En manque de notoriété ?

Alors que je suis censuré de partout pour la sortie de mon livre sur la loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité, Benoît Berthe, qui rafle tous les plateaux télé, me fait passer pour un mec « en manque de notoriété » et obsédé par les caméras et la médiatisation. Un comble!
 

 

N.B. : Je rappelle par ailleurs aux rares catholiques qui me lisent que cette censure vient autant des non-cathos que des « cathos »… C’est ça le drame. Mais personne ne fait rien. Je vous promets : il n’y a pas un seul article, une seule recension, une seule signature, une seule conférence, une seule invitation. Pas même des journalistes catholiques. Y’a vraiment un énorme problème. L’Église coule.

Le tout premier retour de lecture de mon livre

Voici une critique de mon nouveau livre, bien sympathique ! D’un ami polonais, Filip. Ça me fait extrêmement plaisir. D’autant plus que, pour tout vous avouer, c’est le premier retour de lecture qui me parvient. Car il n’y a aucun article, aucune critique, aucune recension, qui est sorti. Et pas même mes amis ne m’écrivent pour me dire ce qu’ils en pensent… ce qui est bien triste et bien dommage. Car un livre, c’est comme une lettre qu’on envoie à un ami et qui demande logiquement un retour, une réponse :
 

« Bravo Philippe Ariño!
 

Ça vaut le coup, je viens de terminer ton nouveau livre et c’est vraiment très intéressant, à conseiller vivement. Ca me tente d’écrire un texte plus long pour faire connaître tes idées, peut-être en polonais (quitte à trouver quelqu’un qui serait intéressé par la publication d’un tel compte rendu). Pas mal de questions et de remarques (une petite partie de négatives aussi😉) qui s’imposent. Je me permets d’en partager quelques-unes (juste en guise d’esquisse et d’introduction).
 

À commencer par des valeurs littéraires de ton livre, parmi lesquelles on peut compter ton empressement (au sens paulien aussi: « Caritas Christi urget nos »), c’est parfois comme si tu courais😉. Je pense que le Ier chapitre où tu dénonces toutes les manoeuvres mensongères et vicieuses de ceux qui prônent l’interdiction est un vrai bijoux rhétorique (en plus d’une belle analyse cinématographique). D’ailleurs juste à la fin tu y reviens, en soulignant que cette nouvelle loi risque de nous fermer de façon efficace la bouche (plus possible de traiter publiquement d’homosexualité et d’en faire débat). D’où l’importance d’en parler maintenant..Finalement, ton livre dépasse largement ce qu’indique son titre. Né de la nécessité du moment présent, il va plus loin: il s’agit aussi (et surtout) de chercher une juste place aux personnes homosexuelles continentes dans l’Eglise et dans le monde.
 

Tu n’es ni pour les thérapies réparatives, ni contre..(même si, de façon ferme tu t’opposes à leur anéantissement). Tu ne considères pas l’homosexualité comme une identité, surtout celle sur laquelle se fonderait l’Amour, mais tu refutes également l’idée de maladie, de pathologie et même de souffrance (en préférant ta sacrée définition: »désir homosexuel comme basé sur la peur de la différence des sexes »😉). Tu rejettes en bloc et sans pitié toutes les nouvelles lois promulguées par LGBT, mais tu es loin de diaboliser gender, tu te sens membre de la communauté homosexuelle, en conseillant plus d’humour envers « lobby gay ». Tu dénonces aussi bien le discours traditionnel visant le déracinement de la tendance que celui nommé « gay friendly », les deux homophobes, ne respectant pas les personnes homos.Tu n’exclus pas la possibilité de la transfiguration d’attirance homosexuelle vers le mariage homme-femme, mais tu constates que c’est peu probable (surtout dans le cas des tendances profondément enracinées). Et à toi donc d’encourager les personnes homosexuelles de faire un don gratuit et radical de leur tendance, de leur peur de la différence des sexe. Tu sembles dire: « Ne cachez pas ce trésor difficile, choisissez la continence en vue du Royaume, le Seigneur se servira de vos peurs (ici s’impose le mot que tu n’aimes pas du tout: « de vos fragilités😀 ») et les transformera en Amour ». Il y a une seule phrase dans le texte où tu parles de l’homosexualité comme d’un handicap. Ceci m’a fait tout de suite pensé à la théologie de Jean Vanier, philosophe et fondateur de l’Arche qui accueille des personnes porteuses d’un handicap mental, qui est d’ailleurs mentionné par toi à une autre occasion. Ce n’est qu’en descendant aux plus bas de nous-mêmes que…
 

Merci bien Philippe Ariño! »

La Unión Civil llega a Perú

Ya está : me entero ahora por un amigo peruano que están pensando en hacer aprobar la Unión Civil (o sea la primera parte del « matrimonio » gay) en Perú. Cuando visité el país hace 2 años, cancelaron todas mis conferencias. Y en la cadena EWTN de Lima (¡ tele « católica » !), cortaron toda la secuencia donde avisaba del peligro de la Unión Civil… y solo decidieron guardar la parte personal y victimista (¡ política: NO !). Y allí están ahora. Es terrible la homofobia de los propios « católicos ». Finalmente, merecen y colaboran con las leyes que les van supuestamente a « imponer ».

Besoin d’aide

J’insiste par rapport à l’aide matérielle, pour ceux parmi vous qui pouvez me la fournir :
 

1) Je dois rembourser mes mécènes.
 

2) Ayant eu l’honnêteté et la transparence de dire que je sous-louais mon appart (de toute façon, sans ça, je ne pourrais pas vivre à Paris, en clair), la CAF vient de me baisser de 50€ le RSA. Déjà que je vivais avec quasiment rien… bref.
 

3) La bonne nouvelle, c’est que le site de l’INA (banque d’archives audiovisuelles) vient de me donner l’accréditation pour exploiter des vidéos et les insérer au documentaire. Et ça, c’est super car je serai en règle pour les droits à l’image. Par exemple, rien que la séquence du Pape François disant dans l’avion « Qui suis-je pour juger? », je vais pouvoir la mettre en vidéo d’illustration. Mais il y a un « mais » : l’exploitation des vidéos coûtent horriblement cher : 30 secondes c’est 200€. Je ne pensais pas insérer beaucoup de documents d’archives, mais au moins la scène de la biscotte dans « La Cage aux Folles », ou « Il en est » de Fernandel, ou des propos publics du Pape, par exemple. On verra. Mais autant vous dire que j’ai besoin de votre appui spirituel mais aussi matériel. Sachant que je rembourserai mes mécènes jusqu’au dernier centime d’euro.
 

Merci d’avance à ceux qui donneront pour la cagnotte Leetchi.

Il ne manque pas d’air, ce Mgr Aupetit !


 

Quel hypocrite, cet archevêque ! Lui qui, sur Paris Match, défend l’Union Civile (qui EST le « mariage » gay », et ensuite toutes les lois transhumanistes qui en découlent), lui qui également fait taire les personnes homosexuelles publiques comme moi alors que toutes les lois transhumanistes (PMA, GPA) reposent sur l’homosexualité… il ne manque pas d’air ! Vraiment, il n’a même pas honte de pousser un pareil « cri »? Et à Famille Chrétienne, ils font preuve de la même hypocrisie en le présentant comme un courageux !

Petit résumé synthétique de ma perception de la situation ecclésiale mondiale actuelle

Comme j’ai peu de temps, je vais aller droit au but et me permets simplement de vous montrer l’échange que je viens d’avoir à l’instant sur le Facebook avec un ami catholique, Sylvain, qui me demande ce que je pense de la situation ecclésiale actuelle (c.f. à compléter avec cet article et cette vidéo). Il s’exprime en gris (et à la fin, il évoque mon tout nouveau livre sur les thérapies de conversion) et moi en bleu :
 









Le Pape Benoît et le Cardinal Sarah s’apprêtent à sortir une merde… pardon, un livre

Mauvaise nouvelle pour l’Église : j’apprends à l’instant la parution dans 3 jours du livre co-écrit « à 4 mains » par notre Pape émérite Benoît XVI et le Cardinal Sarah.
 

Comme d’habitude, avec ce cardinal imposteur, on a affaire à un carriérisme invisible qui prend la forme hypocrite et mielleuse de la déférence/sujétion au Pape sur le modèle féodal (genre « subsidiarité d’obéissance cardinalice » ou « collégialité paternelle, filiale et fraternelle ») puisque Sarah se met à la place de l' »humble plume » d’un Pape concrètement affaibli qui, sans être sénile ni stupide, se trouve malgré tout au second plan et presque intégralement instrumentalisé.
 

Le point d’orgue de cet ouvrage, c’est le CÉLIBAT SACERDOTAL et le rappel de sa nécessité : « C’est non-négociable !! » disent-ils avec autorité. Merci, on le savait déjà, et c’est pas ça qu’on discute ni le problème de fond. Le problème de fond, c’est l’homosexualité sacerdotale qui menace ce même célibat. Pas l’énonciation de l’obligation du célibat.
 

Bref, dans tous ses discours, le Cardinal Sarah use du même subterfuge : il traite d’une évidence ou métavérité (le silence, l’engagement-martyre, la divinité du Jésus, etc.) qui n’est pas prioritaire, mais qu’il présente comme prioritaire pour se donner le beau rôle de l’indispensable redresseur de barre de l’Église et du Monde supposément « en plein marasme schismatique », et donc le rôle d' »humble » chef. Concrètement, il enfonce des portes ouvertes et ne règle pas les vrais problèmes. Pire, il les alimente et crée le schisme qu’il dénonce (notamment celui entre les suiveurs du Pape Benoît et les suiveurs du Pape François… comme si le Pape François était favorable au mariage des prêtres…), se mettant en discret mais sirupeux porte-à-faux avec le Pape actuel (François). Quand je vous disais que le Cardinal Sarah est mauvais de chez mauvais (en plus de raconter de la merde qui plaît à l’immense majorité des cathos).
 

 
 
 

P.S. : Regardez ça. Et le pire, c’est que même avec ces attaques, les catholiques vont continuer à nier que l’homosexualité est le fer de lance de l’anticléricalisme actuel.

Et les catholiques se taisent toujours et laissent faire


 

Ce soir, sur TF1, par rapport aux thérapies de conversion de l’homosexualité, ils ont encore fait la part belle aux auteurs de Dieu est amour (Timothée de Rauglaudre et Jean-Loup Adénor) qui tapent sur l’Église Catholique en cultivant l’amalgame avec les Églises protestantes, en diabolisant les groupes d’accompagnement des personnes homos, en montrant des images de caméra cachée où les gens en « prière » hurlent, en énonçant un discours qui se limite à dire « les homosexuels sont des victimes et les religions sont des sectes ». Et de mon côté, mon livre Interdiction des thérapies de guérison de l’homosexualité est passé complètement sous silence. Pas un journaliste ou évêque ou homme de médias cathos pour me soutenir et m’inviter. Rien de rien. David contre Goliath. Je ne me victimise pas : c’est la triste réalité.

« La Chanson secrète » : la nouvelle émission maçonnique de TF1 (bienvenue dans la marmite… et attention au choc thermique !)


 

Le 4 janvier dernier, j’ai regardé, par curiosité, l’émission de TF1 « La Chanson secrète », qui, chaque samedi, reçoit 9 célébrités qu’elle place individuellement sur un fauteuil pour leur faire revivre un tableau musical censé reconstituer un moment important de leur existence, entourées des gens qu’elles aiment le plus.
 

Au-delà des questions de qualité ou de médiocrité de ce programme (que je ne discuterai pas longtemps, car c’est une émission efficace et plaisante), ce qui me frappe, c’est l’avancée et les modes d’expression du Gouvernement Mondial franc-maçon (illuminati). Car ils nous aident à comprendre ce qu’est le processus alchimique mis en place par l’Antéchrist : cette prétention d’une part à transformer le plomb en or, mais plus largement à créer l’Humain, le Divin, l’Amour, sans Jésus, bien sûr, mais plutôt par l’entremise de nos émotions et du culte idolâtre des 4 dieux de la Nouvelle Religion mondiale, à savoir l’or, l’électricité, le soleil et l’humanisme intégral (les valeurs de Jésus sans Jésus).
 

On retrouve totalement ça dans « La Chanson secrète ». On se croirait dans un laboratoire alchimique ou une cuisine de savant illuminati :
 

Tout d’abord, il y a la phase HERMÉTIQUE. Juste avant le décollage, le vide des cosmonautes est fait. Les stars, au nom parfois très pierreux ou architectural, sont littéralement mises sous vide, en loges… maçonniques : « Les invités de la chanson secrète ce soir sont Élie Sémoun, Michèle Laroque, Kendji Girac, Jean-Pierre Foucault, Black M, Malik Bentalha, Mimie Mathy, Richard Berry ou encore François-Xavier Demaison. À l’heure qu’il est, ils sont isolés. On les a tous placés dans une loge. Coupés du monde extérieur. Sans la moindre idée de la surprise qui leur est destinée. » déclare Nikos Aliagas (spécialiste des alliages, comme en alchimie) avec son sourire émail-diamant. Dans cette émission, on retrouve le symbole hermétique du mur ou de la caverne qui s’ouvre. Chaque célébrité doit se concentrer avant d’exploser et de s’ouvrir au Cosmos. D’ailleurs, alors que les faisceaux de lumière fondent sur elle, on entend – comme par hasard – une musique spatiale. On s’attend tous à voir surgir les extra-terrestres ou l’« Esprit » du passé…
 

 

Après la phase hermétique arrive celle de la FUSION, de la combustion, de l’allumage. C’est la lumière électrique qui est censée allumer le cœur. On se croirait dans une cuisine, avec la star qui passe sur le grill. Au début, le décor derrière Nikos Aliagas, c’est de l’eau rouge-orangée en ébullition, comme dans une casserole ou une marmite. Le studio, comme dans le plateau de « The Voice », est bicolore et a des couleurs sataniques prédominantes : le rouge et le noir. Logique : les programmateurs apprentis sorciers veulent faire monter la pression (thermostat 1 : TF1) puis l’émotion. Et le « S » (de Satan ? de Star ? de Superman ? de Secrète ?) est collé au dos de la star. Ça tombe sous le sens que ce sera une mise en scène narcissique où Dieu n’est plus Jésus mais simplement « Môa et mon reflet narcissique renvoyé par les gens que j’aime ». Le caractère blasphématoire et luciférien de ce culte égocentrique qui veut se faire passer pour altruiste (l’hommage des retrouvailles), est assumé par les participants, qui rient inconsciemment de la parodie religieuse dans laquelle ils sont le centre. Par exemple, Mimie Mathy se marre de se retrouver à la place de Satan (ou bien Satan au cul ou au dos) face à la divinité télévisuelle électrique qui n’est pas Dieu (auquel elle ne croit plus) mais un être énergétique qu’elle n’identifie pas encore : « Qui c’est qui parle ? Dieu ? Je savais pas qu’Il existait. » ironise-t-elle, avant de se plaindre de l’intriguant et inconfortable « S » qui lui pique le dos : « C’est sympa, le ‘S’ du fauteuil… on le sent bien dans le dos, hein ? ». L’invité attend patiemment sur son fauteuil de dieu grec, sur son Mont Olympe blanc où il tremble de tout son corps sous le « froid » glacial des fumigènes à ses pieds et descendant les marches de son trône, à l’ombre d’un projecteur solaire qui le chauffe sans l’aveugler. Le glaçon humain va se liquéfier puis s’évaporer pour finalement se distiller en or.
 

 

Puis la troisième phase alchimique de « La Chanson secrète », c’est l’ÉCLATEMENT. La célébrité passe du froid polaire au chaud bouillant. Ce choc thermique – qui peut aussi s’appeler « ascenseur émotionnel » ou « Machine à remonter le temps » – est censé la liquéfier (là, d’ailleurs, normalement, les larmes arrivent), et se prénomme « Surprise » ou « Émotion intense ». Les alambics des sorciers sont en fête, mais aussi sur le point d’exploser. Sous les yeux ébahis de la star, chacun des protagonistes du tableau se renvoient l’énergie qu’ils irradient… ou sont censés irradier pour ne pas passer pour des cons.
 

 

Enfin, une fois la tension (électrique) redescendu et la Machine en surchauffe redescendue à sa température normal, la quatrième étape, c’est la récolte du précieux métal aurique et la CONSTRUCTION (ou consolidation !) de la carrière (artistique ici). La pluie d’or tombe sur la star. Le moment de l’enluminure symbolique arrive : cet instant est censé « rester gravé à jamais » dans le cœur de la célébrité, de son entourage et aussi du public. Et chacun des participants se gratifient d’avoir contribué « modestement » (hu hu hu) à construire la carrière de l’autre… et en profite pour parler de ses autres chantiers (disques, films, etc.) en cours d’élaboration.
 

 

En fait, la véritable « Chanson secrète » cachée de « La Chanson secrète », c’est l’or. C’est la promo. Et de la star invitée (qui glisse 2 mots de son « actu »), et de la star qui offre le cadeau. On nous fait croire à la gratuité. Mais en réalité, ne monte pas sur le trône de « La Chanson secrète » qui veut : il faut avoir une carrière et pouvoir apporter une plus-value et un public avec soi. Ceux qui peuvent vivre ce moment « unique » ou l’offrir, ce sont ceux qui ont une carrière (les proches anonymes de la star sont les heureuses exceptions de cette logique marchande). Les autres, out ! Les célébrités se font plaisir et payent leur « surprise », comme le bon monarque qui veut tuer son ennui ou claquer son argent en réclamant à sa cour de le surprendre encore et encore. Elles commandent « l’art de la surprise », comme a sorti le jeune chanteur Kendji Girac. Elles débarquent, les mains dans les poches, et énoncent presque le « Surprenez-moi ! Émouvez-moi ! » de l’Empereur capricieux, frétillant et « surex », en mal de sensations fortes, s’agrippant aux deux bras de son fauteuil princier, et au centre de toutes les attentions. Elles consomment de l’émotion intimiste. La star se fait plaisir, vit son petit moment nostalgie, que personne ne verra comme un égoïsme puisqu’il prend la forme du cadeau gratuit et émouvant offert à tous. Au fond, « La Chanson secrète », c’est l’usine. Il n’y a pas vraiment de place à la parole, aux commentaires. Ça enchaîne. Et on voit les célébrités entre elles se conseiller ce grand-8 émotionnel (« Franchement, tu devrais le faire… C’est à vivre ! »).
 

Et qu’est-ce qui fait tourner la machine de cette émission en apparence si altruiste et pleine de gratuité/gratitude ? C’est le business fondé sur le narcissisme. Narcissisme parce qu’on ne s’entoure que des gens qu’on aime, qui nous veulent du Bien, qu’on attend, les gens « évidents » et « obligés ». Alors que Là-Haut, à la Vie éternelle, on sera face aux ennemis qui nous ont pardonnés, les gens les moins « évidents » justement. Le narcissisme est encore plus flagrant avec les stars-racaille (Kendji Girac, Black M, Dadju…), souvent sans mot et sans histoire à raconter, qui ne disent rien de profond devant les caméras, qui sont là pour consommer, qui se voient parfois même refléter leur propre tube (par exemple, Black M se voit offrir sa propre chanson « Sur ma route » qui l’a fait connaître) plutôt qu’une chanson appartenant à leur histoire réelle et leur permettant de s’excentrer. Le but de « La Chanson secrète », c’est de faire pleurer (sur le plateau et dans les chaumières), c’est d’émouvoir (… et l’ennemi n°1, c’est la déception ou l’absence de larmes). La monnaie d’échange, ce sont les larmes électriques, ce sont les passions et les émotions. Quant à la fameuse « Chanson secrète », elle est tout sauf secrète. C’est un jardin secret qui ne l’est plus, qui perd son essence, puisqu’il est dévoilé à tous. Le secret, c’est qu’il n’y a plus de secret !
 

Vous voulez que je vous dise le fond de ma pensée ? À l’heure actuelle, on se plante sur ce qu’est la véritable émotion. Bien sûr, dans « La Chanson secrète », il y en a une. Et bien sûr qu’il y a une part d’émotion qui ne peut être simulée (les histoires et les relations filmées sont réelles, les larmes et la surprise ne peuvent pas être complètement simulées). Mais l’émotion la plus belle, c’est dans le secret, c’est dans l’invisible, c’est dans le non-dit ou l’indicible, c’est dans l’inconnu, c’est dans la pudeur, c’est dans le pardon et la Croix, qu’elle se vit. C’est par exemple un échange téléphonique qu’on ne peut dévoiler à personne tellement c’est grand et dangereux à la fois. C’est dans le pardon donné ou reçu d’un ennemi. Ça ne peut quasiment pas être capté par une caméra ni vu par des milliers de spectateurs. Comme les déclarations d’Amour ou d’amitié qui ne peuvent être vraies que lorsqu’elles sont pudiques et cachées, ou vécues dans l’adversité et la douleur. Comme dit ce beau et si juste dicton espagnol : « Secreto de dos, secreto de Dios. Secreto de tres, de todos es. » (traduction : « Secret à 2, secret de Dieu. Secret à 3, disparaîtra ! »). Ou bien je pense aussi à ces paroles de Jésus dans l’évangile selon saint Matthieu : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. » (Mt 6, 1).