J’ai fait cette biographie, non par narcissisme (alaindelonien, à la 3e personne) ni pour faire un bilan de ma vie, mais pour rétablir la vérité sur mon parcours face à la réputation catastrophique circulant à mon encontre sur Internet, et parce que je constate que certains m’ont figé à leurs souvenirs d’il y a 6 ans, en sont restés à mon livre L’homosexualité en Vérité (pour les rares qui ont fait un léger effort pour s’intéresser au sujet), à mon boulot de prof (alors que j’ai perdu mon travail en 2012 à cause de mon opposition au « mariage » gay), aux Manifs Pour Tous (alors même que je n’ai jamais fait partie de LMPT qui m’a rejeté dès le départ), à « C’est bien gentil » (comme si j’étais chanteur de métier : exit mes écrits !), sans chercher à aller voir plus loin. Donc, voici un retour sur les dates-clés de ma vie. De 1980 à aujourd’hui. Elles peuvent être complétées par la Frise chronologique de l’homosexualité ainsi que par la liste complète de mes livres publiés et la liste de mes goûts musicaux.
 

Philippe à gauche, Jean à droite


 

3 mai 1980 : Conception à la saint Bernard (20 août 1979 !). Naissance de Philippe, 5 minutes avant son frère jumeau Jean, à la Polyclinique de Cholet (France, Maine-et-Loire), et le jour de sa fête (sans que ce soit programmé). Il est le 4e (ou 5e ?) d’une fratrie de 5 enfants. Son père est espagnol (Aragon) et sa mère est française (Dordogne). Ils étaient tous deux professeurs au collège.

 

Jean à gauche, Philippe à droite


 

8 juin 1980 : Jour du baptême à l’église saint Louis de Cholet. Philippe le décrit comme « le plus beau jour de sa vie ».

 

Philippe à 3 ans


 

De 1983 à 1986 : Scolarité à l’école maternelle de la Sainte Famille à Cholet. Pendant l’été, visites régulières au village d’Altorricón en Espagne.

 

De 1986 à 1990 : Mise en scène nocturne quotidienne des « Aventures de Jean ». Début d’une intense pratique de dessin (écriture de la bande dessinée La Grenouille royale). Activités extra-scolaires : club de sports collectifs, Scouts (louveteaux), football (2 ans de souffrance).

 

« Photo de la Honte »


 

De 1987 à 1990 : Scolarité à l’école primaire Saint Jean à Cholet. Madame Picot, Monsieur Sourice, Monsieur Baumard et Madame Gaboriau ont été les instituteurs de Philippe (c.f. les chansons de la petite enfance).

 

De 1990 à 1994 : Scolarité au collège privée Jeanne d’Arc à Cholet. Philippe et son frère Jean sont dans deux classes séparées en 6e. Découverte chez Philippe du désir homosexuel. Inscription aux Beaux-Arts (Philippe y restera 6 ans : cycle enfant + cycle adolescent). En 6e et 5e, Philippe participe au Club Musique de Thierry Jamard (grande influence des comédies musicales Rencontre, Machination). Présence croissante au caté (avec Madame Bonenfant puis Marie-Thé Raveneau) et à l’aumônerie La Source avec Marie Rouilhac : retraites en monastère (Timadeuc), pèlerinage à Taizé. Premières vacances avec Jean et le cousin Jean-François Frackowiak, qui dureront plusieurs années. Voyages marquants avec les grands frères et sœurs (à Paris en 1992, à Angers).

 

De 1995 à 1998 : Scolarité au lycée privé sainte Marie à Cholet. Choix de la section L (Littéraire), avec des professeurs de français comme Madame Robert et Madame David. Fréquentation de l’aumônerie Le Cargo animée par Louis-Marie Joguet ; plusieurs voyages à Taizé (Taizé-village ; Rencontres européennes de Milan, de Vienne). Voyage touristique, à l’été 1995, au Mexique, offert par son grand frère Miguel. Obtention du baccalauréat sans mention (à cause du latin et de la philo !).

 

Été 1997 : Accueil des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) en France. Première fois où Philippe découvre la joie de parler espagnol. Effet-bombe de l’événement dans son cœur : il entend sœur Emmanuelle à Bercy.
 

De 1998 à 2002 : Départ de Cholet et scolarité à la fac d’espagnol de Belle-Beille à Angers. Équipe de profs : Madame Lefort, Monsieur Ponce, Monsieur Fisbach, Mme Delgado, Monsieur Fraile, Madame Heymann. Philippe participe à la refondation de l’association étudiante espagnol Horizonte et organise des spectacles d’improvisation et d’imitations de profs. Sur les bancs de la fac, il fait la connaissance de celle qui deviendra la chanteuse Benedict. Engagement à l’aumônerie étudiante Le Débarcadère : Philippe devient membre du « trio » responsable avec Sabine Lepeltier et Céline Fillaudeau. Par ailleurs, après un essai de travail peu concluant au Mc Donald’s de Cholet, Philippe travaille comme chaîneur du Cadastre pendant plusieurs années avec Monsieur de Malet. Début de l’accompagnement spirituel avec le père Jean Quris (qui l’accompagnera jusqu’en 2011).

 

Été 1999 : Voyage humanitaire au Honduras (la Unión) avec les sœurs de la Providence de la Pommeraye, pour construire un jardin d’enfants dans le centre du pays après l’ouragan Mitch : voyage financé par plusieurs spectacles de marionnettes composés par Philippe. C’est la première fois que Philippe et son frère Jean sont séparés aussi longtemps géographiquement. Les liens relationnels se distendent aussi.

 

Année 2000-2001 : Participation aux JMJ de Rome. Premier émoi homosexuel sérieux pour un garçon du groupe, et grande souffrance. Année de discernement vocationnel nommée Année Bartimée au Foyer Veuillot d’Angers (avec Guy Jeanmonod, Jean-Christophe Houot, Paul, David Potier, David Mainfroid et Olivier Paramelle ; pilotée par le père Michel Fromont). À l’issue de cette année, Philippe décide de ne pas rentrer au séminaire. Par ailleurs, année de théâtre dans une maison de quartier d’Angers, avec Xavier Vigan comme prof. Été entre les visites nocturnes du château d’Angers et un séjour en tant qu’animateur dans un camp à la Fouly en Suisse : expérience douloureuse, rattrapée par l’organisation de la Session Nationale Étudiante (un succès pour Philippe qui joue le Roi René dans la soirée d’ouverture et la soirée de clôture qu’il a entièrement écrites, façon « On connaît la chanson »).

 

Année 2001-2002 : Préparation du mémoire de maîtrise sur les sectes pentecôtistes au Guatemala, sous la direction de Néstor Ponce. Année complète sur le site de rencontres internet Caramail pour parler avec les premiers amis homosexuels. En janvier 2002, entrée officielle dans le « milieu homosexuel » d’Angers (association Tonic’s et le bar Le Cargo) et coming out aux parents. Premières « soirées pétasses » avec les copains chez « Danette ». Tour de France à la rencontre des « carapotes » d’Internet (Marseille, Montpellier, Orléans, Paris).

 

Géraldine Gaultier et Philippe au Café Lapeyronie (Paris)


 

De 2002 à 2006 : Poursuite de scolarité à Rennes. Découverte de la Communauté de l’Emmanuel : Philippe est logé pendant les deux premières années au Foyer Jean-Luc Cabes (voisin de chambrée : Alban). En 2002, mémoire de DEA (Master 2) sur le poète argentin homo Néstor Perlongher, sous la direction de Néstor Ponce ; période d’intense lecture sur l’homosexualité ; à la faculté de Villejean, grâce à l’atelier théâtre franco-portugais de Graça dos Santos, Philippe interprète pendant 2 heures entières sur scène le dictateur Salazar dans Les Longues Vacances de Salazar de Medeiro. À l’été 2003, voyage à Santander (Espagne), en lien avec l’association homo locale ALEGA ; à Saragosse, Philippe décide de se lancer sérieusement dans l’écriture d’un livre sur l’homosexualité. En 2003-2004, année de prépa Capès : obtention du concours du premier coup en juillet 2004 (il se fait recontacter par un examinateur homo qui a retenu son nom sur sa carte d’identité !). Premières collaborations photographiques avec Franck Levey à Rennes (shootings parfois audacieux et non-conventionnels !). En mai 2003, rencontre impromptue avec Véronique sur la route Nantes-Rennes, alors que Philippe fait du stop (cette amitié sainte perdurera des années). En septembre 2003, entrée dans l’association homo chrétienne David et Jonathan (Philippe y restera 3 ans ; la dernière année, il fait partie du bureau de Planète Jeunes). En août 2004, encadrement d’un « séjour-théâtre » pour personnes handicapées physiques et mentales (25 vacanciers) à Chauvigné avec l’association LCV (Loisirs Culture Vacances). En 2004-2005, année de report de stage pour s’enfermer dans une chambre d’étudiant et écrire son premier livre en 4 tomes, tout en fréquentant assidument les festivals de cinéma LGBT et en participant à ses premières Gay Pride. Pendant l’année scolaire 2005-2006, stage en tant que prof d’espagnol au lycée public Bertrand d’Argentré de Vitré, avec deux classes de 2ndes, en parallèle d’une formation à l’IUFM de Rennes. Création par Philippe et des amis du Cercle des Intellos du Dimanche au bar La Bernique Hurlante à Rennes. À l’été 2006, départ de Rennes pour rejoindre une mutation en Essonne (banlieue parisienne), au lycée public Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge.

 

Philippe et Alexia Erb devant les Cours Florent (Paris, Jaurès)


 

Année scolaire 2006-2007 : Première année de professeur d’espagnol. Engagements dans la paroisse de Savigny-sur-Orge (catéchèse des CM1, groupe jeunes professionnels). Boulimie de théâtre : en deux ans, Philippe va voir 700 pièces en lien avec l’homosexualité. En juin 2007, participation au théâtre de rue Les Parfums de Lisbonne avec la troupe Çà è Là de Graça Dos Santos, au Café Lapeyronie et au cinéma MK2 Beaubourg. Fort de cette année chargée artistiquement et un peu difficile (grosse prise de distance avec la famille depuis l’été 2006 ; échec des premiers dépôts du livre Désir homosexuel et viol dans 18 maisons d’édition parisiennes ; incertitudes par rapport à l’avenir amoureux puisqu’à 28 ans, il est toujours « puceau »), Philippe s’inscrit à deux stages d’été des Cours Florent en juillet-août 2007 : le stage « Comédie musicale » (pas top ; mais rencontre et amitié avec la comédienne Violette Blanckaert sur « You & Me » de Victor-Victoria ; Philippe osera dire publiquement à François Florent en personne que son école est une « usine ») puis le stage « Scène » (exceptionnel : sous la direction de la prof bulgare Antonia Malinova ; grande connivence avec la présentatrice télé suisse Alexia Erb). Début de rencontres déterminantes : le chanteur Martin Dages, l’écrivain Philippe Besson, l’intellectuel Lionel Souquet, la comédienne Géraldine Gaultier, le romancier Thibaut de Saint Pol, etc.

 

Classe de 1ère ES 2


 

Année scolaire 2007-2008 : Premier mois de remplacement au lycée Jacques Prévert de Longjumeau (avec une classe de 1ère ES 2 avec qui le contact passe très bien). Puis période noire entre novembre 2007 et janvier 2008 : remplacement entre le collège ZEP des Pyramides à Evry et le collège André Maurois d’Épinay-sur-Orge. Inscription aux Cours Florent à l’année, dans une classe de plus de 30 élèves (promo de Noémie Merlant, Philippe Welke, Jérôme Thibault ; sous la direction de Bertrand Degrémont) : Philippe n’y restera que 6 mois tellement il y trouve l’ambiance détestable (il n’en gardera qu’une amitié : celle de Jérôme Thibault). En janvier 2008, le soleil réapparaît : remplacement jusqu’en juin au lycée Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge. Philippe rencontre le journaliste Frédéric Martel et intègre l’équipe des critiques du site (gauchiste) Non Fiction. Bref casting d’entrée réussi pour une pièce Ainsi va le monde de Silvio Pistone au Petit Théâtre du bonheur de Montmartre (Philippe y joue le rôle de Fofo le débile mental pendant quelques mois). Une hasardeuse prise de contact avec des professeurs d’université de la région lyonnaise cherchant à faire publier des livres traitant du lien entre homosexualité et littérature et ayant lu avec intérêt le Dictionnaire des Codes homosexuels, aide Philippe à croire à l’imminence d’une publication. Le 8 mai 2008, Philippe est invité à sa première émission de radio pour parler de son livre qui n’est pas encore publié (émission Les Enfants de Stonewall, sur Radio Libertaire, animée par Bruno Bisaro) : c’est un succès. En juin, premier défilé à la Gay Pride de Paris. Travail de réécriture du livre Désir homosexuel et viol, qui est proposé une dernière fois à 30 maisons d’édition parisienne à l’été 2008 : L’ Harmattan dit oui tout de suite (pour le publier en 4 tomes, sous un titre différent et un découpage également différent : Homosexualité intime,Homosexualité sociale, et le Dictionnaire des Codes homosexuels) ; Actes Sud deux mois après).

 

Équipe d’Homo Micro posant avec les Lascars Gays.


 

Année scolaire 2008-2009 : En septembre 2008, Philippe intègre une année complète au lycée Jacques Prévert de Longjumeau. Peu à peu, fréquentation de l’église saint Nicolas des Champs à Paris plutôt que sainte Thérèse à Savigny, et implication dans la chorale. Cours de samba aux Gais Musettes, dirigés par le chorégraphe Torben. Philippe fait une première conférence sur le « théâtre homosexuel » au Cercle intellectuel homo de la Rive Opposée. En octobre 2008, il intègre un atelier de one-man-show, animé par Yoann Chabaud, au théâtre Le Bout à Pigalle. Publication du livre en 4 tomes en décembre 2008 chez l’Harmattan. Pour les besoins de communication autour de l’ouvrage, création du site L’Araignée du Désert (par le développeur Jacques Bodin-Hullin)… ce qui plonge Philippe dans l’Internet illimité. En janvier 2009, inscription sur les sites de rencontres homos et rupture de sa virginité. Philippe sort avec 3 garçons (dont sa relation la plus « longue » : 40 jours), puis s’arrête, se repose la question de la prêtrise, jusqu’au moment où sa meilleure amie Véronique apparaît pour lui déclarer sa flamme : ils sortent 4 mois ensemble et vont tous les deux jusqu’aux fiançailles… mais Philippe, ne le sentant pas, les brise et reprend sa vie de célibataire. Pas pour très longtemps. Surpris et déçu de ne pas pouvoir surmonter son homosexualité, il repart de plus belle dans la recherche d’« amour » homo : il enchaîne ainsi dix autres relations avec des hommes, qui s’étaleront de septembre 2009 à janvier 2011, et qui ne dureront pas plus de deux semaines chacune. Par ailleurs, en janvier 2009, Philippe intègre l’équipe d’animateurs radio de l’émission Homo Micro sur Fréquence Paris Plurielle, animée par Brahim Naït-Balk (il y restera 2 ans et demi en tant qu’animateur de la rubrique « Sex Symbol »). De mars à juin 2009, collaboration à différents articles sur les sites Les Toiles roses et Non Fiction (Philippe finit également par être viré suite à ses prises de position anti-homosexuellement correctes). En mai 2009, entrée parmi les « 1001 Célébrissimes » du photographe François Lebel. En juin 2009, Philippe est nommé pour la première (et seule) fois parrain du petit Marius Gimelli.

 

Équipe d’animation de Savigny-sur-Orge le 20 mai 2007


 

 

Année scolaire 2009-2010 : Professionnellement, année scolaire en tant que prof d’espagnol au lycée professionnel Jean Monet à Juvisy (17 classes : 450 élèves en cours !). Ré-inscription à l’atelier one-man-show du théâtre Le Bout. En octobre 2009, tout premier passage-télé de Philippe à l’émission Y’a une solution à tout ! d’Évelyne Thomas sur la chaîne Direct 8. En décembre 2009, début de préparation d’une thèse – qui ne verra jamais le jour – sur la place du viol dans l’œuvre du dramaturge Copi (ce projet aura permis la rencontre avec Marcial Di Fonzo Bo, René de Ceccatty). En mai 2010, contribution à l’album URGENCES du rappeur Monis, avec la chanson « Lettre ouverte ». Amoureusement, Philippe continue de sortir avec des hommes, en resserrant de plus en plus ses exigences… et ses espérances de trouver la plénitude dans une relation homo. Le 8 juin 2010, conférence (remarquée et houleuse) sur la mixité des sexes dans le « milieu homo », organisée par l’association L’Autre Cercle à l’Hôtel Millénium de Paris : le public lesbien s’insurge qu’un homme gay parle de lui ! Par ailleurs, changement de domicile après 4 années à Savigny-sur-Orge : déménagement dans le 5e arrondissement de Paris, en face du Jardin des Plantes (grâce à saint Antoine de Padoue et saint Joseph !).

 

Année scolaire 2010 – 2011 : En juillet 2010, Philippe publie une courte critique « Freiner l’homoparenté » (défendant la sortie de l’essai psychanalytique Homoparenté de Jean-Pierre Winter, à l’aube de l’arrivée du « mariage gay » en France) qui met le feu aux poudres au site Non Fiction (record de visites et de critiques sur cet article). Le 12 septembre 2010, Philippe est modérateur d’une table ronde sur « Sport et Homosexualité » à la Fête de l’Huma (interview de Pascal Brethes, Yoann Lemaire, Ian Brossat). Également en septembre, il joue deux représentations de la pièce Histoire d’âmes de Lilian Lloyd au théâtre Le Bout avec la troupe du one-man-show (Julien Dubois, Cécilia, Soben, Eva, Brice Olmeta, etc.). Professionnellement, nomination définitive sur un poste fixe de professeur d’espagnol au lycée public Jacques Prévert de Longjumeau. Après 2 années dans la troupe de one-man-show du Bout, abandon temporaire des planches pour se diriger davantage vers l’écriture et la mise en scène : atelier d’écriture de Christophe Botti (aux côtés de Brigitte Molkhou, Jérôme Thibault, Philippe Rambaud, Isabelle Porte…), et en septembre 2010, début d’écriture personnelle de la pièce Vous m’avez beaucoup pédé (pièce terminée à ce jour). Par ailleurs, poursuite des chroniques radio sur Paris Plurielle: grâce à l’émission Homo Micro, Philippe fait plein de rencontres de célébrités du « milieu homo » (Denis-Martin Chabot, Océane Rose-Marie, Arthur Dreyfus, Christophe Bigot, David Halperin, etc.). Toujours en septembre, un des articles du Phil de l’Araignée sur le blog de l’Araignée, intitulé « Lettre à sœur Paula », est repéré par un jeune prêtre parisien, le père Pierre-Hervé Grosjean, et est mis en ligne sur le site Padreblog : succès immédiat. En janvier 2011, Philippe vit une dernière histoire de cœur avec un garçon, puis se décide à tout arrêter : drague homo, masturbation, porno. Ce qui consolidera son choix de continence (abstinence et don public de son homosexualité au monde et à l’Église), ce sont deux événements : une soirée-témoignage « Foi et homosexualité » organisée à l’aumônerie de la UCO à Angers, par Félicie Humeau ; et une interview de 5 heures en mars 2011 avec la journaliste de la revue La Vie Joséphine Bataille. Le choix public de la continence lui met à dos quasiment tous ses amis et collègues d’avant. En février 2011, l’album URGENCES de Monis sort. Le 19 avril 2011, Philippe parle à un café-philo à Lorient, piloté par Véronique Labadie, animé par Charles Madézo. Le 3 mai 2011, deux mini tremblements de terre surviennent : expulsion officieuse de Philippe de l’atelier d’écriture de Christophe Botti, ainsi que de l’émission Homo Micro (Philippe assurera juste quelques émissions radio sur RCN Nancy dans l’émission Ce n’est que de l’amour de Daniel Conrad). Le 20 mai 2011, passage-télé à l’émission Dieu Merci ! sur la chaîne Direct 8, avec le père Grosjean (ce sera le meilleur audimat de l’histoire de Dieu Merci !). Suite à ce succès, Philippe est immédiatement contacté par le journaliste Jean-Baptiste Maillard, Monseigneur Rey, et Frigide Barjot. En juin, passage-télé à l’émission Les Enfants d’Abraham sur Direct 8. Le 5 juillet 2011, contribution à la revue Causeur d’Élisabeth Lévy. À l’été 2011, début des témoignages en binôme avec Frigide Barjot, même si parfois Philippe et Frigide assurent des conférences séparément, et que Philippe ne se reconnaît pas dans le discours de son binôme. En août, Frigide et Philippe partent témoigner aux JMJ de Madrid, principalement au Parc du Retiro.

 

Philippe et Mgr Nicolas Brouwet à Tarbes en 2012


 

Année scolaire 2011 – 2012 : Professionnellement, année de mi-temps prise par Philippe pour qu’en parallèle de son travail de professeur, il puisse assurer les évangélisations avec Frigide Barjot et terminer de mettre en ligne sur l’Araignée du Désert une version plus commentée et complète de son Dictionnaire des Codes homosexuels (DICO ON LINE). Mi-temps vécu douloureusement à cause d’une inspection en décembre qui se passe très mal : un jeune inspectrice, Beatriz Beloqui, casse tout son travail et veut se venger de ses activités extérieures (site, livres, opposition au « mariage gay »). Début des pressions de la part du Ministère de l’Éducation Nationale (les associations LGBT téléphonent aux différents proviseurs de Philippe pour leur demander de l’exclure ; le journal Métro News, sous la houlette du député communiste Ian Brossat, publie un article faisant courir le bruit que Philippe provoquerait des vagues de suicides chez les jeunes ; même le ministre Vincent Peillon s’en mêle !). Le 4 février, Journée de la Dignité au CeTh de Caen, autour de Florence Aubenas (ex-otage en Irak) puis de Philippe. Le 15 février, à Rennes, dans le cadre du séminaire Et la chair s’est faite verbe à l’Université de Villejean, Philippe fait une conférence sur le thème « Cannibalisme et Homosexualité ». Le 20 mars, conférence remarquée de Philippe à l’IÉSEG de la Défense. Du 31 mars au 2 avril, lecture de textes de saint Augustin à l’église saint Séverin pour Hosanna dans la ville (Philippe est accompagné des comédiens Alain Pochet, Jérôme Thibault et la chanteuse Benedict). Commencement des témoignages de Philippe seul dans les établissements scolaires cathos de Paris (Thérèse Chappuis, saint Jean de Passy, Stanislas, etc.), devant des amphis bourrés à craquer. Entre temps, début de la campagne présidentielle : Frigide Barjot et Philippe montent au créneau, dans le contexte brûlant des pièces de théâtre blasphématoires (Piss-Christ, le Jésus de Castellucci, Golgota Picnic au Théâtre du Rond-Point) et des manifestations de Civitas ; dans l’entre-deux-tours des présidentielles, visite privée de Frigide Barjot et Philippe à l’Élysée le 17 avril (Philippe ne cautionne pas l’idée de bulletin « JÉSUS 2012 » de Frigide Barjot). Toujours en avril, Philippe débute la rédaction d’un livre (conversations croisées entre Frigide et Philippe) sur l’homosexualité, écrit aux 3/4 par lui, livre qui ne verra jamais le jour car fin mai 2012, alors que Philippe est invité personnellement pour son témoignage à Lyon, sans Frigide Barjot, celle-ci pique une crise de jalousie qui signera la fin définitive de douze mois de collaboration épisodique. Le saut dans l’inconnu avec l’année de disponibilité sans soldes est complet. Philippe n’est pas encore au courant que l’année scolaire qui vient va être consacrée au « mariage pour tous », mais il ne se lance quand même dans la rédaction d’un livre court sur l’homosexualité, L’homosexualité en Vérité. Il trouve éditeur (Frédéric Aimard) lors de sa participation à l’Université d’été de l’Alliance Vita, animée par Tugdual Derville et Ségolène du Closel aux Jardins d’Anjou. Il participe aussi à l’Université d’été des frères de saint Jean sur le « Libéralisme » à saint Jodard.

 

Frères de saint Jean à Saint Jodard


 

5 septembre 2012 : Réunion secrète des 50 têtes de réseau du mouvement d’opposition au « mariage pour tous » à Saint-Sulpice à Paris. Première fois que Philippe accepte de revoir Frigide Barjot. Mais de loin car leur rupture est définitivement consumée. Philippe s’exprime en grand groupe en critiquant l’angle d’attaque du collectif (pas encore appelé LMPT) trop focalisé sur les conséquences du « mariage gay », et pas assez sur l’essentiel : le « Mammouth à dégraisser » de l’homosexualité. Même s’il est pressenti comme une des pièces-maîtresses de ce qui allait devenir La Manif Pour Tous, il sera remplacé par Xavier Bongibault (plus soumis à Frigide Barjot qui veut occuper le haut de l’affiche), puis d’autres (Jean-Pier Delaume-Myard). Il sent que personne ne parlera d’homosexualité sauf lui, et que les opposants au « mariage gay » ne vont traiter que des conséquences de cette loi (conséquences sur la filiation) et non de la loi en elle-même. Peu à peu les organisateurs du mouvement ne jurent que par Frigide Barjot (par dépit et manque de courage). Quelques jours plus tard, le 11 septembre 2012, Philippe assiste – en tant que témoin muet – à une importante table ronde au Sénat : Caroline Mécary, Didier Eribon, Esther Benbassa et Daniel Borrillo exposent le pré-projet de loi du « mariage gay ». Eux et leurs amis (dont le jeune écrivain Eddy Bellegueule) découvrent peu à peu qu’ils ne font pas l’unanimité dans la salle et pique une crise d’hystérie contre leurs invisibles détracteurs qui les cernent.
 

Hiver 2012 -Printemps 2013 : Philippe est peu à peu écarté du collectif Manif Pour Tous, même si au départ, tout semblait le désigner comme principal porte-parole (il est baptisé « le troisième pied du trépieds » par Tugdual Derville). Contrairement à ce qui a été dit par certains (qui ont prétendu que Philippe cherchait la célébrité), il fait très peu de passages-télé (TV Tours, MCE, Infra-Rouge sur France 2 où la journaliste Nathalie Sapena le tacle sans le prévenir, RFI). Il décline même deux possibilités d’intervention dans On n’est pas couché sur France 2 face à Laurent Ruquier (Virginie Tellenne alias « Frigide Barjot » y est pour beaucoup dans la décrédibilisation de Philippe auprès des journalistes mainstream tels que Natacha Polony et Aymeric Caron), il refuse un autre débat sur France 2 après un téléfilm sur la GPA, ainsi qu’un passage sur BFM TV (il a privilégié ses engagements auprès des catholiques de province, sa présence aux manifs… alors même que les organisateurs lui ont coupé le micro au moment des défilés, et ont presque réussi à l’empêcher de prendre la parole le 13 janvier 2013 sur le podium du Champ de Mars…). Il passe dans quelques médias « catholiques » (Le Grand Témoin sur Radio Notre-Dame, Valeurs actuelles, Le Figaro, Famille Chrétienne… sans être compris d’eux) et une seule fois sur KTO (où Étienne Loraillère lui coupe sans arrêt la parole). Sa page Wikipedia est créée et n’est pas de son initiative. Un déjeuner est organisé entre Éric Zemmour et Philippe sur les Champs-Élysées, pour les faire se rencontrer, mais la mayonnaise ne prend pas et Zemmour-le-bavard ne comprend pas l’enjeu de l’homosexualité. Philippe participe au départ au mouvement Homovox (collectif de personnes homos publiquement opposées au « mariage gay »), mais en part très vite – en faisant retirer sa vidéo du site – car ce mouvement n’est composé que de personnes homos qui défendent la cause (la pratique homo, « l’amour » homo, le « couple » homo, l’Union Civile) dont elles dénoncent les conséquences (le « mariage gay », la PMA, la GPA, etc.) : Homovox est récupéré par Nathalie de Williencourt, Frigide Barjot et tous les défenseurs de la soi-disant première phase du « mariage gay » (l’Union Civile). Philippe fait une brève collaboration à l’ouvrage collectif Tous unis pour le mariage (piloté par le député Jean-Frédéric Poisson, qui le citera à l’Assemblée Nationale). Erwan Binet, le rapporteur officiel du « mariage gay », Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, le connaissent, mais jouent l’ignorance pour ne pas lui faire de publicité. Peu soutenu, esseulé, voire carrément méprisé par son propre camp (la plupart des manifestants anti-mariage gay sont en réalité pro-amour homo et pro-mariage gay, et refusent tout discours sur l’homosexualité, en soutenant que ce n’est pas le sujet et que le seul enjeu de la Loi Taubira ce sont l’enfant et la famille), Philippe est (mal) accueilli par les médias dits « catholiques », qui lui proposent malgré tout quelques bonnes mais trop rares interviews (c.f. celle de Lourdes par Radio Présence est quasiment la seule qui vaut le détour), mais qui peu à peu le présentent comme un extraterrestre, une star éphémère et capricieuse (voire caractérielle et mal commode). Il est personnellement sidéré de l’« accueil » des catholiques progressistes (qui le voient comme un fondamentaliste obsédé de l’abstinence) ainsi que des catholiques tradis conservateurs (qui le voient comme un guignol voulant faire à tout prix parler de lui, surtout après sa chanson « C’est bien gentil », ou comme un dangereux promoteur de l’homosexualité – c.f. la polémique sur le site Nouvelles de France avec les articles clairement homophobes de Falk van Gaver et Jacques de Guillebon). Malgré cette rupture tacite (qui sera définitivement marquée à la Manif du 24 mars 2013, à laquelle Philippe n’assiste pas), Philippe enchaîne des conférences partout en France, pour présenter son livre L’homosexualité en vérité, qui se vend comme des petits pains (plus de 10 000 exemplaires à ce jour). Ce tour de France lui fait découvrir les grands témoins du monde catholique émergent, le fait voyager en France mais aussi en Belgique (février 2013), en Espagne (mai 2013), au Liban (avril 2013), en Martinique (mai 2013). Après son voyage au Liban, Philippe tente de s’incruster au mouvement intellectuel et militant des Veilleurs de Paris (où il parle publiquement à de nombreuses reprises), puis en province (Toulon, Strasbourg, Cholet, Nantes, Lille, Beauvais, Pau, Chambéry, Paray-le-Monial, etc.). Il signe la postface du livre de Daniel Ange Mai 2013 Rébellion ! et s’engage épisodiquement aux Veilleurs debout. Mais là encore, la primauté et l’urgence du traitement de l’homosexualité, la centralité du sujet, n’y est pas comprise. Il va très vite ne plus s’y reconnaître et trouve que Les Veilleurs blablatent (et ronflent !). Écœuré par l’absence de courage et de vision, et surtout le carriérisme, des leaders de La Manif Pour Tous, il tire peu à peu sa révérence d’un mouvement auquel il n’a jamais été intégré.

 

11 mai 2013 : La participation de Philippe au TEDxSalonAlsace à Strasbourg fait beaucoup de remous. Même si, sur le moment, son talk a été très apprécié, sa vidéo sera la seule qui ne figurera pas sur Youtube (fait extrêmement rare, vu la déontologie soi-disant « ouverte » des TEDxSalons).

 

15 juillet 2013 : Guidé par l’intuition que le nœud du problème mondial au niveau de la sexualité est l’hétérosexualité (celle-ci étant prise pour la différence des sexes), Philippe fonde avec plusieurs amis un site très sérieux – CUCH (Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité) – qui lui tient vraiment à cœur et qui est un avant-goût du livre Les Bobos en Vérité, troisième opus s’annonçant vraisemblablement comme la suite logique des deux premiers volumes L’homosexualité en Vérité (septembre 2012) et L’homophobie en vérité (septembre 2013, qui se vend beaucoup moins que le premier et n’est compris que des personnes homos elles-mêmes). Pendant l’été 2013, Philippe témoigne dans plus de 8 festivals cathos de la jeunesse. Mais c’est déjà son chant du cygne, car il n’est vu que comme un « témoin » et une « star de Manif Pour Tous » (ce qu’il n’a jamais été : il se dit analyste et défend le fait que l’homosexualité est un sujet dépassant en importance le seul « mariage gay » puisqu’il déborde sur les prochaines lois transhumanistes) : les catholiques ne vont pas creuser plus loin, ni se former sur l’hétérosexualité ; et ils n’ont que mépris pour le mot « homophobie », qu’ils considèrent à la fois comme une insulte et une irréalité.
 

Philippe et un de ses guitaristes


 

De septembre 2013 à septembre 2014 : Philippe donne sa démission de l’Éducation Nazionale (comme il la surnomme). Comme il veut faire entendre sa voix et sent que le combat politique est perdu d’avance, il fait feu de tout bois et se lance dans la chanson pour faire passer ses idées. Sous la direction artistique d’Ultreïa, avec l’aide précieuse de l’arrangeur Jean-Charles Wintrebert, Philippe prépare un album de chansons intitulé Boulet de canon, presque entièrement catholique dans sa thématique, avec un clip reprenant en entrée le discours d’Erwann Binet : « Veilleur je suis là » (Philippe y fait semblant de jouer du piano). Cet album ne donne lieu à aucune promotion (même s’il passe sur une émission de Canal + qui le tourne en dérision en affirmant qu’il est sponsorisé par Christine Boutin) et ne fait l’objet d’aucun concert : il tombera complètement dans l’oubli. À côté de cela, Philippe poursuit les conférences partout en France (à un rythme beaucoup moins soutenu), l’écriture (il avance sur son Dictionnaire des Codes homosexuels, publie régulièrement des papiers sur le site CUCH, s’occupe des brèves sur le journal France Catholique avant de leur claquer la porte au nez pour mauvais traitement verbal), les groupes de travail sur le Gender (piloté par Mgr de Dinechin) et les rencontres. Le 9 mars 2014, la maman de Philippe, Monique, décède d’un cancer du sein, et part en odeur de sainteté (elle a eu le bon goût d’attendre son fils avant de mourir !). L’homélie de son grand-frère Miguel pour l’enterrement est à ses yeux indétrônable. Retour de Philippe à Paris. Son livre L’homosexualité en vérité est traduit et publié en Italie le 30 mars 2014 avec le titre Omosessualità Controcorrente aux éditions Effata (ce titre ne convient pas à son auteur). S’ouvrent les portes de l’international. Des interviews de lui sortent en Slovaquie, au Brésil, en Amérique Latine, et bien sûr en Italie. Tout démarre à Bologne avec les frères de saint Jean qui le font venir en avril 2014 (le cardinal Caffarra refusera de le voir). Philippe revient pour des conférences en mai, successivement à Turin, Milan puis Rome. Puis c’est le tour de l’Espagne, avec les conférences de Logroño (Rioja, en Espagne) sur l’invitation de l’évêque Juan-José Omella, ancien camarade de séminaire de son père. Coup d’accélérateur sur la traduction espagnole. En juin 2014, Philippe se rend d’abord quelques jours à Londres pour parler aux Veilleurs London, puis enchaîne avec une semaine en Côte d’Ivoire, pour une Mission sur la famille et le mariage, aux côtés du père Cédric Burgun et de la politologue suédoise Maria Hildingsson. C’est la première fois qu’il foule le sol africain, et ce voyage le marquera fortement, tant au niveau de sa foi que de l’amitié échangée avec les Africains. Pendant l’été 2014, Philippe est programmé aux Bancs Confidence de la Cathédrale d’Albi (avec Michel Cool et Katherine Waldteufel). Le 25 août 2014, après une journée d’évangélisation au Festival Anuncio au Sacré-Cœur de Montmartre, il vit le premier miracle divin sensible de sa vie : lors d’une confession (avec un prêtre qui venait d’être ordonné 3 mois de cela), pendant l’imposition des mains, l’Esprit Saint descend sur sa tête en grosse source de chaleur. Il revivra plus tard dans l’année un autre miracle au Sacré-Cœur, cette fois en lien avec saint Antoine de Padoue qui a parlé à travers un prêtre polonais en homélie (qui a cité textuellement la phrase que Philippe venait d’échanger en privé à la statue de saint Antoine : « Nous sommes tous des bougies humaines. »). Les conférences de Philippe se poursuivent et prennent une coloration clairement européenne : en octobre à Padoue (Italie : rencontre capitale avec le père Giovanni Ferrara), en novembre à Mabeuge (Belgique), en décembre à Neuchâtel et Fribourg (Suisse), en janvier 2015 à Barcelone (Espagne, avec No Temo). Un essai raté de rencontre au Vatican entre le Pape François et la délégation de personnes homos continentes chapeautée par Philippe et par Mgr Rey a lieu… et comme d’une part les cardinaux autour du Pape ont fait barrage (en craignant qu’une telle initiative « puisse lui plaire ») et d’autre part que le père Louis-Marie Guitton a choisi d’enfermer l’apostolat de l’homosexualité dans la sécurité et l’anonymat feutré de l’association Courage International, ce voyage romain fait chou blanc. Philippe participe au lancement des antennes Courage en France, mais se rend vite compte que ces groupes de parole, calqués sur les Alcooliques Anonymes proposent l’abstinence et non la continence. Il n’y restera qu’un an.
 

Abidjan en pleine procession urbaine du Saint Sacrement


 

Philippe et le père Giovanni Ferrara de Padoue, le 25 mars 2015


 

 

Année 2015 : En 2015, Philippe n’arrive pas à retrouver un emploi (y compris en présentant sa candidature auprès des établissements scolaires catholiques en tant que prof d’espagnol : l’homosexualité est un sujet qui fait peur, et il est désormais blacklisté de partout) et ne parvient pas non plus à trouver éditeur catholique pour son livre (pourtant visionnaire) Les Bobos en Vérité (qui déclenche les foudres de blogueurs tels que Fikmonskov ne supportant pas de se voir taxés de « bobos » ; les scouts d’Europe, quant à eux, commencent même les démarche pour traîner Philippe en procès pour son clip « C’est bien gentil » : véridique). Ce dernier livre – Les Bobos en Vérité est publié en auto-édition sur Book On Demand et fait évidemment un flop. Philippe arrivera à vivre sans salaire, sans emploi, et à payer son loyer parisien grâce à ses maigres économies de prof et les dons de ses amis (la Providence, comme il dit) pendant six années, et se résoudra – après avoir longtemps lutté – à demander le RSA (Revenu de Solidarité Active) seulement en avril 2018. À l’été 2015, Philippe participe à l’organisation du premier « Parcours Homosexualité » accueilli par la communauté de l’Emmanuel à Paray-le-Monial… mais l’accueil de ses topos est tellement mauvais qu’il profite de cet événement pour quitter définitivement Courage après avoir participé à son installation en France. Dans la foulée, plutôt que de revenir à Paris, il fait un crochet pendant 3 jours à Brignoles (près de Toulon), où il écoute jour et nuit un moine de saint Jean lui raconter tout ce qu’il a étudié depuis 30 ans sur les prophéties des Fins dernières. Philippe, qui s’intéresse fortement à l’Apocalypse, à la Fin des Temps, à la puce électronique et à l’Antéchrist (il se plonge dans Le Maître de la Terre, Le Père Elijah, Soloviev, etc.), reçoit beaucoup d’informations capitales de ce frère – qui se décrit lui-même comme « insignifiant » – qui lui serviront par la suite pour écrire son futur livre Homo-Bobo-Apo. En septembre 2015, Philippe tente de monter avec quelques amis (les Laissy et Franck Nankam) une école d’arts, de comédie musicale et de décryptage d’actualité, dans le 16e arrondissement de Paris, et baptisée Cours Wojtyla, sous le parrainage de l’aumônier des artistes de Paris le père Philippe Desgens. Mais par manque d’argent, d’élèves et de soutiens, ce beau projet tombe à l’eau. Mais Philippe le voit comme une aubaine car cela lui laissera le temps de se consacrer pleinement à ses trois sujets favoris : l’homosexualité, la Franc-Maçonnerie et les Fins dernières. Ceci étant, à la fin de l’année 2015, cassé par tant d’échecs successifs, il rentre dans un forme de révolte (il traite La Manif Pour Tous de « connards !! » sur Twitter quand ils voient ses leaders défendre la création d’une Union Civile), de rempli et de profonde nuit. Il n’est plus du tout invité nulle part, et le niveau de réflexion des figures intellectuelles « catholiques » (l’abbé Grosjean, Koz Toujours, François-Xavier Bellamy, Thérèse Hargot, Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas, Tugdual Derville, Cardinal Sarah, Thibaut Collin, etc.) le désole.
 

Philippe et ses amis argentins devant l’Opéra Garnier à Paris


 

Cottolengo à Barcelone


 

Père Michel Baute et Philippe à la grotte de Lourdes


 

Année 2016 : En début d’année, Philippe commence à se filmer tout seul par des petites vidéos d’humeur sur Youtube, traitant de plein de sujets divers et variés, tantôt profonds (masturbation, puce électronique, Antéchrist, etc.), tantôt d’apparence anecdotique (Princesse Sarah, Mylène Farmer, l’ambiance aux soirées, etc.). Sa chaîne étant rattachée à une adresse e-mail qui lui sera énigmatiquement supprimée par Google à la fin de l’année, tous ces entretiens spontanés seront supprimés. Philippe, par ailleurs, essaie de se rendre utile en écrivant ses 247 questions sur l’homosexualité dans l’Église, puis en s’engageant à l’association caritative catholique s’occupant des personnes de la rue et des personnes prostituées : Aux Captifs la libération. Les responsables, par peur de son homosexualité, ne le confrontent pas aux hommes prostitués homos, et lui proposent à la place des maraudes autour du Pré Catelan auprès des personnes transsexuelles et des prostituées. Il viendra plusieurs mardis de suite dans ce lieu, et adore ce moment de rencontres. Après quelques mois, ne voyant pas le sens de son apostolat, Philippe prend la lourde décision de partir évangéliser dans les rues (il commence à vider son appartement) et de vivre dans la rue. Il ne le fera finalement pas, car il soumet son projet au discernement (il passe une semaine de retraite à l’abbaye tradi du Barroux, où les moines ne le reconnaissent pas) ainsi qu’aux conseils de Mgr Brouwet (évêque de Lourdes qui est le seul chef d’Église qui l’avait soutenu publiquement lors des Manifs Pour Tous). L’évêque lourdais l’encourage timidement à poursuivre ses écrits et ses études de l’homosexualité comme avant. Philippe revient donc à Paris sans réelle boussole ni direction. Cela lui laisse le temps de… se laisser pousser les cheveux, de lire, d’assister à plein de conférences (sur la Blockchain, les énergies, l’occultisme, les Fins dernières, la Franc-Maçonnerie…), d’écrire. À un moment donné, pour gagner un peu d’argent, il se lance dans les visites touristiques homos de Paris sus la casquette de guide Cariboo : c’est à la fois une super idée (il y a tant d’angles possibles pour montrer Paris grâce à l’homosexualité) mais aussi un détournement trop folklorique du message que Philippe veut faire passer. L’angle homo-catho des visites fait repoussoir, et celles-ci ne trouvent pas leur public. Le 25 avril 2016, Philippe, exceptionnellement, est recontacté par la radio parisienne RFI International pour présenter son livre La Homosexualidad en Verdad, publié chez Desclée de Brouwer grâce à l’appui du cardinal Omella-Omella (cette publication a traîné énormément à cause de la traduction, et également de la fermeture des catholiques espagnols et latino-américains vis à vis de l’homosexualité : même la sortie de ce livre n’a fait l’objet d’aucune invitation en Espagne et en Amérique par la suite… Il faut le voir pour le croire !). Philippe continue son petit bonhomme de chemin, sans savoir où il va ni à quoi ça sert : il se rend à beaucoup d’événements qui lui permettent de voir concrètement l’imprégnation de la Nouvelle Religion mondiale de l’Antéchrist et de la Franc-Maçonnerie (Nuit Blanche, Nuit des Musées, tenue blanche dédiée à Star Wars dans les plus prestigieuses loges francs-maçonnes de Paris, etc.). Pendant la campagne présidentielle d’avril-mai 2016, il ne vote ni au premier ni au second tour (tellement il est dégoûté par l’ensemble des programmes, y compris celui de Jean-Frédéric Poisson, qu’il décrit comme « franc-mac »). Quand les résultats tombent, il devine avec précision le quarté gagnant. Il décrit par la suite le discours d’Emmanuel Macron comme typiquement « antéchristique ». Philippe ne trouve qu’un seul soutien politique qui ait grâce à ses yeux : Xavier Lemoine (maire de Montfermeil) : il n’attend maintenant que la royauté d’un roi catholique ET pauvre. Le 5 juin 2016, suite à son intervention au rassemblement de février de l’association Mère de Miséricorde conduite par Valérie Ternynck (une femme qu’il admire beaucoup), Philippe est invité à témoigner (au sujet de l’homosexualité) à la Cathédrale de Lille, aux côtés de Sabine Poujade (au sujet de l’euthanasie) et de Laëtitia de Calbiac (au sujet de l’avortement). Les deux témoignages sur l’euthanasie et sur l’avortement ne posent pas problème, mais l’homosexualité, si ! La Pastorale de la Santé, puis la Pastorale des Familles, et enfin le curé de la Cathédrale (promis à devenir évêque, et exerçant déjà des bénédictions privées de « couples » homo) s’opposent à la venue de Philippe et menacent de boycotter l’événement pastoral diocésain s’il vient. Après moultes combats et pressions, les personnes qui faisaient venir Philippe ont tenu ferme, et finalement, le témoignage a eu lieu, face à une assistance quasi vide, mais très attentive… et à quel prix ! L’essayiste est traité comme un dangereux criminel. Et ceux qui tentent de le faire venir dans leur paroisse, leur aumônerie, leur établissement scolaire, le mesurent après coup ! Fragilisé par son apostolat, avec le sentiment d’être inutile, Philippe baisse les bras après 5 années de continence : il se réinscrit sur les sites de rencontres homos, pour être entouré de personnes homos qui lui manquent. Il organise quelques soirées avec des gars d’Internet (dont certaines sont très réussies). Mais peu à peu, il cède à la tentation de ressortir avec des hommes. Il vit deux relations sexuelles successives, dont il se confessera immédiatement auprès d’un prêtre de son quartier, le père Albert Gambart. Il vit une des plus belles confessions de sa vie. Prenant conscience de la primauté du sujet qu’il porte, Philippe tente de démontrer en quoi l’homosexualité est un sujet central pour notre monde et pour l’Église. À l’occasion d’une nouvelle invitation à Fribourg (Suisse) en hiver, il rédige une conférence-topo tellement dense qu’elle se transforme en mini-livre intitulé Homosexualité, la Priorité niée, que Philippe publiera à compte d’auteur juste après. Sa conférence devant les élèves de Philanthropos (institut mené par le philosophe Fabrice Hadjadj) est si riche, brouillonne, et critique vis à vis des Veilleurs et de La Manif Pour Tous, qu’elle fait un bide : en guise d’au revoir bobo, Hadjadj, sans s’en rendre compte (car il n’a pas lu le chapitre sur la bière des bobos cathos dans Les Bobos en Vérité) lui propose une prochaine « bière avec lui, et le congédie en le trouvant implicitement « too much » et ingrat… C’est un rendez-vous manqué. Et sans doute le dernier à Philanthropos pour Philippe. Le boboïsme est bien installé dans l’Église Catholique…
 

Philippe et le père de Penfentenyo à Cuzco (Pérou)


 

Année 2017 : Presque totalement isolé et incompris, Philippe en a pris son parti. Il avancera et écrira seul, sans attendre aucune reconnaissance. Il sort beaucoup, pendant le début d’année, au cinéma avec une amie, Isaline, qui avait commencé les Cours Wojtyla, car elle a l’amabilité de lui offrir des places : s’en suivent de riches débats sur le monde actuel. Le 11 janvier 2017, Philippe est invité à parler d’homosexualité devant les étudiants en prépa de l’établissement prestigieux Jean Zay : une enseignante vient en reconnaissance et n’adhère pas à son propos ; la vidéo-conférence est visionnée par la directrice de l’école qui menace l’aumônier (le père Olivier Humann) de suspendre les activités de l’aumônerie (et la vidéo a été retirée de Youtube depuis). Par ailleurs, divers établissements catholiques de Paris (collèges, lycées) ont essayé de faire venir Philippe dans leurs enceintes, mais se sont tous ravisés, par peur des risques (alors que les besoins de leurs élèves sur ce sujet sont criants). En février 2017, Philippe est invité à ce qui aurait dû n’être qu’une banale soirée d’aumônerie programmée par un groupe de jeunes catalans et la pastorale des jeunes de Barcelone dirigée par le père Bruno Berchez… et qui s’est transformé en tollé national. Sous prétexte que Philippe parle d’homosexualité publiquement en lien avec la continence, tous les médias espagnols voient en lui « un dangereux homosexuel homophobe » et l’attendent au tournant. Les 5 jours qui ont précédé la conférence du Café Youcat (12 févier dans le cloître de l’église Santa Anna), ils se sont excités sur son compte. 23 médias – dont 10 télés – couvrent l’événement ; 60 journalistes étaient présents à la conférence ; Philippe est contacté personnellement par les 4 télés plus importantes du pays ; une cohorte de juristes et d’avocats était sur le pied de guerre ; le Parlement catalan (la Generalitat) et la maire de la ville de Barcelone (Ada Colau, ouvertement bisexuelle) ont tout fait pour annuler la conférence (notamment en signant massivement une pétition) ; l’archevêque Monseigneur Omella a dû écrire au Parlement pour faire valoir son droit d’organiser au sein de sa maison les événements qu’il voulait ; 3 mouvements de contre-manifestation (avec une centaine de manifestants) ont tenté d’empêcher l’événement ; 16 000 € ont été jetés par les fenêtres pour assurer la sécurité ; 4 activistes LGBT ont essayé d’interrompre la conférence dès les 10 premières minutes et ont été expulsés calmement ; la plupart des journalistes sont partis après avoir eu leur moment de « confrontation » ; le passage-télé sur TV3 que Philippe devait assurer le lendemain (lundi 13) a été annulé. Voilà le tableau dantesque dans les grandes lignes. Après cet épisode catalan de surexposition médiatique (peu satisfaisante, car son message n’a pas pu passer correctement), Philippe est revenu fatigué physiquement et spirituellement. Il a l’air de perdre son temps en regardant/analysant des émissions de télé nullos : Mariés au premier regard, The Voice, Demain Nous Appartient, et bientôt la série Joséphine ange-gardien. Après quelques mois, il se réinscrit sur les sites de rencontres, et il y fait la rencontre rapide d’un Toulousain, Jérémy. Leur entente est immédiate. Philippe descend sur Toulouse à deux reprises, entre les mois d’avril et de mai (avec une coupure pendant laquelle il connaît son troisième miracle sensible, à travers l’homélie du père Philippe Desgens et sa phrase de conclusion « Si nous ne suivons pas le Christ, nous resterons toujours des affamés de Vérité. »). C’est la première et seule fois qu’il tombe amoureux. Il décide néanmoins, par amour pour le Christ, de rompre cette relation fin mai, même si elle se décide arbitrairement. De retour à Paris, cet épisode « Jérémy » donne un énorme coup d’accélérateur à la rédaction du livre Homo-Bobo-Apo que Philippe considère comme la somme et la synthèse de toutes ses recherches, de tous ses livres et de toutes ses idées. L’essayiste se noie dans le travail pour oublier Jérémy et ne pas descendre sur Toulouse. À la base, cet essai était une commande personnelle des éditions Téqui, très intéressées par les réflexions de Philippe sur l’Antéchrist. Mais comme Bruno Mollard n’a pas accepté que Philippe critique La Manif Pour Tous, le cardinal Sarah et d’autres évêques comme Mgr Lebrun (qui pourtant, avec le temps, se révèlent vraiment francs-maçons), la perspective de publication est avortée. En septembre 2017, Philippe publie donc son livre sur Kindle Amazon, sans pouvoir être aidé et édité. En novembre 2017, une photographe du groupe ÉLÉGANCE, Caroline, lui propose un shooting photos gratuit dans le quartier de la Bibliothèque François Mitterrand à Paris, la veille du départ de ce dernier pour un cycle de conférences au Pérou, sur l’invitation du père français Christian de Penfentenyo (pays fortement menacé par les législations du Gender reposant sur l’homosexualité). Une fois arrivé à Cuzco, Philippe découvre que toutes les conférences ont été annulées car les organisateurs ont prétexté qu’il critiquait le Pape François sur son Facebook (en effet, le Pape François venait de dire dans son interview à Dominique Wolton qu’il était favorable à l’Union Civile). Son séjour, initialement orienté vers la formation et l’apostolat (Philippe a bénéficié d’une courte interview sur la chaîne EWTN, mais toute la partie de son discours sur la dimension politique et péruvienne de l’homosexualité a été coupée au montage, pour ne laisser place qu’au témoignage personnel victimisant), s’est transformé, à l’instar du voyage au Liban en 2013, en voyage touristique. De retour en Europe, dans la foulée du voyage péruvien, Philippe écrit son premier livre en espagnol non-traduit en français, La Homosexualidad en Perú. Et il aimerait poursuivre la série avec la Suisse, où il est d’ailleurs invité pour trois conférences genevoises par le père Alexis Morard.
 

 

 

Année 2018 : Pendant l’hiver 2017-2018, il se replie sur lui-même et décide de ne voir quasiment personne, en s’enfermant chez lui pour visionner tous les épisodes de la série beauf Joséphine ange-gardien interprétée par Mimie Mathy. Il y étudie la place de la Franc-Maçonnerie et de l’homosexualité. Par ailleurs, il fait la connaissance d’un certain nombre de personnes transgenres (voire transsexuelles) et aussi séropositives que la vie lui donne et, selon lui, de manière tout à fait volontaire. En février-mars 2018, la journaliste Anne-Laure Malleyre, animatrice de Radio Courtoisie, et consciente des enjeux eschatologiques de l’homosexualité, invite Philippe à présenter son livre Homo-Bobo-Apo qu’elle décrit comme une mine d’informations, et depuis, ce dernier revient régulièrement pour animer en binôme son émission « Le Journal de la Libre France » où ils reçoivent des auteurs divers et variés (Alain Pascal, Romain Guérin, etc.). Dans cet intervalle de temps, Philippe prend la décision d’enregistrer en audio de chez lui son livre Homo-Bobo-Apo, à la base pour que son livre soit audible en ligne sur Youtube et qu’il atteigne ses amis aveugles ou alités. Il rajoute un épilogue explosif qui ne figure pas dans la version papier : « Homosexualité : Et si l’Église avait tort ? ». En février, il part à Lourdes faire une série de 15 vidéos-interview avec son amie journaliste Nathalie Cardon. À cette occasion, il rencontre Mgr Brouwet, en jouant carte sur table à propos des 11 dossiers à l’étude de la CEF (Conférence des Évêques de France) au sujet des États Généraux de Bio-éthique, en lui démontrant que les évêques sont à côté de la plaque s’ils ne traitent pas de l’alibi principal des lois transhumanistes, à savoir l’homosexualité : ils discutent pendant une heure d’hétérosexualité et de Franc-Maçonnerie, dans les jardins de l’évêché de Lourdes. En avril-mai 2018, Philippe crée des lectures publiques de textes poétiques et politiques sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris (avec la complicité des passants, d’amis tels que Paolo, et avec un mégaphone). En juin, il collabore à la revue apolitique Unité Nationale. Dans ce même mois, il rencontre au Pouliguen le père Jozan, un fidèle lecteur de son blog. Le 5 juillet 2018, il assiste au procès pour « homophobie » de Marc-Yvan Teyssier au Tribunal de Grande Instance de Paris, et fait une description précise du déroulement de l’audience. Pendant l’été, il se réconcilie définitivement avec son frère jumeau Jean. Et il se rend à deux festivals charismatiques : un à la cathédrale de Koekelberg (où il découvre la puissance du témoignage d’Ingrid Dulière), un autre à Hautecombe (le Festival Welcome to Paradise organisé par le Chemin Neuf : sa seule invitation française de l’année). Il s’y exprime de manière libre et dit son inquiétude par rapport à l’état de l’Église, ainsi que ses tentations de quitter l’Église Catholique. En août, il fait définitivement le deuil de sa relation avec Jérémy (après plus d’un an de tentation). Mais le climat explosif qui arrive avec les scandales pédophiles cachant la gêne des chefs de l’Église à traiter clairement d’homosexualité (c.f. l’affaire McCarrick, puis Vigano, puis la bourde du Pape associant homosexualité et psychiatrie) le décourage fortement à rester cette voix dissonante et interprétative de l’homosexualité au sein de l’Église. Il reste en lien avec les sites de rencontres gays qui à la fois le fragilisent, sont des occasions de rechutes concrètes et de rupture de la continence, et lui donnent à connaître des nouveaux amis homos improbables. En février 2019, il se désinscrit totalement des applis, mais ce n’est pas d’abord pour rechoisir la continence. C’est suite à la rencontre d’un homme dont il tombera encore plus fortement amoureux que Jérémy : il s’agit d’un Parisien, Vincent, avec qui l’accord sera presque parfait. Mais, à cause d’une force surnaturelle qu’il n’explique pas, mais également à cause de l’actualité chaotique de l’Église, il décide de rompre avec Vincent et de rechoisir – d’une manière encore plus authentique, forte et libre – la continence, fin mars 2019. Par ailleurs, six événements vont l’encourager dans la reformulation de son « Oui » à Jésus : 1) les joies vécues au sein de la petite équipe de catéchèse de CE2 à saint-Médard (7 enfants : Marie, Julie, Hortense, Mathilde, Émile, Anthony et Victor) ; 2) le buzz improbable de l’interview The Voice avec Nathalie Cardon sur Youtube ; 3) La naissance de Léonie, sa deuxième filleule ; 4) la montée en puissance du Cardinal Sarah ; 5) la rencontre avec sa petite soeur de coeur, Hortense, qui vit la même « incapacité que lui à être en couple homo » ; 6) la rencontre avec la chanteuse Stéphanie Bach, une chanteuse parisienne. En avril 2019, Philippe collabore, déguisé en ange, avec le photographe Philippe Piron.
 

 

To be continued… : Les projets de Philippe sont multiples : finaliser son livre Joséphine ange-gardien, la put(c)e du Système (en espérant décrocher, avec ce sujet plus populaire et léger, une édition chez une maison plus généraliste et plus audacieuses que les éditions chrétiennes) ; et pourquoi pas, composer un nouvel album de musique (mieux travaillé, avec plus de liberté, et qui lui ressemble davantage, que Boulet de Canon).