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Fin du Synode sur la famille. La question de la pastorale spécifique à l’égard des personnes homosexuelles et des moyens concrets pour assurer leur accueil par l’Église est tombée à l’eau. Balayée. Étouffée. Reportée.

 

Comme le signale cet article : « Le paragraphe s’interrogeant sur ‘quelle attention pastorale soit opportune‘ pour les situations des ‘personnes avec une orientation homosexuelle au regard de l’enseignement de l’Église‘ et indiquant qu’elles doivent ‘être accueillies avec respect et délicatesse‘ a manqué de seulement une poignée de voix pour être adopté aux deux-tiers (118 pour, 62 contre, 3 abstentions). La majorité requiert aux deux-tiers requiert 122 voix. »

 

Sujet jugé trop glissant et pas assez mûr (mais dans la tête et le coeur de qui ?), alors que pourtant les besoins sont énormes et urgents : la thématique de l’homosexualité dépasse largement les seules personnes homosexuelles (on a vu avec les récentes lois sur la famille qu’elle déborde sur le mariage, la filiation). Et le problème du dossier sur la « pastorale spécifique », c’est que la question reviendra, qu’elle met déjà en difficulté notre Église, et qu’elle était au centre des attentes des gens non-croyants, des médias mais aussi des catholiques. Notre Pape a eu le mérite de la poser, mais pas le courage (à cause de la pression alentour, sûrement) d’y répondre. Le bilan du Synode est donc forcément un peu triste… même si je n’en ferai pas tout un plat. Cet événement était juste une occasion rêvée pour enfin sortir un discours clair sur l’homosexualité, pour se débarrasser du problème du non-dit, pour s’approprier la thématique et s’en libérer, pour aller vraiment à la rencontre des personnes homosexuelles… et force est de reconnaître qu’on a une nouvelle fois loupé le coche. L’esquive n’est pas la solution, et elle est même inquiétante et inconfortable pour l’avenir de notre Maison. Mais ça m’a au moins permis/forcé d’écrire ce texte il y a quelques jours, qui sera peut-être utile un jour.