Entre la Rue du Bac et le Sacré-Coeur

 

Matinée bénie du Seigneur. Ce matin, j’étais avec mon papa. Je me sens tellement libre et accueilli avec mon audace par lui que j’ai pu lui confier la folie de mes projets futurs, sans craindre de colère ou d’angoisse de sa part.
 

Ensuite, nous sommes allés tous les deux à la messe de la chapelle de la Rue du Bac à Paris (c’est clair : maintenant, mon coeur balance entre les deux églises parisiennes où reposent en majesté les deux Coeurs Sacrés de Jésus et de Marie, à savoir la Rue du Bac ainsi que la Basilique du Sacré-Coeur à Montmartre. J’ai du mal à me rendre ailleurs, à présent). Messe magnifique.
Et à l’aller, Jésus nous a fait le cadeau de se retrouver nez-à-nez, à l’improviste, avec ma mère spirituelle (religieuse salésienne), qui vendait des calendriers sur les trottoirs longeant Matignon : j’étais si heureux que mon père et elle puissent se rencontrer! Eux tout autant !
 

Et au retour, en sortant du sanctuaire de la rue du Bac, c’est sur Anaïs (la marraine angevine de mon filleul) qu’on est tombés. Si c’est pas des clins Dieu, ça, qu’est-ce que c’est ? 🙂 Que le Seigneur est délicat ! Que le Seigneur est bon avec moi !

La prostitution aux ordinateurs

 

Je me faisais récemment la réflexion : TOUT A DU SENS. Le diable, malgré ce qu’on croit, ne cache rien. Il se grille tout seul. Par exemple, on appelle beaucoup (pour ceux qui ont des ordis Macintosh) nos portables « mon mac »… parce qu’en réalité, nous avons avec nos outils multimédias un rapport inconscient de prostitution. Mon ordi est mon maquereau, et moi le consommateur qui s’y prostitue. La signifiance des mots et du Réel habité par l’Incarnation christique, c’est fascinant. D’où l’intérêt de chercher le Sens (de Dieu qui nous dépasse mais qui se rend proche de nous) partout. 🙂

Le tatouage électronique

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Hallucinant. Ce matin, en regardant les infos, je tombe sur 3 actualités qui font parfaitement écho aux dossiers sur l’Antéchrist que je traite depuis des mois.
 

1 – le discours très Gouvernement Mondial (vous savez, avec les deux lexiques francs-maçons : celui de la construction + celui de la lumière) avec Manuel Valls.
 
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2 – la France utilisé comme symbole apatride et sans frontière du Gouvernement Mondial.
 
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3 – le tatouage électronique. Je l’avais prédit sans le savoir, dans ma pièce Vous m’avez beaucoup pédé puisque j’avais fait initialement porter à Dust-in-the-Wind, l’internaute bobo, l’invention d’un tatouage pucé (que j’ai ensuite dû retirer de l’histoire parce que c’était un élément anachronique). C’est fou. Ça fait deux mois que j’annonce que le Gouvernement Mondial, pour faire accepter la puce RFID au monde de manière ludique et esthétique, et pour rassurer les jeunes, allait la présenter sous forme de tatouage « fun » ! Je vous fais remarquer au passage que la puce ne sera pas imposée de manière frontale : le diable est beaucoup plus intelligent que cela. Tout comme il a réussi à imposer à quasiment tous les habitants de la planète le téléphone portable en le leur présentant comme un objet d’indépendance et de liberté, comme une option facultative et « sans engagement », et avec leur consentement, il va faire de même avec la puce électronique, en la présentant comme un tatouage temporaire, facultatif, pour donner une illusion de liberté et de décision à celui qui saura qu’il peut s’enlever le tatouage, mais qui n’aura finalement pas le courage de le faire.

Ne rater l’élection de Miss France sous aucun prétexte cette année

Miss Je suis Charlie
 

Rien que pour voir comment les organisateurs du concours Miss France vont se dépatouiller pour justifier avec mauvaise foi la futilité et la violence de leur commerce totalitaire de la femme (« Il faut s’évader, se changer les idées, donner une image de gaieté »), rien que pour entendre la dégoulinade de bien-pensance pacifiste que vont nous servir les Miss (terrorisées de ne pas apparaître comme des « CHARLIE »), je ne veux rater sous aucun prétexte cette année la cérémonie du sacre de la nouvelle Miss France le 19 décembre prochain.
 


Miss detective – Bande annonce FR par _Caprice_

 

« Qu’est-ce qui manque le plus à la société actuelle ? »

– Un monde en Paix.

– Un monde en Paix.

– Un monde en Paix.

– Un châtiment plus fort pour la violation des conditionnelles… et… un monde en Paix.
 
miss

Comédie musicale Vous m’avez beaucoup pédé en intégralité (et en Pédé F)

 

Voici en intégralité le PDF de l’unique comédie musicale que j’ai écrite : Vous m’avez beaucoup pédé. Cliquez ici PIÈCE PDF. Également en vente sur tablette Kindle Direct Publishing. Elle a été rédigée en plusieurs étapes, finie le 26 novembre 2015, et est le résultat de la refonte de mes deux anciennes pièces (une pièce du même nom + Le Sixième Continent qui revenait sur le combat contre « le mariage pour tous »). Elle aurait dû être initialement mise en scène par mon école artistique des Cours Wojtyla mais par manque de soutien, l’école n’a pas tenu et ça n’a pas pu se faire. Les 11 chansons que la pièce comporte n’ont pas encore été composées harmoniquement mais les paroles ont été écrites et figurent dans le texte complet du PDF.
 


Acte I scène 1
 

Acte I scène 2
 

Acte I scène 3
 

Acte I scène 4
 

Acte II scène 1
 

Acte II scène 2
 

Acte II scène 3
 

Acte III scène 1
 

Acte III scène 2
 

Acte III scène 3
 
 

Cette comédie musicale reprend en filigrane tout mon Dictionnaire des Codes homosexuels, et traite des phénomènes particulièrement tabous que nous vivons actuellement en accéléré à échelle mondiale : l’homosexualité (de la découverte de la tendance homosexuelle, à la découverte du « milieu homosexuel » et à la bataille du « mariage pour tous »), la victoire de l’Union civile et du Gender par la validation quasi-unanime et mondialisée de l’hétérosexualité, la virginité (la continence), la trahison amicale, le boboïsme, la débauche d’informations (et la grande foire à l’opinion qu’est devenu Internet), la vague d’immigration, l’Islam (et la coalition islamo-libérale), le terrorisme, le Schisme dans l’Église catholique (et les persécutions contre les chrétiens), la Troisième Guerre mondiale, le transhumanisme (avec l’imposition progressive de la puce électronique), le Gouvernement Mondial (dirigé par l’Antéchrist), les fins dernières, le noachisme, la sainteté…
 
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Le tour de force qu’opère cette comédie musicale (et la gymnastique intellectuelle pas évidente qu’elle demande, sans doute aussi) est de nous faire percevoir l’inattendue homophobie de la gay friendly attitude de ce monde qui demande une reconnaissance de l’homosexualité au point de lui imposer la banalisation, l’invisibilité et l’inexistence. Un peu comme ces sociétés devenant eugénistes et xénophobes parce qu’elles ont fait de la lutte contre le racisme une idole. C’est ce paradoxe de l’homophobie, c’est-à-dire la violence de l’identité homo, de la pratique homo-bisexuelle, et de la croyance en l’« amour homo » en tant qu’« amour universel comme les autres », que soulève Vous m’avez beaucoup pédé. Pour un amour plus authentique de la différence des sexes et de l’Église catholique, donc du caractère christique et sacré de toute vie humaine.

La technique du diable : les articles indéfinis et les verbes à l’infinitif (pour caricaturer les faits), puis le procès d’intentions (pour remplacer les faits et détruire celui à qui il les prête)

Persifleur dans Robin des Bois

Persifleur dans Robin des Bois


 

Saviez-vous que le diable était friand des adjectifs indéfinis (« un », « une », « des », « du »…) et des verbes à l’infinitif ?
 

Pour détruire une personne, il procède toujours pareil. En deux phases. D’abord il l’indéfinit (par exemple il l’appelle uniquement par son nom de famille ; il dit que c’est « un » auteur, « un » blogueur, « un » intellectuel, « un » je ne sais quoi…) et indéfinit tout ce qu’elle fait (par le biais des adjectifs et des pronoms indéfinis, justement ; et par des verbes à l’infinitif : untel a écrit « un » livre, il a fait « des » articles, il a fait « un » disque, il prétend « écrire », etc.), dans le but ensuite de la réduire dans le procès d’intention à la caricature de cette indéfinition (« Il l’a fait pour cette raison. »).
 

En somme : INDÉFINITION puis INTENTIONNALISATION… pour après se justifier de détruire sur la base de presque rien ! Les indéfinis et les infinitifs pour caricaturer les faits ; le procès d’intentions pour remplacer les faits…et donner ainsi l’illusion que les intentions sont plus vraies que les faits et la personne incriminée.

 

En effet, le diable ne te reproche pas ce que tu as dit (ni le contenu de ce que tu as dit ni la manière que tu as eue de le formuler). Il te reproche le fait d’« avoir dit un truc ».

Il ne te reproche jamais ce que tu as fait. Il te reproche juste de « faire ».

Il ne te reproche pas le contenu de la lettre que tu lui as envoyée (et qu’il ne veut surtout pas regarder en face) : il te reproche d’ « avoir écrit une lettre ».

Il ne revient pas sur les raisons concrètes qui ont fait que tu l’aies bloqué sur les réseaux sociaux. Il te reproche de « l’avoir bloqué ».

Il ne te reproche pas l’avis que tu lui as donné. Il te reproche d’ « avoir donné un/ton avis ».

Il ne critique pas le contenu de tes livres ou de tes conférences ou de tes disques ou de tes lettres : il critique le fait que tu aies fait « un » album et que tu aies prétendu « chanter », « faire des conférences », « écrire des livres », « dire des choses importantes », « t’exprimer », « être un intellectuel », « être médiatique », « te montrer ».

Il ne veut pas vérifier si Jésus est effectivement le Fils de Dieu. Il lui reproche juste de l’avoir dit et prétendu.

 

Indéfinition, je disais donc. Mais celle-ci ne suffit pas. Pour trouver une consistance, elle a besoin, en renfort, de l’intentionnalisation. Comme la malhonnêteté de l’indéfinition finit par être dénoncée par la réalité des faits, très vite le diable maquille son mensonge en appliquant à la truelle sur le tableau abstrait et caricatural de sa victime le vernis de « réalité » que sont les intentions.
 

Et il faut croire que ce travestissement diffamant marche assez bien auprès de ceux qui ne veulent/peuvent pas se donner la peine de vérifier ce que le persifleur avance. Car, quoi de plus invisible et improuvable, donc de plus crédible et tenace, que l’intention qu’on prête à quelqu’un pour ne pas voir ce qu’il a vraiment produit ? (« Il l’a fait parce qu’il est malheureux. Il l’a fait par jalousie. Il l’a fait parce qu’il est fou. Il l’a fait par intérêt. Il l’a fait par narcissisme. Il l’a fait par lubie personnelle et attaque habituelle. Il l’a fait pour se mettre en avant et par goût du pouvoir. Il l’a fait par haine. Il l’a fait pour agresser. ») Indéfinition et intentionnalisation parent le menteur jaloux de toute l’innocence qu’il recherche. En apparence, il refait ce qu’il défait. Personne ne peut donc s’imaginer qu’il déforme et détruit ! Et personne ne lui demande d’argumenter.

 

Et pour que le procès d’intentions soit complet, le diable ne va pas simplement intentionnaliser les faits. Il va jusqu’à formuler lui-même des intentions (dans le sens religieux et priant du terme !), afficher ses « bonnes » intentions, afin de conjurer les soi-disant « mauvaises intentions » de son adversaire. Chapeau bas, satan ! Il « prie pour moi ». Monsieur est trop bon !
 

Ben l’Église française se porte super bien en ce moment

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Ben l’Église française se porte super bien en ce moment. Me voilà rassuré lol. Entre la super programmation des Veilleurs de Paris ce soir (ça va chanter la paix et le « vivre ensemble » avec des bougies pour les victimes d’ici et d’ailleurs…) et ces mots « gays friendly » et pro-Union Civile de l’évêque d’Oran, nous pouvons dormir tranquille…
 

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Continuez, les cathos, à ne pas écouter ceux qui ont des choses à dire. Vous aurez mérité les persécutions que nous allons vivre.

Ne me demandez pas de choisir entre la peste (l’intransigeance de Riposte Catholique) et le choléra (la lâcheté du roquet Koz Toujours)

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Koz Toujours réagit à la polémique entre Mgr Barbarin et le prêtre lyonnais Hervé Benoît concernant l’article du second sur le site Riposte Catholique (site, il faut le dire, d’extrême droite et aux positions souvent anti-papales). Voilà comment le premier élève de la classe argumente (Je vous laisse admirer la prose indigente du faux-cul, de la pleureuse de salon… pas beige).

 
 

Sur les errements idéologiques d’un prêtre lyonnais…

Un prêtre, à Lyon, a publié un texte sur un site. Texte inepte, manquant à la charité, à la vérité et, à vrai dire, tout bonnement, à l’intelligence. On aimerait se contenter de l’ignorer, tant il n’est que la manifestation de la défaillance d’un prêtre – ce qui, somme toute, arrive.

Malheureusement, il est repris, tourne en boucle, est brandi comme s’il représentait quelque chose. Google Actualités renvoie près d’une centaine de résultats sur les sites d’information. Que Rue89Lyon fasse un article sur cette actualité locale est logique, que cela fasse des articles nationalement ne l’est pas. Alors, il faut tout de même préciser deux ou trois petites choses – bon, sept.

1) Qui avait jamais entendu parler de ce prêtre ? Hors des évêques et cardinaux, il y a pourtant quelques prêtres qui sont un peu connus et dont on peut penser que leur parole représente un peu quelque chose. Celui-ci est un parfait inconnu;

2) Il y a près de 15.000 prêtres en France. Celui-ci représente donc 0,0066% des prêtres en France. Mais comme nous sommes généreux, nous arrondirons à 0,007%. On veut bien ajouter à la louche quelques autres prêtres au discernement discutable, tant il est vrai que l’ordination n’est pas la garantie d’un discernement infaillible, de surcroît sur toute une vie;

3) Il y a 9 cardinaux en France. Le propos de ce prêtre a été condamné de façon immédiate par le cardinal Barbarin, qui a exprimé sa consternation et a convoqué ce prêtre pour obtenir des explications. Je comprends que tous ne soient pas absolument familiers de l’Eglise, mais un cardinal est généralement considéré comme assez au courant du catholicisme. En l’occurrence, Mgr Barbarin représente 11% des cardinaux français et surtout 100% de ceux qui avaient une forme d’autorité sur ce prêtre;

4) Si l’on veut se reporter à d’autres réactions immédiates et spontanées de prêtres suite aux attentats parce que, par ignorance, bêtise, ou malveillance, on nourrirait un doute sur leur solidarité avec les victimes, on peut se reporter parmi des dizaines à celle des prêtres du Padreblog. A eux spécialement, parce que dans la mesure où ils ne sont pas issus de la partie la plus trouloulou-progressiste du clergé français, on peut juger de la marginalité de la réaction du prêtre de Lyon;

5) La seule réalité de la réaction catholique, ce sont les larmes de tous les catholiques, c’est la solidarité de tous, ce sont les paroles de Mgr Barbarin qui, hier précisément, célébrait les obsèques d’une victime et, citant la lettre de Saint Paul aux Romains – « pleurait avec ceux qui pleurent ». C’est encore la parole du père de Caroline Prénat qui, à la sortie de la basilique, déclarait devoir « haïr la haine, et n’avoir que de l’amour »;

6) Cette tribune est publiée sur un site dont l’intitulé même, « riposte catholique », tangente l’oxymore, tant il est peu naturel pour un catholique auquel on a parlé d’une histoire de joue gauche (avec toutes les réserves d’interprétation que je connais), de prôner la main dans ta gueule;

7) Accessoirement, sans que certes cela soit systématique, on remarque souvent sur internet que, hors sites institutionnels, par un étonnant paradoxe… plus un site ressent la nécessité de s’afficher catholique en page d’accueil, moins c’est évident.

*

Mais, au bout du compte, tout ceci étant dit, je ne peux cacher une certaine colère face à l’instrumentalisation de ces propos, dont je ne suis pas dupe.

Il y a les comportements simplement moutonniers, de ceux qui se contentent de reprendre en rond ce qui fera des clics, il y a aussi les comportements malveillants, de ceux qui, dans de telles circonstances, croient tenir là l’occasion de se farcir un prêtre, d’exiger des catholiques qu’ils se désolidarisent d’un propos qui n’est pas catholique (quand bien même les mêmes ont souvent affirmé qu’il était odieux de demander à des musulmans de se désolidariser des actes de violence) et s’abandonnent à un petit maccarthysme minable. Certes ce prêtre a très coupablement brisé l’unité dont nous avons tant besoin aujourd’hui mais, en donnant délibérément à ce texte une portée qu’il n’a évidemment pas, ils ne le font pas moins. Je ne crois pas à leur bonne foi.

S’agissant en revanche des « hommes et femmes de bonne volonté » qui auraient pu être troublés par ce texte lamentable et par l’action des précités, qu’ils fassent en silence le tour de leurs connaissances catholiques et le compte de ceux qui auraient fait seulement mine de penser que tout ça, c’était un peu de la faute des victimes. Cela répondra à leurs questions.

 
 

J’aurais envie de faire une étude de texte complète de ce mot du Roquet de la blogosphère catho bobo pour vous en montrer toute la lâcheté et l’hypocrisie pharisienne (et pourtant, je ne suis absolument pas fan de Riposte Catholique – j’avais déjà signalé depuis longtemps leurs nombreux dérapages – et le texte du père Hervé Benoît est critiquable… mais pas comme ça). Mon problème, c’est que je n’ai pas le temps de causer toujours.
 

Alors je vais essayer d’être concis.

 

Croyez-vous que Koz va analyser ce qui pose vraiment problème dans le texte de Riposte Catholique ? (la déshumanisation des spectateurs du Bataclan, la causalisation entre l’acte criminel et les personnes, les fusions excessives – siamoises – entre les terroristes et les bobos, l’excès manichéen de spiritualisation des faits, etc.). Non. Lui, bêtement, il aboie à côté de ses maîtres ecclésiastiques, rentre scolairement dans le téléphone arabe de l’indignation (pour ne pas avoir à se justifier d’être indigné), et hurle au « manque de CHARITÉ », « de compassion » et « manque d’UNITÉ ». Zéro analyse. Lèche d’Alceste (auprès de Mgr Barbarin, des pères du Padreblog). Discours optimiste bobo. Obéissance servile aux médias gauchistes (cf. son tweet ci-dessous). Il a enfoncé une nouvelle porte ouverte pour simuler un courage. Son seul argument de critique du billet du prêtre « hérétique », c’est qu’il est « con ». Merci infiniment Koz Toujours pour cette analyse.
 

Koz Toujours le 23 novembre 2015 sur Twitter

Koz Toujours le 23 novembre 2015 sur Twitter


 
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Si encore Erwann le Morhedec avait l’honnêteté intellectuelle de fournir les bonnes raisons qui rendent bancal ce texte de l’Abbé Hervé Benoît ? Mais même pas ! Si encore il y avait pointé le manque de Charité tout en reconnaissant l’intention sincère de Vérité, et tout du moins la part de réalité que contient l’observation du curé mis au pilori ? Mais même pas ! Koz Toujours, c’est vraiment la langue de bois en action, à l’instar de beaucoup de prêtres et de cardinaux actuels qui sont plus soucieux de leur image et de l’étouffement des scandales, que de la Vérité (malgré ce qu’ils prétendent). Quand est-ce que les cathos se rendront compte de la fumisterie ? Et quand est-ce que les rares qui l’identifient ne feront pas, par réaction, de l’abbé Hervé Benoît un prophète-martyr de la Vérité, et auront plutôt l’humilité de l’auto-critique ?

 
 

N.B. : J’avais écrit une analyse similaire à celle de l’abbé Hervé Benoît sur les attentats (mais plus fine, je pense, car je n’avais pas causalisé l’effet miroir entre terroristes et bobos). Elle avait même été reprise par le Canada et l’Italie. Il n’y a que les Français qui, comme d’habitude, m’ont à la fois lu et boudé. Parce qu’« il ne faut pas partager Philippe Ariño : il est dangereux, même si ce qu’il dit est bien. »

L’aventure de la banque postale

Banque Postale

Banque Postale


 

Ils m’avaient fait suer, il y a 2 jours, à la Poste du Boulevard Saint-Marcel (j’avais dû y retourner trois fois… et en vain en plus !), seulement parce que je voulais transférer de l’argent de mon compte épargne à mon compte courant pour ravitailler le second. Et je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je tombe sur des agents aussi sourcilleux à qui je devais arracher des mains un argent qui est pourtant à moi ! (Je me disais : la Bourse mondiale se casse à ce point la gueule pour que l’État commence même maintenant à prendre en otage notre épargne ??) Mais j’ai mieux compris ce matin les raisons de ces résistances absurdes : il fallait absolument que je rencontre la conseillère financière qui m’était destinée. C’était dans le plan de Jésus. 🙂
 

Suite à cette affaire, ne pouvant avoir accès à l’argent de mon compte épargne, j’ai dû prendre rendez-vous dans une autre Poste, rue Cujas près du Panthéon, pour transférer le siège de mon compte bancaire de Cholet jusqu’à Paris, et ensuite, en profiter pour opérer la permutation d’argent de mes comptes sans être embêté.
 

J’ai débarqué dans le bureau de Poste. Le vigile à l’entrée – un Maghrébin, très mignon, au passage lol – m’a dit : « Votre sac, s’il vous plaît. » Moi, comme un con, j’ai entendu « Votre sexe, s’il vous plaît. ». J’ai répondu en rigolant : « Mon sexe ? Ben ça ne se voit pas ? » (sous-entendu « que je suis un homme »). On s’est marrés. Je lui ai montré mes sacs (pas mon sexe haha).
 

Mais là où le Seigneur a encore plus d’humour, c’est qu’il m’a donné une conseillère financière qui convenait exactement à ma situation et au projet d’évangélisation et de dépouillement total que j’avais à lui annoncer, puisqu’elle était Noire, chrétienne évangélique, et femme de pasteur ! C’était trop rigolo : on a parlé de mon livre, de la fin des temps, de l’Antéchrist, de la continence, d’homosexualité, de Foi (elle n’aurait jamais pu se le permettre si ce n’était pas venu de moi). Elle m’a profondément compris dans ma démarche. Quand est venue sur la table la question de l’épargne-retraite, je lui ai dit : « Vu le déroulement des événements, ce n’est même pas la peine d’y penser. Ce monde-ci aura fini avant. » loool. Discussion SUPER habituelle entre un client et un conseiller financier d’une banque. Jésus, je t’aime ! Je t’aime follement !

Consolation du père du Loisy

 

Grande consolation. Juste avant son topo du soir (vendredi 20 novembre 2015) à la veillée des Semeurs d’Espérance de l’église saint Gervais, le père Jean-Pascal Duloisy – prêtre exorciste de Paris – s’est approché de moi, en ayant lu préalablement certains articles que j’avais publiés dernièrement sur mon blog (il a pu constater comment j’étais traité, ce que j’endurais), et m’a dit, pour que je ne perde pas ma joie, une seule phrase, avec une grande douceur : « N’oubliez pas que les Hommes sont méchants. » Cette vérité étonnante, que j’aurais accueillie avec méfiance si elle était venue de la part d’un misanthrope, je l’ai reçue avec joie du père Duloisy car je sais que c’est un prêtre qui aime l’Humanité, qui est très humble et drôle. Elle était sortie de lui comme un conseil, avec l’empathie de celui qui mesure une injustice.
 

Après la veillée d’adoration, j’ai pris un pot avec une amie dans un bar. Le Seigneur a fait en sorte qu’on se retrouve à côté d’une tablée avec quatre potes journalistes de BFM TV qui déconnaient tout en cherchant à s’évader des événements tragiques qu’ils avaient eus à couvrir toute la semaine, en se bourrant la gueule. L’un d’eux, cependant, s’est extrait un peu du délire alcoolisé du groupe, pour nous taper la discute. Il s’appelait Adrien. Et il était en recherche. Il nous parlait de l’absence de pensée majoritaire ; je lui décrivais le relativisme libertaire et nihiliste. Il nous parlait de la banalité du mariage gay par rapport aux divorces : je lui disais que le mariage gay était aussi grave et représentait une véritable catastrophe humanitaire. Il nous parlait de la violence de la guerre d’Algérie et de l’appel sous les drapeaux ; je lui répondais que les avortements faisaient plus de morts que la Seconde Guerre mondiale. Il nous parlait des faits bruts ; je lui répondais avec la joie de la foi. Étonnamment, même s’il exprimait son désaccord de principe, il écoutait beaucoup (il m’a même avoué qu’« on n’avait pas des avis si différents que ça ») et semblait vouloir que notre échange spontané, rieur et profond, se prolonge. À la fin, en quittant le bar, j’ai osé lui demander son prénom, et lui donner la médaille miraculeuse qui traînait dans mon petit sac. Comme ce don suivait une discussion nourrie et avec autant de déconnade que de Vérité, Adrien a accepté mon cadeau avec plaisir. Je lui ai dit : « Si tu as un souci ou une joie, offre-les à Marie. » C’était rigolo : depuis l’extérieur du bar, mon amie et moi regardions Adrien déchiffrer de près les inscriptions de sa nouvelle médaille qui faisait la curiosité de tous ses potes. C’est bon de sortir d’une veillée sainte.