
 

Faux. L’homophobie n’est pas qu’une insulte ou un faux procès ni une mauvaise réputation. L’homophobie, c’est la peur/haine du même ou de l’homosexualité, c’est une attaque réelle contre une personne homo au nom de son orientation homosexuelle (viol, suicide, harcèlement, chantage, insultes, maltraitance, consommation, prostitution, meurtre, etc.), c’est l’« identité homo » (la caricature du coming out) et c’est la pratique homosexuelle (la pratique est un rejet de la différence des sexes, donc d’humanité : les deux personnes qui la mettent en place se rejettent elles-mêmes en la posant, et tout acte homophobe est directement lié à l’acte homosexuel). L’homophobie est donc beaucoup plus grave qu’un mot ou une impression d’homophobie ou que toute image négative donnée à l’homosexualité ou que toute opposition à une loi qui passe au nom des personnes homos.
 

34 – L’Allemagne nazie était farouchement opposée à l’homosexualité. Vrai / Faux
 

Faux. L’Allemagne nazie est présentée aujourd’hui comme une ennemie du libertarisme, et donc de l’homosexualité : les associations homosexuelles essaient ainsi de sacraliser le gauchisme, de diaboliser la droite et l’extrême droite, de se victimiser à travers la déportation des Triangles roses, pour justifier leurs combats aujourd’hui. Cette croyance au nazisme « homophobe » est en réalité une vue de l’esprit : Berlin était la capitale mondiale homosexuelle (en 1933, on y comptait 131 bars homosexuels : plus qu’à Paris aujourd’hui !) ; les Jeunesses hitlériennes et les Sections d’Assaut (S.A.) nazies étaient des terreaux d’homosexualité (l’homosexualité de leur chef, Ernst Röhm, était de notoriété publique) ; toute la mystique hitlérienne empruntait au symbolisme homosexuel (cf. le sculpteur Arno Breker) ; la République de Weimar puis l’Allemagne nazie avait une législation extrêmement permissive en matière de mœurs (divorces, adoption pour les mères célibataires, dépénalisation de l’homosexualité par sa psychiatrisation, droits d’associations avec des cercles littéraires spécifiquement homos, etc.) ; l’essai La Face cachée d’Hitler (2002) de Lothar Machtan démontre même l’homosexualité (refoulée) du Führer.
 

35 – Expliquer l’homosexualité est considéré socialement comme de l’homophobie. Même quand c’est fait par une personne homosexuelle. Vrai / Faux
 

Vrai. J’en sais quelque chose : parce que je parle publiquement d’homosexualité telle qu’elle est, sans la diaboliser, la banaliser ni l’idéaliser, on me taxe d’« homophobe » (et comme je suis en plus homosexuel, on me taxe d’« homophobe intériorisé »). Un comble, puisque je parle de mes amis homos et de moi, et que je sors l’homosexualité du non-dit, en dénonçant les réels mécanismes de l’homophobie ! Et cette accusation s’est durcie avec ma défense du catholicisme, mon opposition au « mariage gay », et mon appel à la continence pour toute personne durablement homosexuelle. Actuellement, l’homosexualité, il faut l’applaudir mais ne surtout pas l’expliquer ni décrire ses ambiguïtés, sa vacuité ou sa violence, sous peine d’être vu comme un traître et un dangereux individu. C’est un paradoxe, mais ceux qui luttent apparemment contre l’homophobie et en faveur des personnes homosexuelles et de nos soi-disant « droits », veulent en réalité que nous fermions notre gueule, que nous nous fondions dans la masse, que nous acceptions leurs « cadeaux » législatifs sans broncher, et nient notre situation et la violence/vacuité/souffrance objectives de notre condition homo. Les anti-homophobie et les promoteurs du « mariage gay » sont agressivement gays friendly… et au fond, homophobes et anticléricaux. À leurs yeux, il n’y a qu’une seule et unique manière d’être homo : être en « couple », ou au moins pratiquer génitalement et sentimentalement son homosexualité. C’est ça, la tyrannie gay friendly.
 

36 – Il existe des personnes homosexuelles homophobes, mais ça reste une minorité parmi les personnes homosexuelles, des refoulés. Vrai / Faux
 

Faux. C’est une majorité. Car l’homophobie est la croyance et la promotion de « l’identité homo » (la caricature du coming out) ; c’est aussi la pratique homosexuelle (le rejet de la différence des sexes dans la sexualité, donc un rejet d’une grande part de l’humanité des personnes qui l’exécutent) ; et c’est enfin l’attaque contre des personnes homosexuelles (soit parce qu’effectivement l’homophobie est refoulée, soit parce qu’au contraire elle est excessivement justifiée et innocentée : les personnes homosexuelles pratiquant leur homosexualité s’attaquent entre elles, y compris les plus « homosexuellement assumées » : ce sont des faits que je peux largement prouver). C’est une illusion de croire que les pays qui banaliseront et justifieront l’homosexualité, qui essaieront de changer les regards sur l’homosexualité pour faciliter son acceptation sociale et pour améliorer la condition de vie homosexuelle, verront les actes homophobes reculer. Tant que la violence intrinsèque à la pratique homo (qui éjecte la différence fondatrice de l’Humanité et de l’Amour qu’est la différence des sexes) ne sera pas identifiée, expliquée et dénoncée, l’homophobie ne fera qu’augmenter dans les pays où l’homosexualité est pourtant promue, en dépit de la propagande publicitaire, cinématographique et politique qui est faite pour peindre cette dernière en rose.
 

37 – On peut être à la fois gay friendly et homophobe. Vrai / Faux
 

Vrai. Énormément de gens aujourd’hui veulent apparemment notre bien sans le faire concrètement, sans nous connaître en profondeur et sans régler nos problèmes (exemple : le « mariage gay » non seulement ne solutionne pas les dysfonctionnements du « couple » homo mais en plus nourrit un business et place les personnes homosexuelles dans des situations parfois délictueuses : trafic d’enfants par la PMA et la GPA). Leur soutien n’est qu’une apparence pour « faire bien et ouverts », pour parfaire leur carrière ou leur réputation de personnes « cools ». Mais leur militance ou pseudo « amitié » n’est en réalité qu’un respect mâtiné d’indifférence et d’intérêt. Certains de nos soi-disant « amis » gays friendly hétéros, même, nous instrumentalisent et nous consomment pour ne pas assumer leurs propres actes homosexuels ou leur tendance homo.
 

38 – Les mouvements pro-Vie ne défendent pas la Vie. Vrai / Faux
 

Vrai. La « Vie » n’est pas un combat. Et encore moins un combat saint. Même les publicités et les gens qui s’en prennent actuellement à la vie humaine se valent abondamment de « la vie » pour justifier leurs massacres à l’encontre de la vie et les habiller de bonnes intentions. « La Vie » est devenue en seulement 30 ans un terme fourre-tout et un clin d’œil échangé par catholiques natalistes pour se reconnaître discrètement entre eux sans avoir à annoncer explicitement Jésus. C’est embêtant puisque la seule Vie à défendre et qui est éternelle, c’est Jésus en personne ! « La Vie » est aussi devenue pour les cathos une manière de s’étiqueter politiquement (de droite et « engagé ») sans assumer la mauvaise réputation traditionnellement attribuée aux conservateurs et aux traditionalistes. Les mouvements pro-Vie, par conséquent, ne défendent pas la Vie… même si leurs campagnes anti-avortements sauvent quelques vies (il faut bien leur reconnaître quelques succès), mais beaucoup moins que si elles s’attaquaient aux bonnes intentions (défense de « la vie » précisément, de l’« amour », de la « famille », des différences, de la liberté, cristallisée autour de la croyance en « l’amour homo ») qui motivent les pratiques qui menacent vraiment la vie humaine (euthanasies, avortements, manipulations d’embryons, PMA et GPA, homosexualité, « mariage gay », etc.).
 

39 – Les catholiques de La Manif Pour Tous se sont opposés au « mariage gay ». Vrai / Faux
 

Faux. Ils ne se sont pas opposés au « mariage gay » puisqu’ils ont refusé de parler d’homosexualité et de la croyance en « l’identité » et en « l’amour » homos qui incarnait à elle seule le « mariage gay ». Ils ne se sont opposés qu’aux conséquences de la Loi Taubira sur la filiation. Ils ont justifié la première partie du « mariage gay » (Union Civile puis jour du « mariage » civil), donc au final, la seconde partie du « mariage gay » : ils ont chéri les causes dont ils ont diabolisé les conséquences. Cela est dû notamment à leur attachement idolâtre au mot « mariage », ainsi qu’à leur banalisation de l’Union Civile, de l’hétérosexualité et de la pratique homo dite « privée ».
 

40 – Le « mariage gay » est un trafic d’enfants, de mères, de pères, mais surtout de personnes homos. Vrai / Faux
 

Vrai. Cet aspect de la Loi Taubira (le trafic d’enfants et de mères) a été assez vite identifié par tous, y compris par les promoteurs du « mariage gay » qui ont vite fait de dénoncer hypocritement la GPA (Gestation Pour Autrui) qui découlait fatalement de l’ouverture du mariage aux « couples » de même sexe. En revanche, quasiment personne (ni du côté des opposants au « mariage homo », ni du côté des défenseurs) n’a vu qu’avant tout, les premières personnes instrumentalisées dans cette histoire, c’étaient les personnes homosexuelles elles-mêmes, complètement niées dans leur réalité, leur spécificité et leur humanité. Tout le monde nous voit encore comme les commanditaires (capricieux et pervers) et comme les « heureux » bénéficiaires de cette loi… alors que nous sommes les dindons de la farce, et que nous serons les premières victimes à en payer les pots cassés. Déjà, les premiers retours de bâton homophobes tombent. Les sociétés gays friendly ne comprennent plus nos combats politiques et nous associent à des arrivistes agaçants.
 

41 – 95% des catholiques croient en « l’amour homo » et soutiennent l’Union Civile (Ce qui les gênent, c’est uniquement la politisation et légalisation de ce lien, et ses conséquences sur l’enfant). Vrai / Faux
 

Vrai. Même si le pourcentage lancé est une spéculation approximative de ma part, et, du reste, invérifiable, j’ai pu constater sur le terrain des paroisses que la plupart des personnes catholiques et même des prêtres ne voyaient pas où était le problème dans les unions homosexuelles du moment qu’elles restaient « discrètes », ne se présentaient pas comme « modèle » social, ne se politisaient/lobbyisaient pas, et qu’elles ne touchaient pas à l’enfant ni à la famille. C’est d’ailleurs à peu près le discours du Pape François. Flippant, ce soutien mou. Sidérante, cette désolidarisation du message de l’Église sur l’homosexualité et sur le célibat continent.
 

42 – La Manif Pour Tous a été et reste homophobe. Vrai / Faux
 

Vrai. La Manif Pour Tous n’a pas du tout parlé d’homosexualité et a même interdit d’en parler (en particulier elle a refusé la dénonciation et l’explication de l’Union Civile), en disant que « l’homosexualité n’était pas le problème » et que LMPT « n’était pas du tout homophobe »… alors que ses leaders et ses manifestants savaient pertinemment que la loi du « mariage gay » était fondée sur l’homosexualité et que nous, personnes homosexuelles, nous l’incarnions dans l’opinion publique et aux yeux des législateurs. La Manif Pour Tous a atteint le premier stade de l’homophobie : celui de la peur/du mépris de l’homosexualité, des personnes homosexuelles, et de la présomption d’homophobie. Et certains de ses manifestants ont franchi le cap de l’attaque.
 

43 – Si je ne me sens pas homo, je n’ai aucune légitimité pour parler d’homosexualité ; d’ailleurs, en société, on me le fait bien comprendre et il est quasiment impossible de s’opposer au « mariage gay ». Vrai / Faux
 

Faux. L’homosexualité, déjà en tant que phénomène social politico-médiatique réel et influent, réclame aujourd’hui l’intérêt de tous et vous concerne. On demande même maintenant aux mômes de se positionner par rapport au « mariage gay » et à la transidentité : c’est vous dire ! Par ailleurs, même s’il est vrai qu’on vous écoutera moins sur le sujet si vous n’avez pas de ressenti ou de pratique homo (cette censure est d’ailleurs une bêtise), l’homosexualité n’appartient à personne, et ce n’est pas parce qu’on sent une tendance homo qu’on la comprend nécessairement : le ressenti n’est pas un gage de compréhension de ce même ressenti. Je croise beaucoup de personnes homosexuelles qui n’ont entamé aucune réflexion sur leur tendance. Expérimenter une inclination érotique vers les personnes de même sexe ne rend pas plus clairvoyant ni plus intelligent. Enfin, si vous ne vous sentez pas homo, vous avez avec l’hétérosexualité un thème jumeau de l’homosexualité, qui vous confère une sacrée légitimité à traiter de manière détournée et pourtant étonnamment pertinente d’homosexualité !
 

44 – L’homosexualité est un sujet moins prioritaire à traiter que le chômage, les persécutions anti-chrétiennes, les migrants, l’Islam, le transhumanisme, l’euthanasie, l’avortement, le message de l’Évangile, le Salut de l’âme, la Bonne Nouvelle, Jésus (en tant que thème, pas en tant que personne). Vrai / Faux
 

Faux. L’homosexualité est le seul sujet tabou (avec l’islam) dans notre monde autour duquel se cristallise la croyance mondialisée que le mot « amour » justifie toutes les pratiques sexuelles et sentimentales, y compris celles qui ne sont pas de l’Amour, y compris celles qui transforment la différence des sexes en option d’amour et la différence Créateur-créatures (Jésus et l’Église) en option de divinité. Elle devient donc l’alibi affectif de toutes les pratiques peccamineuses et humaines qui en apparence la dépassent en gravité. N’oublions pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Et son intention mondiale actuelle est gay friendly. Si vous refusez de voir que l’homosexualité est le rideau rose actuel derrière lequel le diable planque toutes les souffrances et les violences humaines, regardez par exemple qui se trouve derrière la promotion de l’euthanasie et de l’avortement, quelle est la sexualité des « terroristes islamistes », au nom de quoi sont fascisées les nations de la terre (la Russie par exemple), quelles intentions affichent les Big Data transhumanistes et technologistes : vous verrez que c’est l’homosexualité.
 

45 – Les catholiques ont eu le mérite de traiter de transidentité à l’occasion du « mariage gay » et de leur dénonciation du Gender. Vrai / Faux
 

Faux. Ils se sont donné l’illusion de traiter de transidentité et de transsexualité, pour au fond remplacer ces termes et ces réalités (qu’ils ont rangées dédaigneusement dans le placard « novlangue » ou « folie » ou « idéologies ») par le concept flou de « Gender » (théorie nord-américaine qui remplace le mot « sexe » par le mot « genre ») et par des caricatures (déni de la différence des sexes, volonté d’habiller les garçons en rose et les filles en bleu, refus de reconnaître qu’il faut un homme et une femme pour procréer, défense de la GPA, etc.) que les promoteurs du « mariage gay », du Gender et des « droits homos » ne soutiennent pourtant quasiment pas. Par intellectualisme et homophobie primaires, ils ont ainsi fui les bonnes intentions réelles des gays friendly et les phénomènes sociaux concrets (homosexualité, transidentité) que vivent ou souhaitent nos contemporains.
 

46 – La Franc-Maçonnerie a massivement infiltré l’Église. Vrai / Faux
 

Vrai. La Franc-Maçonnerie, ET l’historique (1717) ET la contemporaine, est une confrérie associative d’inspiration chrétienne mais fortement anticléricale, basée sur l’auto-construction et sur l’amélioration infinie de l’Homme par lui-même et par ses propres actes de solidarité. Elle adopte 3 champs lexicaux principaux : celui de la lumière (les iluminati sont d’ailleurs les adeptes initiés de la Franc-Maçonnerie), celui de l’architecture, et celui de l’Humanisme intégral (les valeurs du Christ sont défendues – respect, liberté, amour, partage, etc. – mais le Christ n’est pas reconnu comme Dieu, ni l’Église Catholique comme sainte). Plus fondamentalement, les deux piliers idéologiques de la Franc-Maçonnerie mondiale sont la franchise (ou la sincérité : bien différentes de la Vérité !) et l’hétérosexualité (culte de l’altérité et de la Différence absolues… au détriment de la primauté de la différence des sexes dans le mariage catholique et de la différence Créateur-créatures c’est-à-dire Jésus et l’Église). Actuellement, la Franc-Maçonnerie est largement sortie des loges – même si elle reste une initiation et un groupe de pression infiltré dans les sphères de pouvoir et d’argent : la Franc-Maçonnerie, c’est surtout par les idées qu’on y rentre, au départ. À ce titre, elle a gagné l’esprit de beaucoup de catholiques, d’évêques et de cardinaux, qui défendent l’Union Civile, l’hétérosexualité et l’Humanisme intégral, pour essayer de se rendre audibles, fermes et cools à la fois (Encore récemment, à l’occasion des États Généraux de bio-éthiques, les propos de l’archevêque de Paris Mgr Aupetit – qui soutenait qu’il nous fallait « construire un monde meilleur pour éviter le Meilleur des Mondes » – ou encore les propos civilisationistes, millénaristes, et christo-centrés sur un catholicité-Puissance, du cardinal Robert Sarah, l’ont démontré… Nous pouvons nous en inquiéter).
 

47 – Nous sommes tous homophobes. À commencer par moi. Vrai / Faux
 

Vrai. Nous pouvons tous, quand ça ne va pas et que nous nous éloignons de nous et du Christ, avoir peur de nous-mêmes et nous haïr, haïr nos semblables (dont font partie les personnes homos). Et la définition première de l’homophobie, c’est la « peur du même » (« homo » en grec signifie « même » ; « phobie » signifie « peur »). D’ailleurs, observez les actes homophobes : ce ne sont que les personnes homosexuelles qui s’attaquent entre elles.
 

48 – Nous sommes tous francs-maçons. À commencer par moi. Vrai / Faux
 

Nous devenons francs-maçons dès que nous ne faisons pas ce que nous disons, que nous mettons nos bonnes intentions avant la Vérité-Charité qu’est Jésus, que nous ne comptons plus sur la vulnérabilité aimante de Jésus pour nous sauver mais sur nos propres forces et sacrifices, et que nous confondons la différence des sexes avec l’hétérosexualité. C’est pourquoi beaucoup d’anti-Franc-Maçonnerie, pris par leurs mauvaises intentions, imitent les francs-maçons qu’ils dénoncent, et deviennent francs-maçons ! Le meilleur moyen pour éviter de tomber dans le péché franc-maçon universel, c’est d’arrêter de penser que le franc-maçon c’est forcément l’autre. C’est de se savoir prioritairement tenté par la Franc-Maçonnerie, c’est-à-dire par la sincérité.
 

49 – Nous sommes tous bobos (bourgeois-bohème). À commencer par moi. Vrai / Faux
 

Vrai. Le boboïsme est le péché originel, né d’une mauvaise acceptation de nos deux bobos (blessures) existentiels humains que sont la différence des sexes (nous ne serons jamais l’autre sexe) et la différence Créateur-créatures (nous ne serons que créatures et jamais Dieu sans Jésus). De par notre condition humaine pécheresse, chacun de nous est à différents degrés bobo. À nous d’accepter notre péché, donc notre boboïsme, et nous serons un peu moins bobo.
 

50 – L’Église a raison de s’opposer à l’homosexualité. Vrai / Faux
 

Vrai. L’homosexualité, bien avant d’être un acte, est une peur (de la différence des sexes). Or la peur est l’inverse de la Foi (confiance), l’ennemie de la Foi. En plus, craindre puis rejeter la différence des sexes, cela revient à fuir Dieu et l’Humanité sexuée qui est à son image. L’Église veut que nous aimions et respections le corps humain, l’Amour humain incarné, pour que nous soyons pleinement et concrètement heureux, ouverts aux autres et à la vie humaine. Elle lutte contre toute peur. Donc Elle s’oppose à l’homosexualité (sans rejeter les personnes qui ressentent cette peur particulière).
 

51 – Les catholiques ne sont pas homophobes et accueillent très bien les personnes homos. Vrai / Faux
 

Faux. La plupart des catholiques sont agacés et gênés par nous, nous diabolisent, ne nous voient que comme des dépravés (ou des hypocrites et des OVNI quand nous essayons de vivre ce que demande l’Église, à savoir la continence). Et dans le même temps ils nous ignorent, considèrent que l’homosexualité n’existe pas ou n’a pas d’importance. Et comme ils finissent par se rendre compte que dans le cœur de nos contemporains et politiquement parlant elle a effectivement énormément d’importance, certains reconnaissent leur mépris, mais vont ensuite contrebalancer leur homophobie par un encouragement à pratiquer l’homosexualité – y compris au nom de Jésus – tout en la banalisant et en niant les souffrances réelles engendrées par le « couple » homo. Les rares catholiques qui s’intéressent à nous sans cautionner la pratique homo nous prennent quand même en pitié à travers une pastorale émotionnelle misérabiliste (exemple : Courage International) et des groupes de parole sur le modèle des Alcooliques Anonymes, veulent restaurer notre identité (d’homme ou de femme, d’Enfants de Dieu, en reléguant l’homosexualité à l’arrière-plan), essaient d’étouffer l’homosexualité (car ils l’envisagent uniquement comme un « problème », une « blessure »), cherchent à nous accompagner et non à être accompagnés par nous, n’annoncent pas la Bonne Nouvelle aux personnes homos, n’ont pas compris l’universalisme joyeux et saint de l’apostolat par l’homosexualité.
 

52 – Dans les faits, les personnes homos n’ont pas leur place dans l’Église. Vrai / Faux
 

Vrai. Il n’existe aucune oblature spécifique pour nous. On ne nous propose rien : pas de vocation ni de réelle tribune enthousiasmante : juste un accompagnement anonyme (… pour, en plus, en général, nous « guérir/convertir », et nier l’importance bénéfique de l’homosexualité dans la vie de tous, et pas seulement dans la vie de ceux qui se ressentent homos) ; juste des petits groupes pastoraux ou des marches spirituelles où nos accompagnateurs se mettent en avant et nous font de l’ombre. Les médias catholiques ne nous invitent jamais (les rares fois où ils le font, c’est pour nous exhiber comme des victimes de la supposée « dictature du lobby LGBT » : jamais pour parler vraiment d’homosexualité). Les évêques ne soutiennent même pas les personnes homos continentes qui vivent pourtant ce que demande l’Église : ils sont tétanisés par le sujet. Par prudence et par carriérisme, ils nous planquent comme des petits bâtards dont ils connaissent l’existence, mais qui leur font honte et peur, et qu’il est plus sage de cacher. Ils ne nous encouragent même pas à vivre la continence. Quant aux paroissiens catholiques, en particulier les tradis, ils nous haïssent et ignorent car nous représentons pour eux le mauvais souvenir du « mariage gay » : ils ne voient en nous qu’un dangereux « lobby », qu’un risque inutile (pour la jeunesse).
 

53 – Les protestants sont moins homophobes que les catholiques. Vrai / Faux
 

Faux. Ils le sont tout autant. Sauf qu’eux, ils diabolisent l’homosexualité (sur la base d’une lecture littérale de la Bible) en même temps qu’ils la nient (au nom d’un humanisme intégral qui se résume à cette phrase : « Tu n’es pas que ça. Tu peux changer. Dieu ne veut pas ça pour toi. »). Et pour justifier leur diabolisation-déni, ils oscillent entre un holisme hystérique (« Ta foi peut te sauver : si tu crois vraiment en la puissance de Dieu, Jésus te délivrera de la peur ou du démon d’homosexualité. Viens qu’on étende les mains sur toi !! ») et un scientisme psychologisant (« Nous connaissons les causes de l’homosexualité : tu peux la rééduquer en revenant sur les blessures du passé et en restaurant ton identité par des méthodes psychanalytiques – Cohen, Nicolosi, etc. – qui ont fait leurs preuves »). Un mélange explosif de superstition et d’intellectualisme christo-centré : en général, une cata. J’ai rencontré beaucoup d’amis homosexuels qui ont été démolis par des chrétiens protestants d’une intransigeance et d’un fondamentalisme à faire peur… même s’il existe des protestants très doux. Rien d’étonnant que l’effet pervers de cette intransigeance homophobe se traduisent actuellement par une bénédiction massive des « couples » homos dans les Églises protestantes du monde entier (en ce moment, c’est un peu la panique, surtout aux yeux des évangéliques plus orthodoxes).
 

54 – L’homosexualité est un sujet tabou dans l’Église. Vrai / Faux
 

Vrai. C’est même le seul et unique sujet qui n’a pas été traité par le Pape François (qui ne manque pourtant pas d’audaces évangéliques !) au Synode de la Famille de 2015. Il avait osé parler des divorcés dits « remariés », et déjà, il s’était fait taper sur les doigts avec les imprécisions d’Amoris Laetitia. Quant à l’homosexualité, d’ordinaire, il se contente de rappeler quelque chose qui ne concerne pas spécifiquement l’homosexualité, à savoir le devoir chrétien de non-jugement des personnes. Concernant cette fois le discours plus large de l’Église officielle à propos de l’homosexualité, il se réduit à son strict minimum : 4 petits paragraphes dans le Catéchisme de l’Église catholique : il s’agit d’une énonciation laconique et non-étayée d’un refus catégorique des actes homosexuels (condamnés comme « contre-nature » et « intrinsèquement désordonnés »), ainsi que d’un appel à l’acceptation du port de la Croix et un appel à la non-stigmatisation des personnes homos. Et c’est mal parti pour que le discours de l’Église développe davantage son inspiration, vu le travail pharamineux de définitions sur la sexualité qu’il reste à accomplir depuis l’indétrônable Théologie du Corps de Jean-Paul II
 

55 – L’Église est claire et son discours sur l’homosexualité est argumentativement solide. Vrai / Faux
 

Faux. Elle a peu d’arguments rationnels (logique, Elle défend surtout une réalité surnaturelle et une réalité d’Amour, donc qui ne s’impose pas : Jésus). Intellectuellement et humainement parlant, tout ce qu’Elle présente comme justificatifs de son opposition à la pratique homo est par conséquent faiblard. Je vais reprendre quelques arguments couramment employés A) « C’est mal parce que c’est limité. » Pourquoi, pourrait se demander n’importe quelle personne homo en couple, alors que je suis bien avec mon copain, je devrais le quitter ? Pourquoi quelque chose de limité (absence de différence des sexes, moins d’altérités échangées, pas d’ouverture à la procréation, moins de complémentarité des psychismes, etc.) en deviendrait impossible, diabolique (certains cathos parlent d’« esprit d’homosexualité »), ou à ne pas vivre ? Même dans les couples homme-femme, il y a beaucoup de lacunes, de limites, d’impossibilité, d’infécondité : pourtant, à eux, on ne leur dit rien et on ne les empêche pas de se marier. Idem pour les célibataires consacrés : même les séminaristes équilibrés ne sont pas parfaits, des saints, et sont indignes de revêtir le Christ. Idem pour les fidèles catholiques qui ne sont ni homosexuels, ni divorcés « remariés », ni en état de recevoir la Communion : stricto sensu, étant tous pécheurs, personne ne mérite de recevoir Jésus-Eucharistie. Pourtant, eux, ils ont accès à la Communion, à la Confession. Étant plus pécheurs, les personnes homos en « couple » homo devraient justement nécessiter encore plus la Confession : il y a comme une double peine à leur refuser l’absolution. C’est la même injustice pour les nombreuses personnes qui ont été mariées pendant vingt ans avec leur conjoint, et qui se retrouvent larguées du jour ou lendemain, avec interdiction de se remettre en couple, sous peine d’être complices de l’adultère qu’elles ont subi et d’être privées des sacrements. Wahou ! Allez comprendre la logique ! B) « C’est mal parce que c’est péché mortel. » Même les experts et les théologiens sont coincés pour dire en quoi le « couple » homo est un mal et un péché, et encore plus un péché mortel. Même des tronches ecclésiales sèchent sur cette question ! Ils diagnostiquent, ou étayent la logique d’un raisonnement, mais cet étayage est biaisé car le présupposé de base n’est pas démontrable et est de l’ordre de la croyance voire de la superstition : « Dieu a créé l’homme et la femme à son image et c’est la seule forme d’Amour authentique. » ; « Dieu n’a pas créé certains Humains homos. » ; « On peut changer. C’est une immaturité affective, narcissique, et une blessure héritée. » … alors qu’en réalité, on n’en sait rien, ou que même après toutes les thérapies du monde, on ne constate bien souvent aucun changement et ça ne part pas dans un temps humain. On peut identifier un symptôme, un signe de péché, le diagnostiquer et même l’expliquer : c’est pas pour ça que ça l’enlève et que ça le règle. De surcroît, la gravité de l’acte homosexuel est largement atténuée d’une part par l’ignorance de ceux qui la pratiquent, parfois aussi par l’absence de signes de gravité de cette pratique, et d’autre part par le caractère subi de la condition homosexuelle : l’attirance homosexuelle n’est pas un choix. Et comme dit Jésus en Lc 12, 47, « À ceux à qui il a été peu donné, il sera peu demandé. » Ça en fait, des circonstances atténuantes ! C) « C’est mal parce que c’est dit dans la Bible/le Catéchisme. » Le fait que la parole d’Église (dans le Catéchisme) soit, dans l’ordre de la Foi, le prolongement de la parole de Jésus, n’est une Vérité que de Foi, pas une Vérité objective. L’homosexualité, c’est le seul point sur lequel les cardinaux ne se positionnent pas et se divisent (c’était flagrant lors du Synode sur la famille, en 2015). Ils savent dire pour l’avortement, le meurtre, la contraception, la pédophilie, le divorce, l’euthanasie. Pour l’homosexualité, c’est juste un interdit sec et sans autre procès que « ce n’est pas dans le plan et la création de Dieu. » Okay. « Porte ta Croix et offre ton sacrifice au Christ. » D) « Il te faut obéir pour obéir. Il te faut accueillir humblement ta Croix, en communion avec le Seigneur. La Vérité, c’est l’obéissance et la Croix. » Obéissance, ok. Mais obéissance à qui ? (Jésus ? Il ne nous a jamais demandé de ne pas pratiquer l’homosexualité) Obéissance pour quoi ? Pour faire plaisir au Vatican (qui n’en a rien à foutre de nous, ou qui nous craint) ? L’obéissance pour l’obéissance ? L’abstinence ne doit pas être un trophée. La pureté ne doit pas être un fétiche. La sainteté ne doit pas être un joli concept pieux. L’humilité peut être la forme masquée de l’orgueil et de la lâcheté. La Croix ne doit pas être vénérée en elle-même (nous ne sommes pas masochistes, et Jésus non plus), mais c’est l’acceptation de celle-ci par Jésus qui est vénérable. Peut-être que dans ce culte de la « Croix homosexuelle » et de l’abnégation, nous faisons dire à Dieu les commandements et les renoncements qu’il ne nous a jamais demandés : « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices. » (Mt 9,13). Si ça se trouve, avec cette histoire de la continence homosexuelle et du renoncement au « couple » homo, on est en plein délire mystique ! Péché d’orgueil et illuminisme ! Narcissisme ! Il est tout à fait possible de trouver dans cette sublimation ascétique un moyen de se rendre médiatique, héroïque, d’être homophobe en déguisant cela en amour christique fantasmé et en abnégation, de se créer une sainteté en toc, de se venger de ses déceptions amoureuses et de son passé glauque, de se haïr et de se sacrifier soi-même, de ne pas aimer ni se donner, pour contenter une minorité ecclésiale tout en exploitant le mal-être des autres. E) « C’est mal parce que c’est un péché qui menace l’éternité de ton âme. » Une menace ou un risque (de damnation, de gravité peccamineuse) n’est pas un argument. F) « C’est mal parce que ça te fait souffrir ou t’a fait souffrir. » « Tu n’es pas ta blessure. » La souffrance ou la pitié ne sont pas non plus des arguments. En plus, dans le cas de la condition homo, la souffrance peut tout à faire provenir d’autre chose que la pratique homosexuelle, et surtout du regard misérabiliste posé sur celle-ci, ainsi que de la contre-indication religieuse dont elle fait l’objet. Et la sublimation de l’image du Jean-Baptiste esseulé dans son désert, elle a bon dos. On peut tout-à-fait souffrir pour rien ou une mauvaise cause. G) « C’est mal parce que c’est contre-nature. » L’interdiction (naturaliste) ne tient pas non plus, puisque d’une part les catholiques défendent avant tout une réalité surnaturelle, et d’autre part, parce que, par certains aspects, l’homosexualité semble très naturelle (ça dépend de quelle nature on parle…). Le courant constructiviste, très puissant dans l’Église, du « Tu ne te réduis pas à ça », c’est-à-dire de l’humanisme intégral, est particulièrement délétère et homophobe. Sous prétexte de s’opposer aux excès du courant identitaire de l’essentialisme LGBT (coming out, revendications politiques, etc.), sous prétexte effectivement que la tendance homosexuelle conditionne l’identité sans se substituer à elle, la réalité de l’attirance homosexuelle est souvent psychologisée (absence du Père, blessure d’un viol, etc.), dramatisée, voire niée, ainsi que son enracinement affectif sur le terrain social, mondial, émotionnel et des croyances gommé. H) « Tout a déjà été dit clairement dans l’Église Catholique, l’Église accueille très bien les personnes homosexuelles, et la chasteté est l’unique chemin de bonheur pour toute personne durablement homosexuelles qui ne peut ni se marier ni être ordonnée prêtre. » Les théories sur le « couple chaste », le « couple homo voie de sainteté », sur « Dieu qui aimerait tous les Hommes donc bénirait tous les amours » sont bancales, c’est vrai ; les discours de James Martin ou de Krystof Charamsa sont bancals ; les exégèses apocryphes (David et Jonathan, Ruth et Noémie, l’écharde de Paul, l’« amour d’amitié » de saint Thomas) sont bancales, ok… mais pas plus bancales que les théories de l’homo chaste célibataire heureux, qui aurait sa place dans l’Église et serait accueilli par Elle (grosse blague). Je peux vous en parler, du mythe de l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église ! Ce pseudo accueil ou accompagnement, où on préfère l’homo souffrant, toquant aux portes de tous les psychanalystes et spécialistes, l’homo accro à ses anxiolytiques, l’homo éploré et en faiblesse, l’homo niant son homosexualité, se déclarant « ex-gay » ou se forçant au mariage, le « témoin chemin de Croix » se pliant à toutes les retraites de guérison intérieure et jouant la « victime des attaques de la terrible dictature du lobby gay », plutôt que le gars homo qui va bien, qui a des choses à nous apprendre sur l’homosexualité, qui va nous bousculer dans notre train de vie de grenouille de bénitier, et qui ne se laisse pas « sauver » exactement comme on projette son « Salut ». I) Autre élément de poids : Le total manque de discernement des gens d’Église sur l’hétérosexualité et son caractère satanique m’inquiète clairement sur la qualité de leur discours sur l’homosexualité. En résumé, je ne vais pas lister tous les arguments-bidon d’opposition. Je n’ai cité que ceux qui me semblaient les plus évidents. Ce qui ressort malgré cela, c’est globalement la pauvreté de l’argumentaire d’opposition des catholiques : « C’est dit dans Bible, c’est pas la volonté de Dieu, c’est pas naturel, c’est pas inné, c’est pas de l’Amour (plus rare) » Toutes ces assertions sont au pire fausses, au mieux faiblardes. En outre, que fait-on de l’exigence de non-jugement des personnes ? Avec la pratique homo, on ne peut pas être dans un abord manichéen « c’est bien/c’est mal », « ni bonheur/malheur ». Car du mal peut sortir du bien. Car j’ai vu des « couples » homos qui se sentaient très heureux. Car il y a des péchés plus graves que la pratique homo, même si ça reste un péché mortel (on parle de la mort de l’âme, ici). Car c’est un péché qui ne donne pas toujours les signes de sa gravité, même aux âmes les plus averties de son existence. Pour toutes ces raisons, l’homosexualité est un sujet qui nous impose la plus grande prudence, nous empêche les jugements péremptoires ou à l’emporte-pièce, nous demande de prendre beaucoup de temps, nous conduit directement à notre impuissance, à la peur, à la honte, à l’humilité, à mordre la poussière, à la nuit de la Foi… à Jésus.
 

56 – Il y a peu d’homosexualité dans le clergé. Vrai / Faux
 

Faux. Je n’ai aucun moyen de certifier la proportion que j’avance (donc ce sera parole contre parole, ou impression contre impression), mais je dirais actuellement pas loin d’un tiers des prêtres, voire parfois la moitié des religieux dans certains ordres. Je rencontre suffisamment de curés et de religieuses, j’ai suffisamment voyagé dans les églises, j’échange suffisamment par internet avec des moines et des prêtres, et je suis suffisamment connu dans l’Église pour ce thème précis, pour avoir un échantillon représentatif sous les yeux. Et quand bien même ce pourcentage serait faux (et il l’est, puisque l’homosexualité n’est pas une identité ni nécessairement une pratique), la part de pasteurs gays friendly, épouvantés par l’homosexualité, homosexuels refoulés, indifférents ou carrément réfractaires au traitement du sujet, est, quant à elle, majoritaire dans l’Église actuelle. Abstraction faite du ressenti ou de la pratique homos. L’homosexualité a déjà commencé à envahir des congrégations comme les jésuites, les dominicains, les frères de saint Jean, et fait même chavirer des oeuvres qu’on croyait insubmersibles (en ce moment, c’est la tempête sur Point Cœurs).
 

57 – Une personne qui pratique son homosexualité ne peut ni recevoir l’Eucharistie, ni recevoir l’absolution (pardon des péchés par un prêtre). Vrai / Faux
 

Vrai. L’absolution des péchés ne peut être effective que dans une vraie contrition, un profond désir de conversion, une réelle pénitence et un réel renoncement, une compréhension minimale du mal ou du péché qu’on confesse. Si on présente ses excuses à Jésus pour mieux recommencer, pour rester dans l’état (ou l’engagement) de péché dans lequel on se trouvait avant, à quoi ça sert ? Il n’y a pas de véritable contrition. Comme dit ma mère spirituelle, on ne peut pas accueillir quelqu’un chez soi et dans son cœur quand notre porte est verrouillée, ou quand à l’intérieur c’est le grand bazar. De même, le père Paul Dollié, pour expliquer pourquoi certaines personnes peuvent recevoir l’Eucharistie et d’autres pas, prend la judicieuse image de l’hostie-aspirine : si notre cœur n’est pas broyé, l’hostie y atterrira comme une aspirine dans un verre sans eau, et elle ne pourra pas diffuser son amour et n’aura aucune action curative (ni en nous-même, ni autour de nous). Pour que le sacrement-aspirine se diffuse et agisse, il lui faut l’eau de nos larmes, l’eau de la prière, l’eau du sang et de la Croix, l’eau vive du pardon, l’eau de notre consentement et de notre pleine liberté.
 

58 – Les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés. Vrai / Faux
 

Vrai. Ils éjectent, au niveau de la génitalité, des sentiments amoureux et de la spiritualité, la différence des sexes qui ordonne l’Humanité à Dieu et qui incarne l’Amour (qu’on soit marié ou célibataire, d’ailleurs). Les actes homosexuels ne correspondent pas à l’ordre naturel ni à l’ordre divin voulus par Dieu pour le bonheur et la croissance des êtres humains. Ils sont donc « désordonnés » dans ce sens-là, et toujours en rapport à l’ordre de Dieu (pas « désordonnés » au sens bourgeois, arbitraire et moralisateur, en comparaison avec l’« ordre bourgeois »). Par ailleurs, ce qualificatif de « désordre » pourrait sembler être la création d’esprits cléricaux superstitieux et obscurantistes pour diaboliser l’homosexualité à peu de frais : en réalité, pas du tout, puisque ce sont nous-mêmes, personnes homosexuelles, y compris celles qui se disent « athées » et qui veulent donner une image positive de l’homosexualité, qui qualifions notre propre pratique amoureuse et notre expérience de « couples », de « désordonnées » (cf. je vous renvoie au symbole « Désir désordonné » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels, sur mon blog L’Araignée du Désert). L’Église n’a rien inventé. Elle nous a écoutées !
 

59 – La pratique homosexuelle est un péché mortel. Vrai / Faux
 

Se couper de la différence des sexes (dans le cadre de l’Incarnation, de l’Amour et de la sexualité) qui est à l’image de Dieu, c’est se couper de Dieu. Et ça, c’est mortel. Même si d’un mal peut surgir un bien (je pense à une amitié dévoyée par la génitalité ; je pense aux enfants nés après une PMA, après une GPA, après un divorce, après un viol ; je pense aux avancées scientifiques permises par les expérimentations et les tortures en camps de concentration ; etc.). Néanmoins, pour que l’âme se retrouve en état de péché mortel, trois conditions sont requises : 1) pleine connaissance ; 2) entier consentement ; 3) matière grave. Or, dans la plupart des cas de pratique homosexuelle, l’un au moins de ces trois critères manque.
 

60 – La pratique homo, même s’il y a mieux, peut être vécue. Déjà qu’à la base, ce n’est pas un choix… La circonstance atténuante et imposée qu’est le ressenti homo annule le caractère peccamineux de la pratique. Vrai / Faux
 

Faux. Ce n’est pas parce qu’on agit mal en connaissance de cause et en regrettant les effets du mal qu’on pose, que la mauvaise action est à faire ou que le mal est atténué, d’autant plus quand on connaît Jésus et la vérité sur la gravité des actes homos sur l’âme et pour l’éternité. Le ressenti homo imposé ne nous enlève pas la liberté d’en faire quelque chose de bien par la suite. Rien ni personne ne nous oblige à être en « couple » ou à faire n’importe quoi du fait d’être homos apparemment de naissance. Nous restons libres ! Et il n’y a pas une seule et unique manière d’être homo : le couple. Pas de fatalité de l’homosexualité !
 

61 – Les personnes homos qui auront pratiqué leur homosexualité sur terre (sans se confesser) iront en enfer. Elles n’auront pas la Vie éternelle et seront damnées. Vrai / Faux
 

Faux. Pratiquer l’homosexualité, oui, c’est grave, puisque c’est un rejet de la différence des sexes, donc de toute Humanité et de Dieu. C’est un péché mortel. En revanche, ce n’est pas parce qu’une personne a commis un péché mortel qu’elle ira forcément en enfer. Exemple avec le Bon Larron, crucifié à côté de Jésus, qui a certainement tué des gens et commis des péchés mortels dans sa vie, mais qui va direct avec Jésus au Paradis. Un péché mortel nous ferme à la Grâce, donc nous expose davantage à la damnation. Mais si une personne qui pratique un péché mortel (avortement, meurtre, homosexualité, orgueil, avarice, goût du pouvoir…) se laisse aimer par Jésus, elle ne sera pas damnée. Moi, par exemple, j’insiste pour dire que si, au moment de ma mort, j’utilise la continence pour considérer que je n’ai pas besoin de Jésus pour être sauvé (parce que j’incarnerais le « Monsieur Parfait »), je risque davantage la damnation qu’une personne qui a été activement homosexuelle durant sa vie mais qui reconnaîtra finalement qu’elle a besoin de Jésus et de son amour. Par conséquent, je ne sacralise absolument pas la continence. Elle n’est pas du tout une garantie de Salut. Le Salut, c’est de se reconnaître comme le pire des pécheurs et c’est d’accueillir la Royauté d’Amour du Christ. Point barre.
 

62 – La masturbation, ce n’est pas grave. Il vaut mieux s’en passer, mais ça reste un mal bénin.Vrai / Faux
 

Faux. La masturbation, en tant qu’acte idolâtre et auto-centré qui coupe la personne qui se l’impose de la relation humaine et de Dieu (y compris quand elle est pratiquée à plusieurs, ou sous l’excuse de la tendresse et du bien-être), en tant que geste qui replie sur soi, est un acte grave qui équivaut à une auto-consommation de soi et à un auto-viol (On peut constater que la masturbation alimente d’ailleurs le viol des autres à travers l’industrie du porno). Avec elle, il n’y a apparemment pas mort d’Homme ; mais mort d’âme (et mort des couples), ça, oui ! J’en ai vus, des couples homme-femme flingués par le porno et les moyens de contraception. Et au passage, je suis toujours étonné de découvrir que l’onanisme devient une sexualité de substitution – et quelque part une drogue – non seulement pour les hommes mais aussi pour énormément de femmes. Ne perdons pas de vue que la masturbation fait partie des péchés d’impureté dont parle Jésus dans la Bible en Mc 9, 41-50 : « Si ta main t’entraîne à péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le : il vaut mieux entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne. » Si l’Église Catholique interdit la masturbation, ce n’est pas pour nous faire suer, ni par pudibonderie gratuite ou refus des plaisirs dits « naturels » : c’est parce qu’Elle lutte précisément contre les illusions de bonheur, et qu’Elle voit que la masturbation ça fatigue notre cœur, ça éteint notre joie profonde, ça nous plombe, ça nous fait adorer des idoles et des fétiches de pacotille, ça nous fait connaître les ballonnements de la goinfrerie. Tout ce que l’Église veut, c’est que nous nous donnions pleinement et à la bonne personne, que nous sortions de la honte et d’une sexualité misérable, que nous nous fassions plaisir en Vérité, sur la durée et éternellement ! J’ai pour habitude de dire très sérieusement que si les êtres humains arrêtaient de se masturber, il n’y aurait plus de guerres dans le monde. Enfin, pour clore cette réponse déjà trop longue (vous allez me suspecter de masturbation intellectuelle et spirituelle, si ça continue), la masturbation, contrairement à ce que nous disent les libertins, n’a rien de « naturel » : personne ne nous forcera (pas même un film ou un clic malheureux sur un écran d’ordi) à nous masturber si nous ne le voulons pas ; de plus, vu tous les artifices employés pour son bon fonctionnement, vu le forcing de la stimulation orgasmique, qu’on ne vienne pas nous dire que c’est si naturel que ça ! Force est de reconnaître que nous nous engouffrons dans la masturbation dès que ça ne va pas dans notre vie, dès que nous n’avons plus confiance en nous et que nous avons peur de ne plus être aimés. Il y a plus glorieux, tout de même !
 

63 – Il existe des unions homosexuelles équilibrées (parfois même plus équilibrées que bien des couples femme-homme), qui nous disent quelque chose de l’Amour de Dieu. Vrai / Faux
 

Faux. Ce qui est positif dans les unions homosexuelles ne vient que de l’amitié (et malheureusement une amitié dénaturée par la sentimentalité et la génitalité), et n’est attribuable ni à l’Amour, ni à l’homosexualité et encore moins à Dieu. Au fond, la pratique homosexuelle est une amitié mal comprise et gâchée, une fraternité dévoyée. Entre deux personnes de même sexe, les mêmes bénéfices (à part le plaisir, la jouissance et le doudou) – et peut-être même encore plus de bénéfices que dans le cadre de la pratique homo – pourraient être/sont observables dans une amitié désintéressée que dans le « couple » homo, je crois.
 

64 – Aucun évêque ni cardinal français n’a eu le courage de défendre publiquement le message de l’Église sur l’homosexualité. Ni même le Pape. Vrai / Faux
 

Vrai. J’en suis la preuve vivante. Mgr Brouwet, le cardinal Barbarin, Mgr Rey, Mgr Aillet, et quelques autres, ont timidement écrit une lettre pastorale pour dénoncer le « mariage » homo. Mais unanimement, ils se taisent sur l’homosexualité, préfèrent ne pas faire de vagues et que le silence se fasse autour de ce sujet qu’ils considèrent comme « annexe » ou « dangereux », et font profil bas. L’homosexualité, c’est la patate chaude que tous les chefs ecclésiastiques, terrorisés par la réputation médiatique d’« homophobie » et la pression des « lobbies » pro-gays, trop attachés à leur carrière ecclésiale et leur réputation, se refilent. Ce manque de courage annonce des jours très sombres et de grande confusion au sein de l’Église.
 

65 – Les « thérapies réparatives » (de conversion de l’homosexualité), ça ne marche pas. Vrai / Faux
 

Faux. Même si elles ne font pas toujours les miracles escomptés (disparition complète de la tendance homo, paix des ménages, effacement du VIH, etc.), elles font en tout cas du bien et toujours des petits miracles, quels que soient leurs résultats. Jésus, de son vivant terrestre, et encore aujourd’hui, guérit tout le monde. Mais il ne guérit pas forcément de la manière précise et immédiate qu’on le lui demande. Il purifie surtout les cœurs avant de purifier les corps. Et ses guérisons ne sont pas toujours suivies de conversions, ni affranchies du péché originel. Par exemple, le fait que Lazare ait été ressuscité par lui ne l’a pas empêché de mourir comme tout le monde une seconde fois pour toutes ! La guérison totale de l’être humain ne sera complète que dans la Gloire. D’ici-là, Jésus guérit parfois spectaculairement (et il faut continuer de lui demander des guérisons précises et spectaculaires)… parfois, Il guérit progressivement, en laissant l’ivraie et le bon grain pousser ensemble en nous… et le tri entre les deux se fera à la Fin des Temps (Mt 13, 24-30). Une fois dit tout cela, la prudence reste de rigueur : j’ai rencontré en entretiens individuels suffisamment de personnes – soit des soignants, soit des soignés – pour continuer de dire que la thérapie spirituelle concernant l’homosexualité a des limites. Si on arrache l’ivraie de force, on risque d’embarquer le bon grain avec : ça correspond tout à fait avec l’homosexualité, qui est une mauvaise herbe souvent coriace, qu’il ne sert à rien d’arracher à tout prix, sinon on peut détruire une personne et un cœur dans le même temps. Le désir homosexuel peut être une blessure costaude parce qu’il s’agit d’une blessure d’orgueil (« dont la genèse psychique reste fortement inexpliquée » pour citer le Catéchisme de l’Église Catholique § 2357). Par exemple, saint Paul a demandé trois fois à Jésus de lui enlever son écharde. Ce dernier ne l’a pas fait et s’est contenté de lui répondre : « Ma Grâce te suffit. » Les thérapeutes catholiques eux-mêmes s’en rendent compte. À force de se confronter à la complexité de l’homosexualité, ils commencent pour certains à surveiller leur vocabulaire, au départ conquérant et magique (ils parlaient de « guérison totale » de l’homosexualité, de « changement », de « disparition » de la tendance, d’« ex-gays »). Dans un passé encore très proche, il était hors de question pour eux de seulement prononcer le mot « homosexualité » ! Depuis quelques temps, ils mettent de l’eau dans leur vin. Ils portent à leur palmarès un certain nombre de ratés, qui les ont obligés à moins jouer les « héros en blouse blanche » du Seigneur. Ils privilégient par exemple l’adjectif « restauré » à l’adjectif « changé ». Ils se situent davantage dans la perspective d’un accompagnement, d’un suivi psychologique, d’un « travail progressif » pour diluer les effets de la peur, que dans la perspective volontariste de la rupture, de l’effacement des souffrances, de la conversion spectaculaire, ou de l’injonction au mariage. Les agapê thérapies, les retraites de guérison intérieure, les rassemblements charismatiques, les sessions dans les abbayes, les groupes de parole et de prière, les pastorales diocésaines familiales, malgré leur mérite d’exister, font très souvent du sur-place. J’ai eu le cas d’un couple femme-homme qui animait des sessions agapê en France qui est venu m’avouer entre deux portes que, à propos de l’homosexualité, ils n’avaient pas eu de résultats très concluants (loin de là) et qu’ils se sentaient bien impuissants à accompagner les retraitants marqués par le désir homosexuel. Quant aux personnes croyantes ayant fait des agapês thérapies, certaines viennent me voir – parfois même des jeunes religieux – pour me dire qu’ils ont enchaîné les sessions de guérison, écumé les monastères et les réunions charismatiques (avec prières de délivrance), par obéissance à leurs supérieurs ou à leur accompagnateur spirituel, et que cela leur a toujours procuré beaucoup de bienfaits… mais n’avait absolument pas effacé leur tendance homosexuelle ! Il suffit de découvrir la panoplie de séances d’exorcisme qu’on a fait subir – pour un maigre résultat – à Jean-Michel Dunand, un ancien frère religieux cistercien, pour extraire de lui son homosexualité. Je crois qu’à un moment donné, stop à l’acharnement thérapeutico-spirituel ! De plus, les prêtres exorcistes à qui j’ai parlé d’homosexualité, et qui ne sont pourtant pas les premiers des tièdes et des incrédules, s’accordent tous à modérer les attentes de guérison complète terrestre de l’attraction homosexuelle. Autre exemple signifiant : j’ai demandé au prêtre-responsable de veillées de prière régulières pour la guérison des malades très connues à Paris, si l’Esprit Saint avait un jour annoncé la guérison d’une personne de l’assistance pour homosexualité : ça ne s’est jamais produit à ce jour. Pour conclure sur la question des thérapies réparatives, plus ça va et plus les gens d’Église, déjà pas fortiches en la matière, vont être empêchés de les organiser : maintenant, elles sont interdites à Malte (2016), en Angleterre (2018) et prochainement dans toute l’Europe, et devront se faire dans des catacombes ou sans annonce (déjà, en mars 2018 en France, à Pau et Bayonne, Mgr Aillet et l’association Courage ont annulé deux conférences publiques par peur des représailles et de l’effet d’annonce journalistique).
 

66 – Dieu peut délivrer une personne homosexuelle de sa tendance homo au point que cette tendance disparaisse. Vrai / Faux
 

Vrai. Même si je n’ai encore jamais vu le cas, y compris chez les religieux de mon entourage ou les hommes mariés et les femmes mariées qui ont « dompté la Bête ». Même chez eux, il reste une fragilité et une tendance homosexuelle durable. Elle s’est juste assagie avec le temps et avec l’aide de Dieu.
 

67 – On peut être en couple homo et quand même chaste. Vrai / Faux
 

Faux. Le fantasme pseudo chrétien du « couple chaste » revient régulièrement en bouche des catholiques gays friendly qui rêvent d’une compatibilité possible entre pratique homo et pratique religieuse, et d’un adoucissement du discours ecclésial sur l’homosexualité (bref, qui rêvent de contourner la Croix de Jésus). Ils prêtent à l’Amour de Dieu une forme extra-large (qu’ils nomment parfois « amour d’amitié » par abus de langage), assurent que leur partenaire est un « don de Dieu » inattendu et qu’il les conduit paradoxalement à se rapprocher de l’Église, se gargarisent de refuser certaines pratiques communément associées au « milieu homo » débauché (sodomie, infidélité, haine de l’Église) pour feindre de reproduire des rituels étiquetés religieux (prière en commun, pèlerinages dans des sanctuaires, engagements ecclésiaux, bénédictions voire mariages, conversion et baptême de l’un des deux partenaires, etc.) qui sacralisent la relation. En réalité, le « couple homo chaste » est une légende puisque la sentimentalité homosexuelle est par définition incestuelle et fusionnelle, au moins en intentions. La seule chasteté possible entre deux personnes de même sexe, c’est l’amitié désintéressée et spirituelle.
 

68 – La pratique homo (être en couple) et la pratique religieuse sont radicalement incompatibles. Vrai / Faux
 

Vrai. Car la pratique homo et un rejet de la différence des sexes, alors que la pratique religieuse (dans le célibat consacré et dans le mariage femme-homme) tend vers un accueil plénier de la différence des sexes qui est à l’image de Dieu, à l’image de l’Amour de Dieu pour son Église, et que les sacrements concrétisent/fortifient cet accueil.
 

69 – L’Amour de Jésus est inconditionnel. Il aime tout le monde. Donc Il bénit les couples homos stables et ne les jugent pas. Je peux pratiquer l’homosexualité : Jésus, lui, comme face à la femme adultère, me pardonnera et sera plus indulgent que les pharisiens, d’autant plus que la tendance homo n’est pas un choix. Vrai / Faux
 

Faux. Jésus, certes, ne juge personne, et humanise les commandements (il ne dit pas, parce exemple, qu’il ne faut pas lapider les femmes adultères… donc il ne contredit pas l’Ancien Testament : il dit juste que si l’adultère mérite d’être condamné et les personnes adultères lapidées, « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre »). En revanche, Il couronne toujours la Charité de Vérité. Après son « Moi non plus, je ne te condamne pas » vient son « Va et ne pèche plus » (Jn 8, 1). Il n’annule pas la Loi : Il l’accomplit. L’Amour de Dieu est conditionné à la Croix et à la Vérité.
 

70 – Vivre la continence, c’est impossible. Ce que demande l’Église Catholique à toutes les personnes durablement homos, même si Elle se doit de poser une règle morale et un idéal, c’est infaisable, inaccessible et inadapté. Vrai / Faux
 

Faux. Ce qui est impossible à l’Homme est possible à Dieu et par Lui. Néanmoins, il est clair que la porte de la continence est étroite, et d’un point de vue humain, un parcours semé d’embûches, de chutes, de tentations. La continence (abstinence pour Jésus + don de son homosexualité au monde et à l’Église) est plus un souhait, un horizon, un chemin, qu’un acquis et qu’une réussite. Car nous sommes humains, avons des contradictions, connaissons des échecs, et ne sommes jamais prêts à renoncer à la conjugalité, à la tendresse et aux sentiments, d’autant plus en pleine force de l’âge. La continence a quelque chose d’inhumain… ou mieux dit, de surnaturel. Le célibat, ce n’est pas naturel. Nous sommes tous faits pour le mariage, y compris à travers le célibat consacré.
 

71 – Les gens d’Église ont annoncé la Bonne Nouvelle aux personnes homos. Vrai / Faux
 

Faux. Ils prennent en général la condition homosexuelle au tragique ou en mépris. Ils sont incapables de considérer l’homosexualité comme un terrain d’émergence de l’humour, de la Vérité, de la sainteté, de l’universalité, de l’apostolat, de la fraternité, de l’amitié. Et pourtant, elle l’est (dans la continence).
 

72 – Si une personne durablement homosexuelle et profondément catholique ne peut ni se marier avec une personne du sexe complémentaire ni rentrer dans les ordres (à moins de cacher sa tendance), l’Église ne lui propose aucune voie vocationnelle de don entier de sa personne à Jésus et aux autres. Vrai / Faux
 

Vrai. Absolument rien ne lui est proposé. Et les petites tâches ou ministères qui sont accordés ne lui sont confiés qu’à la condition de son silence ou de la dissimulation de son homosexualité. Ce constat est glaçant.
 

73 – Se sentir homosexuel, surtout quand on est un fervent croyant, c’est désespérant. Vrai / Faux
 

Vrai. Quand nous sommes de tendance homosexuelle durable, et qui plus est quand nous sommes croyants et que nous essayons de rester dans l’Église (car nous sommes nombreux à en partir rien qu’à cause du discours ecclésial sur l’homosexualité), nous vivons une lente, véritable et silencieuse agonie. Une déréliction (ou écroulement) intérieure. Ni plus ni moins. Et pour tout vous avouer, sans Jésus, nous ne nous en sortirions pas, et nous demanderions une corde. À la messe et dans les assemblées, nous nous sentons parfois en profond décalage avec ce que nous entendons ou avec les gens qui nous entourent. Notre cœur saigne régulièrement. Nous nous sentons étrangers, méconnus et déconsidérés. Nous sommes particulièrement agacés par les ambiances trop festives, trop familiales, trop sentimentalistes (piano-opium et musiques antalgiques), trop cathos chachas ou à l’inverse trop tradis-rigides, agacés par la langue de bois « catholiquement correcte » sur les sujets sociétaux pourtant les plus urgents. Nous vivons un célibat lourd et très long pendant tout notre pèlerinage sur terre (certains d’entre nous doivent le démarrer dès l’âge de 15 ans avec la découverte précoce de leur inclinaison), célibat parsemé par de grands moments de doute, de frustration, de déceptions, de vertiges émotionnels, de dépression, d’envies suicidaires, nous vivons des chutes, des échecs sentimentaux, des luttes contre les addictions (porno, internet, plans cul, drogues, etc.), des amours en général instables et nombreuses. Nous sommes obligés de nous contrôler pour tout, et de nous cacher souvent pour tout aussi. Le moindre amourachement nous plonge dans des abysses de perplexité, de mélancolie. Et menacés de péché mortel et de damnation si nous cédons au moindre épanchement de tendresse, nous sommes même privés du flirt, du plaisir délicieux de la drague et de la séduction « soft ». À la différence des veufs qui ont parfois pu en profiter ou qui peuvent reconstruire leur vie, à la différence des prêtres qui ont choisi leur célibat, à la différence des personnes handicapées, nous, personnes homosexuelles, avons davantage le champ libre pour plaire et par conséquent nous avons davantage la possibilité de nous donner l’illusion d’être en couple et de vivre l’Amour (et nous devons davantage résister à notre pouvoir de séduction !). Et j’ose avancer que le gars homo, il souffre encore plus que le prêtre parce qu’il ne sait pas pour quelle raison profonde il souffre, et parce que sa fragilité le fragilise (c’est le cas de le dire) durablement, le démange sans arrêt. Le célibataire consacré souffre dans la Joie parce qu’il a choisi le célibat. La personne homo, elle, n’a quasiment rien choisi, n’a rien demandé et ne peut rien demander. Le pire dans tout ça, c’est que, étant donné que notre mal ne se voit pas et est mal compris mondialement/ecclésialement, étant donné que sur lui pèse un puissant non-dit, on ne nous plaindra même pas. Au contraire. Dans nos communautés religieuses ou paroissiales, nous agaçons, en général. Ou alors nous décevons et effrayons. Car les quelques cathos qui placent en nous des espoirs démesurés se transforment très vite en maîtres-chanteurs nous faisant du chantage aux sentiments, au Christ, à l’exemplarité de notre témoignage, et au Salut, pour se servir de notre continence pour masquer leur propre vie hétérosexuelle parfois désastreuse et vide. Ils ne nous parlent que de saints, pour noyer le poisson et nous assommer de spiritualité, de prières, de menaces de damnation, de perspectives de guérison et de changement, d’intellectualisme piétiste, veulent nous stériliser en hommes bonne-sœur, en eunuques, en grenouilles de bénitier bien sages à qui personne n’ose présenter de filles, parler mariage, couple, ni parler d’Amour tout court. En fait, la majorité des cathos et de nos proches ne savent pas quoi faire avec notre homosexualité ni comment nous prendre. Le « couple » homo n’est pas une solution non plus pour nous : soit on se met en « couple » et c’est raté ou bof-bof, soit on ne se met pas en couple et on ne vit rien affectivement parlant. Si nous pratiquons notre homosexualité, nous serons soulagés mais pas rassasiés car nous butterons contre les limites et les insatisfactions objectives de l’union homo. Alors, au bout du compte, on fait quoi ? On va où ? Il nous reste quoi ? On se met en couple ? On reste seul toute notre vie ? On vit à 30 ans comme des veufs avant l’heure, ou comme des célibataires endurcis, ou comme des divorcés/séparés, que notre famille regarde avec pitié en craignant que nous vivions mal notre célibat et que nous ne tenions pas la distance sur la durée ? On regarde passer notre vie en se contrôlant sur la masturbation et en s’occupant avec des engagements ecclésiaux de planqué ? On se cantonne au rôle de fils-à-maman ou de fils-à-papa catho parfait « qui aurait pu être prêtre », de gentils tontons ou tatas qui gardent et amusent les neveux ? Où est notre place, à nous personnes homos qui n’avons pas choisi notre tendance, dans la société et dans l’Église ? Qu’est-ce qu’on construit existentiellement ? Où et à quoi on nous appelle ? L’Église ne nous propose aucun chemin… à part « la Croix » (Elle ne propose pas de célibat consacré et Elle nous déconseille le mariage). Nos alternatives de bonheur sont réduites. Abandonnés, condamnés dès l’enfance, peu (ou mal) conseillés, livrés à nous-mêmes, nous, personnes homosexuelles, nous trouvons dans une véritable impasse. C’est à se suicider. Nous ne le ferons pas, car notre vie appartient au Seigneur. Mais pour être tout à fait honnête, notre situation et notre condition sont désespérantes, oui.
 

74 – Les personnes homos continentes sont les plus grands évangélisateurs de tous les temps. Vrai / Faux
 

Vrai. Je le crois. C’est le contexte qui veut ça, et également le fait que l’homosexualité soit actuellement l’alibi affectif mondial principal de destruction/banalisation de la différence des sexes (couronnée par le mariage homme-femme aimant ou le célibat consacré) et de destruction/banalisation de la différence Créateur-créatures (à savoir Jésus et l’Église Catholique). Même si c’est peu connu et peu attendu étant donné leur fragilité psychologique objective et leur instabilité, les personnes homos continentes se trouvent donc à leur insu placées dans le rôle de boucliers humains des sacrements (le jour où les gens d’Église ne condamneront plus les actes homos et décideront d’ouvrir la confession, l’Eucharistie, le mariage religieux et le célibat consacré à des personnes homos pratiquant leur homosexualité, s’en sera fini des sacrements les plus importants de l’Église Catholique !). Et comme sur les personnes homosexuelles du monde entier pèsent également la réputation d’homophobie de l’Église ainsi que l’inimitié universelle des athées contre l’Église, le témoignage vivant et unifié en leur personne des personnes homosexuelles continentes vient pulvériser de manière nette et sans appel la légende noire selon laquelle l’Église Catholique n’accueillerait pas tout le monde et serait homophobe. Par conséquent, notre seule existence – à nous personnes homos chrétiennes – est une bombe (d’humour, d’Amour, de Foi, d’insolence évangélique) !
 

75 – Les gens d’Église ont eu raison de durcir leur positionnement et d’afficher une tolérance zéro par rapport à la pédophilie, en particulier sacerdotale. Vrai / Faux
 

Faux. Le devoir des gens d’Église, c’est d’annoncer le Salut et la Miséricorde aux pécheurs, et non d’hurler avec les loups sur les « fautifs » pour avoir la paix (du monde) ni de faire la police pour s’acheter une crédibilité et une justice. Je regrette mais je ne suis pas d’accord avec le Pape François quand il dit, concernant les prêtres pédophiles : « Pas de place dans l’Église pour ceux qui commettent ces abus. » Il fait comme le père Pierre-Hervé Grosjean qui n’hésite pas à traiter ses collègues prêtres pédophiles de « salopards », et qui sur Canal + n’a pas tenu un discours évangélique, en répétant notamment plusieurs fois « Nous serons toujours du côté des victimes ! ». Jésus, lui, précisément, ne dit pas ça. Il déclare plutôt : « Je suis du côté des victimes, certes, mais je suis surtout du côté des pécheurs, des pédophiles, des criminels ». Jésus n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Il n’a jamais exclu quelqu’un, même pour « pratiques infâmes ». Et Il a laissé Judas rentrer dans la Baraque, sans le virer. Nos chefs ecclésiastiques, affolés en ce moment par la médiatisation des abus sexuels des prêtres dans le monde, ont tendance à n’aborder la pédophilie que comme un délit, et non plus comme ce qu’elle est d’abord, à savoir un péché, ainsi que la répétition d’un abus que les personnes pédophiles ont elles-mêmes subi dans l’enfance. Ils ont du mal à voir qu’il y a une personne derrière le mot « pédophilie » ou l’étiquette « pédophile ». Face à ce cheval de Troie qu’est la pédophilie (cheval qui cache en réalité un autre cheval de Troie encore plus gros : la justification mondiale de l’homosexualité), ils se comportent malheureusement trop souvent en justiciers ou en maîtres d’école débordés par leur classe. Or le vrai courage et la vraie Bonne Nouvelle ne consistent pas à se mettre du côté des victimes, ni à réduire les personnes à leurs actes, ni à demander pardon à la place des autres et pour des péchés qu’on n’a pas commis, ni à battre sa coulpe sur la poitrine de ses collègues pour devancer les attaques médiatiques et étouffer les scandales avant qu’ils ne grossissent. La Bonne Nouvelle, c’est de se reconnaître premier pédophile potentiel (même quand on ne l’est pas) ; c’est d’annoncer la folie de Jésus qui a accepté de se faire crucifier non seulement pour les justes et les victimes mais aussi et surtout pour les pécheurs qui ne méritaient pas son sacrifice ; c’est de dire haut et fort : « Oui. Dieu aime Nordahl Lelandais ! Oui, les personnes pédophiles peuvent être des gens bien, voire des saints ! ». C’est cette foi – scandaleuse aux yeux du monde mais sage aux yeux de Dieu – en la conversion des personnes pédophiles, que nous devrions attendre du Pape et des gens d’Église. C’est le scandale objectif du Pardon de l’Église (qui honnit le péché et aime le pécheur) que nous devrions entendre de la bouche de nos cardinaux, évêques et prêtres. En tant que catholiques, nous sommes appelés à défendre bec et ongles nos amis pédophiles (dont certains sont des pédophiles repentis et en voie de rémission) et à ne pas les laisser aux mains et au jugement impitoyable de la justice humaine. Ça, ce serait une démarche forte et évangélique !
 

76 – Les personnes qui ont des attractions pédophiles sont parfois des personnes très saines et saintes. Vrai / Faux
 

Vrai. Même si elles ont une fragilité qu’il convient de surveiller avec vigilance, et qui bien souvent fragilise et horrifie ces mêmes personnes à attirance pour les éphèbes et les mineurs de leur propre sexe, ce sont – pour celles que je connais – des personnes en général très drôles, sociables, taquines, généreuses, hypersensibles et avec beaucoup de qualités humaines. On est bien loin du cliché médiatique du psychopathe insensible et monstrueux du genre Marc Dutroux. Il faut que nous apprenions à démystifier les « pédérastes » et à leur faire confiance. Car cette confiance non seulement ils la méritent mais en plus, elle les empêchera de refouler et donc de pratiquer leur tendance, elle comblera leur manque de confiance en eux et les poussera à donner le meilleur d’eux-mêmes, c’est-à-dire Jésus ! Une personne pédophile qui ne pratique pas sa tendance mais qui la donne à Jésus et l’explique au monde pour annoncer les merveilles de Dieu dans sa vie, c’est juste de la nitroglycérine de sainteté !
 

77 – Toute personne homo et catho a un témoignage capital à offrir aux communautés chrétiennes et devrait pouvoir intervenir publiquement. Vrai / Faux
 

Faux. Il y a parmi nous beaucoup de narcissiques qui n’ont rien à dire. On peut être homo, catho… et sans cervelle. L’homosexualité ne rend pas plus intelligent. Aller à la messe et parler de Dieu, non plus ! En revanche, le top du top, c’est quand l’intervenant homo est autant témoin qu’analyste de l’homosexualité : car le témoignage tout seul ne vaut rien, se transforme en discours nombriliste plat, en arrivisme et en disque émotionnel plaintif ou béat qui ne fait pas avancer les choses ; l’analyse toute seule ne vaut rien non plus, car elle se transforme en conférence sèche, intello, désincarnée et culpabilisante. L’idéal, c’est de tomber sur un amoureux de la culture homosexuelle, un passionné de l’hétérosexualité, de l’homophobie, de l’homosexualité, en tant que sujets d’étude, qui sait à la fois ne pas s’y installer mais en dévoiler tout l’universalisme et toute la joie.
 

78 – La priorité ecclésiale actuelle, ça devrait être l’accompagnement des personnes homosexuelles et la pastorale à leur égard. Vrai / Faux
 

Faux. La priorité ecclésiale, ça devrait être, pour tout catholique non homosexuel, de chercher à être accompagné et enseigné par les personnes homosexuelles, plutôt que, à l’inverse, de chercher à les accompagner et à les enseigner, en simulant une écoute béate et compassée. Nous avons plein de choses à vous dire, à vous apprendre (sur la sexualité, sur l’hétérosexualité, sur le monde, sur l’Église, sur Jésus, sur les sacrements, sur vous-mêmes !) ! Inverser le rapport misérabiliste ou serviciel en rapport d’égal à égal, changer la raison pour laquelle vous venez vers nous, et vous verrez que ça change tout. Nous ne sommes pas des « personnes à aider, à accompagner » : nous sommes des personnes qui, en laissant vraiment passer le Christ, pouvons vraiment vous accompagner et vous guérir !
 

79 – En France, il n’y a pas de groupe pastoral solide et vraiment conforme à l’Église proposé aux personnes homosexuelles. Vrai / Faux
 

Vrai. Il existe depuis deux ans Courage International. Le problème de Courage, c’est que c’est une association fondée sur l’anonymat, la discrétion (groupe de parole sur le modèle des Alcooliques Anonymes), donc sur l’abstinence plutôt que la continence. La différence entre l’abstinence et la continence, c’est clairement l’apostolat public, le don de son nom entier, de sa vie et de son homosexualité, aux autres et à l’Église. Et plus fondamentalement, c’est la Joie et le degré du don (la continence, c’est clairement le grand saut, la prise de risque de perdre son travail, sa réputation, ses amis ; c’est le passage de l’autre côté de la barrière). Par exemple, si des médias invitent un membre de Courage à venir témoigner sur un plateau-télé ou une radio, l’association n’aura personne à envoyer, aucun volontaire. Les membres de Courage, souvent complètement flippés et honteux de leur homosexualité (ils ne l’associent en général qu’à quelque chose de négatif et dont ils devraient se débarrasser), sont des planqués. Ils cherchent à diluer voire à effacer l’homosexualité – d’ailleurs, ils n’en parlent quasiment jamais, et traitent de sujets corrélés à celle-ci (identité, masculinité, sainteté, amitié, Jésus, fraternité, etc.) mais pas d’elle directement. Toute la dimension sociale, historique, sociologique, politique, communautaire, culturelle, mondiale, apostolique, eschatologique, joyeuse et impertinente, de l’homosexualité, ils la laissent presque complètement de côté. À Courage, on m’a quasiment interdit de parler d’homophobie et d’hétérosexualité, et de toutes les lois pro-gays. J’ai donc compris que ce collectif, pourtant officiellement validé par l’Église, n’abritait que des personnes homos abstinentes et non continentes, et que l’association était pilotée par les accompagnateurs plus que par les personnes homos elles-mêmes.
 

80 – Saint Antoine de Padoue est le saint particulièrement adapté aux personnes homosexuelles. Vrai / Faux
 

Vrai. Même si je n’ai que mon vécu personnel pour le prouver (saint Antoine me fait plein de signes et est vraiment venu me chercher ; il m’a même envoyé des frères homos concrètement !)… ainsi que la série Joséphine Ange-gardien (sur laquelle je suis en train d’écrire un livre ! Ne riez pas ^^). En effet, dans le seul épisode de la série qui traite directement d’homosexualité (l’épisode 8 intitulé « Une Famille pour Noël » et tourné en 2000), saint Antoine de Padoue occupe une place centrale. Dans celui-ci, comme par hasard, Joséphine s’en prend à saint Antoine de Padoue en lui volant puis en éteignant la flamme du cierge déposé pour lui, face à sa statue dans une église, par une jeune fille, Sandrine, qui veut, pour sauver sa famille, que son père ne divorce pas de sa mère en partant avec un homme. Joséphine brise l’union de prière entre Sandrine et le saint : « De toute façon, on ne peut pas être deux sur le même coup. Joyeux Noël quand même, mon Toinou. » Je me dis donc qu’il est fort possible que saint Antoine ait un charisme particulier pour accompagner les personnes homosexuelles.
 

81 – Nos blessures, nos fragilités, notre vulnérabilité, nos croix, sont nos richesses. Vrai / Faux
 

Faux. La vulnérabilité n’est pas une force en soi. Elle peut même être une réelle faiblesse pour le mal, une inclinaison au mal. Et nos blessures ne sont pas la Force divine qui les traverse et qui leur donne sens. Par exemple, le 14 janvier 2017, la chaîne télévisuelle catholique KTO a utilisé Marie-Caroline Schürr pour lui faire dire une ânerie : « La vulnérabilité est une force. » Je dis non. Jésus ne justifie jamais le mal ou le signe de péché, y compris s’il l’utilise pour manifester sa Gloire. Il ne distribue pas de Croix ni d’épreuves. Il y a là une grave inversion entre le moyen et le résultat, entre ce qui est guéri/soigné et le Guérisseur, entre ce que Dieu permet et ce qu’Il valide. On assiste actuellement dans l’Église Catholique, à un détournement incroyable du fameux « C’est lorsque que je suis faible qu’alors je suis fort. » (2 Co 12, 1-10) de saint Paul, ou encore du verset de l’Exultet « Bienheureuse faute qui m’a valu un tel Rédempteur ! », ou bien de la réponse de Jésus face à l’aveugle de naissance (« Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais il est né aveugle pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. » Jn 9, 4). Rebelote avec Tugdual Derville le 22 mars de la même année, toujours sur la chaîne KTO, cette fois sur une vidéo intitulée « Se renforcer par ses faiblesses » N’importe quoi : les faiblesses ne renforcent rien du tout. C’est comme si je disais : « Merci mon Dieu de m’avoir fait homosexuel ! » C’est absurde. À l’heure actuelle, beaucoup de catholiques rentrent dans cette vague compassionnelle de l’optimisme combatif et solidaire, qui vénère le handicap ou la fragilité ou l’erreur en soi, sans se rendre compte qu’ils installent, sous couvert de solidarité, d’Espérance, de charité, d’humilité, le transhumanisme païen et son humanité augmentée. La médiatisation du handicap entraîne tout le monde, y compris les catholiques, vers une célébration collective de la « fragilité », des « imperfections/défauts » (« Love your imperfections » nous conseille le site Meetics), de la « solidarité », de la « dignité humaine », de la « vulnérabilité », de l’« engagement » … alors que ce n’est pas le handicap qui est à célébrer en lui-même mais seulement la Force qui le transcende : Jésus. Cette instrumentalisation des personnes fragiles, même si elle se veut sincère voire charitable et chrétienne, est assez ignoble car elle ne résout pas durablement les problèmes. Elle nourrit au contraire le transhumanisme technologiste, fait passer le mal pour le bien, cautionne en réalité un misérabilisme, un voyeurisme, une sensiblerie, une douilletterie et une absence de courage à prendre position sur des sujets vraiment importants (le mariage, Jésus, l’islam, le Salut de notre âme, l’homosexualité, l’hétérosexualité, le boboïsme, etc.). Ceux qui vénèrent la vulnérabilité pour elle-même se justifient en réalité d’être lâches et faibles quand ils devraient être forts, veulent apitoyer sur leur sort et sur le sort de leurs amis.
 

82 – C’est grâce aux différences que nous aimons et que nous découvrons vraiment Dieu. Vrai / Faux
 

Faux. On nous a seriné toute notre enfance avec ce mot d’ordre pro-tolérance. Et pourtant, toute différence n’est pas bonne en soi (il y en a certaines qui font partie du mal, qui sont des désobéissances et des choix contre Dieu : « L’Autre » est un des noms du diable dans le Bible, d’ailleurs), tout mélange ou métissage n’est pas bon ni réussi (certaines diversités sont des hybridités, des indifférenciations, des monstruosités, des confusions, des désordres, des mélanges peu heureux et barbares), tout ce qui nous est présenté comme « différence » n’est pas forcement original ni ontologique. Quand je parle de « fausses différences », je me réfère par exemple à l’hétérosexualité (qui n’est pas la différence des sexes), à l’homosexualité (qui n’est pas une espèce humaine ni les personnes humaines qui se sentent homos), à la différence de « races » (qui n’en est pas une puisqu’il n’y a entre Hommes qu’une seule race – la race humaine – et que des différences de pigmentations de peaux). Il faut donc se méfier de ceux qui prônent un culte de l’altérité absolue, des différences en soi, car ceux sont les mêmes qui les nient un peu plus tard (par un discours bon ton « Il n’y a plus de différences ! ») après avoir transgressé/banalisé les différences fondatrices de l’Humain et du Divin (la différence des sexes et la différence Créateur-créatures à savoir Jésus et l’Église) ou après avoir créé des clivages idéologiques manichéens. Par exemple, le 15 juillet 2018, au micro de France Inter, une jeune supportrice hétéro-gay-friendly interviewée dans la rue juste après la victoire en Coupe du monde des Bleus, alors que ça n’avait apparemment rien à voir avec la choucroute (footballistique), a laissé exploser sa « joie » en commençant comme par hasard par louer l’hétérosexualité, par créer des diversités manichéennes et binaires fantasmatiques, tout en disant dans le même temps que ces catégories clivantes n’existaient pas et n’avaient pas lieu d’exister : « Il n’y a plus de différences ! Il n’y a ni hétéros ni homos, ni Blancs ni Noirs ! » En gros, je dénonce/nie devant tout le monde ce que je suis en train de faire ! De plus en plus, nos contemporains signent l’abrogation des différences (et la création de nouvelles et fausses « différences ») sous couvert de leur célébration ou de la dénonciation de binarismes différencialistes que le monde médiatique a lui-même dessinés : « L’Amour n’a pas d’âge ni de sexe ! » « Construisons un monde sans frontière, sans limites, sans religion ! » « Fais la différence ! » et en même temps « Les différences n’existent pas puisque nous sommes tous égaux ! ». Le diable feint de glorifier les différences pour mieux les nier ; et par un tour de passe-passe bluffant, il s’arrange pour remplacer les différences fondatrices de l’Amour et de l’Humanité par une diversité publicitaire Benetton ou une diversité Rainbow (arc-en-ciel pro-gays) qui illustre une fascination collective croissante pour le chaos. Car qu’est-ce que le chaos sinon l’indifférenciation généralisée et le déni des différences créant un nouveau découpage sectariste et fantasmatique du monde ?
 

83 – Le Synode des Jeunes de novembre 2018 promet d’être un bide (à moins d’une intervention in extremis de l’Esprit Saint). Vrai / Faux
 

Vrai. Quand les journalistes demandent aux cardinaux organisateurs : « C’est pas bizarre que dans votre questionnaire en ligne pour préparer ce Synode des Jeunes, vous ne fassiez aucune allusion au sexe et à la drogue ? », le grand responsable du Synode des Jeunes, le cardinal Lorenzo Baldisseri, annonce d’emblée la couleur et stérilise l’événement : « Le thème de la sexualité ne sera pas une des ‘questions centrales’ du Synode. » Ok… Raison invoquée (je le cite) : « Nous n’y avons pas fait référence car nous ne souhaitions pas que l’attention se focalise là-dessus. Sinon, les journalistes accentueraient le focus, comme ce fut le cas lors du synode sur la famille avec le thème des divorcés. Mais dans tous les cas, ce sont des sujets ouverts. » Alors que la sexualité est la préoccupation n°1 des jeunes d’aujourd’hui (je pense au porno, concubinage, célibat, contraceptifs, ruptures amoureuses, divorces des parents, suicides, transidentité, prostitution, drogues et l’alcool, avortements, plans cul, viols, cyber-harcèlement, et surtout bisexualité et homosexualité), les cardinaux imposent un thème complètement vague : la VOCATION. L’intitulé du Synode, tenez-vous bien, c’est : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». D’un côté le cardinal Baldisseri dit « De ça, on ne parlera pas, ou plutôt on en fait un sujet-annexe parmi d’autre », de l’autre, il ne tarie pas de formules démagos qui maquillent sa censure : « Vous pourrez parler de tout : exprimez-vous ! y compris sur les réseaux sociaux ! Mettez la pagaille ! » ; « Les jeunes doivent être vraiment acteurs pendant ce Synode ! » ; « Ce n’est pas un Synode SUR les jeunes mais un Synode DES jeunes et PAR les jeunes ! ». Il n’y a pas que les cardinaux et les évêques qui court-circuitent le débat de fond de l’homosexualité : les jeunes catholiques actuels sont quasiment tous pro-Union Civile et pro-homosexualité (à partir du moment où elle se privatise et ne se politise pas). Ils ne veulent pas en discuter ni la remettre en question. Moi, sur les réseaux sociaux et dans la réalité, je me fais mépriser, ignorer, attaquer par une grande majorité de jeunes catholiques qui devraient pourtant m’appuyer. Et ceux qui ne m’attaquent pas m’ignorent et me regardent comme si j’étais un extraterrestre inaudible.
 

84 – Inviter Koz Toujours c’est mettre le « saint » bazar papal. Vrai / Faux
 

De la part de l’intellectuel « catholique » le plus conventionnel et carriériste qui soit, qui défend l’Union Civile, qui ne dénonce pas l’hétérosexualité (voire même qui la défend, alors qu’elle est le diable déguisé en différence des sexes, car en réalité il croit secrètement en « l’amour » homo : cf. son récent plaidoyer sur le jeune Marin qui s’était fait tabasser en défendant un « couple » homo ; cf. son interview dans La Vie en janvier 2018 où il se présente comme « un mâle blanc hétérosexuel catholique »), qui ne prend jamais position sur les sujets vraiment polémiques (être contre l’euthanasie ou l’avortement, défendre les migrants et l’écologie, dénoncer les « identitaires », tout catholique peut et doit le faire, et c’est un minimum : c’est enfoncer des portes ouvertes), qui est l’incarnation de la tiédeur journalistique et de l’esbroufe euphémisante (franc-maçonne à la sauce « catholicisme pondéré »), qui est le roi de l’absence de prise de risques et le maître du boboïsme de la droite Sens Commun embourgeoisée, vraiment ça fait marrer de le voir déclarer « Mettez le bazar » (invité par les jeunes du Chemin Neuf, en plus) ! Il représente au contraire l’ordre pharisien aux antipodes du risque de la Vérité qu’est Jésus.
 

85 – Inviter le cardinal Sarah, c’est mettre le « saint » bazar papal. Vrai / Faux
 

Beaucoup de catholiques, soucieux de redonner une vigueur dogmatique « sans concession » et redressante à l’Église, précisément dans un contexte où celle-ci est menacée par le progressisme, se choisissent le cardinal Sarah comme nouveau guide de fermeté pour les envoyer en croisade messianiste (et pseudo « humble » dans la forme) et mettre un bazar ordonnateur. Mais là encore, chez ce cardinal guinéen, peu d’humilité, un discours typiquement franc-maçon (basé sur un Jésus-Puissance et guerrier, sur la lumière et la construction), un millénarisme christo-centré, un intransigeance, peu d’Amour, une défense de l’hétérosexualité (confondue avec la différence des sexes), une diabolisation de l’homosexualité (sous forme de « lobby gay » ou d’idéologie sataniste) et de l’Occident, une spiritualisation du monde. À mon avis, ça ne va pas du tout.
 

86 – L’extrême droite, et même la droite, sont incompatibles avec le catholicisme. Le socialisme et le communisme également. Vrai / Faux
 

Vrai. La droite a tendance à penser à la production de richesses, mais pas systématiquement à leur distribution aux pauvres ensuite. Donc ça ne va pas. L’extrême droite, quant à elle, a tendance à mettre la Vérité, la réalité et la force pour la détenir, avant la Charité, et donc à se nier elle-même et à nier son agressivité. Le socialisme et le communisme ne sont pas de gauche, laquelle est vraiment au service des pauvres et incarnée par Jésus : ces deux mouvements gauchistes embourgeoisés (et souvent anticléricaux) pensent aux personnes défavorisées sans reconnaître la réalité de ces dernières, en défendant des idées – la liberté, la tolérance, l’égalité, le droit, le Bien commun, la collectivité, etc. – qui, posées comme absolus, rejoignent le libéralisme individualiste et capitaliste qu’ils prétendent hypocritement éradiquer. Bref, en résumé, votez à gauche pour un candidat (ou plutôt un roi) qui défend un Jésus crucifié et les pauvres, parce qu’il l’est lui-même.
 

87 – Le Pape François est le Pape qu’il nous faut et n’est pas l’Antéchrist. Vrai / Faux
 

Vrai. À l’instar de Jésus juste avant sa Passion, en bon pasteur rassembleur, le pape François réunit tout le monde autour de sa table au lieu de s’appesantir sur les divisions internes et externes. Il se jette à corps perdu vers le Seigneur. Il ratisse large, « vers les périphéries ». Et tant pis si ce ne sont pas les invités initiaux ! Tant pis si ce sont des migrants fichés S ou des gens de mœurs légères ! Le Saint-Père sait très bien que les portes du Royaume sont en train de se fermer définitivement, et que ce qui compte maintenant, c’est de sauver le plus d’âmes possible. Face à son travail en apparence imprécis de sauvetage (il a l’air de faire n’importe quoi : des blagues, un œcuménisme démagogique, une ouverture diaconale aux femmes, de l’entrisme avec les divorcés-remariés : pourquoi pas « les homos » tant qu’on y est ?), il y a parmi les catholiques des détracteurs virulents, « ouvriers de la première heure » pharisiens qui grincent des dents uniquement parce que le Pape François est bon (Mt 20, 15). Le Pape ne « laisse pas courir » les sales affaires en interne, ni ne les étouffe : il lave son linge sale en privé, car il pardonne. Il ne détourne pas « plein de croyants de l’Église » : au contraire, je suis étonné de voir quelle attraction et quelle confiance il s’attire des incroyants. Il fait ce qu’il peut et doit, dans la plus grande Charité possible. Pour affronter ces Fins dernières, nous avons vraiment le Pape qu’il nous faut. Et nous devons le soutenir car il va beaucoup souffrir. D’ailleurs, je rappelle que s’attaquer à l’« Oint de Dieu » revient à pécher gravement contre l’Esprit Saint. Comme le soutient très justement le dicton italien, « Qui mangia il Papa… muore » (« Qui mange le Pape en meurt. »).
 

88 – On en a pour 20 ans à vivre planétairement. Grand max. Vrai / Faux
 

Faux. Nous faisons, je crois, très certainement partie de la génération mondiale qui va voir la Parousie en directe, c’est-à-dire l’arrivée du Christ en Gloire. Mais nous n’avons aucune preuve pour l’assurer. Néanmoins, même si nous ne connaissons pas la date exacte de la naissance, et que nous n’avons pas à la chercher, j’ai coutume de dire que ce n’est pas pour ça qu’on ne peut pas déjà identifier les contractions de l’accouchement et l’annoncer comme imminent. Pourquoi je me permets de donner cette fourchette de vingt ans ? Parce que le contexte actuel fait écho de plus en plus précisément à la Bible, aux paroles du Christ, et en particulier au livre au livre de l’Apocalypse (notamment en lien avec la Bête et la Marque de la Bête, très visibles en ce moment). Parce que l’homosexualité agit comme un baromètre étonnant et extrêmement précis des Fins dernières, de l’état du monde et de l’Église, étant donné qu’elle dit une peur et une désaffection de l’Humanité vis à vis d’Elle-même et de ses principaux socles d’existence et d’Amour que sont la différence des sexes (le mariage, le célibat consacré et la Vierge Marie) et la différence Créateur-créatures (l’Église Catholique et Jésus). Le Pape François est tout à fait conscient que mondialement et ecclésialement, ça sent le roussi. Il a affirmé que la Troisième Guerre mondiale avait déjà commencé (mais de manière « morcelée »). Lors de son homélie de Pâques du 16 avril 2017, il a esquissé l’ombre d’une angoisse : « Je ne sais pas ce qui va advenir… mais je sais que Christ est ressuscité, et je mise tout là dessus. » Difficile de trouver espérance plus grave !
 

89 – Je mettrai le saint bazar papal dans le monde et l’Église en parlant de l’homosexualité en Vérité, en tout amour des personnes homos, et en dénonçant la fausseté de la pratique homosexuelle. Vrai / Faux
 

Vrai. Car le message de l’Église sur l’homosexualité va réellement au fond des choses et révèle la profondeur des sacrements, de la sexualité. Et parce que l’Église Catholique n’est pas attaquée sur les sujets autres que l’homosexualité : l’homosexualité, c’est vraiment le seul thème sur lequel les athées de bonne foi, et y compris les catholiques eux-mêmes, butent ou peinent à argumenter pourquoi elle serait mauvaise ou grave. De plus, d’après ce que j’ai pu également observer, énormément de nos contemporains – en particulier les jeunes – se coupent de l’Église-Institution uniquement sur la base de ce qu’ils croient être de l’homophobie et un manque d’amour des personnes homos de la part des chefs d’Église : pas du tout sur l’avortement, la pédophilie, ni sur des points de doctrine ou de théologie poussés. Ils voient l’homophobie à l’entrée, elle prend à leurs yeux toute la place et leur fournit l’excuse facile pour ne pas venir mettre les pieds à l’église et ne pas s’intéresser à Jésus. C’est aussi « bête » que ça ! Alors si tu veux vraiment mettre le bazar saint, parle d’homosexualité (c’est la clé des cœurs des gens d’aujourd’hui), annonce la Bonne Nouvelle (mais en Vérité… et du coup, cette Bonne Nouvelle ressemble à une mauvaise Nouvelle) aux personnes homos de ton entourage, ou invite-les à te former sur le sujet.
 

90 – Joséphine Ange-gardien est une série très profonde. Vrai / Faux
 

Vrai. Le personnage de Joséphine est fascinant. Je postule que Joséphine Ange-gardien est l’ambassadrice du téléphone portable, de la puce électronique. Elle montre combien l’occultisme, la Franc-Maçonnerie gay friendly, se sont infiltrés dans les plus basses couches de la population. Et avec succès, car personne ne se méfie de cette série beauf et pleine de bons sentiments.