Flash Infos : L’esprit d’égarement c’est maintenant !

 

Matthieu 24, 24 : « … Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. »
 
 

L’avertissement de la Vierge Marie : « Viendra un temps où vous ne saurez plus le bien du mal » est de circonstance pour nous. Et Benoît XVI de rajouter : « La foi consistera à revenir à la personne du Christ et non pas aux valeurs qu’Il aurait pu promouvoir/ » Lui, il avait bien senti les travers du Gouvernement Mondial. Alors restons paisibles et agissons comme nous pouvons. Ce n’est que le début du concert cacophonique. Mais nous y sommes !
 

Alors je me lance pour un mini flash-infos fait-maison des nouvelles fraîches de la cathosphère : au programme, entre autres, la prochaine « Family Day » en Italie, Koz Toujours qui tape sur l’incohérence de Sarkozy (l’hôpital qui se moque de la Charité et qui a trouvé un pire que lui…), les messes de bénédiction des cierges du 2 février introuvables, la nouvelle connerie de Frigide Barjot, le nouvel acte de bravoure de Tugdual Serville, le dynamisme des Veilleurs, etc.
 

J’aimerais avoir le cœur davantage à l’enthousiasme (et au fond, il l’est), mais l’égarement bobo des catholiques est tel en ce moment que mon Espérance prendra aujourd’hui davantage la forme de la dénonciation, de la lamentation et de la résistance. Je finirai tout de même mon « flash-infos » par une marque d’enthousiasme.
 
 
 

Première info :
 
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Je regarde avec dépit l’Italie perdre déjà sa bataille contre l’Union Civile avec des argumentaires pourris « à la Jean-Pier Delaume Myard » (« La famille, c’est un papa et une maman. » ; « Le lobby LGBT est une mafia. » : Super…). La famille n’est pas le bon angle pour s’attaquer au « mariage homosexuel ». Je me tue à le dire. C’est la dénonciation de l’hétérosexualité, et l’analyse de l’homosexualité, le témoignage des personnes homosexuelles elles-mêmes, qui sont l’unique solution pour ce débat. La « Family Day » est un fiasco d’avance.
 
 

Deuxième info :
 
Veilleurs
 

Les Veilleurs se figent toujours plus dans l’intellectualisme et l’esthétisme, pour devenir un « Cercle des Philosophes Perdus ». Ce n’était pas leur vocation première. Et ils laissent complètement de côté l’alibi de la loi Taubira qui les a fait lever, à savoir l’homosexualité. Ils abandonnent peu à peu le « mariage pour tous ». Je me permets de le rappeler.
 
 

Troisième info :
 
Frigide
 
Virginie Tellenne (alias Frigide Barjot) écrit à l’instant : « S’opposer à l’adoption filiative exclusive pour les couples de personnes de même sexe garantit la filiation biologique des enfants et l’altérité sexuée de l’Humanité. » Je lui suggère à nouveau d’arrêter de dire des conneries : défendre, comme elle le fait, l’Union Civile, n’équivaut pas, contrairement à ce qu’elle croit, à défendre l’altérité sexuée, mais uniquement à défendre l’hétérosexualité (autant dire le pire ennemi de la différence des sexes, et même de l’Humain ! L’hétérosexualité n’est pas la sexualité, elle en est la parodie, et même la destructrice). L’Union Civile est la première loi mondiale qui a transformé l’Homme en animal et en ange amoureux asexué, autrement dit la première loi qui a pris l’Homme sous l’angle réducteur de ses pulsions (orientation hétéro-homosexuelle) et de ses sentiments (croyance en « l’amour homo »), en laissant de côté précisément sa sexuation femme ou homme. Sous ses apparences humanistes, le discours de Virginie Tellenne est dangereux et incohérent.
 
 

Quatrième info :
 
Sarko 2
 
Sarko 3
 
Actuellement, les donneurs de leçons offusqués par le soi-disant « coup de Trafalgar » de Sarkozy, alors que de leur côté ils n’ont pourtant rien fait pour se donner concrètement les moyens de leur demande d’abrogation étant donné qu’ils n’ont ni dénoncé l’hétérosexualité, ni traité de l’homosexualité, ni laissé parler les personnes homosexuelles en priorité.
 
Sarko Burgun koz
 

Ces faux-culs feraient mieux de se taire et de se remettre en question. Ils (se/nous) font croire qu’ils sont contre la GPA et le « mariage pour tous » mais ils ne s’opposent ni à l’Union Civile ni à l’hétérosexualité (meilleur exemple : Koz Toujours), alors que ce sont des mesures identiques qui se font écho. Ludovine de la Rochère ou encore Tugdual Derville, par rapport à l’Union Civile, ont dit « non » et fait « oui » : qui s’offusquera de leur lâcheté à eux ? Personne, étant donné que personne ne fait la corrélation entre Union Civile et « mariage pour tous », ni entre hétérosexualité et GPA.
 
Tugdual amar
 
 

Cinquième info :
 

Patrice de Plunkett se fait draguer par les start-up « cathos » des bobos, et se demande pourquoi ça ne parle qu’anglais aussi chez eux…
 
Plunkett 1
Plunkett 2
 

Eh bien parce que tu es en train de te faire couillonner par les cathos bobos, mon cher Patrice! C’est pas plus compliqué que ça ! Au fait, j’en profite au passage pour faire de la pub pour mon livre Bobos en Vérité, uniquement réservé aux lecteurs qui ont le courage de regarder en Vérité et en Charité l’état pitoyable de la cathosphère française actuelle.
 
Bière
Truc
 
 

Sixième info :
 
Coexister 2
 
Coexister 3
 

Je suis toujours aussi dépité de voir les fadaises débitées par l’association œcuménique Coexister qui, loin d’assurer une Unité autour de la Vérité, construit une unité maçonnique des plus dangereuses et totalitaires, malgré les apparences. Je ne vous le dirai jamais assez : méfiez-vous de ceux qui basent leur combat sur la lutte contre les préjugés. C’est le fondement de tous les fascismes. Un préjugé, c’est neutre (tout dépend vers où on le déplace), et c’est le signe que nous pensons.
 
Coexister 5
 
Coexister 1
 
Coexister 4
 
Coexister 6
 
Coexister 7
 
Coexister 8
 
 

Septième info :
 

Bientôt a lieu une messe unique (et très importante en vue des Trois Jours de Ténèbres et des Fins dernières, car seuls les cierges bénis ce jour-là tiendront contre l’ombre), la messe de bénédiction des cierges du 2 février, pour la Chandeleur. À ne surtout pas rater. Eh bien avec une amie qui habite le 94 (Val-de-Marne), nous avons cherché une messe où nous pourrions avoir une bénédiction des cierges : rien ! Dans la couronne parisienne, c’est la misère.

Pas beaucoup de messes spécifiques ce jour-là ! Il n’y a que le diocèse de Fréjus. Sinon, le diocèse de Pontoise ne mentionne rien. Le diocèse de Créteil fête la fin de l’année dédiée à « la vie consacrée » le 2 février, messe à 18h30, à la cathédrale (!) de Créteil, mais ne comptez pas sur une bénédiction de cierges ! Quant aux communautés religieuses du Val de Marne, il n’est même pas fait mention de messe le 2 février… À Paris intra-muros, il y a quelques rares exceptions d’églises à fêter la bénédiction des bougies : le Sacré-Coeur, Notre-Dame de Paris, Notre-Dame des Victoires… (les meilleures paroisses). Mais sinon, vous pouvez toujours courir. Le diable a bien gagné l’Église pour avoir réussi à éteindre un événement aussi important.
 
cierges
 
 

Huitième info :
 

Ma seule source de joie et d’Espérance du moment, c’est le coup de théâtre de sainteté qui va se lever particulièrement en France dans peu de temps. #MartheRobinnedéçoitpas À part ça, femmes de Jérusalem, pleurez !
 
 
 
Soixante
 

Bonus : Hier soir, en me rendant voir la pièce très bobo-bisexuelle Soixante Degrés de Jean Franco, c’était rigolo : à cause d’une machine à laver qui a déteint tout son linge en bleue, la Carte Vitale du héros bisexuel Rémi s’est transformée (seul calembour de la pièce) en Carte bleue. Nos contemporains annoncent inconsciemment la fusion – que condensera (et qu’est déjà) la puce électronique – entre la carte d’identité, la carte de séjour, la Carte Vitale, la Carte bleue, etc.

Incompatibilité avec le FN

 

Si Sens Commun est un mouvement politique malhonnête qui ne porte pas notre combat et qui, malgré les apparences, a soutenu l’Union Civile, il ne suffit pas à blanchir l’opportunisme du Front National. Frédéric Pichon invite à rejoindre le giron du FN dans Boulevard Voltaire. Ce sera sans moi ! : il y a énormément d’incohérences au FN (homosexualité, IVG, foi catholique, Charité…). Il faut arrêter avec ce genre de facilités (cf. la 25e minute de la vidéo de Philippot). Il y a incompatibilité foncière entre foi catholique et Front National.

La nouvelle prostitution catholique

Radio Notre-Drame, La Croix, Famille Chrétienne, KTO… ils se font tous avoir ! Pardonne-leur, Seigneur, ils sont devenus fous de leurs bonnes intentions.
 
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Ça vaut le détour. Écoutez l’interview de François Pinsac en entier sur RDN, jeune « catho » qui a créé, en partenariat avec KTO, l’appli Geoconfess présentée comme « magnifique » et « révolutionnaire » : ses phrases sont SIDÉRANTES. « Il faudrait trouver un prêtre pour se confesser comme on cherche un taxi. » ; « L’idée est de géolocaliser les prêtres. » ; « Le client principal, c’est Dieu. » ; « On est dans le contexte de la gratuité. » ; « Au service de la foi« . Moi, je dis, la plupart des conférences de bon aloi sur « Le Transhumanisme » organisées par les cathos, c’était du gros BIDON. Tout comme les conférences « abrogation GPA » et anti-mariage-gay d’ailleurs !
 

Ne se rendent-ils donc pas compte qu’en soutenant les applis smart-phones et les start-up où l’interphace est nécessaire la puce électro ou un code, les catholiques sont en train de pister tout le monde et de jouer le jeu du fichage mondialisé ? On saura exactement où se trouvera un prêtre, une prostituée, un mendiant, un enfant, un terroriste, « l’amour », un collègue, et à quelle distance. Et beaucoup de cathos ne voient même pas le problème, n’identifient pas la privation de liberté et l’atteinte à la pudeur (puisqu’on saura tout du passé et des actes des gens avant même qu’on les voie en face, avant même de les connaître) ! Le Gouvernement Mondial géolocalise les gens selon leurs fonctions, leurs croyances, leurs idées politiques, leur sexualité, leurs activités, leur santé, leur âge, leur taux de dangerosité. Et en plus, avec le consentement de ses utilisateurs ! Mais on nage en plein délire !
 
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P.S. 1 : Pour ceux qui ne me croient pas, pour l’appli « Amour », vous avez Tinder et tous ses dérivés (vous géolocalisez vos proies).
 
P.S. 2 : Pour trouver votre SDF si vous voulez jouer le bon Samaritain, vous avez l’appli « Entourage » (Ces crétins de La Croix sont emballés par les « Des bonnes ondes (cancérigènes et de surveillance) pour les sans-abris »)
 
P.S.3 : Pour trouver votre autostoppeur sur catalogue, vous avez le stop connecté, avec l’appli « Ouihop ».
 
P.S. 4 : Pour votre gaydar, vous avez « Grindr », afin de détecter qui est homos autour de vous…
 
P.S.5 : Pour fliquer votre môme (cf. les couches connectées) et bien surveiller tous ses faits et gestes et s’il ne fait pas l’école buissonnière, vous avez l’appli « New School », à l’étude à l’Académie de Versailles.
 
P.S. 6 : Pour choper les jolies joggeuses, savoir où elles se trouvent, et vous autosurveiller, vous trouvez les bracelets d’activités (« Fitbit »), ceintures connectées, et autres applications d’auto-médicamentation.
 
P.S. 7 : J’attends avec impatience l’appli où on saura où se trouve le flic et le médecin le plus proche de nous, où se trouve notre conjoint (pour vérifier qu’il ne nous trompe pas !). On sacrifie toujours la liberté et la confiance sur l’autel de la sécurité. Le plus triste, c’est que l’Église, qui est l’École par excellence de la confiance (fides : foi), se prostitue à ce genre d' »avancées » techniques.
 
 
 
 

Je vous renvoie évidemment à mon livre Les Bobos en Vérité, ainsi que mes articles sur le Gouvernement Mondial, l’Antéchrist et la puce électro. C’est génial que je quitte le bateau pile au moment de la déferlante. Merci Jésus ! Je me contenterai de voir sur les panneaux publicitaires les affiches « Adopte un prêtre » un jour ! loool.

Menteur

 

Si tu es catholique et que tu es en « couple » homosexuel, tu ne te trouves pas simplement dans une situation inconfortable, avec deux dimensions difficilement conciliables. C’est surtout que tu es un menteur.
 

(Je vous demande de ne pas « liker », mais juste d’entendre. Merci.)

Prochaine victime sur le grill du Gouvernement Mondial : l’Amitié

 

 

Afin de tuer l’Humain et de créer une guerre civile internationale, l’Antéchrist planifie de semer le trouble sur l’un des plus grands biens que partagent les êtres humains entre eux : l’Amitié.
 
Amis Facebook
 

Regardez en ce moment comme il s’y prend. À la fois il la met sur un piédestal pour la figer en objet (bobo ou paillette) à la fois il s’arrange pour qu’ensuite cette idole réifiée se casse la gueule et vole en éclats.
 
ephatta bobo
 

En effet, l’amitié n’a jamais autant fait l’objet d’un marché (Journée Mondiale de l’Amitié, start-up organisant des amitiés lointaines selon les goûts et l’état d’esprit et les croyances de chacun), n’a jamais été autant une vitrine (de nombre de « like » sur Facebook et de followers sur , de kilomètres parcourus, de popularité, de gloire, d’enjeu de carrière musicale ou télé, de produits marketing qui n’ont rien à voir avec elle – genre les pastilles rafraîchissantes ou les montres), ni autant été surveillée, infestée de voyeurs, diabolisée et menacée (notamment par l’érotisation bisexuelle et l’individualisme matérialiste) qu’aujourd’hui. J’ai d’ailleurs beaucoup écrit sur l’homosexualité comme symptôme social et mondial de crise généralisée de l’amitié donc je parle en connaissance de cause.
 

 
Meeting Force Vie de Christine Boutin
 

Pour vous donner un exemple parlant de cette perte de vitesse de l’amitié par la promotion de l’homosexualité, je prendrai le cas du récent procès contre Christine Boutin pour « homophobie » (lors duquel tous les juges étaient homosexuels : quelle magnifique impartialité…), à la véritable hystérie de haine qui s’est abattue sur l’accusée lorsqu’elle a osé dire qu’elle avait (ce qui est vrai, en plus, puisque j’en fais partie) « des amis homosexuels ». Là, c’était trop pour nos agents du Gouvernement Mondial ! La goutte qui fait déborder le blaze ! La seule mention du mot « amitié » les a déchaîné ! À leurs yeux, l’amitié est à la fois une petite merde insignifiante, gratuite, inutile, sans valeur, qui n’a pas la puissance de la génitalité ou de la passion amoureuse, et à la fois le germe par excellence de la déception, du faux-semblant, de la trahison, de la fusion malsaine avec l’amour, de la soumission, de la dépendance, de la bourgeoisie, de l’éphémère, de la mort. Elle est trop fragile à leur goût. Et en plus, elle sert d’alibi au FN (rappelons-nous du « bon ami maghrébin » du frontiste) et aux fascistes homophobes. Bref, l’amitié est louche ! Il faut l’éradiquer ! L’ami, ou la mémoire de l’amitié, est un aveu de faiblesse, voire même de culpabilité ! Elle est une faute à demi avouée. Voyez dans quel état d’orgueil paranoïaque et individualiste en est rendu notre monde pour regarder un lien aussi pur que l’amitié avec une telle défiance, une telle horreur.
 
Amis Swatch
 

Derrière la boulimie mondiale d’amitié, amitié aussi fulgurante que désengageante et sans substance (Va-t-on revoir nos amis Air’BnB et Blablacar, et connaît-on tous nos contacts sur les réseaux sociaux ? Entretenons-nous sur la durée notre lien, au-delà du plaisir ponctuel réel que nous avons partagé ensemble ? Non.), se profilent une dématérialisation et une déshumanisation du lien amical, un repli sur soi croissant qui menace et travestit la vraie substance de l’amitié, qui est, comme le rappelle le Christ, le don entier de sa propre vie, de sa personne, et pas seulement des bons plaisirs partagés ensemble. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jean 15 : 13)
 

La liberté de l’homme marié homosexuel contre la liberté du témoin public homosexuel continent

FRANCE-POLITICS-GAYS-MARRIAGE
 

C’est troublant. De plus en plus d’hommes mariés catholiques, très heureux avec leur femme et leur(s) enfant(s), me contactent personnellement, à la fois pour me dire leur joie de me rencontrer et leur admiration de voir quelqu’un comme moi aborder ouvertement et solitairement leur secret dans les médias, pour me rappeler que leur blessure homosexuelle n’est pas un frein à leur bonheur/à la possibilité d’être mariés, mais qu’il ne faut pas non plus laisser croire qu’elle est totalement refermée ou inexistante. Au contraire, il restera selon eux toujours “quelque chose” de leur passé homo, et ils ne veulent pas que ce tiraillement soit gommé, qu’on hurle trop vite au miracle, qu’on idéalise leur situation, qu’on leur enlève leur couronne ou leur croix homosexuelle, qu’on oublie leur courage et leur permanent combat (personnel et en couple).
 

J’ai compris cela un peu mieux ce soir grâce à une discussion Skype avec un ami homo d’Amérique Latine – marié 3 enfants – dont je ne soupçonnais pas l’homosexualité.
 

Entre ces hommes mariés homosexuels (ou ces célibataires consacrés homosexuels) qui ont choisi de ne pas dévoiler publiquement leur désir homosexuel mais qui, grâce à leur foi catholique, s’en tirent malgré tout super bien, et moi, il y a une admiration croisée, admiration qui n’est pas jalousie. Qui ne peut pas être jalousie. Car l’homosexualité en Vérité ne génère que de la fraternité joyeuse, de la complémentarité inédite.
 

Mais nous nous trouvons tout de même face à un apparent paradoxe, une vitre de verre qui nous sépare. En même temps que nous partageons la même condition, nous vivons chacun deux libertés, deux héroïsmes, deux saintetés, deux modes de vie qui, sans s’opposer, sont radicalement différentes. Si elles se font joyeusement écho, ce sera uniquement dans la confidence amicale, dans la discrétion. En fait, ces deux libertés pourront difficilement s’agencer. (À ce titre, Andrew Comiskey est une exception… et encore, pas tellement que ça, vu que son mariage et ses enfants l’empêchent de crier son homosexualité sur tous les toits et de proposer une analyse fouillée et publique de l’homosexualité. En tant que père de famille, il garde une réserve, et s’arrange pour noyer l’homosexualité dans la problématique des « blessures universelles et dépassables par Dieu ».)

 

Deux libertés se font étonnamment miroir mais marcheront (toujours ?) en parallèle.
 

L’homme qui s’est marié force en moi l’admiration : il est héroïque dans le sens où il a surmonté sa peur de l’autre sexe par pur amour, il a été capable de sacrifier une grande part de ses désirs et plaisirs, il a construit une famille, il a fait l’effort d’obéir à Dieu, il a eu la liberté dingue de s’engager à vie pour le mariage fidèle, il est parti à la recherche de sa virilité perdue. Cette liberté, j’ai l’impression que je ne la connaîtrai jamais. Cette joie de transmettre la vie, de me sentir bien avec la femme que j’aime, de ne plus me sentir dépassé ou envahi par une peur ou une indifférence ou un dégoût qui me submergent malgré ma foi en Dieu, malgré la transparence des échanges, malgré la lucidité des constats sur l’homosexualité, elle me paraît inaccessible.

 

Mais en revanche, lui, l’homme marié homo ou le prêtre homo, a l’impression qu’il ne connaîtra jamais la liberté du témoin homosexuel catholique que moi je vis, l’exaltation du pourfendeur des hypocrisies les plus bobos et les plus sataniques, la joie de l’évangélisateur par l’homosexualité, la libération du courage, la fougue du chevalier-exorciste quasi unique en son genre, qui peut se permettre de parler du Secret ouvertement, de démystifier la Honte, de démasquer le diable, de décrypter l’un des plus grands tabous au monde. Il a l’impression qu’il ne connaîtra jamais le soulagement de la frustration du silence. Car oui, j’en suis témoin, comme il se retient ! Comme il ronge son frein. Il est d’ailleurs halluciné de voir combien moi je ne me retiens pas ! Combien je suis insolent et libre, combien je suis fou et vrai, combien je joue un rôle tout en restant profondément moi-même. Il n’en revient pas que j’aie réussi (grâce à Dieu) à renverser la honte homosexuelle en fierté humble et sainte.

 

Il aimerait parfois, face à ceux qui le prennent pour un « hétéro lisse et soumis » et un « bon petit catho coincé », faire tomber le masque, dire aux personnes homos ou « gays friendly » qui l’excluent de leurs souffrances : « Hey ho, arrête de créer un faux conflit entre nous : je suis comme toi ! ». Il rêve de leur montrer qu’il n’est non seulement pas différent d’eux mais qu’au contraire il est l’exemple incarné de leur propre liberté qu’ils bafouent, de leur probable délivrance future. Ça le démange de crier au monde sa blessure (dépassée et pourtant persistante) ! Il voudrait tellement – parce que c’est en son pouvoir et c’est si concret/quotidien dans sa vie – montrer aux adolescents troublés dans leur sexualité ou aux libertins enchaînés à un mode de vie homosexuel qui les détruit, combien le ressenti homosexuel n’est pas une fatalité, combien la propagande médiatique et politique pro-gay est souvent une immense arnaque. De même, et pourtant dans un autre registre, face à sa communauté paroissiale et à sa famille politique, il aurait envie de dire à toutes ces familles cathos bienpensantes qui s’opposent au « mariage gay » avec lui mais pour les mauvaises raisons (parce qu’elles ne respectent pas les personnes homosexuelles) : « Vous ne comprenez rien à rien et vous agissez en homophobes ! C’est contre moi et mes frères que vous vous attaquez en vous opposant ainsi au mariage pour tous ! » Sa liberté dans le mariage, la paternité, dans le dépassement et la sublimation de sa tendance homosexuelle, le sacerdoce, le diaconat, contient aussi son revers, son cadre, sa prison, sa part de renoncement et de souffrance, son amertume.

 

Il lui sera extrêmement difficile de témoigner ouvertement de son homosexualité comme moi je le fais, parce que sa situation d’homme marié, ou son statut de célibataire consacré (voire de prêtre), n’embarque pas que lui, mais un foyer, une institution, une communauté, la réputation d’autres personnes (parfois en construction et fragiles, comme par exemple ses jeunes ados), son boulot, ses amis. Elle l’oblige à une nécessaire discrétion. De plus, il se sent un peu mal placé pour révéler qu’il est homo dans un monde comme le nôtre où l’homosexualité n’est valorisée que si elle rime avec « couple homo », « pratique génitale homosexuelle », « pacte d’identité homosexuelle définitive » ( = le coming out), « célibat non-consacré », « sexualité figée et débordante ». La dualité de sa situation (homme marié et homo ; catho et homo ; père de famille et homo ; prêtre et homo ; etc.) le rend suspect aux yeux du monde, traître, au mieux bisexuel (donc insignifiant), au pire homophobe ou homosexuel refoulé. Il se dit à raison qu’à choisir entre la liberté de l’évangélisateur, et la liberté du fidèle serviteur discret, le jeu du dévoilement de son homosexualité, tendance qu’il a réussi après bien des épreuves à dompter et à reléguer à une honnête place secondaire, n’en vaut pas la chandelle, ne mérite pas le risque d’une éclatante révolution ou d’une grande déclaration publique qui, au mieux ne sera pas comprise et soutenue, au pire l’isolera et le stigmatisera davantage, même aux yeux de ses amis, de son épouse, et de ceux qui connaissent ces deux mondes qu’il incarne.

 

Bref, au final, on rigole bien ! Moi, face à l’homme marié homo, je me trouve lâche, moins courageux et moins saint que lui ; lui, face à moi, il se trouve lâche, moins courageux et moins saint que moi. Et au bout du compte, on admire chez l’autre et chez soi-même ces deux grandes libertés quasi inconciliables que nous incarnons, nos limites reflétées par l’autre et pourtant ô combien réunies, partagées et réconciliées fraternellement par notre tendance sexuelle commune et surtout par notre Dieu commun. L’homosexualité vécue dans la continence nous prouve bien une chose : que le mariage et le célibat consacré (sacerdotalement ou pas) sont les deux seules vocations humaines proposées par Jésus et son Église.
 
 
 
 
 

N.B. de précision : Suite à ce papier, une amie m’a donné son témoignage : « J’ai deux connaissances avec un passé homo, cathos mariés avec épouse et enfants, une petite famille aimante, qui ont fini par se suicider… J’ai un troisième copain dans la même situation qui a choisi de se mettre en couple avec une femme (une amie de sa « meilleure amie »), aujourd’hui ils ont un bébé… Il a choisi cette voie parce que le regard des autres était trop lourd à porter quand il était en couple avec des hommes… Je veux dire que malgré le mariage youpi on forme une vraie famille etc., les apparences peuvent comme souvent être trompeuses. (Dans le cas de ce 3e copain, sa femme connaissait son passé homo.) » Je lui ai répondu : « Absolument. C’est pour ça que la prudence casuistique est de mise et qu’il ne faut pas idealiser le mariage catho dans le cas de l’homosexualité. Il est à double tranchant. Parfois, privilégier le célibat continent est un devoir. Moi aussi, quand je me suis fiancé, ma fiancée connaissait tout. Mais parfois, la foi et la sincérité aveuglent. On peut se servir de Dieu et d’une forme de « transparence »… pour ne pas être vrai. Là le discernement est délicat. Mais je crois que c’est le soulagement qui guide le mieux. C’est l’Esprit Saint. D’ailleurs, il ne s’agit pas de jouer au héros, ni du côté du mariage, ni du côté du célibat continent. Il s’agit de voir que, dans un cas comme dans l’autre, un bonheur plein est possible pour toute personne homo. Mon ami marié d’Amérique Latine me racontait la paix que lui avait apporté des méthodes comme Nicolosi qui, loin de l’éloigner de lui et de l’étouffer, lui avait donné plein de clés pour se réconcilier avec lui-même. Je crois qu’il faut reconnaître les résultats concrets et les dépassements réels quand ils sont là… sans pour autant en faire une « méthode assimile qui marche à tous les coups ». Mon ami me parlait également du cas connu dans son entourage d’une femme qui, aux bras de son mari homosexuel, non seulement disait qu’elle ne se sentait pas en danger, mais qu’au contraire elle se sentait doublement privilégiée, doublement choisie : ‘Je mesure combien il lui en coûte encore ; je sais que je ne peux rien lui imposer et que ce choix unique ne peut venir que de lui/Lui, ne peut être que libre ; et je sais aussi que je suis choisie par mon mari parmi toutes les femmes mais également parmi tous les hommes, donc parmi toute l’Humanité! C’est un truc de dingue.’ Celui qui choisit le célibat continent sait qu’il est aussi choisi parmi toute l’Humanité ; et il lui est permis par Dieu de conserver sa blessure homo, son écharde, sa honte, pour refroidir et briser l’orgueil que pourrait constituer en lui la conscience de son élection divine particulière. La Gloire + l’Humiliation ! ».

 

N.B. 2 : Je vous assure qu’il n’y a aucun lien entre satanisme et Islam, ou entre satanisme et homosexualité, ou entre satanisme et hétérosexualité, ni entre Islam et la bipolarité hétéro/homosexualité. Absolument aucun… lol
 
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(Message d’insulte reçu à l’instant sur le mur de CUCH – Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité – en réaction à mon article ci-dessus, message écrit apparemment par un jeune Musulman qui part en croisade contre les catholiques, et veut, entre les lignes, justifier la banalisation de l’homosexualité et de l’hétérosexualité, … d’où son homophobie « gay friendly » latente et son refoulement de sexualité. Ceux qui justifient l’Islam justifient aussi l’hétérosexualité et l’indifférence à l’homosexualité, et s’attaquent tôt ou tard au catholicisme. Tout est lié.)