La « bonne » planque de la Famille, du Mariage et de la Différence des sexes

 

Je reçois à l’instant ce mail condescendant (d’un journaliste ?) – qui en gros me demande, à propos du Synode, de la fermer – parce que je me centrerais égocentriquement sur « mes » petits sujets « annexes » pour faire parler de moi et créer du scandale. La « fixette ». On se croirait revenu au bon vieux temps de la Manif Pour Tous quand les débats s’étaient crispés sur la Famille et l’Enfant (#horreurmalheur) pour ne pas aborder les vrais problèmes (identité, génitalité, affectivité, foi, sens existentiel/sacré du célibat…).
 

Slt,

t’as l’air d’en vouloir pas mal à ton église, et de reprocher au synode de ne pas traiter TES sujets… bref, tu fais comme plein de journalistes.

Petit rappel: le thème du synode, c’est « La mission de la famille dans le monde contemporain »…

Donc, pas le problème de la communion pour des divorcés remariés, ni l’homosexualité.

Porte toi bien 🙂
 

Alors, que répondre à ça ? (car ce monsieur ne doit visiblement pas être le seul à penser ce qu’il « pense »)
 

1) J’aime l’Église-Institution plus que tout au monde. C’est justement pour cela que je préviens du péril fort qui La menace (péril que je ne souhaite absolument pas et que je n’alimente pas, mais que je vois) et qui risque d’arriver si c’est la soupe sur la famille qui est resservie à tout le monde (« sacralité de la sponsalité du couple femme-homme dans le mariage », « sacralité de la Sainte Famille à l’image de toutes les familles humaines », « nécessité des bonnes prépas mariage », etc.). Botter en touche sur des thématiques cruciales comme le célibat consacré, l’hétérosexualité ou l’homosexualité, alors que ce sont les alibis majeurs (y compris dans la Curie) pour attaquer la famille, c’est tout simplement suicidaire. Et en général, l’enlisement du Synode sur sa thématique officielle (« la Famille » avec un F majuscule) aboutit systématiquement – il suffit d’ouvrir les yeux – au même faux débat entre Occident et Orient, entre progrès et modernité, et à la même conclusion crispée « l’Église n’a pas à changer et à se prostituer à l’esprit du monde ». Super… On avance vachement…
 

2) L’hétérosexualité, l’homosexualité et le célibat ne sont pas « mes » thématiques, mais les mots qui reviennent en premier en coulisses concernant l’Église et la famille (même quand il s’agit d’avortement, de contraception, de clonage, de Troisième Guerre mondiale et d’immigration. Le Gender est à peine prononcé). Il suffit de sortir de chez soi et d’écouter les gens réels!
 

3) Merci. Je sais lire. Je me tue à dire qu’entre l’écriteau officiel indiquant « Synode sur la famille » et la réalité, il y a un monde (et un monde réel, qui ne fera pas de cadeau). La famille n’est pas un paravent ni un cache-misère.

J’ai envie de dire aux pères synodaux : la famille n’est pas un paravent

 

« C’est incroyable comme peu de gens, je veux dire même des personnes religieuses, croient que le bonheur du célibat est possible, dit Billy. » (dans le roman le Père Elijah d’O’Brien, p. 42)
 
 
 

À l’instant, une amie me demande sur Facebook ce que je pense de cet article de Mgr de Germay. Une désinvolture – qui ne me ressemble pas – a failli ne pas me faire réagir.
 

Comme je l’ai dit, cet évêque (et le Synode en général) a apparemment juste sur la copie, mais en réalité se plante d’angle. Il se planque derrière la famille (ou « l’Espérance », l’optimisme et la « prière », à la Charles Vaugirard ou à la Koz Moujours) : or, ce n’est pas un Synode sur la famille, mais sur le célibat continent consacré (y compris dans le cas des divorcés remariés). On lit dans les propos de cet évêque que le Synode, par sécurité, va proposer un surplace peu satisfaisant. Les propos lénifiants de Tony Anatrella (uniquement centrés sur la sacralité du mariage femme-homme, et sur la mise en garde contre le danger moderniste du relativisme) ne font que le confirmer. Et Mgr de Germay sent à juste titre que ça risque de se finir en eau de boudin. Notamment concernant l’homosexualité. J’insiste : la confiance en l’Esprit Saint ne rend certainement pas aveugle. Et la famille n’a pas à devenir un paravent discursif ni une bonne planque. le mariage non plus. Une des taches d’Adam, c’est de nommer le mal caché (et non pas les maux courants, évidents et idéologisés !). C’est mortel de dénoncer l’hétérosexualité et surtout de la définir clairement, c’est-à-dire clairement comme le diable ? Moi, j’ai testé pour vous. Et je suis toujours en vie.

Officiel : Radio Notre-Dame n’est plus catholique

 

Réécoutez cette émission « En quête de sens » (sur l’homosexualité), diffusée il y a deux jours et animée par Léo Potier (mais les émissions de Louis Daufresnes traduisent la même corruption idéologique), et vous comprendrez pourquoi je vous dis que Radio Notre-Dame a cessé depuis longtemps d’être catholique. Nullité, censure et bons sentiments sont à l’honneur.
 
 
 

Je vous renvoie à l’autre émission de Radio Notre-Dame L’Oeil du Prince de Christophe Mory, qui part en vrille totale, en encensant la pièce Les Voeux du coeur, et à ces deux critiques que j’ai écrites (article 1 et article 2). Ça laisse sans voix

Elle était la seule

 

Elle était la seule qui savait véritablement me prendre, dompter la bête, accueillir l’animal blessé ou farouche que je suis, le faire sortir de la honte, lui faire « un peu » baisser les armes. Beaucoup de gens me consolent. Mais pas comme elle.

« Les Vœux du Cœur » de Bill C. Davis, une vraie pièce de Synode

 

Une vraie pièce de Synode…
 
voeux
 

Dans Les Vœux du Cœur (2015) de Bill C. Davis, le père Raymond, pourtant catholique, est en faveur de l’ordination des femmes. Et son « couple homo » (Bryan et Tom) de paroissiens cherche à le faire fléchir pour qu’il les marie… ce qu’il finira par faire : « C’est l’Amour de Dieu qui est là entre deux êtres qui s’aiment. ». Les héros homosexuels de cette pièce essaient de faire « évoluer » l’Église et d’avoir le beurre et l’argent du beurre : « Il s’agit d’une transition nécessaire. » ; « J’aime l’Église et je suis amoureux de Bryan. » (Tom) ; « On ne peut pas rajouter quelque chose à l’obéissance ? » (Tom ne parlant pas d’annuler l’obéissance à l’Église) ; etc. Ils sont même présentés/se présentent comme des croyants plus authentiques que les croyants traditionnels : « Bryan est le meilleur catholique que j’aie jamais rencontré ! » (Irène, la sœur gay friendly de Bryan, s’adressant au père Raymond) ; « J’avais tout organisé : l’avenir de l’Église. » (Bryan se prenant pour le pape) ; « Comme vous savez, on est tous les deux très croyants. On va à la messe tous les dimanches. On est des catholiques à la carte… » ; etc. Ils voient le coït homosexuel comme une célébration tout aussi catholique que les sacrements : « Pour Bryan, faire l’amour, c’est le huitième sacrement. » (Tom parlant de son amant « catho » avec qui il couche) ; « Je pense que faire l’amour c’est le huitième sacrement. » (Tom s’adressant au père Raymond) ; etc. À la fin, quand Tom met sa foi au second plan par rapport à l’acte homo, il fait son mea culpa auprès de Bryan : « Tu me pardonnes d’avoir cru en l’Église plus qu’en toi ? »
 

Toujours dans cette pièce, la chasteté est tournée en dérision par les héros homosexuels. Et même le prêtre « catholique » n’ose pas proposer le célibat continent à son « couple » de paroissiens gays, mais plutôt le compromis bancal de la « maisonnée conjugale chaste », de la « vie commune ». Toute la pièce met au pilori le célibat, et notamment le célibat sacerdotal : « C’est comment, d’être tout seul ?!? » (Tom interrogeant le père Raymond) ; « Mon père, personne ne comprend pourquoi il faut que les prêtres fassent ce vœu. » (idem) ; « Dites-moi ce que ça fait de dormir seul !! » (Bryan torturant psychologiquement le père Raymond) ; « Tu vas écouter un gars qui est assez con pour vivre en chasteté toute sa vie ? » (Irène, la sœur de Bryan, s’adressant à Tom par rapport au prêtre) ; « Voilà une manière courageuse d’assumer ses sentiments. Tous les deux, vous faites la paire ! » (idem) ; etc. Et le père Raymond est porté responsable de la rupture temporaire entre Bryan et Tom quand il les appelle à la « chasteté ». Les deux amants, au départ séduits par le discours spirituel de leur curé, se retournent contre lui : « En quoi la solitude est une chose sainte ? Moi, je me sens seul. Comment on fait pour que ça s’arrête ?? » (Bryan s’adressant au père) ; « C’est ça, la Clé du Royaume ? : mortifier le corps pour que notre âme s’élève ?!? » (Tom au père).
 

Concrètement, l’aide progressiste proposée à l’Église est en réalité une attaque. Tom et Bryan, le couple homo « catho », s’en prennent à leur curé pour le forcer à les marier. La sœur de Bryan y va plus franco : « Nique l’Église ! » Bryan refuse de parler à sa mère bigote qui met des cierges à l’église pour qu’il cesse d’être homo. C’est l’Église-Institution qui est mise au pilori : « Il faut que le père Raymond soit attaqué de tous les côtés ! » (Irène, la sœur gay friendly de Bryan) Tous les croyants pratiquants de la pièce sont présentés comme des doux rêveurs, des bébés, des gens frustrés et tétanisés par le corps, le sexe : « C’est l’Église qui vit dans un rêve. » (Irène s’adressant au père Raymond) Et le père Raymond est porté responsable de la rupture entre Bryan et Tom quand il les appelle à la « chasteté ». En revanche, la désobéissance à l’Église est montrée comme une sainteté : « Obéir, on va peut-être pas le garder, ce mot-là… » (Tom s’adressant à son amant Bryan)
 

Je vous renvoie également à l’article suivant et à ma critique de la politique de Radio Notre-Dame.

L’humanisme cathophile de Juppé… et l’aveuglement des cathos

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Alors que Juppé est un pur produit du « chrétien franc-maçon » (qui ne voit le christianisme que comme un joli corpus de « valeurs humanistes »), plein de cathos mainstream n’y voient que du feu et applaudissent. Quand je vous dis que le schisme nous pend au nez…
 

Par ailleurs, concernant la Manif Pour Tous (cette imposture homophobe et hétérosexiste qui nous a utilisés pour défendre les intérêts d’une élite et qui a défendu l’Union Civile en feignant de s’y opposer), elle continue de jouer la pourfendeuse des « tabous ». Moi, j’irai à leur meeting le jour où je verrai dans les étiquettes inscrites sur leur fauteuil Louis XV « homosexualité », « hétérosexualité », « Islam », « Gouvernement Mondial », « Antéchrist », « Immigration », « FN », « franc-maçonnerie », « puce électronique », « Jésus », « Église catholique », « Droite », « Avortement », « mariage gay », « Union civile », « OTAN », « Fins dernières », … tous les thèmes qu’elle prend bien soin de ne pas aborder (même si elle propose qu’ « on se dise tout »).
 
Manif Pour Tous

Le Père Philippe Desgens dépote grave

 

J’étais (encore exceptionnellement) à la messe de midi de l’église Saint-Roch à Paris. Quelle joie ! L’homélie du père Philippe Desgens (aumônier des artistes à Paris) a « dépoté grave ». En ces temps troublés, j’ai l’impression que la séparation se fait de plus en plus nette, entre les curés tièdes ou mondains qui s’attiédissent, et les curés humbles et zélés qui s’affermissent et se réveillent. Merci Jésus pour les saints prêtres que tu nous donnes !

La puce électronique annoncée à la main et aussi au front par les casques de réalité augmentée

 

Pour prolonger la réflexion sur la puce électronique (cf. mon texte « La Banque humaine tu la tiens dans ta main » + « Le Gouvernement Mondial ») et la Marque de la Bête, voici trois nouveaux indices actuels prouvant que nous nous dirigeons tout droit vers elles :

 

1) D’abord l’apparition des hololens, ces « casques de réalité augmentée », qui ne tarderont pas à être subcutanés, et qui fonctionnent sur l’illusion d’un monde parallèle, fait d’hologrammes, qu’on pourrait dominer par la pensée et par un simple geste du doigt/de volonté cérébrale.
 

 

2) Ensuite, ces pubs que nous voyons à la gloire de la main-sceptre, cette main électronique qui donnerait personnellement à l’être humain d’avoir tous les pouvoirs. (Je suis d’ailleurs édifié de voir l’Empire futuro-humaniste que Microsoft Windows essaie d’étendre : tout récemment, j’ai vu le « Cube Microsoft » à Pompidou, qui miniaturise le pouvoir. Cf. la photo ci-dessous.) Je suis allé dernièrement au cinéma avec deux amis voir le film « Marguerite », des amis à qui j’avais partagé justement mes réflexions sur la puce. On est tombé sur cette publicité de Windows 10. Et avant de voir la fin, je me suis retourné parodiquement vers eux pour simuler que je voyais la puce électronique fiévreusement partout. Mais tous les trois, on a juste hallucinés en constatant que la dernière image de cette réclame représentait une main humaine bionique magnifiée par la technologie et scannant l’écran qu’elle frôle. CQFD.
 

 
Windows 10
 

3) Enfin, cette fusion progressive – que couronnera la puce RFID – entre la carte Vitale et la carte bancaire, ou entre l’assurance et la Banque (À terme, la carte RFID sous la peau prétend faire fusionner en nous la carte d’identité, la carte Vitale, la carte bancaire, le Dictionnaire, la clé de voiture, etc.).
 

Constats de marche urbaine régulière dans Paris

bonneteau
 

Constats de marche urbaine régulière dans Paris :
 

1) On commence à ressembler un peu au Liban (je savais que ce dernier était un pays précurseur)… parce que les poubelles débordent et les déchets s’entassent depuis quelques jours.
 

2) Il y a de plus en plus de gens qui vivent dans la rue qu’il y a seulement trois ans.
 

3) C’est fou comme cette année, ce sont multipliés dans la rue les charlatans de la voyance (carrément installés sur une table et tirant les cartes aux passants) et les jeux d’argent (surtout les bonneteaux, ou « jeux du gobelet »). Rien qu’hier, en me rendant en journée au Sacré-Coeur de Montmartre, dans la rue très touristique de Steinkerque, j’ai vu 5 joueurs de bonneteaux faisant parier les touristes étrangers.
 

4) J’aime toujours autant marcher dans Paris. Ça me console énormément.