capture-decran-2016-12-01-a-13-13-47
 

Jésus est bon. Et quand Il dit que le fardeau qu’Il nous donne à chacun est léger (« Mon joug est tendre et mon fardeau est léger. » Mt 11, 30), c’est bien vrai. Avant-hier, c’est en essayant de formuler à Xavier Lemoine comment j’étais attaqué à cause de l’homosexualité (il est l’un des seuls à mesurer la primauté et le poids central de l’homosexualité sur l’échiquier mondial) et surtout pourquoi j’allais paradoxalement si bien dans les persécutions que je vis, que j’ai pu mettre des mots sur les raisons pour lesquelles, par miracle et par Grâce, on me laisse encore vivant. En effet, si d’un côté les catholiques me soutenaient (comme ça devrait être logiquement le cas), s’ils m’offraient une audience importante et ne me méprisaient pas, et si de l’autre côté les militants gays friendly ne me suspectaient pas de folie, à l’heure actuelle, ma liquidation s’imposerait. Je serais vu comme dangereux et à neutraliser d’urgence.
 

Mais l’isolement (exercé par les catholiques) d’une part, et la présomption de folie (exercée par les militants LGBT) d’autre part, sont autant mes croix que mes protections. Ce sont les deux fardeaux que Jésus a permis que je porte pour les transformer en pare-feu. Les catholiques, par leur indifférence, par leur abandon, par leur reniement de mon message (pourtant central et irremplaçable pour tous leurs combats), par leur mutisme (c’est assez flagrant dans le cas de VITA, de LMPT, et de tous les médias catholiques, qui adoptent la stratégie de la sourde oreille avec moi : mépriser une seule personne, ça leur coûte moins cher que de risquer l’impopularité, de me laisser leur place et d’avouer leurs torts, leurs peurs, leurs contradictions, leur collaboration au Système qu’ils dénoncent, leur carriérisme, leur jalousie, leur illégitimité), me rendent finalement insignifiant, invisible, méprisable, inattaquable à leurs propres yeux et aux yeux de mes ennemis. M’attaquer et me répondre signerait leur perte… puisque face à moi, ils n’ont aucune argumentation et aucune excuse de poids pour justifier ma mise à l’écart. Ludovine de la Rochère, par exemple, n’a jamais eu rien à me répondre. Tugdual Derville non plus. La seule chose qu’ils ont à me reprocher, c’est que je leur reproche des choses, c’est la soi-disant « absence de forme et de charité » du fond juste que je délivre et sers.
 

Idem du côté LGBT : la mauvaise foi des promoteurs de « l’amour homo », leur ignorance, leurs faux témoignages, leur haine à mon égard, le bruit qu’ils font courir sur ma supposée « folie », « dangerosité », « orgueil », « refus de me remettre en question », voire « libertinage masqué », m’invisibilisent de la même manière. M’attaquer frontalement me ferait davantage de publicité, diffuserait mes idées et prouverait au grand jour que les fous, ce sont eux. La présomption de folie m’enserre comme une camisole de force autant qu’elle me protège (encore un peu) des coups, des insultes et du meurtre.
 
capture-decran-2016-12-01-a-13-05-02
 

Concernant la puissance de la réputation de folie/d’orgueil, je garde en mémoire une des techniques qu’avait mises en place la journaliste Florence Aubenas pendant sa captivité en Irak en 2005 pour avoir la paix et finalement échapper à l’ambiance délétère qui avait rendu certains de ses compagnons de captivité complètement cinglés (leurs geôliers étaient capables de les dresser les uns contre les autres pour une portion de vache-qui-rit !) : elle s’était révoltée hystériquement une seule fois contre le traitement qu’on leur infligeait (ce qui lui avait valu d’être passée méchamment à tabac, d’ailleurs), puis ensuite, comme on l’avait étiquetée « folle », on la laissait tranquille et on n’insistait pas. On pardonne tout à celui qu’on dit « fou », et parfois même on va jusqu’à lui accorder exceptionnellement une grâce, un traitement de faveur. Exception permise par le mépris et surtout la faiblesse du diable vaincu par Jésus. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs devient (pas « est ») la pierre d’angle.
 

Alors, même si je suis tenté de m’insurger contre Jésus et de me plaindre de ma situation, je ne le suis pas. Même si je suis tenté de perdre la Charité au nom de l’annonce de la Vérité, j’essaie de rester aimant. Même si je suis tenté de quitter l’Église Catholique Institution et le Pape, je n’en ai pas du tout l’intention. Je gueule, ça, oui. Je continue de dire ce que je pense et de dénoncer ceux que j’appelle « les cathoscons et les cathosbobos » (Jésus n’a pas été plus tendre avec les pharisiens), car en ce moment, ils sont légion et on n’entend qu’eux (surtout les cathos bobos anars d’extrême droite qui méprisent les bobos et lesdits « les modernistes »). Mais je prends avec joie ma part de souffrance. C’est bien parce que c’est Jésus qui porte la grosse part ! Le Mystère d’iniquité est finalement une gloire. Les deux réputations infâmantes (« l’isolé diviseur » construite par les pharisiens « catholiques », et « le fou incompréhensible et homophobe » construite par mes frères homosexuels et « hétérosexuels » proclamés) me plombent autant qu’elles me gardent. Elles me rendent invisibles et empêchent (encore) mes ennemis de me tuer, de s’attaquer à moi physiquement.
 

Il y a une autre raison qui explique qu’on m’épargne (encore un peu) et qu’apparemment la persécution me sauve : c’est que le bien est fait (c’est tout le sens du titre de la rubrique « Je l’ai dit » de mon blog, et également des paroles du Christ Lui-même : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Mt 24, 35). J’ai, pour le malheur des menteurs, des romantiques et des libertins, écrit et étudié sur l’homosexualité. Et bien écrit, en plus. Ça ne pourra jamais être effacé. C’est fait. Ils ont déjà perdu. Mon Dictionnaire des Codes homosexuels a démasqué et tué la bête de l’homosexualité. Mon blog CUCH a démasqué le diable de l’hétérosexualité. C’est trop tard pour les méchants. Maintenant, la seule chose qu’ils peuvent faire, c’est que mon travail tombe dans l’oubli, c’est limiter sa propagation, c’est m’ignorer et salir ma mémoire. C’est bien tout. Et quand bien même je ne vivrais plus ce que je dis ou vivrais une vie de débauche post-écriture, quand bien même ils supprimeraient mon corps, c’est fini pour eux. Le message est plus important que les actes et les corps humains mortels, même si les actes et les corps incarnent et aident indéniablement à porter le message et à le rendre aimant, vivant.
 
capture-decran-2016-12-01-a-13-21-09