Le drame de Sens Commun, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris la place première de l’homosexualité dans la Loi Taubira (= « mariage homosexuel » dans la tête des gens). Pourtant, il faut être sacrément aveugle pour nier que la bipolarité homosexualité-hétérosexualité est le fondement et l’alibi (mondial) de l’Union Civile, du « mariage homosexuel », de la PMA, de la GPA et même du transhumanisme.
 

Comment peut-on s’abuser soi-même à ce point-là ? Entre les mouvements qui courbent le dos dans la mollesse (Sens Commun, l’union des droites, La Manif Pour Tous, les programmes électoraux de Fillon, Sarkozy, Poisson, Mariton), prêts à zapper la Loi Taubira en proposant simplement sa « réécriture », ou bien ceux qui au contraire se durcissent en faisant du mot « abrogation » – qui n’est pourtant qu’un moyen – un but électoral et politique (cf. le collectif « On ne lâche rien » avec Ménard et Lochner), pas un pour rattraper l’autre. Ce sont les deux extrêmes d’un même déni de réalité et d’absence de vision des priorités. Ce seraient les moyens qui justifieraient et prendraient la place de la fin…

 

Ils confondent la réécriture de la Loi Taubira avec son abrogation, pour finalement ne tenir aucune de leurs deux promesses (car il leur sera de toute façon impossible de faire l’une ou l’autre sans laisser aborder la question de l’homosexualité par une personne homosexuelle continente). Tandis qu’ils oublient la Loi Taubira et l’Union Civile, ils passent à côté de la réalité intentionnelle, sentimentale, et de croyance de ces deux lois – l’homosexualité et l’hétérosexualité – pour ne s’axer que sur les conséquences sociales, familiales, économiques, mondiales de celle-ci. Du coup, ils s’engouffrent dans le slogan volontariste sans fond : « On ne lâche rien ! » ; « On va réécrire ! » ; « On vous promet l’abrogation ! »… mais sans s’attaquer à la source du problème. Ils croient même par défaut, à l’instar de Sens Commun, que le « mariage gay » est un mariage, puisqu’ils assurent qu’« il n’y aura pas de démariage ». Ils n’ont vraiment rien compris au « mariage gay », ces gens-là !
 

Ils n’ont même pas le courage de dire devant les caméras qu’ils s’opposent à un discours d’un candidat (tel que celui de Sarkozy), tout ça « pour ne pas donner à croire qu’ils s’opposeraient à sa personne ». Vous voyez le côté bébé et la chute (pathétique) de l’interview faite à Madeleine de Jessey sur LCI. Déférence excessive et langue de bois. Non mais franchement, avec des attitudes lâches et carriéristes comme ça, on va où ?