En ce moment, les cathos tradis de la Réacosphère ne sont pas seulement en train de vendre leur âme au Cardinal Sarah. Pour tuer le temps et leur ennui/peur abyssal(e), ils s’en prennent aux cardinaux actuels qui à leurs yeux incarnent le diable en personne, pour la simple raison que ces derniers portent un nom de famille gauchisant (comme par exemple le Cardinal Marx : avec les cathos cons, ça ne va pas chercher plus loin…) ou qu’ils se montrent apparemment « trop bons » avec nous, personnes homosexuelles. En parfaits inspecteurs de l’ordre doctrinal, les catholiques tradis pharisiens agitent sous les yeux de ces « cardinaux subversifs » la Théologie du corps de Jean-Paul II comme si ces « dangereux désobéissants » la récusaient (c’est du grand n’importe quoi…), se mettent à leur écrire des ordonnances et des « lettres ouvertes » soi-disant « proposantes » ou « questionnantes » (dubias) qui sont en réalité des menaces et des avertissements.
 

(Traduction : « Rien que son nom de famille porte la marque du péché »)


 

Alors sachez, Cardinal Marx, que dans cette ambiance ecclésiale délétère et mortifère, ce ne sont pas les Jeanne Smits et autres mauvais journalistes catholiques qui vont mener la danse ; que nous catholiques de la base ne sommes pas encore tous aveugles ; et que, pour ma part, vous avez tout mon soutien. Je sais que ce n’est pas parce que vous vous refusez, par amour, à être homophobe, que vous seriez gay friendly, autrement dit un « traître », un « Judas », une « menace pour l’Église ». Bien au contraire. Quant aux rares cathos fachos, je vous suggère de lui foutre la paix et d’aller plutôt regarder tout ce qui ne va pas dans les discours de votre idole le Cardinal Sarah (car là en revanche il y a de quoi faire !).
 

 

 

 

N.B. : Les agents diviseurs côté conservateur ne se servent pas que du clivage gauche/droite ou de la bipolarité pro-LGBT/pro-ordre-naturel pour asseoir leur manichéisme anti-clérical : ça marche aussi pour les pro-migrations (soi-disant du côté de l’inconséquent et « hérétique » Bergoglio), les suiveurs du courant, les « trop gentils » qui seraient aveuglés par leur bonté (car oui, pour les cathos fachos, être bon c’est être con…), etc.