Désolé, mais « Mettre l’Homme au centre de tout », c’est précisément l’humanisme intégral* que promeut le transhumanisme, idéologie bien-intentionnée et boboïsante détruisant l’Homme par lui-même, par ses propres actions et ses bonnes intentions solidaires.
 

Le paradoxe d’Écologie Humaine, qui ne veut pas parler explicitement de Jésus comme base de l’Humanité, mais uniquement Le placer comme une « dimension » optionnelle et cachée, une « valeur ajoutée », une « émanation » de la « transcendance » que rechercherait tout être humain, c’est que ce mouvement prétend lutter contre le transhumanisme, mais en instaurant cet humanisme intégral anthropocentré qui EST le transhumanisme.
 

Pas étonnant, alors, que l’objectif d’Écologie humaine paraisse flou, contradictoire, gentillet et finalement désincarné. C’est l’Homme-Dieu qui est la source de notre plus profonde Humanité, de notre Écologie. Pas l’Homme (« bienveillant ») tout seul, ni les Hommes (« bienveillants ») entre eux, ni la solidarité uniquement humaine. Ça vous dirait d’assumer un peu l’Incarnation christique humaine ?
 
 

* N.B. par rapport à la notion d’« humanisme intégral » dont je parlerai largement dans mon prochain livre sur les bobos : « Les structures de péché nous donnent l’illusion de vouloir un humanisme intégral : c’est cela leur projet affiché. Or l’humanisme intégral ne sera effectif que dans la gloire ! En attendant, sur la terre, l’humanisme n’est pas intégral puisqu’il va falloir souffrir et mourir ! » (le frère Samuel, dans les Attaques du démon contre l’Église, Actes du colloque de Banneux, Éd. Bénédictines, Paris, 2009, p. 80)