C’est en regardant cette pub de E.Leclerc que j’ai compris : la puce (le code) est la perte de l’anonymat (« Comment vous connaissez mon nom ? ») qui prend l’apparence d’une rébellion (bobo), d’un super pouvoir autonome (« la Force »), d’un code confidentiel. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que Leclerc fait dans la numérologie, le transhumanisme, l’organisation d’une société franc-maçonne souterraine.
 

« Code » (et j’en sais quelque chose avec mon Dictionnaire des Codes homosexuels !), ça fait tout de suite énigmatique, ludique, sécuritaire, scientifique, sérieux, occulte, élection divine, rassurant, autonome et universel à la fois. Alors qu’en réalité, c’est une prison homicide : « On a laissé les clefs aux firmes de la Tech pour encoder le monde dans lequel ils nous engluent. Un pouvoir exorbitant, puisque dans cet espace numérique, le code, c’est la loi. En janvier 2000, dans Harvard Magazine, l’éminent professeur de droit Lawrence Lessig s’inquiétait en ces termes : ‘Le code implémente un certain nombre de valeurs. Il garantit certaines libertés, ou les empêche. Il protège la vie privée, ou promeut la surveillance. La seule question est de savoir si nous aurons collectivement un rôle ou si nous laisserons aux codeurs le soin de choisir nos valeurs à notre place.’ La dangereuse illusion serait de croire, comme le laissent entendre les maîtres des données, que la liberté est garantie par le code, et qu’il n’y a donc nullement besoin de lois pour la protéger. » (Marc Dugain et Christophe Labbé, L’Homme nu : la dictature invisible du numérique, 2016, Éd. Robert Laffont et Plon, Paris, p. 41)
 

« Passe ton code » nous ordonne suavement l’Antéchrist en préparant le 666 ou le code secret qui liera notre âme à lui. Ou il enserrera à la gorge tous les récalcitrants…