Je suis sous le choc en apprenant cette transition. J’ai connu Océane Rose-Marie (la fameuse « lesbienne invisible ») il y a 9-10 ans. Elle avait demandé à me rencontrer personnellement parce que ce que j’écrivais sur l’homophobie l’interpellait (elle s’est prise de plein fouet la violence du monde homosexuel, et le désamour qui y règne), et nous avions pris un pot tous les deux. Je l’avais fait venir aussi à la radio Homo Micro, avant qu’elle ne se radicalise et ne s’enfonce dans les luttes politiciennes pro-gays (« mariage gay », « Gay Games », médias homos, etc.).
 

C’est une femme de coeur, sensible, intelligente. Et je suis peiné en découvrant qu’elle a entamé une transition qu’elle dit « genrée » mais qui en réalité est sexuée, car je vois toute la souffrance (non-réglée et mal réglée) qu’il y a derrière (peines de coeur, crise identitaire, mal-être corporel, révolte, drogue, etc.). Je vois dans ses yeux une tristesse et un désarroi que je ne lui connaissais pas avant (même si ce constat me vaudra sans doute de la dérision ou un agacement, un procès en misérabilisme). Et cette découverte est terrible pour moi. Je n’aime pas voir les gens que j’apprécie souffrir et se détruire (en se persuadant faussement de se construire et d’être eux-mêmes).

 

Je ne vous demande pas, en postant cette publication, de la juger elle, ni de juger de son acte. Je voulais juste laisser jaillir mon coeur et ma peine.

 

Prochainement, dans les vidéos lourdaises à venir, il y aura une vidéo dédiée à la transidentité et à la transsexualité, justement (avec, pour base, cet article « Le raz-de-marée de la transidentité« ).