Comment enrayer les abus sexuels dans l’Église Catholique ?
LES FAUSSES SOLUTIONS :
1) Écouter les victimes (questionnaires, ligne d’écoute, cellules de crise, dédommagement et « réparations », soirées sur les chrétiens persécutés et basées sur la victimisation : l’Antéchrist s’axe toujours sur les victimes). Le patchwork d’Arthur Herlin.
2) Jouer le sketch hypocrite de la compassion, et même de la repentance ; battre publiquement sa coulpe face aux victimes et aux médias (et surtout contre la poitrine de ses propres collègues prêtres fautifs !). (Exemples : Le père Grosjean qui traite ses collègues prêtres fautifs de « salopards » ; le film « Sacerdoce », avec des prêtres qui se lâchent de manière cinglante contre leurs coreligionnaires impliqués dans des affaires ; les prêtres latinos en France qui jouent les vrais bonshommes et disent « On ne veut pas de ça dans notre maison ! »).
3) Organiser des soirées CIASE et former les catéchistes/les laïcs au signalement d’abus (ça s’appelle en réalité de la formation à la délation et de la paranoïa).
4) Isoler les prêtres, les couper progressivement de la jeunesse (consignes : ne pas les laisser seuls dans une pièce avec un enfant, ne pas leur confier de groupe de caté, de scouts, ou d’enfants de choeur), durcir la surveillance autour d’eux (y compris sur leurs recherches d’internet), les menacer de lourdes sanctions (ça s’appelle du terrorisme) ; et accabler sévèrement les prêtres qui ont chuté (politique « zéro tolérance », mesures coercitives, dénonciation à la Natalia Trouiller, destitution… sans chercher à comprendre que les affaires sont plus complexes et louvoient à la fois avec l’homosexualité et avec l’absence de soutien des prêtres par leur communauté et par leur hiérarchie).
5) Lever l’obligation au célibat et à la chasteté qui pèse sur les prêtres catholiques romains (comme si c’était la frustration génitale et sentimentale la seule et unique cause du problème).
6) Régler le phénomène au cas par cas (alors que le problème est systémique, universel et ecclésial), ou pire, le minorer, en soutenant qu’il s’agit d’un épiphénomène ou d’une « caricature du clergé », une manœuvre de « discrédit/persécution de l’Église ».
LES VRAIES SOLUTIONS :
1) Rappeler à ceux qui diabolisent le célibat sacerdotal ou transforment l’Église en repaire de prêtres pervers, pédophiles ou homosexuels refoulés (c.f. livre Sodoma de Frédéric Martel), que c’est un argument et une croyance nazi(e) (c.f. : discours d’Himmler soutenant que 80% du clergé catholiques est homo.).
2) Être moins impressionnable face aux mots « viol » ou aux scandales sexuels éclaboussant le clergé (c.f. affaire Rittershaus), et ne pas croire tout ce que disent les soi-disant « victimes » et leurs défenseurs. Ne pas camoufler les problèmes par des gros mots (« suicide », « viol », « harcèlement », « sexe », « pédophilie », « prostitution ») ou le déni.
3) Arrêter d’amalgamer l’homosexualité sacerdotale (beaucoup plus pratiquée dans le clergé que la pédophilie) avec la pédophilie sacerdotale (très minoritaire), amalgame fait – c’est ça le comble ! – au nom de la lutte contre ce même amalgame : les abus sexuels des prêtres (y compris sur mineurs) sont majoritairement homosexuels et non pédophiles (la CIASE dévoile par exemple que 80% des mineurs abusés par des prêtres sont des garçons ; l’affaire McCarrick ; l’affaire Point-Coeurs). Et beaucoup de prêtres sont tombés dans un piège tendu par des adolescents entreprenants et en quête d’affection, fascinés par la figure paternelle ou spirituelle du prêtre (c.f. l’affaire Poligné ; l’affaire Payre ; le film « La Déposition »). La pédophilie, dans la majorité des cas, est le faux nez de l’homosexualité sacerdotale et de l’adolescence homosexuelle ; elle est la merde qui tient chaud et arrange paradoxalement tout le monde !
4) Oser tenir tête au clergé homophobe qui considère la « mafia rose » (dans le clergé et au Vatican) à l’extérieur de lui-même. Se reconnaître potentiellement tous pédophiles (s’identifier aux criminels, c’est ce qu’a fait Jésus ; s’identifier aux victimes et à leurs sauveurs, c’est ce que fait le diable !). Et reconnaître quand même que, globalement, les catholiques et le clergé ont un sérieux problème avec la sexualité, autant en actes qu’en pensées, et que leur gestion des affaires sexuelles dans l’Église est calamiteuse et pathologique, en particulier en ce qui concerne l’homosexualité.
5) Sortir du manichéisme victimes/bourreaux, enfants/adultes, laïcs/clergé, et arrêter d’innocenter/angéliser/déresponsabiliser systématiquement les mineurs dans le cas des abus. Ces derniers, a fortiori quand ils sont adolescents, portent une part de responsabilité. Et le reconnaître n’est pas les accabler, mais au contraire les libérer. L’adolescence n’est pas une blanche colombe : entre 40 et 50% des agressions sexuelles sur enfants sont commises par des mineurs. Elle constitue un stade intermédiaire parfois ambigu et sollicitant le libre arbitre et le pouvoir de mal agir.
6) Proposer une vraie réflexion sur l’homosexualité (y compris celle qui arrive dans des contextes d’enfance, d’adolescence, ou impliquant des pré-adultes) et accompagner les prêtres dans leur affectivité (amitié). Reconnaître la solitude des prêtres et la difficulté terrestre de se passer de génitalité/sentimentalité conjugale. Reconnaître la forte propension/potentialité/accointance d’homosexualité avec le sacerdoce. Désamorcer la guerre intestine invisible entre les prêtres homos et les prêtres « hétéros », déguisée en conflit entre « progressistes » et « conservateurs ».
7) Dégager les prêtres formateurs au séminaire qui initient les séminaristes à l’homosexualité et les corrompent. En revanche, mettre en valeur les prêtres homosexuels continents (on n’entend que les défroqués ou les prêtres homos pratiquants !).
8) Urgence à s’occuper de l’homosexualité. Sinon, les cathos secrètement homos foutront sacrément leur merde et tireront sur tout ce qui bouge (évêques, communautés nouvelles, etc.), se feront un plaisir de dévoiler tous les scandales et incohérences qu’ils observent… par vengeance de ne pas être correctement accueillis et de ne pas pouvoir faire leur coming out.

