Et voilà. Le 10 juin, je devais initialement me rendre à une table ronde, en face de deux participants homos de la Gay Pride à Sion (en Suisse) et aux côtés d’un homme politique, dans le style des débats apparemment traditionnels et courtois dans un pays comme la Suisse quand un sujet fait polémique. Et il arrive exactement ce qui s’est passé avec Christine Pedotti qui devait se confronter à moi lors des États Généraux du christianisme il y a deux ans : quand elle a appris qui j’étais, elle a balisé et s’est désistée… Là, c’est pareil. Ils ont tellement les boules de ne pas en mener large face à moi qu’ils viennent d’annuler. Les pro-homosexualité (ou anti-homophobie) ne veulent surtout pas voir traiter vraiment ce qu’ils défendent ou combattent. Idem pour les mass medias, extrêmement homophobes derrière leur façade gay friendly. L’organisateur qui voulait me faire venir m’a écrit : « Les médias ne bougent pas et ne souhaitent apparemment pas nous donner la parole (tu connais la corruption du système !). Je suis en train de lire ton livre: « L’homophobie en vérité » et j’ai proposer l’idée suivante lors de notre réunion : créer une conférence avec ce titre (si tu es d’accord) et t’inviter comme conférencier. L’idée serait de faire cette conférence dans la première quinzaine de septembre. » Affaire à suivre…
On imagine toujours la mort des êtres qu’on admire le plus
C’est bizarre et paradoxal mais je crois qu’on imagine toujours la mort des êtres qu’on admire le plus. Non pas qu’on souhaite leur mort. Car on ne veut surtout pas les voir disparaître. Mais ils dégagent une telle résurrection qu’il est difficile de faire autrement. Donc on est sur le qui-vive dès qu’on goûte au bonheur fugace et éternel de les connaître, dès qu’on les entend dire des choses précieuses et inédites, dès qu’on réalise la bombe qu’est leur prise de parole pour annoncer la Vérité, dès qu’on décèle leur identité de gêneurs sociaux et d’empêcheurs de tourner en rond, dès qu’on mesure sur quelle corde raide marche tout prophète qui peut à tout moment être tué pour ses idées. Une chose est sûre : Jésus devait faire bien peur en même temps qu’il enthousiasmait. Pas de pain sans l’amertume de la coupe.
Cette vision de la mort de mes amis les plus chers, je la vis déjà quand je me retrouve face à des personnes comme Xavier Lemoine, Jean-Pierre Winter, Cédric Burgun, Philippe de Maistre, Nicolas Buttet. Ce moment où l’emballement émerveillé et la forte inquiétude se mêlent inextricablement, où je pense « Il ou elle est fou/folle et génial(e) à la fois ! », « Il ou elle risque de mourir pour ce qu’il/elle est et défend », où je crie intérieurement « Tu me manques déjà ! » ou « Je ne veux pas que vous mourriez ! Non, je ne veux pas !! » et je rigole d’oser seulement penser au décès en de si joyeuses circonstances. Ce moment où on perçoit un trésor génial et en même temps sa grande fragilité, son vulnérabilité d’amour, sa fugacité humaine.
Ne pas hésiter à formuler des faveurs précises au Seigneur
Il ne faut pas hésiter à formuler des faveurs précises au Seigneur. Car il répond et nous donne souvent exactement ce que nous voulons. Par exemple, ce midi, je pique-niquais rapidement du côté de la Maison de la Radio, et un Sénégalais noir est venu me demander « une petite pièce ». Dans un premier élan, je lui ai dit gentiment: « Désolé, je ne donne pas de pièce. Bonne journée quand même. » Puis il est parti sur ma droite. Et moi je suis allé sur la gauche faire une course dans un supermarché. Pris de remord, dans le supermarché, j’ai demandé à Dieu : « S’il-te-plaît Jésus, donne-moi une chance de me rattraper. Fais que je recroise la route de ce mendiant. » Je sors du magasin. Sur qui je tombe? Sur le Sénégalais qui passait en marchant devant le supermarché! Je lui ai donné une pièce et raconté que j’avais été exaucé par le Seigneur. Il a cru en NOTRE miracle. Et il m’a avoué qu’il croyait en Dieu. Nous avons prié, à ma demande, un « Je vous salue Marie » pour rendre grâce. Et c’était fervent et vrai. Car il y avait une chance sur un milliard que je le revoie puisqu’il n’avait pas pris ma direction.
Écriture de ma seconde pièce
Nouvelle journée d’écriture de ma seconde pièce. Intrigue sur fond de fin du monde : rien qu’en voyant les endroits du globe où ça sent la Troisième Guerre mondiale, et pas qu’à moitié – les bancs de sable en Chine méridionale, les 900 000 réservistes finlandais rappelés, le Liban dernier bastion chrétien au Moyen-Orient envahi par les islamistes syriens… -, j’ai de quoi être inspiré ! Et pourtant, je suis dans l’Espérance, car c’est une pièce sur la beauté du martyre.
Plus grands que les animaux et que les anges
Une vérité que notre monde a de plus en plus de mal à reconnaître mais qui pourtant pourrait nous sortir de nos guerres et nous émerveiller : tout être humain est plus grand qu’un animal et plus grand qu’un ange.
Un GPS mais en mieux
Dieu, avec nous, c’est comme un GPS : il s’adapte à notre liberté, recalcule la distance malgré nos mauvais choix, pour que nous soyons pleinement heureux et arrivions à bon port. Seules différences avec le GPS : ce n’est pas une machine ; Il nous propose plus de chemins ; Il sollicite plus notre mémoire que nos réflexes ; Il nous rend heureux.
J’ouvre un blog mais je l’ouvre pas. Fêtez ce non-anniversaire de 10 ans !
Pardon mais, ce matin, je vois passer sur Twitter ce non-événement qui prétend en être un – les dix ans du blog de Parle-Tout-le-Temps – et j’ai envie de me marrer surtout quand le scribouillard bobo catho ose nous montrer, tout fier en plus, l’acte de naissance de son blog, où, à son insu, il nous annonce la raison pour laquelle il l’a créé : la raison, c’est qu’il ne voulait pas vraiment le créer, et que donc c’est pour ça qu’il l’a créé. Hahaha. Barre de rire. Le style pas assumé du bobo catho qui se croit « inutilement (indispensable) », qui veut dire tout sur tout en s’en déresponsabilisant. Je cause toujours, je m’intéresse. Et attention : Faut surtout annoncer à tout le monde qu’on n’a rien à annoncer ! Faut surtout dire à tout le monde qu’en prend l’engagement… de s’engager à moitié ! Faut surtout montrer qu’on ne prétend rien (pour se permettre, dans les faits, d’être prétentieux) ! Faut surtout prouver qu’on n’ambitionne rien (pour, dans les faits, être le carriériste du web et avoir les dents qui rayent le parquet). Bref, dès le départ, la démarche n’est pas assumée. C’est ça le boboïsme. Et (paradoxe) c’est au moins ça qui est assumé. Ah la la… qu’il me tarde que mon livre sur les bobos sorte, avec son sous-chapitre sur le blogueur catho ! Car là, actuellement, je trouve que l’Église catholique française souffre de grosse tiédeur avec des représentants laïcs pareils.
Les grossièretés pendant la prière
Il y a un peu plus d’un mois, à Paris, une amie à moi qui découvre l’Église catholique, la fréquentation de la messe, la Confession et la prière personnelle, m’a avoué en a parte à une soirée, à l’abri du groupe, qu’en priant la Vierge lui venaient en tête des pensées impures – surtout quand elle prononçait « sainte Marie, mère de /merde Dieu » – qui l’effrayaient et lui donnaient l’impression d’être une mauvaise chrétienne, d’être illégitime à se convertir au catholicisme. Je l’ai immédiatement rassurée et étonnée quand je lui ai dit qu’elle n’était pas la seule, et que moi aussi, devant Marie, jusqu’à une époque assez récente, je me mettais à penser inconsciemment à des grossièretés blasphématoires particulièrement violentes… comme si quelque chose en moi sortait et m’empêchait d’accueillir vraiment la Reine très pure. Plus on sait qu’on ne doit pas manquer de respect à quelqu’un et que c’est interdit de blasphémer contre l’Esprit Saint parce que ça ne sera pas pardonné, plus la transgression priante peut surgir et nous tenter. Mais il suffit de ne pas accorder de l’importance à ces désobéissances venant troubler notre prière car elles disparaissent bien vite et durablement. S’il nous vient l’idée d’insulter la Vierge (même s’il ne faut pas céder à cette tentation, bien évidemment), c’est bon signe : ça veut dire que Marie commence à nous nettoyer. Idem pour le Notre Père : à la messe, je confesse que c’est le seul moment où je m’impatiente. Souvent, je trouve cette prière rébarbative, trop longue, trop lentement et machinalement récitée. Je n’arrive pas à la dire d’un trait sans réprimer un bâillement, ou avec une concentration maximale. Je me surprends à être impatient et à avoir hâte que le « baiser de paix » arrive. Le fait que moi, le « catho de naissance », présente humblement mes lassitudes, mes tentations, mes écarts intimes a tout de suite désacralisé la prière et décomplexé mon amie ! J’étais content, et je n’ai rien inventé.
Le mensonge de Frigide Barjot
CQFD. Comme je vous mettais en garde depuis le début de notre combat en 2012, en soutenant l’Union civile, l’objectif inavoué de Frigide Barjot (Virginie Tellenne) n’est pas seulement, comme elle le prétend devant tous les cathos, de mettre la filiation humaine à l’abri du « mariage pour tous ». Il est bien pour elle d’appuyer et de soutenir sa propre croyance ainsi que la croyance sociale en « l’amour » homosexuel. Le but ultime de sa démarche, c’est de sacrer socialement et religieusement le « couple » homo en tant qu’amour (homosexuel et finalement universel).

Cette croyance en « l’amour homo » non seulement n’est pas vraie (Virginie n’a pas compris ce qu’est l’homosexualité ni la violence-impossibilité-limite de sa pratique), mais en plus elle n’est pas catholique (l’Église n’a jamais défendu l’union homosexuelle en tant qu’« amour ») et construit à long terme la loi du « mariage pour tous » que soi-disant l’ex-présentatrice combat. Une fois de plus, Frigide Barjot nous ment et se ment à elle-même. Il est temps qu’elle arrête son double discours, son double jeu, et qu’elle cesse de se servir de Dieu et du Clergé et du Pape pour cautionner ses propres fantasmes. Merci pour eux ! Merci pour les personnes homosexuelles qu’elle ne représente absolument pas !
Bon comme du bon pain
Un souvenir d’enfance, quand je devais avoir dix ans, m’est revenu ce matin. Ma maman m’avait grondé pour une bêtise que je n’avais pas faite, et s’en était rendue compte. Voyant que je ne m’étais même pas révolté, elle avait dit à mon propos à mon frère jumeau Jean : « Philippe, il est bon comme du bon pain. » Sur le coup, je lui avais fait répéter, car je n’avais pas entendu ce qu’elle avait marmonné. Je ne raconte pas cet épisode pour en tirer orgueil, mais juste pour honorer ma mère, montrer combien elle m’aimait et continue de m’aimer même après sa mort. Et aussi pour souligner combien ce genre de phrases restent à jamais gravées dans le coeur d’un adolescent et combien il est important de les dire à vos enfants, car à l’âge adulte, elles résonnent en eux éternellement et les appellent naturellement à faire le bien.


