(cf. J’ai repris mot pour mot la réflexion qu’un de mes amis homos m’a faite ce matin ; lundi 7 octobre 2013)

 

L’homosexualité ne se nourrit que de la culpabilité réelle (violence contre soi) rejetée sur l’autre (violence contre l’autre).

Dans les années 1980, ce fut la culpabilité narcissique et orgueilleuse de l’ambivalence (the Cure). On cultive cette culpabilité pour se sentir autre et donc supérieur, incompris. « Vous ne pouvez pas comprendre donc vous êtes coupables. »

Dans les années 1990, on dégage ce sentiment de culpabilité personnelle en accusant le SIDA contre lequel se concentre la violence; un ennemi commun justifie l’homosexualité et concentre la violence contre une maladie. « Je meurs de l’homosexualité donc vous êtes coupables de ma mort. »

Dans les années 2000, cette culpabilité se dirige contre tous ceux qui ne parlent plus du Sida ni de l’homosexualité (Silence = Mort, d’Act-up) « Vous ne parlez plus de l’homosexualité donc vous êtes violents et coupables d’indifférence. »

 Dans les années 2010 la tarte à la crème de l’homophobie. « Si vous n’êtes pas d’accord avec moi vous êtes homophobes, donc vous êtes violents et coupables. » Dans les années à venir, je sens poindre cette culpabilité rejetée sur deux niveaux : « Vous n’acceptez pas nos enfants, ou nos enfants partent en vrille à cause de cette société homophobe, donc vous êtes violents ; vous ne voulez pas me permettre l’euthanasie donc vous êtes violents. »

 
L’erreur est d’accepter ou de justifier l’homosexualité : plus elle est acceptée, plus elle devient accusatoire et violente, et non l’inverse! Dire à quelqu’un qu’il a raison de ne pas s’aimer c’est lui donner les armes pour qu’il déteste et accuse tout le monde.