J’ai assisté à la librairie parisienne La Compagnie en janvier 2026 au lancement de l’ouvrage collectif Que faire de la différence des sexes ? écrit par 6 psychiatres, dont l’éminent Serge Hefez, où, pendant toute la soirée, c’était un discours démagogique pro transidentité et pro-transsexualité, qui banalisait complètement ces sujets-là, occultait les drames et les personnes qu’elles engageaient, sublimait la rencontre entre deux mondes jadis opposés (le monde de la psychiatrie et le monde queer). Tout ça pour redorer leur blason d’anciens homophobes ou pour s’afficher transphobes repentis. Tu imagines bien que je n’ai pas laissé parler ce bal des tartuffes gay et trans friendly trop longtemps et que j’ai pris la parole pour rétablir la vérité, et surtout, pour défendre mes amis transgenres et transsexuels, absents pour l’occasion, et que je côtoie depuis maintenant 25 ans (j’ai même fait des maraudes au bois de Boulogne auprès des prostitués trans africaines et latinos). Mon intervention « pavé dans la mare » a été à ce point remarquée qu’à la fin, plusieurs éminents psychiatres sont venus à ma rencontre et croyaient que j’étais psychiatre comme eux! Certains m’ont même demandé d’écrire sur la transsexualité. Voilà pourquoi je réalise maintenant ce podcast. Pour te dire ce que personne ne t’a dit sur le sujet (pas même les personnes trans, qui bien souvent se mentent à elles-mêmes, parce qu’elles souffrent trop, et sont empêtrées dans un conflit d’intérêts).
J’ai dégagé 3 scoops inédits à propos de la transidentité. 3 vérités que j’ai découvertes au fur et à mesure de mes recherches, et qui ne sont pas évidentes à comprendre :
1) La première, c’est que la transidentité est la mère de l’homosexualité. Contre toute attente, toute personne homo, avant de sentir une attirance sexuelle, érotico-sentimentale pour les personnes du même sexe, donc homosexuelle, a d’abord éprouvé une non-conformité à son genre sexué, aux goûts et intérêts et attitudes communément associés à ses pairs sexués… donc une transidentité. La transidentité est donc à l’origine de l’homosexualité. Avant d’avoir été homo, toute personne qui se découvre gay ou lesbienne à l’adolescence a été transgenre, c’est-à-dire ne s’est pas estimée « un vrai garçon » ou « une vraie fille » avant l’âge de 10 ans… même si, bien sûr, intellectuellement, elle n’a pas remis en cause son genre sexué de naissance. C’est dans le cœur, sur le terrain des fantasmes, des goûts, du ressenti et du bien-être, que l’identification ne s’est pas faite complètement.
2) Le deuxième scoop concernant la transidentité, qu’on ne nous dit jamais, c’est qu’elle a deux origines très probables : soit le viol (toutes les personnes transgenres nées garçons que je connais ont été violées : je ne vois pas d’exception), soit le fantasme de toute-puissance (souvent à cause d’une panne identitaire, d’une dépression, ou pour prendre le dessus sur le viol : par mécanisme compensatoire, beaucoup de personnes transgenres, dont certaines ont des troubles autistiques, rêvent de devenir super-héros ou robots ; et énormément d’hommes hyper virils et musclés, d’anciens athlètes et de médaillés olympiques, se lancent dans une « réassignation de sexe », une « transition », à la surprise générale !). Dans le cas de la transidentité, la transgression de la différence des sexes accompagnent souvent la transgression de la différence Créateur/créatures).
3) Le troisième non-dit concernant la transidentité, c’est que la transsexualité (c’est-à-dire l’opération et le traitement pour soi-disant « changer de sexe » : les transsexuels ne parlent pas de « changement » – puisqu’ils estiment qu’ils ont toujours été de leur sexe ressenti – mais de « réassignation ») non seulement ne libère pas et ne rend pas heureux, mais elle aggrave le problème (ce n’est pas le corps qu’il faut ravaler, raccommoder ou changer, mais bien le cœur!), est un esclavage (hormonal, esthétique, chirurgical, au paraître et au business esthétique : la transition est un véritable tsunami corporel ou une mutilation, qui joue sur l’humeur, favorise les maladies et les suicides), esclavage rajouté à un autre esclavage qui lui a ou lui aurait préexisté (le corps naturel, le harcèlement, le viol), et qui est presque systématiquement relié à trois autres esclavages indirects affreux (le triptyque porno/toxicomanie/prostitution). Ben oui, malheureusement, les personnes transsexuelles M to F ou F to M, en plus de vivre ad vitam aeternam avec l’injonction permanente à paraître publiquement du sexe de leurs fantasmes (elles sont prisonnières de leur miroir, de leur propre regard et des regards extérieurs), sont exposées concrètement à l’enfer de leur réification. Celles qui, sur les applis de rencontres gays, ne se voient proposer que des plans cul expérimentaux ou des passes le savent très bien. Comme tu as transgressé la différence des sexes et la différence Créateur/créatures, ta transsexualité renvoie aux prédateurs le signal qu’ils peuvent te violer comme un objet.
Voilà pour les 3 tabous.
… qui pourraient se résumer en cette seule vérité, bien souvent tue par nos sociétés occidentalisées : la transsexualité est un mythe. Beaucoup de transsexuels repentis – donc qui font une détransition – le disent haut et fort : on peut se sentir de l’autre sexe, mais jamais on ne changera de sexe. C’est un mensonge de croire et de faire croire le contraire. Tout comme de faire croire qu’on choisit son sexe et son corps de naissance.
En revanche (et c’est ça qui est délicat à comprendre), rappeler cette vérité de faits ne fait pas de la transidentité, qui l’a devancée, et qui est nettement moins choquante et douloureuse qu’elle (puisqu’elle est embryonnaire, représente le stade fantasmé, non-développé et non-actualisé de la transsexualité), un mythe. Une croyance, un ressenti, une peur, un sentiment d’étrangeté ou de gêne ou de malaise par rapport à son propre genre sexué et aux réalités qui lui sont rattachées socialement, c’est aussi du concret. La transidentité est à la fois une illusion d’identité et une identité réelle (puisque cette croyance induit des attitudes, des gestes, des actes, des postures, des maquillages, des goûts, un certain type d’interactions sociales et de rencontres, etc.). Contrairement à la transsexualité, la transidentité n’est pas un mythe. Quoi qu’en dise le lobby du créationnisme naturaliste (d’inspiration chrétienne) de droite ou d’extrême droite, ne prenant pas au sérieux ni en empathie la sincérité et le mal-être des personnes : ils partent en croisades contre les transgenres et transsexuels au nom d’une sacralisation excessive de différence des sexes, au nom de la protection de l’enfance, de la lutte contre la pédophilie ; ils s’opposent par exemple aux lectures de contes pour enfants par des trans, à l’écriture inclusive, à la novlangue post-moderne, à l’idéologie du « Gender » et au « wokisme » (comme ils disent), ou bien au « choix » des mineurs de se transitionner… mais ils le font sans amour, donc ils finissent par créer ce qu’ils dénoncent : à cause de leurs excès de zèle, de leur intransigeance paranoïaque, et de leur manque d’amour, beaucoup de scientifiques vont, pour faire contre-poids, banaliser l’opération de transition sexuelle, beaucoup d’adultes et de parents démunis vont valider la quête première des personnes transgenres de sortir de la persécution transphobe ou homophobe qu’elles subissent par la transition de sexe, ou au moins par le travestissement « iel » et le jeu de rôles queer des ados prétendument « non-binaires » ou « fluides/pansexuels/asexuels/bis/drag ».
N.B. : Cet article fera l’objet d’un podcast des CONSEILS DE DRAGUE HOMO sur Spotify.

