Una crítica elogiosa del libro La homosexualidad en Verdad de Philippe Ariño por el periodista Miguel de Santiago, el 21 de junio del 2016, en Radio COPE España. Cinco minutos agradables. En complemento, la entrevista de RFI.
Una crítica elogiosa del libro La homosexualidad en Verdad de Philippe Ariño por el periodista Miguel de Santiago, el 21 de junio del 2016, en Radio COPE España. Cinco minutos agradables. En complemento, la entrevista de RFI.
Une fois n’est pas coutume, Philippe Ariño a été sollicité à Paris, pour une conférence sur l’art, devant des lycéennes. C’était le 15 mars 2016 dernier. L’échange a été si intéressant que voici l’enregistrement audio en écoute. Ça passe tout seul. En lien, le livre Les Bobos en Vérité, incontournable. Pour comprendre le danger et la tendance, chez les artistes chrétiens, à devenir des communicants performants, plutôt que des serviteurs du Christ et de son Église catholique.
Quand je vois le programme de la Veillée Nationale de demain, et le verbiage insipide qui est tenu (« dépasser les préjugés », « lutter pour le bien commun », « défendre la vérité », « interpeller les consciences », « vivre l’Espérance », etc.), je me dis que les Veilleurs sont devenus un mouvement corrompu jusqu’à la moelle. Ils racontent vraiment de la merde, c’est hallucinant. Leur « esprit de résistance » se fige en voeu pieux.
Je viens de rendre visite à un bébé de trois mois et demi, Pierre. Un enfant super facile, calme, éveillé, qui m’a fait une fête incroyable. La bonté en personne. Et il n’est pas bon qu’avec moi. Il est comme ça avec tout le monde. Il reçoit chacun comme il est, sans sélectionner.
Il me fait vraiment penser à Jésus. Et je crois que Jésus réagit avec tout être humain comme le fait un nourrisson de trois mois et demi baigné dans l’Amour. Il n’y a chez lui (et chez Pierre) pas une once de méchanceté ni de calcul. Il sourit et babille dès qu’on lui parle gentiment. Il accueille tout dans la béatitude et l’innocence les plus parfaites. Il ne juge pas les personnes ni le contenu de nos mots ou de nos actions. Dans notre discours, il ne sait percevoir que les intentions. Il ne juge que sur l’Amour qu’on a à lui apporter. Il ne tient pas tellement compte de ce qu’on dit – car il est trop petit pour nous comprendre – et regarde à peine le contenu. Il réagit seulement à l’Amour. Il n’accueille que notre manière aimante de nous adresser à lui. Il ne garde apparemment que la forme, même s’il enregistre inconsciemment le fond. Il est ce Cœur ouvert qui me fait comprendre de manière concrète la phrase de saint Jean de la Croix nous expliquant que le jour de notre mort, « nous serons jugés sur l’Amour » et sur rien d’autre. À la fin des temps, nous serons évalués non pas sur la brillance et la pertinence de ce que nous aurons énoncé sur terre, non pas sur le mérite ou la quantité de nos actions – aussi « solidaires » et « prophétiques » fussent-elles étiquetées – mais sur la pureté de nos intentions et l’Amour que nous aurons eu à les faire passer. Les exploits, les diplômes, la réputation, les éloges, l’intelligence, comptent peu. L’Homme qui va au Ciel, c’est celui qui accepte de cajoler bébé-Jésus et de se laisser cajoler par Lui. C’est celui qui a été bon et simple avec ses frères humains. « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Mat 18, 1-4)
La Manif Pour Tous a remplacé la lutte contre le mariage gay par la lutte contre la GPA, pour finalement cautionner l’Union Civile en douce. Mais comme « dans sa tête » et « en intentions » Elle se dit contre l’Union Civile, Elle n’admet pas sa compromission.
Avant-hier, une sœur consacrée de l’Emmanuel, une femme grenobloise super, m’a raconté un événement qu’a vécu une de ses amies. Cette dernière s’était retrouvée démunie en pleine rue face à deux hommes qui se battaient, et dont l’un d’eux était armé d’un couteau. Leur rixe menaçait de les envoyer soit au commissariat soit à l’hôpital. Le seul moyen qu’elle avait trouvé pour empêcher le drame, ce fut de crier : « AU NOM DE JÉSUS, ARRÊTEZ-VOUS ! » Et les deux hommes se sont stoppés net.
Connaissant cette histoire, la sœur en question a imité son amie quand elle-même s’est retrouvée dans une situation délicate. Pareil, sauf que cette fois-là, c’était dans une rame de métro, face à un groupe de 5 jeunes qui se battaient. C’est en hurlant « ARRÊTEZ IMMÉDIATEMENT ! AU NOM DE JÉSUS ! » qu’ils se sont arrêtés et ont retrouvé la Paix. Je ne sais pas si j’aurais le courage d’avoir cette folie de prononcer le nom de Jésus dans ce genre de contextes aussi risqués et délicats. Mais je le veux, car j’ai la foi que Jésus est le seul vainqueur du mal, et que son nom est puissant.
Profonde tristesse pour la tuerie homophobe à Orlando (car oui, c’est de l’homophobie). En dehors de toute récupération, prions ces jours-ci pour les âmes des personnes (homosexuelles ou non) décédées. Car elles en ont besoin.
Pendant que certains s’énervent contre la médiatisation de la tragédie d’Orlando, et ironisent sur la vague d’émotion qu’elle suscite (vague qui, je le sais, sert à justifier tout et n’importe quoi, comme par exemple le « mariage homo »), je vois mes amis homos du monde entier venir me parler en privé, recherchant simplement quelques mots de réconfort, me confiant leur peine sans faire de mélodrame, m’écrivant leur angoisse : « Ça aurait très bien pu tomber sur moi ». Je leur réponds : « Et sur moi donc. » Nous repensons tous à nos soirées en boîtes gays. Dimanche soir, j’ai eu du mal à trouver le sommeil, et j’ai mis 48 heures à me remettre de l’événement. Beaucoup de personnes non-homosexuelles ne comprennent pas que ce qui s’est passé est un traumatisme pour toute personne homosexuelle, et que ça n’a rien à voir avec de la victimisation ou de la justification d’une quelconque « identité » homo, « amour » homo ou « patriotisme » homo. Nous sommes tristes parce que nos frères ont été attaqués (et, quelque part, nous avec eux), et que la reconnaissance de ce que nous sommes et vivons reste au point mort.
N.B. : Par ces mots, je tiens à dire que je ne privatise pas ni n’homosexualise ni n’essentialise la souffrance, la violence ni la compassion. Pas même au nom de l’homosexualité. Elles n’appartiennent à personne. Tout comme je ne crois pas en une identité homo ni en un amour homo (même si le désir homo existe et crée malgré lui une communauté, une fraternité). Je l’ai écrit suffisamment dans L’homophobie en Vérité. Dit autrement, mon post n’est pas un « Vous pouvez pâââs comprendre » (sous entendu « … si vous n’êtes pas homo »). Bien sûr que beaucoup de personnes peuvent comprendre et partager notre peine. Et bien sûr que toutes les personnes homosexuelles n’ont pas subi ni se substituent aux personnes homos qui on été tuées au Pulse. Et ce n’est pas ce que j’ai écrit. Je dis simplement que, dans la foule qui pleure sur nous et nous rend hommage, et dans la foule qui grince des dents contre celle qui nous rend hommage, il y a la même homophobie. Et beaucoup de personnes homosexuelles s’en rendent compte, et ça rajoute à leur peine. Je ne dis pas autre chose, et ne distribue pas de « droit de deuil » ou d’ « interdiction de deuil » à tel ou tel, ni de « compréhension » et d’ « ‘incompréhension » à personne. Je ne compare pas les tristesses et ne les hiérarchise pas.
Plus je les travaille, plus je sens que mes deux conférences de la semaine prochaine, à Épinal le 17 (« Va-t-on devenir tous bobos ? ») et à Vesoul le 18 juin (« Puce électronique et fin des temps »), ont des chances d’être les meilleurs topos que j’aie jamais donnés.
Elles vont surtout se focaliser sur le boboïsme à l’intérieur de l’Église catholique, et sur les formes que prend la Grande Apostasie au milieu des catholiques (de plus en plus protestantisés, maçonnisés et orientalisés). Je vais non seulement décrypter les sophismes des « catholiques » médiatiques actuels, mais défendre le Pape François.
Ceux qui y assisteront ne vont pas s’ennuyer 🙂
« Réveillez les consciences, réveillez les cœurs. » Tiens, les commentateurs du match de foot France-Roumanie citent Tugdual Derville et les Veilleurs. #CestSuperBonSigne
Dîners en blanc. Je fais vraiment ce que je peux pour vous avertir de la Grande Apostasie (cf. le code bobo 32 « La folie pour le blanc » dans mon livre Les Bobos en Vérité