Archives de catégorie : Je l’ai dit

Compliment à Lorient

Mardi 19 avril 2011. Pendant le merveilleux Café-Philo du Café du Port de Lorient, où j’étais l’invité pour parler de mes livres et du thème « L’homosexualité, c’est quoi le problème? », j’ai reçu le meilleur compliment qui soit de la part d’un garçon homo de mon âge. Il m’a dit, devant une salle pleine et attentive, qu’il aurait rêvé d’écrire mon livre avant moi ; et, un peu envieux, il regrettait d’arriver trop tard… comme si tout avait été dit, et que rien de nouveau sur l’homosexualité ne pourrait succéder à mes ouvrages !

 

Folie mondaine pour la vérité

Bien souvent, on ne peut pas reprocher à notre monde son manque de zèle pour rechercher la Vérité. Mais on peut en revanche lui reprocher de ne pas associer la Vérité à l’Amour. Il veut d’une vérité 100 % sûre et vérifiable scientifiquement, d’une vérité absolutiste, individuelle, quantitative, négative ; il veut tout savoir, tout goûter, avant de se faire une opinion et de hiérarchiser ses avis pour mieux s’engager et aimer. Mais si on sépare la Vérité du Réel ou de l’Amour, on n’est finalement plus du tout dans la Vérité vraie, on n’approche plus le coeur brûlant de la Vérité. Celle-ci devient froide comme la mort, car elle n’est pas associée à une Personne vivante, à une relation, elle n’est pas don de soi.

 

Désir = liberté ?

Ce n’est pas parce qu’il y a désir qu’il y a forcément liberté (… d’autant plus si ce désir est provoqué mécaniquement). C’est sûrement ce que notre époque a du mal à comprendre. Pour elle, tout désir exprimé, toute jouissance ressentie dans l’instant, toute envie, toute attraction, tout élan de tendresse, tout plaisir, est légitime et signe d’amour du simple fait d’être une manifestation du désir. Mais à quel état de frustration affective nous en sommes arrivés pour sentimentaliser ainsi la pulsion…

 

Les gens de notre entourage ont-ils un 6e sens?

J’ai toujours été persuadé que les gens de notre entourage proche ou lointain étaient en mesure de deviner à distance ce que nous faisions dans notre intimité, même s’ils ne nous ont pourtant pas vus faire. Il y a un lien entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’intime et le social. Superstition paranoïaque et mégalo-maniaque (nos proches auraient des détecteurs à mensonge? un 6ème sens?), ou bien attachement profond à l’universel? Je pense plutôt à la 2ème possibilité. On n’a pas une vie sociale grande et on ne suscite pas longtemps l’admiration si on n’a pas une vie intérieure grande et juste. Les actes que je pose, même dans le secret, ont des répercussions sociales qui dépassent ma conscience, la sphère du privé, et la perception personnelle de mes actes. C’est pour cela que même si je suis seul, dans ma façon de me comporter avec moi-même, je ne peux pas faire n’importe quoi… quand bien même j’ai l’impression que je ne fais de mal à personne si je ne m’impose une action qu’à moi-même.

 

Amitié sainte

Ni amante, ni simple amie. Juste l’amitié sainte de ma vie. Ma soeur d’exigence. Notre amitié est tellement forte que même la mort de Véronique ne me fera pas de peine. C’est notre passion commune pour la Vérité et les gens qui nous a réunis. Et elle est indestructible.

 

Logique du mal

Ce n’est pas en tirant dessus qu’on défait un noeud. C’est en comprenant comment il s’est formé. Le mal, tout injustifiable qu’il soit, a aussi sa logique. Rien ne sert de se lancer tout de suite à l’éradiquer.